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remarquables dans ce pays, d'après les médailles.
BERCHOUX (Joseph), poète français, né à Lay (Loire) en 1761, mort en 1838, fut quelque temps juge de paix, puis militaire, et quitta le service après les orages de la révolution pour se livrer aux lettres. Il débuta par une Epine fort spirituelle sur les Grecs et sur les Romains; publia en 1800 le joli poème de la Gastronomie ; en 1806, la Danse; eu 1814, Voltaire ou le triomphe de la philosophie moderne, espèce d’invective contre le xvmf siècle; ces deux derniers poèmes eurent peu de succès. D’un caractère doux et aimabie, Berchoux eut partout des amis.
BERCHTESGADEN ou BERCUTOLSGADEN , v. de la He-Bavière, sur l’Achen, à 100 k. E. de Munich, 620 k. S. 0. de Salzbourg; 1,450 h. Chàt. royal. Grandes salines, plomb, zinc. Ane. prieuré, fondé eu 1106, supprimé eu 1803. Cédée quelque temps à l’Autr.
BERCY , bourg in. portant du dép. de la Seine,
sur la rive droite de la Seine, à l’E. de Paris, auquel il tient immédiatement; 6,428 hab. Immense entrepot de; vms, vinaigres, huiles, eaux-de-vie.
BERDITGHEV, ville de la Russie d’Europe (Yolhynie) , à 44 kil. S. de Jitomir; 20,000 hab. On v révère une image de la Vierge, à laquelle le peuple attribue le don de faire des miracles.
BERDOAN, ville de l'Inde anglaise (Calcutta) ch.-l. d’un district de même nom, à 95 kil. N. O. de Calcutta ; 5-1,000 hab. Citadelle; quelques monuments, entre autres le tombeau de Sukka saint mahométan. ’
BÉRECYNTHE, montagne de Phrygie, où Cybèle était née et où elle avait un temple •* la déesse prit de ce lieu le surnom de Bérécymhie. — La Crète avait aussi un mont Bérécynthe, séjour des Dactyles idéens.
BERÉE ou BEROÉ, Rerœa, auj. Eski-Zagra , ville de Thrace, vers le Pont-Euxin, sur les frontières de la Mésie et au N. O. d’Adrianopolis.
bérée ou BEROÉ, Beræa , Berrhœa, auj. Cara,pheria ou Varia, ville de Macédoine, dans l’Emathie, au S. O. de Pella.
bérée ou béroé, Ber osa , dite aussi Chalybon, auj. Alep, ville de Syrie. Voy. chalybon. bérée, Berea, ville de Palestine. Voy. ber. BEREGHZASZ, ville de Hongrie, située par 20° 30’ long. E., 48° 15’ lat. N.; ch.-l. du comitat de Beregli, situé dans le cercle en deçà de la Theiss, entre ceux de Marmarosch, Ugolsch, Szathmar, Zemplin, Hunghvar; 85,000 hab.
BÉRENGER 1, roi d’Italie , fils d’Éberhard, duc de Frioul, et de Gisèle, fille de Louis-le-Débonnaire, se fit déclarer roi par les étals du royaume vers 888, lors de la déposition de Charles-le-Gros. Il eut pour compétiteurs Guy, duc de Spolète; Arnoul , roi de Germanie; Louis, fils de Boson, roi d’Arles,’ qui se firent tour à tour reconnaître rois ; mais il se délivra de tous ces rivaux, elfut,en9l5, couronné empereur. Mais , après trente-six ans de règne , les giands, jaloux de son autorité croissante, lui suscitèrent un nouveau compétiteur, Rodolphe 11, roi de la Bourgogne Transjurane. Celui-ci le vainquilavec le secours du comte Boniface , et l’enferma dans Vérone, où il fut assassiné, l'an 924.
Bérenger h, roi d’Italie, petit-fils du précédent, était marquis d'Yvrée, lorsque la tyrannie de Hugues, roi d'Italie et d’Arles, le força de se réfugier en Allemagne. 11 implora la protection d'Othon-Ie-Grand , s’empara avec le secours de ce prince d’une partie de l’Italie, et se fit déclarer roi en 960. Mais Ollion ayant voulu faire de l’ Italie un fief relevant de l’Allemagne, Bérenger se révolta contre lui. 11 ne put résister longtemps à l’empereur, et tomba, dès 962, en son pouvoir. Othon l’envoya dans les prisons de Bamberg, où il mourut en 966.
Bérenger de Tours, théologien, né à Tours en 998, mort en 1088, fut nommé en 1030 scolastique ou maître d’une école dans sa patrie, et devint, en 1039, archidiacre d’Angers. 11 eut pendant quelque temps beaucoup de succès dans son enseignement; mais ensuite, voyant son école abandonnée pour celle de Lanfranc, il imagina, pour rappeler lu foule, de se distinguer par des opinions singulières, et attaqua les mystères de l’eucharistie et de la transsubstantiation. Il fut condamné et excommunié par plusieurs conciles, et fut réfuté par AbbonelLanli auc.il se vil forcé d’abjurer ses erreurs et de brûler ses livres; mais il ne tarda pas à dogmatiser de nouveau. 11 condamna enfin de bonne foi ses erreurs dans le concile de Rome (1078), et se retira dans l’île de St-Côme près de Tours, où il mourut à 90 ans. La plupart de ses ouvrages sont perdus ; ce qui nous reste se trouve dans les œuvres de Lanfranc, dan3 les Collections des PP. d’Achery et M arienne. Lessing a retrouvé dans
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la bibliothèque de Wolfenbuttel sa Défense contre Lanjranc , ainsi que quelques autres écrits, qui ont été publiés depuis par Fr. Vischer, Berlin, 1834.
bëbenger (Laur.-Pierre), oratoiûen, né à Riez en Provence en 1749, professa la rhétorique au collège d’Orléans avant la révolution , fut nommé professeur à l’école centrale, au lycée de Lyon , puis inspecteur d’académie en 1816, et mourut en 1822. 11 est auteur d’un grand nombre d’ouvrages, dont les plus connus sont : Le Mentor vertueux, etc., Lyon, 1788; Paris, 1808, i n- 12; Recueil amusant de voyages, en vers et en prose, 9 vol. in— 12 ; la Morale en action, 1785; la Morale en exemples , 1801; leFablier de la jeunesse, etc.
BËRENGÈRE, reine de Léon et de Castille, était Ûlle de Raimond IV et femme d’Alphonse VIII, roi deCastille. S’étant renfermée dans Tolède en 1139, pour défendre cette ville contre les Maures, elle parut sur les remparts et traita de lâches des hommes qui venaient ainsi assiéger une femme, tandis que la gloire les appelait sous les murs d’Oréja, dont le roi de Castille en personne faisait le siège. Les chevaliers maures, par un esprit de galanterie qui donne une idée des mœurs de ce temps-là, ordonnèrent la retraite, et l’armée musulmane défila devant la reine en célébrant sa vertu et sa beauté. Elle mourut le 3 février 1149.
bérengère, fille aînée d’Alphonse IX, roi de Castille, épousa Alphonse IX, roi de Léon, qui la répudia en 1209 sous prétexte de parenté. Les états de Castille l’ayant déclarée régente pendant la minorité de son frère Henri I, elle abdiqua en faveur du comte de Lara, qui la bannit ensuite du royaume. Elle y rentra après la mort de son frère, auquel elle succéda en 1217, et remit la couronne à son fils aîné Ferdinand. Morte en 1244.
