‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 143 sur 1261 · BERR — 208 — BERS · texte numérisé non relu

BERR — 208 — BERS

BÉROSE, historien chaldéen, né à Babylone, était prêtre de Bélus et vivait, à ce qu’on croit, vers le temps d’Alexandre ou de Ptolémée Philadelphe. Il avait écrit une Histoire de Chaldèe, dont Josèphe a cité quelques fragments, et dans laquelle il remontait jusqu’à la naissance du monde, et parlait d’un déluge universel. Il se distingua aussi dans l’astronomie et fit connaître une nouvelle espèce de cadran solaire. 11 quitta sa patrie pour visiter la Grèce, et se fit tellement admirer des Athéniens qu’ils lui élevèrent une statue. Quelques savants font de l’astronome et de l’historien deux personnages différents. Fabricius a réuni, dans le xiv* vol. de la Bibliothèque grecque , les fragments de Bérose. M. Richtera publié à part, à Leipsick, en 1825, ce qui reste de Bérose, avec une Notice sur sa vie,

I vol. in-8. Annius de Viterbe avait en 1498 publié une histoire en cinq livres sous le nom de Bérose; mais on ne tarda point à reconnaître la fausseté de cct écrit.

BERQUIN (vieux-), bourg du dép. du Nord, à 6 kil. N. E. de Merville ; 3,552 hab.

BERQUIN (Arnaud), l’ami de l’enfance, né à Bordeaux vers 1749, mort en 1791 à Paris, commença à se faire connaître par des idylles et des romances, puis consacra tous ses travaux à instruire et à distraire les enfants. Il publia depuis successivement l'Ami des enfants, ouvrage imité en partie deWeisscetqui fut couronné par l’Académie en 1784 ; Lectures pour les enfants ; l'Ami de l’adolescence ; Introduction familière à la connaissance de la nature , traduit de miss Trimmer; Sandfort et Merton; le Petit Grandisson; Bibliothèque des villages, le Livre de famille. 11 travailla en outre au Moniteur et à la Feuille villageoise. Ses œuvres complètes ont été publiées par Renouard, 1803, 20 vol. in-18. Tous ses ouvrages respirent une saine morale et sont écrits dans un style simple et facile, à la portée de l’enfance.

BERRE, ch.-l. de cant. (Bouches-du-Rhône), à 24 kil. S. O. d'Aix, sur l’étang de Berre ; 1,928 hab. Air malsain ; marais, salines ; belles amandes, excellente huile.

berre (étang de) , lagune de la Méditerranée (Bouches-du-Rhône) , forme plusieurs baies, savoir : les étangs de St-Chamas au N. ; de Vaine , de Marcignane, de Bol mon, à l’E. ; de Charente à l’O. L’Arc et le canal de Craponne se rendent dans cet étang.

BERRI. Voy. berry.

BERRUYER (Jos.-Isaac) , jésuite , né à Rouen en 1681, mort en 1758, a publié en 1728 et années suivantes une Histoire du peuple de Dieu (en 3 parties formant ensemble 14 vol. in-4), qui causa de grands scandales dans l’Église à cause de la manière légère et profane dont les événements sacrés y sont racontés ou travestis. Cetouvrage,coridamné par plus, évêques et même par le pape, n’en obtint pas moins un grand succès. — Les passages incriminés ont été retranchés dans l’ôd. desfr. Gaulhier(Besançon,1840).

BERRUYER (J.-Frunç.) , général français (1737- 1804), commanda en 1793, comme lieutenant-général, les troupes rassemblées par la Convention près de Paris, puis fut envoyé dans la Vendée où il éprouva quelques échecs. Après avoir servi en Suisse et en Italie, il fut nommé gouverneur des Invalides.

BERRY ou BERRI, une des anciennes provinces de France, presque au centre, répondait à la plus grande partie du pays des Bituriges Cubi, et avait pour bornes au N. l'Orléanais, au S. la Manche, à l’O. la Touraine, àl’E. le Nivernais; ch.-l., Bourges.

