‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 15 sur 1261 · BUSIRIS · texte numérisé non relu

BUSIRIS

abousyr ou tour des arabes, endroit fortifié sur la côte de la Basse-Égypte (Alexandrie), à 40 kil. O. d'Alexandrie, est le premier point de la côte que l’on aperçoive en venant de la haute mer.

abousyr, bou*fe de la Moyenne-Egypte, sur la rive gauche du Nil, à quelques kil. S. O. du Caire. On y voit des ruines de pyramides et de célèbres catacombes d’oiseaux. On la nommait aussi Busiris.

ABOUT1G, Abolis, ville deia H.-Egypte (Syout), sur le Nil, à 350 kil. S. du Caire. Evêché copte. On y fait le meilleur opium du Levant. ,

ABOUZABEL, bourg de la Basse-Egypte, à 17 kil. N. du Caire. MehemeW li y uv. formé un grand hônital avec une école de médecine de chirurgie, qui ont depuis été transférés au Caire.

ABRABANEL, célèbre rubbin , né à Lisbonne en 143T, mort en 1508, jouit de la faveur d’Alphonse V, roi de Portugal, et de Ferdinand, roi de Castille. Les Juifs ayant été bannis de l’Espagne, il se réfugia à Naples, puis à Venise où il mourut. On a de lui un Commentaire sur l’Ancien Testament et un Traité des prophéties qui regardent le Messie.

ABRAHAM, le plus connu des patriarches, fils de Tharé, est considéré comme le père de la nation juive. 11 naquit à Ur en Chaldée, vers l’an 2366 av. J.-C.; renonça à l’idolâtrie et quitta Urpour. s’établir, avec Sara, son épouse, à Haran , 2296 av. J.C. Là, Dieu lui ordonna d’aller dans la terre de Chanaan, lui promit de lui donner tout ce pays et de le rendre père d’une grande nation. 11 sortit de Haran avec toute sa famille, et vint, à l’âge de 76 ans, s’établir à Sichem. La famine l’obligea à aller en Égypte. A son retour, il se fixa à Béthel ; puis fut obligé de se séparer de Loth, son neveu, et se retira dans la vallée de Mambré. Dieu lui apparut de

ABST — 8 —

nouveau, fil alliance avec lui et tous ses descendants, et lui ordonna de se circoncire avec toute sa famille en signe de cette alliance. Abraham arrivé à l'âge de 85 ans, et craignant de n’avoir point d’enfants de Sara, qui était restée stérile, prit pour 2e femme Agar, une des esclaves de Sara , et en eut un fils uoinmé Ismaël. Mais, treize ans après, des anges envoyés de Dieu lui promirent que Sara lui donnerait un fils dans l’année même: et en effet, malgré son grand âge, elle mit bientôt au monde Isaac. Lorsque celui-ci eut atteint l’âge de 26 ans, Dieu, pour éprouver la foi d’Abraham, lui ordonna de le lui sacrifier. Abraham allait obéir, quand un ange substitua un bélier à sa victime. Après la mort de Sara, il épousa Céthura, dont il eut 6 enfants : Zamram, Jecsan, Madan, Madian,Jesboc, Sué. Il m. à l’âge de 175 ans, 2191 av. J. -G. selon les Bénédictins. Selon la chronologie d’Usserius, Abraham serait né en l99fi av J. -G. et mort en 1821.

abraham ecchellensis, savant maronite , natif de Syrie, professa les langues syriaque et arabe, d’abord à Rome, puis au collège de France, où le célèbre Le Jay l’avait appelé (vers 1630) pour présider à l’impression de sa Bible polyglotte. 11 retourna ensuite à Rome, et y mourut on ioo%. il a traduit d'arabe en latin les vc, vie et vne livres des Coniques d’Apollonius, avec un traité d’Archimède, Florence,

: 661. On lui doit en outre : Instilulio linguœ Syriacœ, Rome, 1628, in— 1 2 ; Synopsis philosophiœ Orientaliurn, Paris, 1641, in-4 ; Chronicon Orientale, Paris, typ. reg., 1651, in-fol., etc.