BÉRÉNICE, fille de Plolémée Philadelphe, roi d’Égypte , épousa son frère Ptolémée Évergète, et occupa le trône avec lui. En exécution d'un vœu qu’elle avait fait , elle consacra sa chevelure à Vénus. Cette chevelure ayant disparu du temple où elle avait été placée , î’astronome Conon publia par flatterie qu’elle avait été changée en astre, et donna le nom de Chevelure de Bérénice à une constellation qui a depuis conservé ce nom. Cette princesse fut mise à mort par son propre fils, Ptolémée Philopator.
Bérénice , princesse juive , née l’an 28 de J.-C. , ûlle d’Agrippa I , épousa d’abord un Hérode , roi de Chalcis ; puis Polémon , roi de Cilicie, et quitta ce prince pour vivre auprès d’Agrippa II, son frère. Titus, l’ayant vue lors de la guerre de Judée, conçut pour elle une vive passion, l’emmena à Rome , et voulut meme l’épouser ; mais l’opposition des Romains l’obligea de renoncer à ce projet et d’éloigner Bérénice. Cette pénible situation est, comme on sait, le sujet d’une des tragédies de Racine. — On a supposé que la Bérénice dont Titus avait été l’amant était une autre princesse que la fille d’Agrippa, etqu’elle était nièce de la précédente.
BÉRÉNICE, nom commun â diverses villes de l’Égypte ancienne, ainsi appelées du nom de plusieurs prmcesses de la dynastie des Lagides. Les principales étaient •• 1 0 Bérénice de Cyrénaïque, auj . Bernik ou Bengazy , une des cinq villes de la Pentapole d’Afrique; — 2° Bérénice de Thébaïde, sur la mer Rouge, à 36 kil. N. du Ras-el-Enf, sous le parallèle de Syène ; elle servait d’entrepôt aux marchandises de l’Inde; elle est auj. détruite; — 3° Bérénice d’Ethiopie, auj. Ollaki, chez les Troglodytes et sur la mer Rouge: elle était fameuse par ses mines d’or qu’exploitaient les Ptolémées (d’où son surnom Panchrysos , c.-à-d. toute d'or). — 4° Bérénice Épidirès , c.-à-d. sur le col , en Ethiopie , sur le détroit de Bab-el-Mandeb : on l’appelait quelquefois Arsinoé . — La ville d’Àsiongaber, auj. Akaba,
portait aussi le nom de Bérénice. Voy. àsiokgaber.
BERESFORD (îles) sur la côte N. O. de l’Amérique N., au N. O. de l île Quadra-ct- Vancouver , par 132° 17’ long. O., 50° 52’ lat. N.
BËRËSINA, riv. de la Russie d’Europe (Minsk), prend sa source aux environs de Viléika ; passe à Stoudianka, Borisov, Bobrouisk, Gorval, Rechitza, et tombe dans le Dniepr, après un cours de 370 kil. Charles XII passa la Bérésina en 1708 au gué de Stoudianka. Mais celte rivière est devenue surtout célèbre par le passage désastreux des Français en 1812, pendant la retraite de Russie.
BERESOV , ville de la Russie d’Asie (Tobolsk) , sur la Sosva et la Vogoulka, à 570 kil. N. de Tobolsk, par 65° long. E., 63° 40’ lat. N. Grand commerce de pelleteries. Mine d’or. Lieu d’exil.
BERETIN ou BERRET1NI , peintre. Voy. cortone.
BERG, c.-à-d. mont , nom commun à plusieurs lieux d’Allemagne , entre autres une ville du Wurtemberg, à 2 kil. de Stuttgard.
berg (comté , puis duché de) , état de l’ancienne Allemagne, avait pour bornes, avant la révolution française, à 10. le Rhin ; à l’E. Nassau-Siegen, le duché de Westphalie, le comté de la Mark; au N. le duché de Clèves. Capitale, Dusseldorf. Il appartint d’abord, sous le titre de comté, à la maison des comtes d’Altena ; en 1248, il fut porté à la maison de Juliers par Marguerite, fille du 11® comte, Adolphe Vil. Erigé en duché en 1389 par l’emp. Wen-i ceslas. En 1423, Adolphe, duc de Berg, devint duc de Juliers, et depuis, Berg suivit les destinées de Juliers ; il passa à la maison de Neubourg, qui le garda lors du traité de Lunéville (^1801). En 1806, Napoléon se le fit céder pour une partie de l’électorat de Hanovre, y ajouta diverses parties du duché de Clèves et d’autres pays , et l’érigea en grand-duché de Berg : ce grand-duché appartint d’abord à Murat, 1806; puis à Louis, fils aîné du roi de Hollande, 1808. En 1815 Berg fut cédé à la Prusse et fit partie des possessions prussiennes à 10. du Weser. Quand ces possessions se nommaient grand-duché du Bas-Rhin, une des trois provinces dont se composait le grand-duché se nommait province de Clèveset-Berg, et se subdivisait en quatre gouvernements : Clèves, Berg, Cologne, Coblwitz. Auj. les quatre n’en forment qu’un, dit gouvernement de Dusseldorf, et font partie de la province Rhénane (équivalente aux ci-devant prov. du Bas-Rhin et de Clèves-et- Berg).
BERGA, petite ville d’Espagne ( Barcelone ) , à 80 kil. N. O. de Barcelone. Prise et reprise pendant la guerre civile d’Espagne (1840).
BERGAMASC , ancienne division de l’Italie, avait pour villes principales Bergame (ch.-l.) , Romano , Martinengo , Somasca ; lors de la révolution française, il faisait partie des États de Venise.
BERGAME , Bergomum des anciens , Bergamo des Italiens, ville du royaume Lombard-Vénitien, ch.-l. de la délégation de Bergame , à 44 kil. N. E. de Milan, sur une colline, entre le Brembo et le Serio ; 32,000 hal). Évêché; place forte. Cathédrale, théâtre, palais neuf, statue du Tasse. Trois sociétés savantes. Draps estimés. Grande foire de 14 jours. Commerce de soie, laine, toile, vin, huile, fruit», ustensiles de fer, etc. Patrie de Bernardo Tasso (père de l’auteur de la Jérusalem dd/.),dujés.P.Ma£féi,deTira* boschi. Prise par les Français en 1798; ch.-l. du dép. du Serio sous Napoléon. — La délégation de Bergame est une des subdivisions du gouvernement de Milan; elle a 130 kil. sur 75, et 300,000 hab.
BERGAMO, Pergamus , ville de la Turquie d’Asie (Anatolie), à 80 kil. N. de Smyrne. Voy. pergame.
BERGARA, ville d’Espagne (Vittoria), sur la Deva, à 65 kil. S. E. de Bilbao. Acier excellent. Un traité y fut conclu en 1839 entre les généraux Espartero et Maroto : par ce traité l’Espagne fut délivrée en
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partie de la guerre civile, et don Carlos se vit obligé de se réfugier en France.
