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le roi de Navarre , prêcha avec succès les nouvelles doctrines en France, assista au colloque de Poissy (1561) et à la bataille de Dreux. A la mort de Cafvin (1564), il fut universellement regardé comme le chef de la réforme ; présida le synode de La Rochelle, auquel assistaient toutes les églises réformées de France, et ne cessa jusqu’à la mort de travailler avec le plus grand zèle à la propagation de ses doctrines. Théodore de Bèze porta dans la controveise une violence excessive; on la accusé d avoir excité la guerre civile en France, et même d’avoir été l’instigateur du meurtre du duc de Guise. 11 eut le tort d’être intolérant tout en réclamant la tolérance, et écrivit pour justifier le supplice de Servet. Les principaux écrits de Théodore de Bèze, outre ses Poematajuvenilia , Paris, 1548, et plusieurs pamphlets de circonstance, sont une traduction en vers français des Psaumes de David qui complète celle de Marot, 1563 ; une Histoire des églises réformées de France (de 1521 à 1563), Anvers (Genève), 1580, 3 vol. in-8, et une nouvelle traduction du Nouveau Testament , dont la principale édition est celle de Cambridge, 1642, in-fol. On a aussi de lui une tragédie d Abraham sacrifiant.
BÉZIERS, Biterrœ et primitivement Besara, ch.-l. d’arr. (Hérault), à 56 kil. S. O. de Montpellier, sur l’Orbe, à l’enuroit où elle reçoit le canal de Languedoc; 16,233 hab. Coll, comra. Murailles, tours antiques. Aqueduc, casernes, restes d’un amphithéâ- , tre romain. Aux environs, houille. Vin estimé, eau- : de-vie et esprit de vin, confitures recherchées. Patrie de Pellisson, de Riquet, de Vanière. — Prise et à peu près réduite en cendres, 1° par les Goths au vc siècle, 2° par Charles Martel qui l’enleva aux Arabes d’Espagne, 3° dans la guerre des Albigeois, par Simon de Montfort , qui y passa près de 60,000 hommes au 01 de l’épée. Plusieurs conciles s‘y sont tenus. — L’arr. de Béziers a 12 cantons (Bédarrieux, Agde, Capestang, Florensac, Monlagnac, Murviel, Pézenas, Roujan, St-Gervais, Servian, plus Béziers qui en fait deux), 97 communes et 128,149 hab.
BEZOUT (Étienne), célèbre mathématicien, né à Nemours en 1730, mourut dans le Gâtinais en 1783. Il fut placé par M. de Choiseul en 1763 à la tête de l’instruction de la marine royale et fut chargé en 1768 de l’enseignement des élèves du corps de l’artillerie. Ii rédigea pour ses élèves des cours qui eurent un grand succès et qui ont été souvent réimprimés. Les principaux sont : Cours de mathématiques à l'usage de l'artillerie , 4 vol. in-8; Cours de mathématiques à l’usage de la marine , 6 vol. in-8; Théorie des équations algébriques , 1779, in-4.
BHADRY-NATH , ville de l’Inde anglaise (Calcutta), à 100 kil. N. E. de Sirinagor, n’a que trente maisons, mais est célèbre par son temple où affluent par an plus de 50,000 pèlerins.
BHAGAVAD-G1TA. Voy. mahabaratta.
BHATGONG ou DHARMAPATAN, ville de l’Inde sept., dans le Népal, à 13 kil. E. de Katmandou ; 25,000 hab. Etoffes de coton ; ouvrages de bronze, fer, cuivre. Séjour favori des brahmes du Népal.
BHAVANI, qui donne l'existence , ou PARVATI, déesse des monts , femme de Siva ou Mahadeva, dans la mythologie indienne. Elle est la déesse de la vengeance, qui punit le mal et détruit les méchants. On la représente avec huit ou seize bras armés. Dans les fêtes de la déesse, les dévots se font écraser sous les roues du char sur lequel est porté le colosse qui la représente. La vache qui lui est consacrée est souvent aussi son image symbolique.
BHAVANI-KODAL, ville de l’Inde anglaise (Madras), à 93 kil. N. E. de Coïmbetour, au confluent du Kaveri et d’un fleuve nommé aussi Bhavani. Deux temples fameux, l’un de Vichnou, l’autre de Siva.
