ACHE
de l’E. à î’O. Il se compose de l’Achanti propre, situé à l’intérieur des terres, en arrière de la côté d’Or, et de plusieurs états tributaires qui entourent l’Achanti propre, tels que les roy. de Moisan, Takima, Coranza, au N; Tufel au S; Dankara et Saoui, à 10; Amiena, Akim, Assim, à l’E, etc. On porte à 22 le nombre des états soumis aux Achantis. Leur population a été évaluée à environ 1.000,000 d’Aehantis proprement dits, et à 3,000,000 d’hab. en tout. Ils peuvent mettre 80,000 hommes sous les armes. Les principales riv. du pays des Achantis sont le Dah, l’Ofim et le Tando. Coumassie est la capit. de tout l’empire; mais elle est moins importante que Dagoumba. Ce peuple, qui n’est guère connu que depuis le xviii* siècle, habite un pays très fertile; on y trouve aussi les mines les plus riches, mais les naturels n’en tirent qu’un très faible parti. Cependant les Achantis sont assez industrieux; ils tissent et teignent le coton et construisent leurs maisons avec beaucoup d’art. La religion dominante est le fétichisme. Les Achantis sont braves , mais féroces; ils obéissent à un roi absolu. — Quelques établiss. hollandais et anglais.
ACHAJ\D (Frédéric-Charles), chimiste, né à Berlin en 1754, d origine franç., ni. en îdtil, appliqua le 1er, en 1796, la découverte du sucre de betterave (faite par Margralf dès 1747), et reçut du roide Prusse Se domaine de Kunern en Silésie, pour y exploiter en grand la nouvelle industrie. Il fut admis à facad. de Berlin, et y devint direct, de la classe de physique.
ACHAZ, roi de Juda, fils et successeur de Joathan, est fameux par son impiété. Il avait d'abord vaincu Razin, roi de Syrie ; mais ayant élevé des autels aux faux dieux, et leur ayant même consacré son lils, Dieu permit qu’il fut vaincu à son tour par Razin et par Phacée, roi d’Israël. Il eut recours à Téglath-Phalasar , roi d’Assyrie, auquel il donna tout l’or du temple de Jérusalem. Il mourut après un règne de 16 ans, et fut privé de la sépulture des rois. C’est sous son règne que l’on trouve mentionné pour la lre fois le cadran solaire. On place son règne de l’an 737 à l’an 723.
ACHÉENNE (Ligue). Après avoir été, comme tout Je reste de la Grèce, subjugués par les rois de Macédoine, les Achéens secouèrent le joug vers l’an 284 av. J.-C., et formèrent une confédération devenue célèbre sous le nom de ligue acliéemie, dans laquelle entrèrent les principales villes du Péloponèse, et qui, pendant 138 ans, se rendit redoutable et conserva son indépendance; elle dut principalement ses succès aux talents d’Aratus (2a l av. J.-C.) et de Philopémen : elle combattit longtemps contre les Romains pour la liberté de la Grèce; mais elle fut anéantie par le consul Mummius après la prise de Corinthe, l’an 146.
ACHÉENS, Achcei, habitants de l’Achaïe. Voy. achaïe et achéenne (Ligue).
ACHELOUS, nom commun à beaucoup de riv. de 1’ ancienne Grèce; la plus fameuse est Y Aspropotamo actuel, qui séparait l’Àcarnanio do l’Eiohe et se jetait cLns la mer Ionienne. C’est sur ses bords que la fable place la mort du centaure Nessus.
ACHELOUS, dieu du fleuve de ce nom et père des Sirènes. Épris des charmes de Déjanire, il osa la disputer à Hercule : vaincu dans une première lutte, il revint au combat sous la forme d'un serpent, et ensuite sous celle d’un taureau; mais il ne fut pas plus heureux cette fois, et céda le champ à son redoutable adversaire. Selon quelques mythologues, c’est d’une de3 cornes qu’ Hercule arracha à Achéloüs que fut formée la corne d’abondance.
ACHEM ou ACH1N, état formé dans la partie N. de Sumatra, occupait au xvir siècle la moitié de l’île, mais est à peu près réduit auj. à la capit. et à ses environs immédiats. Les Achémois sont Mahomélans.
achem ou achin, capit. du roy., à la pointe N. O. de Sumatra . S, 006 maisons sur pilotis; fonderie de
1 — ACHI
canons. Grand commerce ; mines d’or et d’argent.