BERGAS, Bergula , ville de la Turquie d’Europe (Roumélie), à 40 kil. S. E. d’Andrinopie. — Ville de l’Anatolie, à 9 kil. S. de Lampsaki.
6ERGASSE (Nie.), célèbre avocat, né à Lyon en
50 , mort à Paris en 1832, commença à se faire connaître en 1787 par ses plaidoyers contre Beaumarchais , dans l’affaire de Kornmann , qui poursuivait sa femme en adultère. Il fut nommé en 1789 député do Lyon aux états - généraux , et se montra très favorable à la royauté; mais n'ayant pu faire prévaloir ses plans, il donna sa démission. Emprisonné pendant la Terreur, il échappa à la mort par le dévouement de quelques amis. Il vécut depuis dans la retraite, s’occupant d’écrire sur les matières politiques. On a de lui des Discours e Rapports prononcés à l’Assemblée constituante, un Essai sur la loi , la souveraineté et la liberté de la presse (1817 et 1822), et nn grand nombre de brochures de circonstance. Au commencement de la révolution on a plusieurs fois publié sous son nom des pamphlets odieux auxquels il n’eut aucune part. Bergasse fut un chaud partisan de Mesmer, et publia en 1784 des Considérations sur le magnétisme animal.
BERGDORF, ville de la république de Hambourg, à 14 kil. S. E. de Hambourg, sur la Bille; 2,000 hab. Repaire de pirates au xive siècle. Prise par Hambourg et Lubeck au duc de Saxe-Lauenbourg Eric II en 1376; perdue en 1412; reprise en 1420 par ces 2 villes, et gardée par elles jusqu’à la formation du dép, des Bouches-de-l’Elbe par Napoléon.
BERGEN ou BERGIIEN, ville de la Norwége, par 3° long. E., 60° 20’ lat. N., à 3 1 0 kil. N. O. de Christiania, au milieu d’une longue baie nommée Waag; 21,000 hab. Ch.-l. de la province deNordenfiels. Evêché, place forte ; port sur, mais d’un accès dangereux. Chantiers de construction ; école de navigation. Bergen est l’entrepôt de tout ce qui se pêche dans les mers environnantes. C’était jadis une ville hanséatique. — Ville de la Hesse électorale, à 4 kil. N. E. de Francfort. Les Français, commandés par le duc de Broglie, y remportèrent une victoire sur les Prussiens commandés par F. de Brunswick, 1759.
BERGERAC, ch.-l. d’arrond. (Dordogne) , sur la Dordogne, à 49 kil. S. O. de Périgueux; 9,285 hab. Collège comm. Vins, eaux-de-vie, pierres meulières, etc. Patrie de Cyrano et du duc de Biron, décapité par ordre de Henri IV. Jadis fortifiée , mais démanteléeparLouisXlil,162l.Célèbrepaixde religion, 1577. — 13cant. (Beaumont, Cadouin,Villefrancne-de-Longchapt, Villamblart, Vélines, Montpazier, Lalinde, Saint-Alvère, lssigcac, Lal'orce, Sigoulès, Eymet, plus Bergerac), 187 communes et 1 17,302 hab.
BERGERAC ( Savinien cyrano de ) , auteur comique, né vers 1620, au château de Bergerac en Périgord, mort en 1655, eut une jeunesse fort dissolue, entra comme cadet dans le régiment des gardes , et s’y distingua par sa bravoure. Il était grand duelliste. Ayant reçu deux blessures graves à la guerre, il quitta le service et se livra aux lettres. On a de lui : Agrippine , tragédie ; le Pédant joué, comédie; Voyage dans la lune, et Histoire comique des états et empires du soleil. Molière, Fontenelle dans les Mondes, Voltaire dans Micromégas , et Swift dans Gulliver , n’ont pas dédaigné de faire plusieurs emprunts à cet auteur. Ses œuvres ont été plusieurs fois imprimées; la dernière édition est de Paris, 1741, 3 vol. in-12.
BERGÈRE DE CREST (Isabeau Vincent, dite la). On nomma ainsi une fanatique du Dauphiné, née vers J 670 de parents pauvres, de la religion réformée. Elle gardait les troupeaux au bourg de Crest, lorsqu’elle se sentit, dit-elle, inspirée , et se mit à faire la prophétesse. Elle eut du succès auprès des gens superstitieux de son parti, jusqu’au moment où
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l’intendant du Dauphiné la fit arrêter (1688), elle avoua, dit-on, sa supercherie et retomba depuis dans l’oubli.
BERGERON (Pierre), géographe, a donné un traité estimé De la Navigation et des voyages, Paris, 1629, in-8 ; un Traité des Tartares et un Abrégé de l'histoire des Sarrasitis ; une traduction française des Voyages en Tartane de Guillaume de Ruhruquis et autres, in-8. On retrouve ces ouvrages dans la collection de Van-der-Aa, intitulée : Recueil dévoya ges curieux eu Tartarie, Leyde, 1729, 2 vol.in-4.
BERGHEIM ou OBER - BERGHEIM , ville de France (U. -Rhin), près de Ribeauviller. C’était jadis un asile très célèbre. — Un autre Bergheim, jadis Ti» beriacum, se trouve dans les États prussiens (prev. Rhénane), à 19 kil. O. de Cologne; il adesminesde houille, et compte 550 hab.
BERGHEM (Nicolas), célèbre paysagiste flamand, né à Harlem en 1624, mort en 1683, fut d’abord élève de son père, artiste médiocre, et ensuite de Van Goyen. Il reproduisait également bien la feuillée, les animaux et les figures, et il en formait un ensemble parfait. Le Musée royal possède neuf tableaux de lui, parmi lesquels une Vue des côtes de Nice et une Vente d'animaux dans les ruines du Colysée. BERGHEN, v. de Norvège, — de Hesse. V. bergen. BERG1ER (Nie.), savant antiquaire, né à Reims en 1567, mort en 1623, a publié, en 1622, une Histoire des grands chemins de l’empire romain, ouvrage estimé, que l’on joint à la Carte itinéraire de Peutinger. L’édition la plus complète de l'ouvrage de Bergierest celle de Bruxelles, 1736, 2 vol. in-4.
bergier (Nic.-Silv.), théologien, né en 1718 à Darney en Lorraine, mort à Paris en 1790, professa la théologie à Besançon, puis fut nommé principal du collège de cette ville, et devint enfin chanoine de Notre-Dame de Paris. 11 fut un des adversaires les plus redoutables des philosophes du xviii* siècle, et écrivit contre eux de nombreux ouvrages, entre autres : Réjutation du Système de la nature , ou Examen du matérialisme, Paris, 1771, 2 vol. in-1 2 ; le Déisme réfuté par lui-même, Paris, 1768, in-12; Certitude des preuves du christianisme (contre VExamen des apologistes de la religion chrétienne), Paris, 1768, 2 vol. in-12; Apologie de la religion chrétienne (contre le Christianisme dévoilé), Paris, 1769,
2 vol. in-12; Traité historique et dogmatique de la vraie religion, 1780, 12 vol. in-12. On a aussi de lui un Dictionnaire théologique, faisant partie de V Encyclopédie méthodique, Paris , 3 vul. in-4 ; Liège,
1789, 8 vol. in-8; Lille, 1844, gr. in-8.