1 ABRANTÈS, villede Portugal, dansl’Estramadure, Bur le Tage, à 124 kil. N. E. de Lisbonne ; 6,000 hab. Vue délicieuse; superbe église de Saint-Vincent ; très grand commerce. Elle est un des boulevards de Lisbonne, à cause des montagnes dont elle est environnée, .lunot l’occupa sans coup férir en 1807, et reçut de là le tilre de duc d.' Abrantès.

abrantès (la duchesse d’), née à Montpellier en 1784, morte en 1838, descendait par sa mère de la famille impériale des Comnène. Elle épousa en 1799 le général Junot, le suivit dans toutes ses campagnes, et, après sa mort, en 1813, se voua à l’éducation de ses enfants. Madame d’ Abrantès a cultivé les lettres avec succès ; elle a écrit des Mémoires où l’on trouve les détails les plus intéressants sur la cour impériale; dans les dernières années de sa vie, elle a publié plusieurs romans, dont le plus connu est l' Amirauté de Castille (1827).

ABRETTÉNE, petite contrée de la Mysie, au S. E., sur les confins de la Bithynie , était arrosée par le Bhyndacus.

ABRlNGATUI , peuple do la Gaule , dans la Lyonnaise 2e, à l'extrémité O. G’estauj. le dép. de la Manche. On nommait encore ainsi le ch.-l., dit aussi Jngena, auj. avranches.

AltHUZZhS, I rœtuûi, etc., province du royaume de Naples, bornée à l’E. par la mer Adriatique au N. et à 10. par les États de l’Église, au S. par le Sannio et la Terre de Labour. Elle se divise en Abr. citérieure et Abr. ultérieure, et celle-ci se subdivise en lre et 2e : total, 3 prov., Abr. ultérieure ire (ch.-l., Téramo); Abr. ultérieure 2e (ch.-l., Aquila); Abr. citérieure (ch.-l., Chiéti). Monts, forêts, où l’on trouve des loups et des ours. Pierres aurifères dans le mont Mujella; huile, riz, vins, soie, safran. Climat âpre; industrie nulle.

ABSALON, (ils de David, assassina dans un festin son frère aîné Amnon, et se révolta contre son père. Ayant été défait dans la forêt d’Ephraïm , il fut arrêté dans sa fuite par les branches d’un arbre dans lesquelles s embarrassèrent ses longs cheveux. Joab, générai de David, l’ayant rencontré dans cet état, le perça d’un coup mortel (1030 av. J.-C.).

ABSI MARE-TIBERE. Voy. tibère.

ABS I EM 1US (Laurent! en italien Astemio , fabu-

ABYS

liste, né à Macerata (Ancône), florissaitau commencement du xvi« siècle; il fut professeur de belleslettres à Urbin et bibliothécaire du duc de cette ville. On a de lui, sous le titre d 'Hecatomythium, un recueil de 100 fables, en partie traduites du grec, en partie de son invention, qui parut pour ia première fois avec une traduction des fables d’Esope, Venise, 1495; il y ajouta plus tard 100 autres fables, sous le titre d 'Hecatomythium secundum , Venise , 1499. Ces deux recueils ont été réunis dans l’édition de Francfort, 1520, in-16. La Fontaine lui a emprunté quelques fables. Pillotl’atrad., Douai, 1814.

ABSYRTE, frère de Médée. Sa sœur, fuyant avec Jason de la maison de son père, le mit en pièces et dispersa ses membres sur la route pour retarder ceux qui la poursuivaient. Ce meurtre eut lieu sur les bords d’un fleuve de Colchide qui prit de là le nom dAbsyrl6»

ABSYRTIDES insulæ, îles de la mer Adriatique, adjacentes à la côte d’illyrie. Les principales sont: Crepsa (Cherso), Apsorus (Ossero), Asla (Arbé), Curicta (Vegliab Cissa (Pago).

ABU-BEKR. Voy. abou-bekr.

ABllL- FARACE , ADüL-FEDA. Voy. ABOUL-

FARADJ, ÀBOUL-FÉDA.

ABUS, riv., auj. I’hümber.