II se divisait en H. et B. -Berry. On remarquait dans le H.-Berry : Dun-le-Roi , Châteauneuf, Vierzon, Sancerre ; dans le B.-Berry : lssoudun, Charost, la Châtre, Châteauroux, Argenton, Aigurande, Valençay, SVAignan. Le petit état de Bois-Belle ou

Henrichemont était une enclave du H.-Berry. Auj. le Berry forme les dép. de l’Indre et du Cher, et » quelques fractions de ceux de Loir-et-Cher et de la I Creuse. Fertilité assez grande : vins, céréales, lin, \ chanvre. Moutons renommés. Fer, ocre, etc. — Le Berry fut possédé par les Romains depuis la con-t quête de César jusque vers l’an 475, époque où cette? province fut envahie par Euric, roi des Wisigoths. Clovis s’en empara en 507 et la réunit à l’empire des Francs, Le Berry fut alors gouverné par des chefs militaires ou comtes, qui finirent par se rendre indépendants, et qui sousCharles-le-Chauve érigèrent cette prov. en comté héréditaire. Vers 1100, Arpin, vie. de Bourges, venditson fief à Phil.l,r.deFr., pour prendre la croix, et depuis ce moment il ne fut détaché de la couronne que pour servir d’apanage aux princes ou princesses du sang. Érigé en duché-pairie par la roi Jean (1360), il fut d’abord possédé par son 3® fils, Jean de h rance (dont l’art, suit), et ensuite par Charles (Charles VII), fils de Charles VI; par Charles, frère de Louis XI (1461) ; par Jeanne de France, qui épousa Louis XII (1499) ; par Marguerite de Navarre, sœur de François 1 ; par Marguerite de Savoie, sœur de Henri 11 ; par le duc d’Anjou (Henri III) en 1570 , et par la veuve de ce prince, la reine Louise. Après la mort de cette princesse (1601), le Berry fut définitivement réuni à la couronne. Depuis ce temps, le titre de duc de Berry fut purement nominal. Le dernier qui le porta fut Ferdinand, fils de Charles X.

BERRY (Jean de France, duc de), troisième fils de Jean-le-Bon, né en 1340 à Vincennes, mort en 1416, assista à la désastreuse bataille de Poitiers, où son père fut fait prisonnier (1356), et fut donné en otage aux Anglais lorsque le roi Jean revint en France (1360). A la mort de son frère Charles V (1380), il fut nommé un des tuteurs du jeune roi Charles VI, conjointement avec les ducs d’Anjou et de Bourgogne, et ne se signala que par son avarice et sa rapacité. Les dissensions de ces princes firent le malheur de la France pendant la démence de Charles VI. Le duc de Berry fut toutefois celui qui eut le moins de part au pouvoir; il se contenta du gouvernement du Languedoc, où il exerça toutes sortes de vexations et d’exactions.

berry (Charles, duc de), petit-fils de Louis XIV, et 3* fils de Louis, grand dauphin, né en 1686, ne joua aucun rôle politique et n’est guère connu que pour avoir épousé la tille du duc d’Orléans, si célèbre par ses déportements (Voy. l’art, suivant). Il mourut en 1714, à 28 ans.

berry (Marie-Louise-Élisabeth d’orléans, duchesse de), fille de Philippe d’Orléans, depuis régent, née en 1695, épousa en 1710 le duc de Berry, petit-fils de Louis XIV. Cette jeune princesse, qui avait reçu une très mauvaise éducation et pour laquelle son père avait toujours eu une faiblesse extrême, se livra avec une telle fureur à son goût pour le plaisir qu elle ne tarda pas à altérer son tempérament; elle succomba en 1719, à lage de 24 ans. Elle était restée veuve dès 1 7 1 4. La malveillance l’a accusée de crimes qui ne sont nullement prouvés.

berry (Ch.-Ferdinand, duc de), 2® fils du comte d’Artois (Charles X), né à Versailles en 1778, suivit sa famille dans 1 émigration, fit partie de l’armée de Coudé, revint en France en 1814 avec son père, et épousa, en 1816, la princesse Caroline, de la maison de Naples. Ce prince fut assassiné le 13 février 1820, en sortant de l’Opéra, par le fanatique Louvel, qui voulait éteindre en lui la race des Bourbons*, il eut en mourant la générosité de demander la grâce de son assassin, il laissa une fille, et un fils posthume. le duc de Bordeaux, né le 29 sept. 1820.

BERSABÉE, v. de Palestine (Siméon), à l’extrémité S. Abraham y fit alliance avec Abimélech. BERSELLü ou BRESELLO, tin; e’ium , petite

BERT

BERT

ville du duché de Modène, à 2G kil. N. de Reggio.