BERGMANN (Torbern), célèbre chimiste suédois,
né en 1735, dans la WesUogothie, mort en 1784, cultiva avec une égale ardeur toutes les branches des sciences naturelles et mathématiques, et devint, en 1766, professeur de chimie à Upsal. On lui doit une foule de découvertes importantes, entre autres celle de l’air fixe (acide carbonique), de l’acide oxaique, du gaz hépatique (hydrogène sulfuré) ; il réforma la minéralogie en la fondant sur la composition chimique des corps, et observa le premier le rapport constant des formes géométriques des cristaux avec la nature de chaque substance. Exempt de toute jalousie, il s’empressa de proclamer le mérite de Scheele et le fit connaître au monde. On a de lui: Description physique de lu terre, 17 70; Analyse du fer, traduit en français par Grignon, 1783 ; Manuel du minéralogiste, traduit par Mongez, 1784; Traité des ajjinités, 1788; Opuscula physica et chimica, 1779-
1790, traduit en partie par Guyton-Morveau, 1780.
BERGOMUM, auj. bergame (de berg, montagne,
et home, demeure), ville de la Gaule Cisalpine, cap. des Orobii, peuple ligure ou montagnard.
BERG-OP-ZOOM , ville de Hollande (Brabant septent.), sur le Zoom, à 31 kil. N. 0. d’Anvers; 6,000 hab. Place forte. Pêche et salaison des ar.ctf.uis.
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Prise par les Français sous les ordres du maréchal deLowendahl,1747, après un siège célèbre. Assiégée vainement en 1814 par les Angl. Rendue à la paix.
BERGOU, roy. de la JNigritie. Voy. dàrszaleh.
BERGUES, ch.-l. de canl. (Nord), à 10 kil. S. E. de Dunkerque; 5,968 hab. Place forte. Petit port. Construction de bateaux; dentelles; entrepôt de fromages estimés. — Fondée au vu* siècle. Prise et reprise plusieurs fois; donnée à la France par la paix des Pyrénées (1669). Assiégée en vain par les Anglais (1793).
BERGUSIUM, ville d’Iïispanie, auj. balaguer.
BERIGARD ou BEAUREGARD (Cl. guillermet de), philosophe du xvi« siècle, né à Moulins vers 1578, mort vers 16G3, professa la philosophie à Pise, à Padoue. Il proposa une philosophie éclectique empruntée à la fois aux Ioniens et aux Epicuriens, et combattit avec liberté l’enseignement scolastique. Son principal ouvrage a pour titre Circuit Pisani, seu de veterum et peripaietica philosophia dialogi, Udine, 1643.
BERING. Voy. behring.
BERINGTON (Joseph), historien anglais, né vers 1760, mort en 1820, était catholique et fut longtemps curé en France. 11 est auteur d’une Histoire littéraire au moyen âge , 1814-1816, ouvrage estimé, traduit en français par Boulard.
BERKELEY, célèbre métaphysicien, né en Irlande en 1684 , fil ses études au collège de la Trinité à Dublin , et devint associé de ce collège. Le comte de Péterborough l’emmena en qualité de secrétaire dans son ambassade en Sicile et en Italie. 11 obtint à son retour le doyenné de Derry, et résigna bientôt ce riche bénéfice pour se rendre aux îles Bermudes, où il voulait établir un collège pour l’instruction et la conversion des sauvages; mais le gouvernement ne lui envoyant point les fonds nécessaires , il revint en Irlande et fut nommé à l’évêché de Cloyne, qu’il garda jusqu’à sa mort, arrivée à Oxford en 1753. On a de lui ; Théorie de la vision, 1709; Principes de la connaissance humaine , 1710; Dialogues d'Hylas et de Philonoüs , 1 7 1 3, traduits en français par l’abbé du GuadeMalves, 1750, in-12; Alciphron , ou Apologie de la religion chrétienne , traduit par de Joncourt, La Haye, 1734, 2 vol. in-12. Siris ou Réflexions sur l'eau de goudron, 1744; quelques écrits politiques ou théologiques, et des poésies estimées. Ses Œuvres ont été réunies en 2 vol. in-4,avec une Vie de l’auteur, par Arbuthnot, Londres, 1784. Berkeley est surtout célèbre pour avoir soutenu que les corps extérieurs n’existent pas, et que c’est par une illusion mensongère que nous leur accordons de la réalité. C’est dans les Principes de la connaissance et dans les Dialogues d'Hylas (le matérialiste) et Philonoüs (le spiritualiste) qu’il a exposé ce système d'idéalisme.
BERKEN ou BERQUEN (Louis de), né à Bruges au xve siècle, découvrit en 1476 l’art de tailler et de polir le diamant, au moyen d’une roue et de la poudre de diamant.
BERKS, comté d’Angleterre, entre ceux de Buckingham, Oxford, Surrey, Hamp , Wilt; 75 kil. sur 44 ; 150,000 hab.; ch.-l. , Reading. Autres villes: Abingdon, Newbury, Wantage, Great-Farringdon, East-Ilsley. Climat très sain. Forêt de Windsor dans TE. ; beaucoup de grains dans 10.
BERLAIMONT, ch.-l. de cant. (Nord), à 13 kil. N. O. d’Avesnes; 1,600 hab.
BERLICH1NGEN (Gœtz ou Godefroi de) , surnommé Main-de-Fer, brave chevalier allemand, né à Iaxthausen, dans le Wurtemberg, vers 1480, mort en 1562, prit une part glorieuse aux guerres que se livrèrent le3 électeurs de Brandebourg et de Bavière au commencement du xvi* siècle. Ayant perdu une main dans un combat, il s’en fit faire une en fer, d’où le surnom sous lequel il est connu. 11
écrit lui-même l’histoire de ses aventures. Goethe l’a pris pour héros d un de ses drames.
BERLIN, Berolinum, capit. des États prussiens, dans la prov. de Brandebourg (gouvernement de Potsdam), sur la Spree, a 890 kil. N. E. de Paris; 470,000b. en 1854; on n'en compt. que 6,500en 1651 103,000 en 1803, 220,000 en 1826. Cinq grands faubourgs hors des murs, et à l’intérieur cinq quartiers: Berlin proprement dit, Cologne (Kœln), Friedrichswerder, Neustadt ou Dorolheenstadt, Friederichstadl. On y compte près de 250 rues, 34 ponts, 19 hôpitaux, 21 églises, dont une seule catholique. On remarque surtout les rues Frédéric-Guillaume et des Tilleuls, les places Guillaume, de Leipsick et de la Belle-Alliance ; le parc ou Thiergarlen, la cathédrale, la porte de Brandebourg le château royal, le palais deMoubijou, lastatuedcFréü. U (1851). univers, cél. f. en 1810, qui compta parmi ses prof. Fichte, Hegel, Wolf, Ritter,Schleiermacher,Ganz,de Savigny, etc.; école militaire, institut de sourds-muets; académie royale des Sciences (fondée en 1700 par Leibnitz); académie des Beaux-Arts; académie des Sciences mécaniques et d’ Architecture; sociétés savantes et littéraires; cabinets d’histoire naturelle, de médailles; galerie de tableaux, statues ; musée égyptien, observatoire, bibliothèque royale. Industrie active : draps, porcelaines, dentelles, galons d'or et d’argent, étoffes de soie, velours de colon, laine, toile, tapisseries, horlogerie, ouvrages d'acier et bronze, bougies, cartes à jouer, produits chimiques (notamment bleu de Prusse), berlines et autres voitures, etc. Patrie du grand Frédéric, de Baumgarten, de Fr. Ancillon, des poètes Canitz et Tieck, d’Alex, de Humboldt, etc.