ABYDOS, auj. Nagara-Bouroun. ville d’Asie-Mineure, sur l’Hellespont, à l’endroit le plus resserré du détroit, vis-à-vis de Seslos en Europe, est fameuse par l’aventure de Héro et de Léandre et par le pont de bateaux qu’y fit jeter Xerxès. Aujourd’hui Nagara-Bouroun est, comme toute la côte, hérissée de batteries qui, jointes à celles de la côte européenne, domiuentles Dardanelles et garantissent Constantinople d’une invasion par le sud.

abydos, Madfouneh (c.-à-d. la ville enterrée ), ville d’Égypte sur la gauche du Nil, au S. de Ptolémaïs, fut jadis la première de l’Égypte après Thèbes ; mais dès le temps de Strabon, ce n’était qu’un village. Il ne faut pas croire que ce soit le Memnonium des anciens. On y admire des hiéroglyphes et des peintures remarquables. C’est là que fut trouvée en 1818 la table chronologique des anciens Pharaons désignés par leurs noms royaux, dite Table des prénoms d' Abydos.

ABYLA, auj. Ceuta , mont, et cap de l’Afrique septent., en face du mont Calpé en Espagne. Ces deux montagnes ne sont séparées que par quelques milles et forment les Colonnes d’Hercule.

abyla, ville de Judée. Voy. abel et abilène.

ABYSSINIE , Æthiopia sup.Ægypt. , grande contrée de l’Afrique orientale, bornée au N. par la Nubie, à l’E. par la mer Rouge, à l’O. par le Kordofan et au S. par une haute chaîne de montagnes, est arrosée par plusieurs affluents du Nil, dont les principaux sont le Bahr-el-Azrek ou fleuve Bleu, le Maleg, le Tacazzé. On évalue approximativement l'étendue du pays à 788,000 kil. carrés et la population à 2,000,000 selon les uns, à 4,000,000 selon les auii eo. Autrefois toute uetto contrée formait un vaste empire soumis à un seul prince, qui portait le nom de Grand Négus ; il a été depuis peu divisé en plusieurs états indépendants. On y reconnaît 7 divisions principales : les royaumes de Tigré, de Gondar d’Ankober, d'Amhara, d’Angot, deNaréa, deSamara. Gondar était autrefois la capitale de l’Abyssinie ; auj. Ankober joue le principal rôle. Les Gallas font de fréquentes incursions dans ce pays et en ont conquis une partie Les Abyssins professent le christianisme et appartiennent à la secte monophysite ou eutychéenne ; toutefois ils pratiquent la polygamie. Les principales langues qu’ils parlent sont l’amhara, le gala mi et le tigrin, qui, toutes trois, dérivent de l’arabe. On trouve en Abyssinie les végétaux et les animaux des zones tropicales, et aussi, à cause des nombreuses montagnes, ceux des zones tempérées ; le zèbre, la girafe, l’hippopotame y sont communs;

ACAD — 9 — ACCI

les arbres propres au pays sont le colqual, le girglr, le ouansé, le cédera, le ginous, le gaguédi. Le seul commerce de l’Abyssinie consiste dans l’exportation de l'ivoire et de la poudre d’or et dans la vente des escla\ es.

ACAC1US , surnommé le Borgne , chef de la secte des Acariens, branche des ariens, remplaça Eusébe comme évêque de Césarée, en 340. Protégé par l’empereur Constance, il fit déposer saint Cyrille et exiler le pape Libère.

acacius, patriarche de Constantinople, 471-488, porta l’empereur Zenon à favoriser les Eutychéens, et fut condamné par le pape Félix comme hérétique. — Plusieurs autres prélats moins célèbres ont porté le nom d'Aeaeius.