BERTAT, état d’Afrique, limitrophe du Sennaar, dans la contrée du Bahr-el-Abiad, est une vaste région montagneuse et boisée qu’habitent des Nègres mêlés à quelques tribus d’Arabes , et contient, entre autres petits pays tributaires, le Fazoql, le Darfoq qui est commerçant, et le Damamil, riche en or.

BERTAUT (l’abbé Jean), poète, né à Caen en 1652, mort en 1611, fut secrétaire et lecteur du roi, évêque de Séez , premier aumônier de Marie de Médicis, et dut à son talent ces postes éminents. Il imita Ronsard, mais fut moins ampoulé et plus élégant. Il a écrit des vers pleins de sentiment. On a recueilli ses Œuvres poétiques en 1 vol. in-8, Paris, 1620 et 1623. Boileau a dit dans l'Art poétique:

Ce poëte orgueilleux (Ronsard), trébuché de si haut, Rendit plus retenus Desportes et Derlaut.

BERTHAULD (Pierre) , oratorien, professeur au collège de Marseille, mort en 1681, est auteur du Florus Gallicus et du Florus Francicus , abrégés de notre histoire fort estimés ; d’un traité de Ara, ouvrage plein d’érudition, imprimé à Nantes en 1633. — 11 ne faut pas le confondre avec l’abbé Bcrlhauld, auteur du Quadrille des enfants ou Système nouveau de lecture, 1743, in-8, souvent réimprimé. Dans cet ingénieux système de lecture, on apprend à l’enfant le son des lettres et des syllabes en lui mettant sous les yeux la figure d’objets dont le nom finit par ces lettres ou ces syllabes.

BERTHE (Ste) , abbesse de Blangy en Artois, parente du roi de Kent, morte en 7 26, est lion, le 4 juill. — On connaît aussi: Berthe, dite au grand pied (elle avait un pied plus grand que l’autre), fille d’un comte de Laon; elle épousa Pepin-le-Bref, roi de France, et fut mère de Charlemagne. Elle mourut à Choisy,en 783, et fut enterrée à St-Denis. Cette princesse conserva une grande influence sur les rois de Ncustrie et d’Austrasie, et maintint quelque temps la paix entre eux. — Berthe, fille de Lothaire, qui réunissait aux charmes de la figure l’esprit et le courage ; elle épousa d’abord Thibaut , comte d’Arles, et ensuite Adalbert, marquis de Toscane. Par son amb> tion et ses intrigues, elle entraîna son mari dans un grand nombre deguerres.M. n £26. — Berthe, fille de Conrad, roi de Bourgogne, et première femme de Robert, roi de France (996). Son mariage fut cassé par le pape pour cause de parenté. voy. Robert,

•i i f'^THELIER (Philibert), brave Genevois, né en 1470. Lorsque Charles III, duc de Savoie, entreprit de ’

mpmniireiGcnève-?ion pouvoir (1517), Berthelier, membre du conseil de cette ville, lui résista coura-

geusement, et fit conclure à ses concitoyens un traité a alliance avec Fribourg. Le duc s’étant emparé

P™ et décapité (1619;.

BERTHELOT (N.), poète du xvn* siècle, ami de negmer, suivit comme lui la carrière satirique. On a de lui : les Soupirs amoureux, Paris, 1646, et

philosophie à Rennes et à Rouen , puis la théologie a Paris, et rédigea depuis 1746 le Journal de Trévoux. 11 eut de vifs démêlés avec Voltaire et avec les encyclopédistes, dont il avait hardiment censuré l«s écrits. A la fin de 1762, le dauphin le fit nommer garde de la Bibliothèque royale, et adjoint à l’éducation de Louis XVI et de Monsieur. Après la dissolution de la Société des Jésuites, il alla se fixer à Of fenbourg, et après 10 ans de séjour dans cette ville, il revint à Bourges, où il mourut en 1782. 11 a continué Y Histoire de l’Église gallicane , qui avait été commencée par le P. Longueval ; a composé une Réfutation du Contrat social (publiée par Querbeuf en 1789), ainsi que desœuvres théologiquesetspirituelles.