— Berlin est une viîle moderne et qui ne remonte pas au delà du xue siècle ; on croit qu’elle a été fondée vers 1142 par Albert VÜurs, margrave de Brandebourg; mais elle ne commença à être importante que sous Frédéric-Guillaume, le grand-électenr (1650). Berlin fut occupée par les Autrichiens et les Russes en 1760, et par les Français en 1806, après la bataille d’iéna.
BERLINGUES, groupes d’îles de l’Océan Atlantique, sur la côte du Portugal (Estramadure) , à 9 kil. du cap Carvoeiro, à 80 kil. N. de Lisbonne, par 39° 25’ lat. N., Il0 51’ long. O.
BERMUDE I, roi de Léon et des Asturies (788-791), fut élevé sur le trône au préjudice d’Alphonse II, fils de Froïla ; mais il restitua la couronne à ce jeune prince aru bout de trois ans.
eermude il, roi de Léon et des Asturies (982-999).
Il ne put d’abord résister aux Arabes qui étaient venus envahir ses états sous la conduite d’Almanzor; mais ayant ensuite réuni ses armes à celles des rois de Navarre et de Castille, il repoussa le conquér. et contribua puissamment à la vict. de Calatanazor,998.
bermude iii , régna de 1027 à 1037. Il eut à combattre Sanche-le-Grand , roi de Navarre , qui le dépouilla d'une partie de ses états. Ayant voulu les reprendreàlumortdeceprinee(l035),iîpéritdansune bataille. En lui finit la dynastie des rois de Léon; leurs états furent réunis à ceux de Castille.*
BERMUDES, groupe d’iies de l’Océan Atlantique, au N. E. des Antilles, par 64° 19’-64° 43’ long. O. 3l° 53’- 32° 18’ k,t. N. Elles sont au nombre d’environ 400, dont leu principales sont Bermude, Saint- George (où est la ville de Saint-George, ch.-l.),St- David, Couper, Somerset, Long-lsland, etc.; environ 20,000 hab., dont 5,000 Nègres. Ce ne sont généralement que des rocs ou des bancs de sable, mais quelques-unes offrent la plus brillante végétation. Climat sain et agréable , mais d’une chaleur accablante. Fréquents et violents ouragans.
— Découvertes par l’Espagnol don Juan Bermudas, 1522 ; l’Anglais George Somers y fit naufrage, 1609, et s’y établit. Elles forment un gouvernement de l’Amérique anglaise et sont une station maritime et
BEIIN
commerciale très importante pour la Grande-Bretagne. Une division des pontons avec un grand nombre de condamnés y est établie.
BERMUDEZ (Jean), médecin portugais, suivit en 1520 l’ambassadeur du roi Emmanuel en Abyssinie, et s’insinua tellement dans l'esprit du roi de ce pays, alors catholique , que ce prince lui donna \e titre d’ambassadeur et de patriarche d'Abyssinie. Il résida dans cette contrée pendant trente ans , et revint mourir à Lisbonne vers 1575. 11 a laissé une relation de son voyage, dédiée au roi Sébastien.
BERMUDEZ (Jérôme), poète espagnol du xvie siècle, fut professeur de théologie à Salamanque. On a de lui deux tragédies espagnoles : Nise (Inès) malheureuse , et Nise couronnée t qu’il publia sous le nom d’ Antonio Silva (1577), et un poème intitulé YHesperodia (1589), dont le duc d’Albe est le héros.
BERNARD, roi d’Italie, (ils de Pépin et petit-fils de Charlemagne, fut placé en 812 sur le trône qu’avait occupé son père. Après la mort de Charlemagne, il eut des démêlés avec Louis-le-Débonnaire, son oncle, et voulut disputer l’empire à Lothaire, son cousin , que Louis s’était associé ; mais il fut battu et pris en 818. Louis eut la barbarie de lui faire arracher les yeux ; il mourut de ce supplice.
bernard, duc de Septimanie, fut investi de ce duché en 820 par Louis-le-Débonnaire, et jouit d’une telle faveur à la eour de ce prince qu’on l’accusa d’adultère avec l’impératrice Judith. Louis le dépouilla de son duché en 832, mais il le lui rendit l’année suivante, parce qu’il l’avait secouru contre ses fils révoltés. Ayant plus tard favorisé la rébellion de Pépin d’Aquitaine, il fut mis à mort par Charles-le-Chauve, comme coupable de lèsemajesté (844).
bernard (saint) de Menthon, fondateur de l'hospice du mont Saint-Bernard, né en 923, au château de Menthon, près d’Annecy, en Savoie, mort en 1008, fut archidiacre d’Aoste, et employa sa longue vie à réformer la religion et à secourir l’humanité. Témoin des dangers qu'offrait le passage des Alpes, il fit construire , en 962 , sur le sommet des deux montagnes qui ont depuis conservé les noms de Grand et de Petit-Saint-Bernard, deux hospices consacrés à recueillir les voyageurs et à rechercher les malheureux qui auraient perdu leur route ou qui seraient engloutis par les neiges. Ces hospices sont desservis par des religieux de l’ordre de Saint-Augustin ; ces généreux hospitaliers se font aider dans leurs recherches par des chiens intelligents dressés à ce service. Sa fête se célèbre le 15 juin.
bernard (saint), fondateur de l’ordre des Bernardins, né en 1091 , à Eontaine-lès-Dijon , d’une famille noble, mort en 1153, entra dans l'ordre de Cîteaux, réforma cette communauté dont les religieux prirent de lui le nom de Bernardins, et fut le premier abbé de Clairvaux (1 115). Il se fit bientôt une telle réputation par sa piété et son éloquence, qu’il attira auprès de lui une foule de novices, dont plusieurs devinrent par la suite des hommes éminents, et que les évêques , les rois et les papes le prenaient pour arbitre de leurs dilférends. Lorsque Innocent II et Anaclet se disputèrent la tiare, on s’en remit à sa décision. En 1145, il fut chargé de prêcher une croisade, et il le fit avec un tel succès que le roi Louiste-Jeune et l’empereur Conrad 111 prirent eux-mêmes ta croix. Plein de zèle pour l'orthodoxie, il combattit tes erreurs d’Abélard , de Pierre de Bruys, d’Arnaud de Brescia, de Gilbert de la Porée et du moine Raoul, qui voulait que l’on massacrât tous les Juifs. Saint Bernard fonda jusqu’à soixante-douze monastères. Ses œuvres, écrites en latin, ont été plusieurs fois imprimées; l’édition la plus estimée est celle de Mabillon, 1690, 2 vol. in-fol., réimprimée par les frères Gaume, Paris, 1835-40, 4 vol. in-8°. Elles renferment des traités théolocriques , des lettres et des sermons
RERIS
dont quelques-uns ont été, à ce qu’oit croît, prononcés en langue romane. La plupart de ses ouvrages ont été traduits en français. Sa fête tombe le 20 août.