ACADÉMIE, école philosophique, fondée dans Athènes par Platon vers 388 av. J.-C., tirait son nom d’un jardin qui avait appartenu primitivement à un certain Àcadémus, et dans lequel Platon donnait ses leçons. On compte trois Académies: la lr* ou ancienne, Academia velus , qui se compose des disciples purs de Platon, savoir: Speusippe, Xénocrate, Polémon, Crantor; la 2e ou moyenne, media , fondée vers 244 av. J.-C. par Arcésilas, qui prétendait que I on ne peut rien savoir ; la 3" ou nouvelle, nova, fondée par Carnéade, vers J 60 av. J.-C., qui, sans tomber dans un scepticisme absolu, enseignait que l’on ne peut atteindre que le proba- Dle. Quelques-uns admettent une 4* et même une 6e Académie, dont les chefs seraient Philon et Antlochus; ceux-ci se rapprochèrent de la véritable doctrine de Platon, et tâchèrent de la concilier avec le stoïcisme.

ACADÉMIES, sociétés littéraires ou scientifiques de gens de lettres, desavants ou d artistes. Ces sociétés fleurirent à la renaissance des lettres en Italie , où chaque ville avait son académie: elles se répandirent ensuite en France, en Angleterre et dans les principaux pays de l’Europe. Les principales académies sont :

I. En Italie Y Académie, dite délia Crusca, fondée à Florence en 1682, qui s’occupe de littérature et à laquelle on doit un vocabulaire célèbre qui fait loi pour la langue italienne (la lre éd. parut en 1612);

L’Académie del Cirnenlo, fondée à Florence en 1667, par le cardinal Léopold de Médicis, qui s’occupait de sciences, surtout d’expériences de physique;

L 'Académie des Arcades , ou plutôt Arcadiens, société littéraire fondée à Home en 1690, et dans laquelle chaque membre prenait le nom d un berger d Arcadie :

L’Institut de Bologne, fondé en 1690, sous le titre d’ Jnsiituium scieniiarum et ariiurn ;

il. En France, Y Académie Française , fondée en 1635, par Richelieu, pour fixer et polir la langue ; elle se compose de quarante membres et publie un dictionnaire; la première édition de cet important ouvrage a paru en 1694 ; la 6e et dernière en 1836;

L 'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, fondée en 1663 par Colbert; elle publie depuis 1 7 1 7 de précieux mémoires ;

L’ Académie des Sciences, fondée en 1666 par Colbert ; elle publie depuis 1699 des mémoires de la plus grande importance ;

L' Académie, de Peinture et Sculpture, 1648-1662 celle d' Architecture, 1671 ; celle de Musioue, 16 6^

Ces diverses académies avaient été supprimées en 1793; elles ont été réorganisées l’an iv (25 octobre 1795), etréuniesen unseulcorps sous le nomd 'Institut de France. L Institut comprend auj. 6 classes : académie Française, académie des Inscriptions et Belles- Lettres, académie des Sciences, académie des Beaux- Arts, académie des Sciences morales et polit.(l832).

III. Dans la Crande-Bretagne, la Société royale de Londres, fondée à Oxford en 1645, transférée à Londres en 1660; elle publie de savants mémoires sous le titre de P lulosoplucal Transactions ;

La Société royale d' Edimbourg, fondée en 1731 : elle publie aussi des mémoires,

iv. En Allemagne, Y Académie des Curieux de la Nature, Naturœ Curiosorum, fondée vers 1652. par le médecin Bausch, à Sehweinfurt en Bavière, et qui s’est réunie successivement à Breslau , à Nuremberg et à Bonn; en 1677 l’empereur Léopold la prit sous sa protection, et depuis elle reçut le nom d Acudémie Léopoldine-

L Académie royale des Sciences de Berlin, fondée en 1700 par Frédéric 1, et dont Leibnitz fut le premier directeur ; elle publie des mémoires qui, après avoir été rédigés en latin et en français, le sont auj. en allemand;

La Société de Gœttingue, fondée en 1750; celle de Munich, 1759 ;

v. En Suède, Y Académie d' Upsal, fondée en 1710 pour l’étude des langues du Nord ;

L Acudémie des Sciences de Stockholm, qui publie des mémoires depuis 1739;

vi. En Espagne, Y Académie royale Espagnole, fondée en 1713 par le duc d’Escalona pour la culture de la langue ; elle siège à Madrid.

vu. En Russie, Y Académie impériale des Sciences de Saint-Pétersbourg , dont les bases furent posées par Pierre-le-Grand, en 1724, mais qui ne fut réalisée que sous üaiherino. I, 1725; elle publie depuis 1728 des mémoires qui sont rédigés pour la plupart en latin ou en français.