berthier (Louis-Bénigne-François), intendant de Paris en 1789, fut une des premières victimes de la révolution. Après la prise de la Bastille, il se vit arraché de F llôtel-de-Ville par des forcenés qui le pendirent à une lanterne, après lui avoir fait baiser la tête de Foullon, son beau-père, qui venait d’éprouver le même sort.

berthier (Alexandre), maréchal de l’empire, né à Versailles en 1753, était fils d’un officier distingué du génie. 11 fit ses premières armes en Amérique et en revint colonel (1778). En 1789, il commanda la garde nationale de Versailles et protégea la cour. Après avoir servi dans les principaux corps d’armée de la république, il fut fait en 1796 général de division et envoyé en Italie ; il rendit les plus grands services au général en chef, Bonaparte, et se lia avec lui d’une étroite amitié. Chargé lui- même du commandement de l’armée à la fin de 1797, il s’empara de Rome (10 février 1798), où il renversa le gouvernement du pape et fit proclamer la république. Il accompagna Bonaparte en Égypte. Celui-ci, devenu premier consul , choisit Berthier pour son ministre de la guerre. Pendant les campagnes de Marengo, d’Austerlitz et d’ié-na, Berthier remplit les importantes fonctions de chef d’état-major, et Napoléon fut si satisfait de ses services qu’il le combla de faveurs : il le nomma maréchal (1804) , lui donna la principauté de Neuchâtel (1806), le créa vice-connétable fl 807), et lui fit épouser la fille du duc dt Birkenfeld. En 1809, Berthier contribua puissamment à la victoire de Wagram, et reçut en récompense le titre de prince de Wagram. 11 prit encore part à l’expédition de Russie ; mais il désapprouvait celte entreprise et soupirait après le repos. Aussi fut- il un des premiers à se soumettre aux Bourbons. Lors du retour de l’empereur il se retira à Bamberg auprès de son beau-père , et périt peu après son arrivée , s’étant, dit-on , précipité du haut d’un balcon pendant un accès de fièvre chaude (1er juin 1816). Berthier était plus propre à exécuter les ordres d'un autre qu’à commander en chef.

BERTHOLD, duc de Zaehringen. V. zaehringex

BERTHOLLET (Claude-Louis), célèbre chimiste, né en 1748, à Talloires en Savoie, d’une famills

,1„0 c . g - .uiu, Cl, >«, CU mo, rt idiumes eu ouvuie, u une ïamiua

ues Apures, Satires, Stances , Chansons et Epioram - ; originaire de France, étudia d’abord en médecine e( mes licencieuses, insérées dans le Cabinet satirique ou ? vint de bonne heure à Paris où il fut nommé méde- Hecueil parfait des vers piquants et gaillards de ce ' ' ' ----- - -

temps , Paris, 1697.

BERTHEREAÜ (Georges-François), savant béné¬

dictin, né à Bellesme en 1732, fut professeur de

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cin du duc d’Orléans. 11 abandonna bientôt sa profession pour se livrer tout entier à l’étude de la chimie, qui lui offrait une vaste carrière de décou-

. ,,, . r - — • , vertes; se fit connaître par d’excellents mémoires, et

grec et a hébreu a 1 abbaye de Saint-Lucien do j fut successivement nommé membre de l’Académie eauvais et a celle de Saint-Denis. Il quitta l’ensei- des Sciences, puis de l’Institut, commissaire pour la

gnement pour s’associer aux travaux des religieux . ‘ ‘ ‘ ‘

de sa congrégation chargés de la collection des historiens de France, et fit d’amples extraits des manuscrits arabes : ces extraits n’avaient plus besoin que d’être revus et mis en ordre, lorsqu’il mourut, en 1794. Ce savant a laissé en manuscrit : Histoire

générale des croisades, trad. de l’arabe ; Histoire de la première croisade; Bibliographie des croisades.

