BIBE
BÏCE
scientifiques importantes. Il fut bibliothécaire d’Alexandre VIII, secrétaire d’une commission chargée de la réforme du calendrier; dressa un gnomon sur une grande échelle dans l’église de Sainte-Mariedes-Anges, tira une ligne méridienne à travers l’ Italie, perfectionna des instruments d’astronomie, et découvrit les taches de Vénus. On a de lui : Palazzo de' Cesari, Vérone, 1738, in-fol., fig. ; Iserizioni sepolcrali délia casa d'Augusto, Rome, 1727, in-fol.; Istoria universale prorata con monumenti, R. 1 697 , etc.
B1ARMIE. Voy. permie.
BIARRITZ, bourg des B.-Pyrén., sur la côte, à 6
RIRIANE (sainte) ou sainte VJVIENNE vierge et Smï® ,à.?/îme 80U8 Juüen, 363. On l’h. le 2 déc.
1 ( biblos , bibtion , livre), nom donné par
excellence au livre qui contient les Saintes Ecritures. Un le divise en deux parties, l'Ancien et le Nouveau Testament. Lalrepartiecomprend l’histoire des plus anciens tempsdu monde et du peuple de Dieu jusqu a la naissance de J.-C. , et se compose décrits historiques, de prophéties, d ouvrages lyriques ou moraux, \oici, d’après le concile de Trente, l’ordre et la division des livres de l’Ancien Testament: les 6 Ii\res de la loi ou le Pentateuque, écrits par
kil. N. O. de Bayonne; 1,082 hab. Bains de mer. ! Moïse; Josué; les .luges, et Ruth ; les quatre livres •i i ’ ^ . j n, * " Néhémie;
les Proverantique des Cantiques ; la
cra ses connaissances en ce genre à rendre service à ses amis, soit en plaidant pour eux devant les tribunaux, soit en se faisant leur arbitre, il mourut dans un âge avancé et en plaidant. Priène, sa patrie, ayant été prise par Cyrus, tous les habitants emportèrent dans leur fuite ce qu'ils avaient de plus pré¬
.Nigesse; l’Ecclésiastique; les Prophéties d’Isaïe, de Jérémie et de Raruch, d’Ëzéchiel, de Daniel ; le livre des 12 petits Prophètes, et les 2 premiers livres des Macchabées. Les Juifs et les Protestants ne reconnaissent que 22 de ces livres comme canoniques, et rejettent comme apocryphes les livres de Tobie et
cieux ; Bias seul n’emportait rien. On lui en de- de Judith, la Sagesse, l’Ecclésiastique, plusieurs manda la raison ; « C’est, dit-il, que je porte tout parties du livre d’Esther, le livre de Baruch, le
îllfPP moi Dmnin VY\i>n ~ AonilmiA 4 Il il —
arec moi. Omnia mea mecum porto. »
BIBAN ou B1BEN, les Portes de Fer, défdé dangereux de l’Atlas, entre Alger et Conslantine, par 2°, 10 long. E. et 36° lat. N. 11 est traversé par plusieurs torrents, et entre autres par l’Oued-Mailah, tributaire de l’Adouse. Les Français, conduits parle duc d’Orléanset lemar. Val ée, l’ont franchi en!839.
B1BARS, sultan de la dynastie des Mamelouks- Baharites en Égypte, fut proclamé, suivant l’usage, par la milice, après avoir assassiné son prédécesseur, l’an 1260. Il donna une forme stable à l’empire des Mamelouks, enleva aux califes toute autorité politique, repoussa les Tnrteres, rétablit la puissance des Musulmans, combattit avec un grand succès les Francs établis en Syrie, leur enleva un grand nombre de places et de postes importants, et détruisit leurs églises; mais il échoua à deux reprises devant St-Jean-d’Acre. II mourut de poison en 1277. — Un autre Bibars s'insurgea contre le sultan Nasser-Mohammed en 1309 et régna quelques mois ; mais il fut bientôt renversé et mis à mort.
BIBB1ENA, ville de Toscane, k 57 kil. E. de Florence, près de l’Arno; 2,162 hab. Foire importante.