ACADIE. Voy. écosse (nouvelle-).

ACANTHE, ville de Macédoine, en Chalcidique,au N. du mont Athos, sur la mer. — Ville d'Égypte sur le Nil, au S. de Memphis. — Ville de Carie, dans la presqu’île de Cnide.

ACAPULCO, ville du Mexique, prov. de Mexico, sur la mer Pacifique, à 290 kil. S. O. de Mexico, par 102° 6’ long. O., 16° 50’ lat. N.; 4,000 hab. Port superbe où tiennent 500 vaisseaux; au S. E., est une petite baie non moins sûre. Climat funeste et pestilentiel. Commerce actif avec Manille.

ACARNAN1E, Acarnania, état de la Grèce ancienne, sur la mer, à l’extrémité occid. de la Grèce propre, à 10. de l’Étolie, au S. de l’Épire , dont le séparait le golfe Ambracique; est baignée par l’Achéloüs ( Aspropotamo ). Habitants farouches, guerriers, et dont le caractère grossier donna lieu au proverbe porcus Acarnas. Sous les Romains, on y comptait 200,000 hab. Villes principales: Stratus. Métropolis, Limnée, Actium. Les Acarnaniens étaient souvent en guerre avec les Etoliens; sous Antigone- Doson, ils devinrent sujets de la Macédoine (vers 225 av. J.-C.); ils reçurent la liberté des Romains après la bataille de Cynocéphales (197), puis furent compris dans la province romaine d'Achaïe 046). Après la prise de Constantinople par les Turcs, l’Acarnanie fut annexée au gouvernement de Romnélie. Voy . GRÈCE.

ACASTE. roi d’Iolcos. Voy. astydamie et pelée.

ACCARON, v. des Philistins, près de la mer, entre Azoth ci Jamnîa, fui ensuite comprise dans la Palestine (tribu de Dan). On y adorait Béelzébuth.

ACC1AJUOLI (Donat), philosophe et politique, né à Florence en 1428, mort en 1478, remplit les emplois les plus importants dans sa patrie. On a de lui Expositio super libros Ethicorum Arislotelis , Flor. 1478, in— fol. ; in Arislotelis libros VIII Politico rurn commentarii, Venise 1566, in-8, et plusieurs ouvrages historiques.

acci ajuoli (Nicolas), grand -sénéchal sous Jeanne I, reine de Naples, né en 1310, mort en 1366. Jeanro ayant été chassée de ses états, il parvint à l'y rétablir. Il laissa de grandes richesses, qui préparèrent la for., tune extraordinaire de son neveu Renier Aeciajuoli.

acciajuoli (Renier), duc d Athènes, était Florentin et neveu du précèdent. 11 fut appelé à Naples et adopté par son oncle, qu lui laissa de grandes richesses. En 1364, il acquit de Marie de Bourbon, impératrice latine de Constantinople , une grande partie de la Grèce, leâ seigneuries de Vostilza, de Corin-

ACES — 10 ACHA

the, Thèbes, Athènes, etc., et prit le titre de duc d’Athènes. 11 maria sa fille à Théodore Paléologue, fils de l’empereur Jean Paléologue, auquel il laissa une partie de ses vastes possessions. Après sa mort, sa famille conserva le duché d’Athènes jusqu'en 1466, que Mahomet 11 s’en empara.

ACC10N lacus, peut être le lac de Genève.

AGGIUS. Voy. actius.