BERTHIER (Guillaume-François), jésuite, né à •ssoudun en 1704, Drofessa les humanités à Blois la

direction des teintures (1784) , membre de la commission des monnaies (1792), professeur aux écoles normales (1794). 11 accompagna Bonaparte en Égypte, et fit dans ce pays d’importantes recherches sur le natron. 11 fut nommé par l’empereur membre du sénat (1806), devint pair sous la restauration, et mourut en 1822, dans sa maison d’Arcueil. Cuvier et Pariset ont écrit son Éloge. Les principaux ouvrages de Berthollet sont, outre une foule de mémoires lus à l’Institut ou dans d’autres sociétés sa-

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vantes, ses Eléments de F art de la teinture, 2 vol. in-8, 1791 et 1804; ses Recherches sur les lois de l'affinité et Statique chimique (1803 et 1804). On lui doit la découverte des propriétés décolorantes du chlore et l’application de ces propriétés au blanchiment des toiles, l’emploi du charbon pour purifier l’eau, la fabrication de plusieurs poudres lulminantes. 11 fut, avec Lavoisier et Guyton, un de ceux qui contribuèrent le plus à opérer en chimie une révolution salutaire, et à constituer la nouvelle langue de cette science. 11 fut aussi , avec Monge , un de ceux qui furent chargés pendant les guerres de la révolution de diriger la fabrication de la poudre et de multiplier les moyens de défense.

BERTHOUD, ville de Suisse. Voy. burgdorf.

BERTHOUD (Ferdinand), habile horloger, né en 1727 dans le comté de Neuchâtel, mort en 1807, vint se fixer à Paris en 1745, fit les premières horloges marines, et mérita d’être nommé horlogermécanicien de la marine pour la construction et l’inspection des horloges à longitudes, et membre de l’Institut. Ses horloges marines ont obtenu la préférence sur toutes les autres, et elles ont beaucoup servi au perfectionnement de la géographie. On a de lui : Essai sur l'horlogerie , 1763 et 1788; Éclaircissements sur l'invention d'une nouvelle machine pour déterminer les longitudes en mer ; Traité des horloges marines. — Son neveu Louis Berthoud s’est aussi distingué comme horloger. — iuy. uekiuold.

BERTIN (saint), moine de St-Colomban, né vers 610 à Constance en Suisse, mort en 709, fut abbé de SiUnu (depuis, Sl-Ouier). Un l'hou. le 5 sept.

ce rt in (Antoine), poète, né à l’île Bourbon en 1752, vint étudier à Paris et publia dès l’âge de 21 ans un recueil de poésies diverses (1773); il donna en 1782 un volume d’élégies intitulé les Amours, qui eut un grand succès. Ses vers étaient pleins de grâce et de sentiment,. Il mourut en 1790 àSt-Domingue, au moment où il se rendait à l’autel pour épouser une jeune créole. Il avait embrassé la carrière des armes et était capitaine de cavalerie.

Ses œuvres ont été réunies, Paris, 1802, 2 vol. in— 1 8.

bertin ( Théod. -Pierre) , traducteur, né' en Brie vers 1760, mort à Paris en 1819, introduisit en France, en 1792, l’art de la sténographie, inventé par Taylor en Angleterre. Il est auteur de nombreux écrits, presque tous traduits de l’anglais : la Vie de Bacon de Mallet, Paris, 1788, in- 12; les Satires d'Youtig, 1798, in— 1 2 ; Système complet de sténographie, 4e édition en 1803, in-8.

BFRT1NAZZI (Charles), acteur célèbre, connu au théâtre sous le nom de Carlin, néàTurinen 1713, mort à Paris en 1783, a rempli au Théâtre-Italien, depuis 1742 jusqu'à sa retraite, le rôle d Arlequin avec un succès continu. Il fit les délices des spectateurs par son jeu vrai, naturel, comique, et par ses saillies heureuses. On a de lui les Métamorphoses d' Arlequin, comédie en 5 actes, 1763.

BERTINCOURT, ch.-l. de canton (Pas-de-Calais), à 10 kil. E. de Bapaume; 1,300 hab.

BERT1NORO, ville de l’Etat ecclésiastique, à tl kil. S. E. de Forli; 3,000 hab. Évêché. Vins renommés.

BERTIUS (Pierre), cosmographe, né en Flandre en 1565, mort à Paris en 1629, avait d’abord professé la philosophie à Leyde. Il fut obligé de quitter cette ville à cause de son attachement à la secte d’Arminius; passa en France, embrassa le catholicisme, et fut nommé par Louis XI 11 cosmographe du roi et professeur royal de mathématiques. Le meilleur de ses ouvrages géographiques est : Theatrum geographiæ veteris, 2 vol. in-fol., 1619, Elzevir. On estime aussi son Introductio in universam geogra pkiam, in- 12.