BIBBIENA (Bernard dovizi, connu sou» le nom de), cardinal et littérateur, né de parents obscurs à Bibbiena, en 1470, fut attaché à Jean de Médicis, l’un des fils de Laurent. L’élève, devenu pape sous le nom de Léon X, fit son maître cardinal (1613), et le chargea de plusieurs missions importantes. Au retour d’une ambassade en France, il fut enlevé par une mort imprévue, en 1620. On prétendit qu’il avait été empoisonné et on accusa, mais sans aucun fondement, le pape même qui était son protecteur. Bibbiena avait composé plusieurs poésies et une comédie écrite en prose, la Calandria, qui contribua à restaurer le théâtre en Italie. — Le nom de Bibbiena a été aussi porté par plusieurs artistes du xvir siècle, issus du peintre J.-MarieGalli.
B1BEN, ville d’Illyrie. Voy. pedena.
biben, défilé de l’Atlas. Voy. biban.
BIBERACH, ville du roy. de Wurtemberg, prov. du Danube, sur le Ries», à 37 kil. S. O. d’Ulm ; 4,450 hab. Murailles flanquées de tours. Aux environs, bains de lordansbad, très fréquentés. Moreau battit les Autrichiens près de Biberach en 1796. — Biberach faisait partie jadis de l’Argovie. En 1802, cette ville fut donnée à l’état de Bade, et en 1806 elle passa au Wurtemberg. Biberach est la patrie de Wieland.
BIBERICH ou BIEBERICH , ville du duché de Nassau, à 3 kil. de Wiesbadea ; 2,600 hab. Résidence des ducs de Nassau.
cantique des trois jeunes Hébreux , l’histoire de Suzanne, celles des idoles de Bel et du Dragon, les ■Z premiers livres des Ma vhabees. Les livres apocryphes de l’Ane. Testament, sont ; le liv. d’Hénoeh les 3e et 4e liv. d’Esdras, les 3e et 4e liv. des Macchabées, loraison ou prière de Mariasse; les Catholiques et les Protestants s’accordent à rejeter ces écrits. — Le Nouveau Testament, déclaré canonique par les conciles dès les premiers siècles de l’Église, se compose : des 4 Evangiles de saint Matthieu, de saint Marc, de saint Luc et de saint Jean; des Actes des Apôtres ; des 14 Ëpîtres de saint Paul, et de 7 autres Ëpîtres; enfin de l’Apocalypse. On y a joint quelquefois l’Épître de saint Barnabé, les Ëpîtres de saint Pau! aux Laodicéens et à Sénèque, plusieurs faux Évangiles, le Pasteur, la lettre de J.-C. à Abgar, etc. Aucun de ces livres n’est admis comme canonique. L’Ancien Testament a été écrit en hébreu, et le Nouveau presque tout entier en grec. Les Septante (Voy. ce mol) traduisirent en grec tout l’Ancien Testament, sous le règne de Ptolémée Philadelphe; et saint Jérôme, au ive siècle, traduisit en latin la Bible tout entière ; sa traduction, connue sous le nom de Vulgate {Voy. ce mot), est la seule qui soit reconnue par l’Église. Après les Septante, le Juif Aquila(Voÿ. ce nom) donna de la Bible une nouvelle traduction grecque, littéralement calquée sur l’hébreu. Les modernes ont traduit la Bible dans toutes les langues. Voy. sacy, vence, ujther.
B1BLIANDKR (Théod.), dont Je «rai nom est BUc,KMANN,théologien suisse,deSt-(ïaB.m*en 15(J0,m. en 1564, embrassa la réforme et succéda à Zwingle dans la chaire de théologie de Zurich. Il a laissé un grand nombre de savants écrits sur l’histoire ecclésiastique, a donné une édition d une trad. lat. de l’Alcoran, avec la vie de Mahomet ( Bâle, 1543 ), et a composé un traité fort curieux lie ratione communi omnium linguar. et litter., Zurich, 1548. On lui doit le recueil des Epistnlœ doctoruvi viror.} Bâle, 1548.
B1BR ACTE ou aüc.ustodünum, Autun , c. des Ædui.
BIBULUS (M. Calpurnius), consul l’an 69 av. J.-C. en même temps que César. Il s opposa d’abord de tout son pouvoir aux mesures démocratiques proposées par son collègue; mais voyant que sa résistance était inutile, il s’enferma dans sa maison et y passa les huit derniers mois de son consulat sans prendre aucune part aux aflaires. Ainsi son consulat fut de fait entièrement nul. Les plaisants de Rome désignèrent cette année sous le nom des consuls Caïus et Julius César, faisant ainsi allusion aux deux prénoms de César.
BICÈTRE, grand hosüice situé dans le dép. de