ACGOLT1, famille de Toscane qui a produit plusieurs hommes célèbres; les principaux sont:

accolti (Benoît), jurisconsulte et historien, né à Àrezzo en 1415, mort en 1406. Il professa d’abord le droit à Florence, puis se livra exclusivement à l'histoire. Il publia sous le litre suivant, De bello a Christianis contra barbaros gesio pro Chrisli sepulchro, une histoire de la lre croisade dans laquelle on dit que le Tasse puisa la première idée de son poème.

accolti (Bernard), poète, fils de Benoît, né à Arezzo, vers l’an 1440. Il vécut à la cour des papes Urbain et Léon X, et jouit de son vivant d’une telle réputation, que ses contemporains le nommèrent YUnico Aretino. La postérité n’a pas confirmé ce jugement, et ses poésies sont peu lues aujourd’hui. Ses œuvres ont été publiées partie à Florence en 1513, partie à Venise en 1519.

accolti (François), frère de Benoît Accolti, né à Arezzo en 1 4 1 8, mort en 1483. Il fut le premier jurisconsulte de son siècle. Il a laissé, outre plusieurs recueils de jurisprudence, une traduction latine de saint Jean Ghrysostôme, une édition avec traduction latine des Lettres de Phalaris, etc.

ACCORSO. Voy. accurse.

ÀGCOUS, ch.-l. de cant. (B. -Pyrénées), arr. d’Oloron, à 23 kil. S. d’Oloron. 1 ,600 h. Eaux minérales.

AGGUM, chimiste allemand, né en Westphalie, vint à Londres en 1803, y enseigna la physique et la chimie, et eut la première idée d’appiiquer en grand le gaz hydrogène à l’éclairage. Il s’associa pour cette exploitation à un marchand de gravures allemand, nommé Ackerman.

ACCURSE ou ACCORSO (François), célèbre jurisconsulte, surnommé par ses contemporains Y Idole des jurisconsultes, né à Florence en 1151, mort en 1229, enseigna le droit à Bologne, et composa, sous le titre de Grande Glose ou Glose Continue , une vaste compilation dans laquelle il réunit les meilleures décisions des jurisconsultes ses prédécesseurs sur le droit romain. La meilleure édition de la Grande Glose estcelle de Godefroy, Lyon, 1589, 6 vol. in-fol. Accurse laissa plusieurs enfants qui se distinguèrent aussi dans l’enseignement du droit.

accurse (Marie-Ange), un des plus savants critiques du xvie siècle, né à Aquila, vécut à la cour de Charles-Quint, qui lui confia plusieurs missions importantes. Dans ses Diatribæ m Auson.,e te. (Rome, 1524, in-fol.), il a corrigé une foule de passages corrompus d’auteurs anciens. On lui doit aussi de bonnes éditions d’Ammien-Marcellin, des Lettres et du Truité de l’Ame de Cassiodore.

ACERENZA, Acheronlia , ville du roy. de Naples (Basil icate ) non loin du Brandano, h 20 kil. N. E. dePotenza; 3,600 hab. Archevêché (avec Matera).

AGERNO, Acernum , ville au roy. de Naples (Principauté cüérieure), à 26 kil. N. E. de Salerne; bâtie sur les ruines de Picenza. Evêché.

ACERRA, Acerrœ. ville du roy. de Naples (Terre de Labour), à 15 kil. N. E. de Naples, sur l’Agno; 6,300 hab. Évêché. Fondée, à ce qu’on croit, par les Etrusques ; saccagée par Annibal , elle fut rebâtie aux frais de la république romaine.

ACERRÆ, ville de Campanie, auj. ACERRA.

àcerræ, auj. Acere? v. de la Gaule cispadane, surl’Addua, à 40 kil. 0. de Tici mm (Pavie).

ACES1NES, Chennab, riv.de t’inae anc., se jetait dans l’ Indus après avoir reçu l’Hydraote et l’Hydaspe.

ACESTA, ville cb Sicile. Voy. segesta.

ACESTES, roi d’Acesta ou Segesta, en Sicile, secourut Priam pendant la guerre de Troie, et donna Inhospitalité à Ênée quand ce prince vint en Sicile. Virgile l’a célébré dans le 5* chant de YÉnéide.

ACEYR-GHOR, ville de l’Hindoustan, à 18 kil. N. de Bourhampour, ch.-l. de la prov. de Kandeych. Jadis très forte; elle fut prise par Akbar, puis enlevée par les Anglais aux Mahrattes en 1803 et 1 8 1 9.