ACHÉMÉNES, est considéré comme le chef d’une famille puissante de la tribu des Pasargades qui réna en Perse, et dont descendaient Darius et Gyrus. es descendants furent appelés de lui Achéménides. On le croit le même que le Dchemchid du Zend- Avesta, dont le nom aurait été défiguré par les Grecs. Chez les poètes Achèmènie et Perse sont souvent synonymes.
ACHÉMÉNIDES, descendants d’Achémènes. Voy. ce nom. — On les nomme aussi Kaïaniens.
ACHEN, petite riv. allemande, passe du Tyrol en Bavière et se jette dans le lac de Chiem , après un cours de 55 kil. — 11 y a beaucoup d’autres riv. de ce nom en Allemagne, entre autres celle qui jointe au ruisseau d'Ober-Salz donne naissance à la Salza, et qui se précipite dans le gouffre de Tauerndeplua de 660 mètres de haut.
ACHENWALL (Godefroy), créateur de la statistique, né à Elbing en Prusse en 1 7 1 9, mort à Gœttiriguc en 1772, professa d’abord à Marbourg, puis àGœttingue, l’histoire et le droit de la nature et des gens. Il a publié la Consiilulion des royaumes et des États de l' Europe. C’est lui qui créa le nom de statistique aussi Pieu que la chose.
ACHÉRON, nom commun à 2 riv. : l’une, en Ëpire, passe à Pandosie, reçoit le Cocyte et tombe dans la mer Ionienne au Glykys Limen ; l’autre dans l’Italie mérid., baigne une autre Pandosie et tombe dans le golfe Térinéen (golfe de Sainte- Euphémie); c’est auj. le Crisaora. — Un bras du Nil au S. de Memphis se nommait aussi Achéron. — Les poëtes ont fait de l’Achéron un fleuve des enfera. Voy. ACHEKUSIA PALUS.
ACHERUS1A palus, c.-à-d. lac achèrontique, nom donné : 1° à des mares formées sur le bord de l’ Achéron d’Epire, vers son embouchure; 2° à un lac d’Égypte au S. de Memphis. Dans une île de ce lac était une nécropole. Les morts n'y étaient admis qu’après des formalités qui simulaient une épreuve judiciaire. De là les fables sur le jugement aux enfers, sur les fleuves infernaux, sur le nautonnier Charon, qui n’est que l’Achéron personnifié : ces fables sont toutes d’origine égyptienne. — On dom nait aussi le nom d ' Acherusia palus au lac Fusaro actuel, dans la Campanie, entre Misène et Cumes.
ACHÉRY (dom J. -Luc d’), savant bénédictin de la congrégation de St-Maur, né à St-Quentin en 1609, mort à Paris en 1685, rechercha avec le plus grand soin les pièces inédites qui pouvaient intéresser l’histoire ecclésiastique, et en publia un grand nombre. La plus importante de ses publications est Veterum aliquot scripiorum qui in Galhce bibliolhecis, maxime Benedictorum , lalueranl , Spicitegium , 13 vol. in-4, 1653-1677 ; réimprimés en 1723, 3 vul. in-fol.
ACHILLAS, général de Ptolémée-Denys, roi d’Égypte, conseilla A ce prince le meurtre de Pompée, et le lit exécuter par l'eunuque Pothin. 11 n’en fut pas moins misa mort par César (48 av. J.-C.).