bernard, duc de Saxe-Weimar, général célèbre, né à Weimar v. 1603, fut un des principaux soutiens du parti protestant pendant la guerre de trente ans. 11 fit ses premières armes sous le roi de Bohême et se signala au combat de Wimpfen, 1622; puis servit sous Christian de Brunswick, et enfin sous Gustave-Adolphe ; il chassa les Impériaux du landgraviat de Ilesse-Cassel, aida à la prise de Würtzbourg, 1631, passa le Rhin à Oppenheim, surprit Manheim, et remporta plusieurs avantages sur Wallenstein. 11 prit le commandement de l'armée après la mort de Gustave à la bataille de Lutzen, et acheva la victoire, 1632. Privé par Oxenstiern d’une moitié de l’armée et mis sous les ordres de Horn, il n’en fit pas moins capituler Ratisbonne; mais il perdit la bataille décisive de Nordlingen , gagnée par les Impériaux, 1634. 11 se lia dès lors intimement à la France, qui était entrée dans la ligue protestante ; délivra ou reprit diverses villes, entre autres Mayence, et opéra une admirable retraite en Lorraine, 1635; seconda les manœuvres de Condé en Bourgogne, 1636; prit Rheinfeld, Fribourg, Brisach, 1638. Il périt au milieu de ses succès, enlevé par la fièvre, ou, selon d’autres, par le poison, près d’Huningue, 1639.
bernard (Claude), dit le Pauvre Prêtre, et le P. Bernard , fils d’Etienne Bernard, magistrat distingué du temps de Henri IV, naquit à Dijon en 1588, et mourut à Paris en 1641. Après une jeunesse dissipée, il prit les ordres et se consacra tout entier au service des pauvres, des malades et des condamnés. 11 exerça ces fonctions pénibles pendant vingt ans à l’Hôtel-Dieu de Paris, puis à la Charité, et employa en aumônes un héritage de 400,000 fr. Il fut l’émule et l’ami de saint Vincent de Paul.
bernard (Catherine), née à Rouen, morte en 1712, se distingua par son talent pour la poésie dramatique, obtint plusieurs couronnes à l’Académie Française et à celle des Jeux-Floraux, et fut nommée membre de l’académie des Ricovrati de Padoue. Elle a donné au théâtre Laodarnie , 1689, Brulus, 1690, et Inès de Cor doue, 1696.
bernard (Samuel), riche banquier, né en 1651 à Paris, mort en 1739, âgé de 88 ans, était fils d’un peintre distingué. 11 s’enrichit dans le métier de traitant sous le ministère Chamillard, et amassa une fortune d’envir. 60 millions, dont il fitun nobleusage. Deux fois il vint au secours de l’état et prêta des sommes considérables à Louis XIV et à Louis XV, qui ne dédaignèrent point de les lui demander en personne ; il fit aussi beaucoup de bien. On le créa chevalier, et il allia ses enfants aux plus nobles familles du royaume.
bernard (J.-Fréd.), libraire et savant compilateur d’Amsterdam, s’établit dans cette ville en 1711 et y mourut en 1752. On a de lui un grand nombre de publications dont les plus importantes sont : un Becueil de Voyages au Nord, 17 15-38, 10 vol. in— 1 2; Cérémonies et coutumes religieuses de tous les peuples, représentées par des figures dessinées par Bern. Picart , 1723-43, 9 vol. in-fol., suivies des Superstitions anciennes et modernes, 1733-36. Ce grand ouvrage a été reproduit avec quelques modifications par Banier, Paris, 1741, et réimprimé avec des additions, par Prudhomme, en 13 vol. in-fol, Paris, 1807-1810.
bernard (P.-Jos.), poète connu sous le nom de Gentil Bernard, que lui donna Voltaire; né à Grenoble en 1710, montra de bonne heure pour la poésie un goût que les circonstances ne lui permirent pas toujours de satisfaire. 11 fut d'abord clerc de procureur, puis s’enrôla, et devint secrétaire du maréchal de Coigny qui commandait l’armée d’Italie. Il obtint après la mort du maréchal une place lucrative
BERN
Pt put alors suivre son goût pour la poésie et pour les plaisirs ; mais ayant commis un excès dans un âge déjà avancé, il perdit tout d’un coup la mémoire (1771), et resta jusqu’à la fin de sa vie dans un état d’enfance. Il mourut en 1775. On a de lui: Castor et Pollux, opéra qui eut un grand succès; l’Art d aimer , poème galant, ou plutôt licencieux qui ne fut publié qu’au bout de 30 ans, et qui jouit d’une grande réputation tant qu'il ne fut pas publié ; Phrosine et Mélidore, pocme; desépîtres, des odes et des chansons. Ses œuvres ont été recueillies en 1776,
1 v. in-8, et réimprim. avec addit. en 1803, 2 v. in-8.
BERNARD (grand et petit-saint-). Voy. saint-
bernard.
bernard-castle , ville d’Angleterre (Durham), sur la Tees, à 23 kil. S. de Durham ; 3,600 hall. Manufactures.
BERNARDÈS (Diego), poète portugais, né vers 1540, mort en 1596, a surtout réussi dans l’idylle, et est regardé comme le Théocrite du Portugal. 11 a intitulé ie recueil de ses égiogues le Lyma , du nom d’un ruisseau sur les bords duquel il composa ses vers.
BERNARDI (Jos.-Doininique), écrivain, né en 1751, mort en 1824. Il est auteur de plusieurs ouvrages de jurisprudence, mais est surtout connu pour avoir publié, avant la découverte des nouveaux fragments de la République de Cicéron, un ouvrage portant ce titre et composé des fragments conservés de la République et de centons pris dans les divers ouvrages de Cicéron, Paris, 1800, in-8, et 1807,
2 vol. in-12.
BERNARDIN (saint), d’une des plus illustres familles de Sienne, né en 1380, mort en 1444, se consacra au service des malades et montra un dévouement admirable pendant la peste qui désola Sienne en 1400. Il entra chez les Franciscains de l’Etroite-Observance, devint vicaire général de cet ordre et y porta la réforme. Plein d’humilité, il refusa plusieurs évêchés. Il a laissé des œuvres spi-1 rituelles qui ont été imprimées à Venise, en 159Ç et à Paris en 1636, 5 vol. in-fol.Onriion.le20mai.
BERNARDIN DE SAINT-PIERRE. VoiJ. SAINT-PIERRE.
BERNARDINS, nom que prirent les religieux de Cîteaux lorsque saint Bernard, qui était entré dans leur ordre, l’eut réformé et étendu. Voy. ci- TEAUX (ordre de).
BERNAVILLE, ch.-l. de cant. (Somme), à 13 kil. S. O. de Doulens; 1,000 hab.