ACIIA B, roi d’Israël, fils d’Amri, est célèbre par son impiété. Il monta sur le trône l’an 91 8 av. J.-C., (ou 907, selon l'Art de vérifier les Dûtes), et régna 20 ans. A l’instigation de sa femme Jézabel, il éleva un temple à Baal, persécuta cruellement les prophètes, et n’eut recours au vrai Dieu que lorsqu’il se vit assiégé dansSamarie par Adad, roi de Syrie. 11 tailla plusieurs fois en pièces les armées de ce prince et le fit prisonnier lui-même; mais il le rétablit dans scs états. Peu de temps après, la guerre s’étant rallumée entre ces deux rois, Achab périt dans un combat, percé d’une flèche.

ACHÆUS, petit-fils d’Hellen, ayant commis un meurtre, se retira de Thessalie en Argolide avec une peuplade d’Hellènes, qui prude lui le nom d’Achéens.

achæüs , pareil i ei lieutenant d’Antiochus-le- Grand, contribua puissamment à placer ce prince sur le trône. 11 se révolta ensuite contre lui et se fit proclamer roi dans l’Asie-Mineure, 219 av. J.-C.

11 fut la même année pris et mis à mort.

ACHA1E, Achaia, région du Peloponèse, avait

pour bornes l’Elide, l’Arcadie, la Sicyonie, le golfe de Corinthe et la mer Ionienne. On l’appelait d’abord Egiale ( Maritime ) : conquise par les Ioniens vers 1430 av. J.-C., elle prit le nom d’Ionie; elle, reçut celui d’Achaïe vers 1184, après que les Achéens Phthioles eurent expulsé les Ioniens. L’Achaïe avait

12 villes principales qui étaient chacune la capitale d’un petit état : Dyme, Olenos, Egire, Hélice, Bura, Ægium.Cérinée, Leontium, Patres, Phares, Tritée, Peilène; ces 12 villes formaient une fédération qui fut le noyau de la célèbre ligue achéenne (Voy. ce nom). — On nomme encore Achaïe :

1° Uneportion de la Phthiotide en Thessalie (ch.-l., Alos), où régna Achæus, petit-fils d’Hellen, et d’où sortirent les Achéens conquérants de l’ Egiale;

2° La prov. romaine formée après la destruction de la ligue achéenne et la prise de Corinthe (146 av.J.-C.), par la réunion du Péloponèse, de la Grèce propre, de la Thessalie et de l’Epire ; elle fut ensuite comprise dans le dioc. de Macédoine ;

3° Une principauté formée en 1205 par Guillaume de Champlitte au milieu de la dissolution de l’empire grec conquis par les armes des croisés latins. Elle embrassait le Peloponèse entier avec la suzeraineté d’Athènes et de Thèbes. Elle fut bientôt usurpée par Geoffroi de Villehardouin. Isabelle de Villehardouin porta la souveraineté d’Achaïe à diverses maisons, tandis que d’un autre côté Baudoin II, empereur détrôné de Constantinople, la cédait à Charles I d’Anjou, roi ûe Nuplos. Marie de L<oui Pon, veuve de Philippe deTarente, la légua en 1387 à son neveu Louis, duc de Bourbon, qui ne put s’en mettre en possession. La principauté se scinda en état de Corinthe, duché de Sparte, Messénie, Elide, etc. L Élide, possédée par les Génois, conserva seule le nom de principauté d’ Achaïe.

4° Une prov. de la Grèce actuelle, qui occupe à peu près la place de l’ancienne Achaïe; son ch.-l. est Patras: viennent ensuite Château-de-Morée , Vostitza, Mégaspûiéon;

5° Un petit état de l’Asie ancienne, au N. de la Colchide, sur les bords du Pont-Euxin, à peu près l’A-

hiKPip îiptiipllp

ACHANTÎ ‘ou ASHANTEE, état important de l’Afrique, dans la Nigritie marit., situé entre les riv. de St-André et de Volta, vers 3° long. O., eî 6° lat. N. 11 a environ 444 kil. du N. au S. et 311

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