BHEGVOR, riv. du Beloutchistan, naît dans le Saraouan, baigne le Mekran et tombe dans la mer
d’Oman après un cours de 620 kil. S. ; il porte successivement les trois noms de Baie, Bourdou ou Badou, Bliegvor.
BHERTPOUR, ville de l’Inde, capit. de l’état de Bhertpour , à 48 kil. O. d’Agrah. Elle fut en vain assiégée par les Anglais dans la guerre contre les Mahrattes.
bhertpour (état de), dans l’Inde sept, (ancienne province d’Agrah); sol plat qu’inonde souvent le Ramganga; grande fertilité. Le radjah de Bhertpour est indépendant.
BIAFRA, roy. de la Nigritie maritime, sur le golfe de Guinée, à l’E. de l’embouchure du Cross, et au N. de celle du Malimba; limitrophe de la côte de Gabon et de l’état d'Ouari. — On nomme golfe de Biafra le fond du grand golfe de Guinée, entre les caps Formose et Lopez.
BIAGIOLI (Nic.-Jos.), grammairien, né en 1768 à Vezzano près de Gênes, mort à Paris en 1830, vint de bonne heure enseigner la langue et la littérature italienne à Paris, où il obtint un grand succès. On a de lui une Grammaire italienne , Paris, 1805, souvent réimprimée; un Traité de la poésie italienne, 1808, et un grand nombre d’éditions estimées d’ouvrages italiens avec notes.
BIAGRASSO , p Àbbiat.egrasso , v. de Lombardie, sur la Ticinella, à 26 kil. S. O. de Milan. Bataille entre les Impériaux et les Françaisqui y furent vaincus et perdirent peu après le chevalier Bayard, 1524.
BIALA, ville des Etats autrichiens (Galicie), à 60 kil. O. de Myslenice, sur la Biala, affluent de la Vistule ; 2,800 hab. Fabrique de toiles et de draps. Ville libre depuis 1789. — Biala, qui veut dire blanche , est un nom commun à beaucoup de villes et de riv. en Pologne, en Hongrie et en Russie.
B1ALOVICTZ, grande forêt de la Lithuanie, gouvernement de Grodno, entre 62° 29’ et 52° 61’ de lat. N., à l’E. de la province de Bialystok, renferme un très grand nombre de bêtes fauves.
BIALYSTOK, ville de la Russie d’Europe, ch.-l. de la prov. de Bialystok, sur le Bialy, à 70 kil. S. O. de Grodno ; 6,000 hab. Superbe château des comtes Potocki. — La prov. de Bialystok est bornée au N., à l’O. et au S. par la Pologne, à l’E. par le gouvernement de Grodno ; 155 kil. sur 88 ; 219,000 hab. Cette province a été réunie à la Russie en 1807 par le traité de Tilsitt ; avant cette époque elle appartenait à la Pologne.
BIANA, ville de l’Hindoustan, dans l’état des Radjepouts, sur le Ramganga, à 80 kil. S. O. d’Agrah, par 74° 48’ long. E., 26° 57’ lat. N., était capitale des Radjepouts quand Agrah n’était encore qu’un village.
BIANCH1. Ce nom, qui veut dire blanc , est fort commun en Italie. Il a été porté par un grand nombre de savants dont les plus connus sont :
bianch! (Jean), anatomiste, né à Turin en 1681, mort en 1761. Il fut reçu docteur à 17 ans, et devint professeur d’anatomie dans sa ville natale. Ses ouvrages sont : Ductus lacrymales novi; De Lacteorum vasorum positionibus et fabrica ; Sloria del monstro di due cor pi; Lettera sull' insensibilità ; De naturali in humano cor pore, vitiosa, morbosaque generatione historia, Turin, 1761, in-8.
bianchi (Jean), naturaliste italien, né à Rimini en 1693, mort en 1775, plus connu par le nom latin de Janus Ptancus, sous lequel il a publié plusieurs ouvrages, se fit recevoir docteur en médecine, se dévoua au service des pauvres, et publia d’utiles écrits sur la médecine et l’anatomie. Il fit revivre l’académie des Lincei à Rimini, et publia une notice historique sur cette société.
B1ANCH1N1 (François), astronome et antiquaire de Vérone, 1662-1729, vint de bonne heure à Rome où il jouit de la faveur d’Alexandre VIII et de ses successeurs, qui lui confièrent plusieurs missions