BESS
berwick, autrefois Tuesis, ville d’Angleterre, à 80 kil. S. E. d’Edimbourg, à l’embouchure de la Tweed, ce qui l’a fait nommer Berwick-sur-Tweed (Berwick-upon-Tweed); 9,000 hab. Grande et bien bâtie. Beau pont de six arches, hôtel-de-ville , casernes. Grande pêcherie de saumons, importation de bois de construction de la Norwége. Après plusieurs sièges, elle fut cédée à l’Angleterre en 1502.
berwick (nord-), ville d’Ecosse (Haddington) , à 12 kil. N. E. d’Haddington , à 50 kil. N. O. de Berwick-sur-Tweed; 1,800 hab.
BERWICK (Jacques fitz-james, duc de), maréchal de France, 111s naturel du duc d’York (depuis Jac-
Sues II), né en 1670, ût ses premières armes en tongrie, et assista au siège de Bude en 1686. Après la révolution de 1688, il prit une part très active à toutes les tentatives qui furent faites pour replacer son père sur le trône; quand sa cause fut désespérée, il se fit naturaliser Français, et servit successivement sous le maréchal de Luxembourg, le duc de Bourgogne et le maréchal de Vdleroi, et développa dans ces diverses campagnes de grands talents militaires. Louis XIV lui confia en 1704 le commandement des troupes françaises en Espagne, et l’année suivante il l’envoya contre les Protestants insurgés ou Camisards du Languedoc. Créé maréchal de France en 1706, Berwick retourna en Espagne, gagna en 1707 la bat. d’Almanza, qui rendit le roy. de Valence à Philippe V, et prit Barcelone, 17 1 4. En 1733, il reçut le commandement de l’armée du Rhin, et Ût le siège de Philipsbourg; il y fut tué d’un boulet de canon (1734). Berwick est placé comme général à côté de Villars et de Câlinât. Margon a publié en 1737, sous le titre de Mémoires du maréchal de Berwick , un ouvrage informe; mais le duc de Fitz-James, petit Ûls du maréchal, a publié les véritables Mémoires de Berwick, revus par l’abbé Hook, 1778, 2 vol. in-12.
BÉRYTE, Berytus, auj. Baïrout , ville de Phénicie, sur la côte, au N. de Sidon. Colonisée sous Auguste, elle prit de là le nom de Julia Félix ; à partir du IIIe siècle elle eut une école de droit fameuse dans tout l’empire et qui ne fut détruite que par l’invasion arabe, en 634. — Béryte fut la patrie de 1 historien Sanchoniathon. — Voy. baïrout.
BESAou ANT1NOÉ, ville d Egypte. Voy. antinoé. BESALU, ville d'Espagne (Barcelone), sur la Flu via, à 6 kil. N. O. de Girone, fut au xie siècle le ch.-l. d’un petit comté, réuni plus tard à celui de Barcelone.
BESANÇON, Vesomio, ch.-l. du dép. du Doubs, sur le Doubs, à 350 kil. S. E. de Paris (399 par Dijon); 39,718 hab. Archevêché ; cour impériale; tribunal de lre instance et de commerce ; académie univ., facultés de lettr. et de sciences, lycée. Ch.-l. de la 7e div. mil. ; place forte, citadelle, éc. d’arüll. Beau pont, belle cathédrale gothique, églises diverses; riche bibliothèque , musée Pâris et musée d’antiquités, sociétés savantes, nombreuses écoles. Fabriques de bas, lapis de pied, bleu de Prusse et bleu céleste ; horlogerie, chapellerie, distillerie, radinerie royale de poudre et salpêtres, etc. Commerce actif, surtout avec la Suisse, l'Alsace et le midi de la France. — Cette ville fut la métropole de la Grande-Séqua-| naise sous l’empire romain : elle fut dévastée en 456 par les Burgundes, en 937 par les Hongrois. Ville impériale de 1184 à 1664;capit. de la b ranehe-Comté Prise par LouisXlV en 1668, elleapp. àla Francedep. 1674, ainsi que toute la province. Pat. de Dunod, de J .B. Bullet,du poète Mairet, du jésuite Nonotte, de Suard, Ch. Nodier, V. Hugo.— L’arrond. a 8 eau» tons (Amancey, Audeux, Boussières, Marciuux, Ornans, Quingey, plus Besançon qui compte pour deux), 209 communes et 99,i>25 habitants.