BERNAY, Bernacum , ch.-l. d’arrond. (Eure), à 40 k. 0. d’Évreux; 7,244 h. Collège. Toiles, draps. Commerce de papier, fer, graines, cuirs, bougies, etc. — L’arrond. de Bernay a six cantons (Thiberville, Brionne, Broglie , Beaumont-le-Roger , Beauménil, plus Bernay), 144 communes et 83,106 hab.
BERNBOURG, ch.-l. du duché d’Anhalt-Bernbourg, sur la Saale, à 37 kil. O. de Dessau ; 4,900 hab. Château-fort bâti sur un rocher élevé. Faïence, poterie de grès , amidon , verrerie , haut-fourneau, etc. Voy. ANHALT.
BERNCASTEL, Tabernarum castellum , ville des États prussiens (prov. Rhénane), sur la Moselle, à 35 kil. N. O. de Trêves ; 1,600 hab.
BERNE, Berna , dite aussi Arctopolis, c.-à-d. ville de V Ours, parce que l’étendard des Bernois portait un ours (en ail. bœr), v. de Suisse , ch.-l. du canton de Berne, et jusqu en 1848 un des 3 ch.-l. de la Suisse, S’ir l’Aar, à 425 k. S. E. de Paris, à 125 k. N. E. de Genève; 27,560 h. Université, fondée en 1834. Belle cathédrale, hôtel-de-ville, monnaie, arsenal, porte de Moral, etc. Riche bibliothèque, cabinet de médailles, musées. Industrie : beaux chapeaux de paille, soieries, etc. Patr.de Haller.— Fond, ou rebâtie par le duc Berthold V de Zæhringen en 1191 ; ville impériale en 1218; inutilement assiégée par l’empereur
BERN
! Rodolphe de Habsbourg, 1288. Berne a été lacapitate i unique de la Suisse de 1799 à 1803. Elle est redevenue le siège des autorités fédérales depuis 1848.
berne, un des cant. de la Suisse, et de tous le plus grand, entre ceux de Bâle, Soleure, Argovie, Lucerne, Underwald, Uri, Valais, Vaud, Fribourg, Neuchâtel; 120 kil. sur 84; 459,000 hab., dont 40,000 catholiques. Mont, au S. ; sol varié, fertile en beaucoup d’endroits; fruits, grains, prairies. Le ouvernement est représentatif et se compose d’un onseil exécutif et d’un grand Conseil. Avant 1846, le chef du gouvernement portait le titre d'avoyer.Le canton de Berne alterna jusqu'en 1848 avec ceux de Zurich et de Lucerne pour la présidence de la Confédération suisse. Avant 1798, il n’avait pas les mêmes limites qu’aujourd’hui : il possédait en plus les cantons actuels d’Argovie et de Vaud presque en entier; en moins, tout ce qu’il a auj. de l’ancien évêché de Bâle. C’est en 1415 qu’avait eu lieu la conquête de l’Argovie; en 1536 fut soumis le paya de Vaud. Le canton de Berne entra en 1353 dans la ligue helvétique, qui jusqu’alors n’avait été que de 7 cantons ; il adopta en 1528 la religion réformée.
BERNI (François), poète burlesque italien, né à Lamporecchio en Toscane , à la fin du xv« siècle , prit l’habit ecclésiastique, fut longtemps secrétaire de Ghiberti, évêque de Vérone; devint chanoine de la cathédrale de Florence, et mourut en 1536. On croit qu’il fut empoisonné par Alexandre de Médicis, duc de Florence, pour avoir refusé d’empoison ner lui-même le jeune cardinal Hippolyte de Médicis. Berni excella dans le genre burlesque, ou plutôt dans ce genre plaisant et badin dont Pulci était le créateur, mais que, depuis lui, on a nommé en Italie genre bernesque. 11 est à regretter qu’il règne dans ses vers une licence extrême. On a de lui : Rime burlesclie , poésies badines recueillies après sa mort avec celles de quelques autres poètes, 4 enise, 1538, Florence, 1548, etc.; Or lando inamoralo ,V enise, 1541, poème liéroï-comique, dans lequel il a refait avec un grand succès le Roland amoureux de Boiardo ; et des Poésies latines , imprimées avec celles de quelques autres poètes toscans, Florence, 1562.
BERNIC1E, ancienne division de la Grande-Bretagne, était située au N. du mur de Sévère, dans la partie appelée depuis Northumberland, et s’étendait jusqu’à l’embouchure de la Tweed. Elle formait, aveclaDéirie, un des 7 roy.del’Heptarchie saxonne j Voy. HEPTARCHIE.
BERNI ER (François), célèbre voyageur et philosophe épicurien, né à Angers vers 1625, vint de bonne heure à Paris où il embrassa la philosophie de Gassendi, puis alla se faire recevoir docteur en médecine à Montpellier. En 1654, il partit pour voyager en Orient, visita la Syrie, l’Égypte, l’Inde, et séjourna douze ans dans les états du Grand Mogol Aureng-Zeyb, dont il devint le médecin. A son retour en France (1668), il publia ses écrits; puis il alla visiter l’Angleterre (1685), et mourut à Paris en 1688. Ses principaux ouvrages sont ses Voyages , qui parurent pour la première fois en 1670-1671 , et qui sont regardés comme un modèle d’exactitude,un Abrégé delà philosophie de Gassendi, 1678, 8 vol. in-12, auquel il joignit en 1682 ses Doutes sur quelques chapitres de son Abrégé. Bernier, d’un caractère enjoué et aimable, fut lié avec Gassendi, Molière, Chapelle, Ninon de Lenclos. St-Evremond l’appelait le Joli Philosophe.
BERN1K, ville d’Afrique (Barca). Voy. bengazy.
BERNINA (mont), en Suisse (Grisons), à 44 kil. S. E. de Coire, dans les Alpes Khétiques. Passage très fréquenté entre la liaute-Engaddine et laYalteline. Glacier magnifique.
BERN1NI (J.-Laurent), dit le Cavalier Rermn. artiste célèbre, né à Naples en 1598, mort en 1680 à 82 ans, se distingua à la fois comme peintre,
BFJIN
comme statuaire et comme architecte, et mérita d’être surnommé le second Michel-Ange. Amené de bonne heure à Rome, il se concilia par son talent précoce la faveur du pape Paul V, et fut employé sans interruption par les pontifes qui suivirent. Grégoire XV le créa chevalier, et Urbain VIII le combla de richesses. Charles 1 , roi d’Angleterre, fit faire sa statue par lui ; Louis XIV l’appela en France (1665) pour prendre ses conseils sur la restauration du Louvre, lui fit faire son buste et le garda 5 mois, le comblant d’honneurs. A Rome, R. avait été chargé des embellissements de la basilique de St-Pierre : il exécuta le baldaquin etlacliaire que l’on admire dans ce monument, ainsi que la place circulaire qui précède le temple. On reproche à cet artiste un style maniéré, que ses contemporains exagérèrent, et qui influa d'une manière fâcheuse sur l’art dans son siècle.
BERNIS, village du dép. du Gard, à ‘Jkil. S. O. de Nîmes ; 1 ,200 hab.