MERTON (Pierre montan), habile musicien et compositeur } surintendant de la musique du roi et

BERW

directeur de l’Opéra, né à Paris en 1727, mort en 1780. Sous son administration il s’opéra en France une véritable révolution musicale, due aux ehefsd’œuvre des Gluck et des Piccini. On lui doit la musique de l’opéra d 'Erosine, représenté en 1764, et le divertissement de Cythère assiégée. — Son ûls et son petit-fils se sont également distingués comme compositeurs.

berton (J .-B.), général, né en 1769 près de Sedan, fit avec distinction les campagnes de la république et de l’empire, prit Malaga, dont il fut nommé gouverneur, fut promu en 1813 au grade de général de brigade et eut un commandement à la bataille de Toulouse ainsi qu’à Waterloo. Ses opinions politiques le firent rayer des contrôles sous la restauration. Il entra en 1822 dans un complot contre les Bourbons, marcha sur Saumur à la tête de quelques insurgés, fut pris et condamné à mort. On a de lui un Précis historique de la bataille de Waterloo , Paris, 1818.

BERTRADE, femme d’une grande beauté, fille d’un comte de Montfort et épouse de Foulques, comte d’Anjou, inspira une passion violente à Philippe 1, roi de France, qui la fit divorcer pour l’épouser, malgré l’opposition d’Yves, évêque de Chartres, et l’excommunication prononcée contre lui par le pape dans le concile d’Autun de 1094. Il promit bien d’y renoncer, mais ne put jamais s’en séparer.

BERTRAND (saint), archidiacre de Paris et évêque du Mans, était issu de la maison des comtes d'Aquitaine et vivait sous le règne du roi Clotaire. M. en 623, à 70 ans. Ou l'hou. œ 3 juiil. — Evêque de Comminges, 1073-1 123, est bon. le 15 oot.

bertrand-mole ville (Antoine-Fr., marquis de), ministre d'état, né à Toulouse en 1744, fut nommé par le chancelier Maupeou intendant de Bretagne, reçut la mission de dissoudre le parlement de Rennes, et fut appelé en 1791 par Louis XVI au ministère de la marine. Dans ce poste dilllcile il eut de vifs démêlés avec l'Assemblée constituante, surtout à l’occasion des désastres de St-Domingue, et se vit bientôt obligé de se retirer. Il se réfugia en Angleterre, où il publia plusieurs écrits politiques et historiques. 11 mourut à Paris en 1818, sans avoir rien obtenu de la Restauration. Ses principaux écrits sont une Histoire de la révolution de France, 14 vol. in-8, Paris, 1800-3, qui passe pour être fort partiale, et des Mémoires particuliers sur le règne de Louis AT I, 2 vol. in-8, 1816.

BERTRAND DUGUESCLIN. Voy. DUGUESCLIN.

BÉRULLE (Pierre de), cardinal, né en 1574 ru château de Sérilly près de Troyes, établit en 1611 l'ordre des Carmélites et la congrégation de l’Oratoire, malgré les obstacles de toute espèce qui lui furent opposés; jouitde toute la confiance de Louis XUI et de la reine-mère, fut chargé de plusieurs négociations importantes , alla solliciter à Rome une dispense pour le mariage d Henriette de France avec le prince de Galles, et mourut subitement en 1629, en célébrant la messe. 11 avait été nommé card.

2 ans auparavant. Protecteur des lettres, il encouragea Descartes, favorisa la publication de la Bible polyglotte de Lejay, etc.,- il a lui-même laissé d’excell. écrits (pub. par le P. Bourgoing, 1644, 2 v. f.).

BER VIC (Charles-Clément) , célèbre graveur en taille-douce, né à Paris en 1756, mort en 1822, a relevé la gravure, qui depuis un siècle était tombée en décadence. On estime surtout de lui Saint Jean dans f le dései t, d’après Raphaël; Y Éducation d'Achille , de Régnault; Y Enlèvement de Dèjanire, du Guide, et le Laocoon.

BEUWICK, comté d’Ëcosse, entre ceux d’Haddington, Roxburgh, Edimbourg, Selkirk; 53 kil. sur 31 ; 34,780 hab.; ch.-l.Greenlaw.R.,la Tweed, le Leader, l’Eye. Ce comté répond en partie à l’ancienne province romaine nommée Valentia.

BESE

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