ACHILLE, fils de Thetis et de Pélée. roi de la Phthiotide, le plus grand des héros qui se signalèrent au siège de Troie. A sa naissance, Thétis le plongea dans le Styx, ce qui le rendit invulnérable dans toutes les parties du corps, excepté au talon par où elle le tenait. 11 fut élevé par le centaure Chiron, qui lui donna l'éducation la plus mâle ; il montra de bonne heure son ardeur belliqueuse. Cependant, lorsque les Grecs se préparaient au siège de Troie, Thétis craignant qu’il n’y pérît, l’envoya, déguisé en femme, sous le nom de Pyrrha, à la cour de Lycomède, dans 1 île de Scyros; mais Ulysse découvrit le lieu de sa retraite, et l’ayant forcé par une ruse habile à se trahir, il l’entraîna uu siège de Troie. Achille ne tarda pas à s’y distinguer par les plus grands exploits, mais Agamemnon lui ayant ravi Briséis, jeune captive qu’il chérissait, le héros irrité de eet affront, se
ACHM
retira dans sa tente, et ne voulut plus combattre. Cependant, à la nouvelle delà mort de Patrocle, il reprit les armes pour venger son ami. Il tua Hector, et, dans sa fureur, le traîna trois fois autour des murs de Troie, attaché par les pieds à son char. Dans la 10e année de la guerre, Achille allait épouser Polyxène , fille de Priam, quand Paris le blessa mortellement d’un coup de flèche au talon. On raconte sa mort de plusieurs autres manières. Homère le fait expirer sur le champ de bataille ( Odyssée , ch. 24, v. 36). La colère d’Achille après l’enlèvement de Briséis est le sujet de Y Iliade. Pendant son séjour à la cour de Lycomède, Achille épousa secrètement Déidamie, fille du roi, et en eut un fils, Pyrrhus ou Néoptolème. On racontait des merveilles des armes d’Achille : on disait que sa lance avait le pouvoir de guérir les blessures qu elle avait faites ( Voy . télèphe) ; ce qui pourrait signifier que le héros savait guérir les blessures aussi bien qu’il savait les faire : il avait en effet appris l’art de guérir du centaure Chiron.
Achille (cours d’), Achilleos dromos en grec, langue de terre que forme le Borysthène (Dniepr) avec le continent en tombant dans le Pont-Euxin (mer Noire). Achille (île d’), Achillis insula. Voy. leucé. ACHILLÉE, se révolta sous Diocieuen, en 291, usurpa la pourprp en Égypte, fut pris et mis à mort dans Alexandrie , en 296.
ACH1LLES T AT 111 S, écrivain grec d’Alexandrie, qui vivait au me siècle, embrassa le christianisme et devint évêque. 11 a composé, outre divers trai tés scientifiques, les Amours de Clitophon et de Leucippe, publiés avec traduction latine par Fr. Jacobs, Leips., 1821 ; trad. en franç. plusieurs fois, et en dernier lieu par Clément, de Dijon, 1800, in-12. C’est un des meilleurs romans (pie nous ait laissés l’antiquité.
achilles statius, savant portugais, dont le vrai nom est Estaço, né en 1524, mort en 1581 à Borne, où il était secrétaire de Pie V, a écrit des commentaires sur Cicéron, Horace, Catulle, Tibulle, etc.
ACH1LLINI (Alexandre), philosophe etanatomiste, né à Bologne en 1463, mort en 1512, fut surnommé de son temps le second Aristote. 11 adopta les opinions d’Averroës. On a de lui un traité De universalibus, Bologne, 1501, in-fol.,et beaucoup d’ouvrages estimés de médecine et d’anatomie. 11 est un des premiers qui aient disséqué des corps humains. — Son frère, Jean-Philothée Achillini (1466-1538), et un de ses descendants, Claude Achilhni (1574-1640), se distinguèrent comme poètes.
AC H MET I, empereur ottoman, fils de Mahomet 111, monta sur le trône en 1603, à l’âge de 15 ans, et mourut en 1617, à 29 ans. Il combattit sans succès Abbas, sophi de Perse, mais il obtint quelques avantages sur l’empereur Rodolphe II. 11 régna avec modération.
achmet il, fils du sultan Ibrahim, fut tiré du sérail à l âge de 46 ans, par le visir Kiuperli, pour être placé sur le trône, et régna 4 ans (iü9i-ico5). Son règne fut très malheureux ; il perdit la bataille deSalankemen contre les Impériaux.
achmet ni, fils de Mahomet IV, succéda, en 1703, à Mustapha 11, son frère, qui venait d’être déposé par les janissaires. Il donna un asile à Charles XII, après la défaite de Pultawa, battit Pierre le-Grandsur le Pruth (1711) , et conquit la Morée sur les Vénitiens, mais il fut vaincu par les Impériaux à Péterwaradin, 1710, et signa en 1718 avec eux la paix de Passarowitz. En 1730, il fut déposé par les janissaires. Il mourut dans sa prison, en 1730, à 74 ans.
achmet-giédick, nommé par corruption Acornat , grand-visir de Mahomet II, et l’un des plus grands guerriers de l’empire ottoman, enleva la Crimée aux Génois, fit une descente dans la Pouille, et repoussa les Persans. Il fut lâchement étranglé (1482) par le fi«s de Mahomet, Bajazet II, auquel il avait rendu les plus grands services.