BERNIS (François-Joachim de pierres de), cardinal et poète, né à St-Marcel (Ardèche), en 1715, d’une famille noble, mais pauvre, entra dans les ordres, prit le titre d’abbé, et vint de bonne heure à Paris, où il se fit avantageusement connaître par des vers galants, ainsi que par les grâces de son esprit et de sa personne. Il plut à madame de Pompadour, qui lui fit obtenir une pension du roi, et il fut reçu à l’Académie Française dès 1 âge de 29 ans. Après la mort du cardinal de Fleury, qui n’avait pas voulu l’employer, Remis fit une fortune rapide: il fut nommé ambassadeur à Venise et devint cardinal. En 1756, il fut chargé du ministère des affaires étrangères, et signa en cette qualité le traité d’alliance avec l’Autriche; mais pendant la guerre de sept ans, il fut disgracié pour avoir conseillé la paix contre l’avis de Mme dePompadour (1758). Cependant il fut nommé en 1764, archevêque d’Alby, et cinq ans après ambassadeur à Rome. Il conserva ces fonctions jusqu’à la révolution française. Révoqué à cette époque et dépouillé de toute sa fortune, il ne subsista que des libéralités que lui fit obtenir de la cour d’Espagne le chevalier d’Azara, son ami. 11 mourut à Rome en 1794. Les poésies qui firent la réputation de Bernis consistent en épîtres, madrigaux, odes anacréontiques, etc. On y trouve de l’afféterie et une grande profusion de figures et de fleurs de rhétorique : aussi Voltaire avait-il surnommé l’auteur Babel la Bouquetière. On a en outre de Bernis un poëme sérieux, la Religion vengée, qui n’a été publié qu’après sa mort ; une correspondance avec Voltaire, et une autre avec Pâris-Duverney. On a publié ses poésies en 1 vol. in-8, Paris, 1797 et 1825.
BERNON, noble bourguignon, mort en 927, fut le premier abbé de Gluny et le réformateur de plusieurs autres monastères. Il prit l’habit religieux dans l’abbaye de la Baume, dont il devint prieur, donna sa démission en 926, et partagea les abbayes qu’il gouvernait entre Vidon, son parent, et Odon, Bon disciple.
BERNOUILLI, famille suisse, originaire d’Anvers, a produit dans les xvii* et xvme siècles une nombreuse suite de savants distingués, dont les plus connus sont Jacques Bernouilli, Jean son frère, et Daniel, fils de Jean.
bernouilli (Jacques), savant mathématicien, né à Bâle en 1654, mort en 1705, professa les mathématiques à l’université de Bâle, et mérita par ses travaux et ses découvertes d’être nommé associé de l’Académie des Sciences de Paris (1699) et de celle de Berlin (1701). Il fut un des premiers à comprendre et à appliquer le calcul différentiel et intégral, proposé par Leibnitz, et donna la solution d’un grand nombre de problèmes regardés jusque là comme insolubles. On a de lui Ars conjeclandi , publié après sa mort par son neveu Nicolas Bernouilli, Bâle, 1713, traduit en français par Vastel, Paris, 1801,
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et une foule de mémoires recueillis sous le titre de Jac. Bernouilli Opéra, Genève, 1744, 2 vol. in-4.
bernouilli (Jean), frère du précédent, et comme lui profond géomètre, né à Bâle en 1667, mort en 1748, professa les mathématiques à Groningue (1695) , puis à Bâle après la mort de Jacques (1705), et devint associé des académies de Paris et de Londres, de Berlin et de Saint-Pétersbourg. Il avait été formé par son frère et avait longtemps travaillé de concert avec lui à développer les conséquences du nouveau calcul inventé par Leibnitz; mais il s’établit ensuite entre eux, à l’occasion de la solution de quelques problèmes, une rivalité qui dégénéra en Inimitié. Il eut aussi des démêlés assez vifs avec Hartzoeker sur la physique, et avec quelques savants anglais au sujet de l’accusation de plagiat intentée à Leibnitz ( Voy . ce nom). Jean Bernouilli vint à Paris en 1690, et se lia avec les savants les plus distingués de l’époque, particulièrement avec le marquis de L’Hôpital. 11 a fourni un grand nombre de mémoires aux académies dont il était membre; on les a réunis sous le titre d’ Opéra omnia, Lausanne, 1742, 4 vol. in-4°. Il faut y joindre son Commercium philosophicum el mathemalicum avec Leibnitz, 2 vol. in-4, Lausanne, 1745.
bernouilli (Daniel), second fils de Jean, né à Groningue en 1700, mort à Bâle en 1782, cultiva à la fois les sciences mathématiques et les sciences naturelles; se fil recevoir médecin, puis alla enseigner les mathématiques à Pétersbourg, et revint en 1733 dans sa patrie où il remplit d’abord une chaire d’anatomie et de botanique, et ensuite une chaire de physique. 11 fut le rival d’Euler, et remporta un si grand nombre de prix à l’Académie des Sciences de Paris, qu’il s’en fit une sorte de revenu. 11 fut comme son père membre des académies de Paris, de Berlin, de Londres et de St-Petersbourg. L 'Hydrodynamica ( Argentorati, 1738, in-4) est le plus important de ses ouvrages. — Un 2* Jean Bernouilli, son neveu (1744-1 807) 's’est aussi distingué comme mathématicien et astronome.
BERNSTORF (Jean-Ernest hartwig, comte de), l’un des plus grands hommes d’état du xvin® siècle, né à Hanovre en 1712, se fixa de bonne heure en Danemurck. Ses talents attirèrent bientôt l’attention du gouvernement ; après avoir été employé dans diverses ambassades, il fut placé par Frédéric V à la tête des affaires étrangères. 11 assura la paix au Danemarck, négocia le traité de commerce de 1756 avec la Porte, attira dans le pays des artistes étrangers, favorisa le commerce maritime, et protégea les arts et les sciences. A la mort du roi, Struensée ayant été mis à la tête du conseil, Bernstorf se retira à Hambourg. Après la chute de Struensée, il fut rappelé, et il allait se rendre à Copenhague, lorsqu’il mourut, en 1772. — Son neveu , André-Pierre de Bernstorf, fut comme lui ministre en Danemarck; il lit d'utiles réformes et affranchit les laboureurs. Mort en 1797.
BEROALDO (Phil.), littérateur italien, né à Bologne en 1453, mort en 1505, professa les belleslettres à Paris, puis à Bologne. Il a donné des éditions de plusieurs auteurs latins, de Pline, Apulée, Aulu-Gelle, Suétone, etc. ; mais il est surtout connu par un ouvrage curieux intitulé : Declamatio ebriosi, scortatoris et aleatoris , Bologne, 1499, fiction spirituelle dans laquelle trois mauvais sujets débattent lequel sera privé de la succession de leur père. — Cet auteur est quelquefois nommé l'Ancien , pour le distinguer d’un autre écrivain bolonais du même nom, né en 1472, mort en 1518, auquel on doit une édition de Tacite et des Odes et Epigrammes latines (Rome, 1530), qui eurent un grand succès.
BEROÉ, nom commun à plusieurs villes anciennes de Thrace, de Macédoine et de Syrie. \ny. béré,;.
BEROLINUM. nom de Berlin en latin moderne