BESENSTADT. ville des Etats prussiens, sur l’Elster, entre Halle et Wettin. Lc3 fils de Henritlllustre y vainquirent le duc Albert de Brunswick
en 1263, et assurèrent ainsi à leur maison le margraviat de Misnie, qui lui avait été conféré en 1247.
BESENVAL (Pierre-Victor, baron de), officier suisse, au service de France, né à Soleure en 1722, entra dès l’âge de 9 ans dans le régiment des gardes suisses, dont son père était colonel, et parvint assez rapidement aux premiers emplois militaires. Il était en 1789 lieutenant-général, inspecteur-général dei Suisses et Grisons. 11 fut chargé de commander des troupes réunies autour de Paris; mais il ne prit que des mesures timides, et Unit par s’éloigner avec de* passe-ports qu’il s’était ménagés. Arrêté dans sa fuite et traduit au tribunal du Châtelet, il fut déclaré innocent. 1! resta depuis oublié, et mourut tranquillement à Paris en 1 794. On a publié des Mémoires de Besenval , 1805-1807, 4 vol. in-8; mais cette publication a été désavouée par la famille du baron.
BESID1Æ, ville du Brutium , auj. bisignano.
BESMEou BÊME, ainsi appelé parce qu’il était en Bohême, mais dont le vrai nom était Charles Dianowitz, fut élevé par les Guise, et eut la principale part au meurtre de Coligny : c’est lui qui jeta ie corps delà victime par les fenêtres. Il fut dans la suite pris par les Protestante de la Saintouge ; il était parvenu à s’évader de leurs mains; mais Bertauville, gouverneur de la place où il avait été détenu, l’atteignit, et le perça de son épée , 1575.
BESSAPARA, auj. T : apar-Baza rdj i k , ville de Thrace, chez les Besses, dont elle était la principale place.
BESSARABIE, gouv. frontière de la Russie d’Europe, borné au N. par celui de Podolie, à I E. par celui dekherson, au S. par la mer, à l’O. parla Moldavie, dont le Pruth la sépare; 400 kil. sur 164; 600,000 hab.; ch.-l., Kichinev ou Kischenau (évêché grec). Autres villes, Bender, Ismaïl, Chotim ou Choczim, Kilia, Akkcrmann (villes fortifiées). Ri v. , Danube, Pruth, Dniestr Kagalmk. Pays de plaines! fertile en grains, fruits, raisins; excellents pâturages. — La Bessarabie faisait jadis partie de la Dacie Trajane ; elle fut successivement compulse dans les empires des Goths, des Huns, des Avares, des Petchenégues; elle fit enfin partie de la Moldavie. Elle fut conquise par les Ottomans en *484 , et fut cédée à la Russie par le traité de Boukarest, 1812.
BESSARION (Jean), cardinal, né à Trébizonde en 1395, mort à Ravenne eu 1472, fut d’abord religieux de l’ordre de St-Basile, dans un monastère du Péloponèse. En 1438, lorsque l’empereur Jean Paléologue eut formé ie projet de réunir l’église grecque à l’église latine, il lira Bessarion de sa retraite, le fit évêque de Nicéc, et l’amena en Italie avec plusieurs autres savants. L’union fut prononcée, et le pape Eugène IV, pour récompenser le zèle de Bessarion, le fit cardinal. Les Grecs schismatiques conçurent une telle aversion pour lui, qu’il ne voulut plus retourner au milieu d’eux. Il fixa son séjour à Rome, et sa maison fut le rendezvous de tous ceux qui cultivaient les lettres. Pie II lui conféra le titre de patriarche de Constantinople. A la mort de Nicolas V et de Paul Jl, il eut un grand nombre de voix pour obtenir la tiare. La cour de Rome lui confia plusieurs légations importantes. Les écrits de ce cardinal sont nombreux, et tiennent un rang distingué parmi ceux qui marquèrent la renaissance des lettres; ils contribuèrent surtout à faire revivre en Italie le goût de la philosophie platonicienne. On a imprimé de lui quatre livres en latin : Contre les calomniateurs de Platon , Rome, 1469 ( circa ), in-fol., rare; Venise, 1503 et 1516, in-fol.; Orationes de bello Turcis inferendo, Paris, 1471, in-4 ; une traduction latine des 4 livres de Xénophon sur Socrate , Louvain, 1533, in-4; une traduction latine de la Métaphysique d’Aristote , Paris, 1516. Il avait aussi composé beaucoup