ACOS
AÇHMOUNEIM , Hermopolis magna , ville de la H.-Ëgypte, à 23 kil. de Minyeh; 5,000 hab. Ruine» magnifiques.
ACHNAGAR, ville du Kaboul, dans l’Afghanistan, à 72 kil. N. O. d’Attock. Commerce autrefois florissant, mais bien déchu aujourd’hui.
ACHOUR ou ASSOUR, vill. de Nubie, sur le Nil, rive droite, au-dessous de Chendy. C’est près delà qu’était la fameuse Méroé. Belles ruinesdéc. en 1 821.
ACHRAF ou EGHREF, ville d’Iran (Mazenderan), près de Farhâbâd, à 2 kil. de la mer Caspienne et à 200 kil. N. E. de Téhéran; 12 à 15,000 hab. Très déchue. Restes d’un magnifique palais d’Abbas-le- Grand qui voulut y établir sa résidence et les chantiers ae sa marine militaire.
ACHRIDA. Voy. ochrida.
ACIDALIE, fontaine de Béotie au N., près d Orchomène, était consacrée à Vénus et aux Grâces.
ACIDALIUS (Valens), commentateur, né en 1567, à Witstock(Brandebourg), mort en 1595, à 28 ans, donna une édition de Vell. Paterculus, 1 590; des Commentaires sur Quinte-Curce, 1594, et préparait d autres travaux lorsqu’il fut enlevé aux lettres. On imprima après sa mort aes Noies sur Plaute, 1595, SUT les Panégyriques anciens , 1607, etc.
AC1LIUS GLABRIO, consul l’an 191 av. J.-C., avec P. Scipion Nasica, remporta sur Antiochus, roi deSyrie, la bat. des Thermopyles, et soumit l’Etolie.
AC1M1NCUM, auj. salankémen.
AC1NCUM ou AQUINCUM, auj. rude.
AC1-REALE, Acis , ville de Sicile, à 17 kil. N. E. de Catane, sur des masses de basalte et à l’embouchure de l’Aci. Port, prison d’état. Air malsain. Source minérale. 15,000 hab. Evêché (récent).
AC1R1S, auj. l’Abri, petite riv. d’Italie, coule sur les limites de l'Apulieet du Brutium et tombe dans le golfe de Tarente.
ACIS. Voy. aci reale.
ACKERMAN. Voy. akkerman.
ACOLHUACANS ou ACOLHUES, peuple qui, avant les Aztèques, domina dans la région mexicaine, notamment à Tezcuco.
ACOMAT. Voy. achmet-giédick.
ACONCAGUA, prov. du Chili, entre les Andes, les prov. de CoquimboauN.,deSantiagoauS.eut longtemps pour capit. Aconcagua, qui a été depuis remplacée par San-Felipe el Réal. On y trouve des mines de cuivre et d’argent. — Riv. de cette prov., sort des Andes et tombe dans l’Océan à 30 kil. O. de Quillota. — Ville du Chili, ancienne capit. de la prov. d’ Aconcagua, à 145 kil. N. E. de Santiago.
AÇORES, Accipitrum insulœ, îles de l’Atlantique, à 1,300 kil. des côtes du Portugal, par 38° 38’ lat. N., 29° 32’ long. O., appartiennent au Portugal. Elles sont au nombre de 9 : Santa-Maria, San-Miguel, Terceira, Graciosa, San-Jorge, Pico, Fayal, Flores, Corvo ; 180,000 hab. Très fertiles en céréales, fruits , vins fameux. Phénomènes volcaniques fréquents (tremblement do torrp horrible en 1591; volcan sous-marin de San-Miguel ; fontaines bouillantes). Inconnues aux anciens, elles furent découvertes, la lr« en 1432, la dernière vers 1446.
ACOSTA (Joseph), jésuite espagnol, né vers 1539, à Médina del Campo, devint provincial de son ordre au Pérou. Il mourut en Espagne l’an 1600, étant recteur de Salamanque. On a de lui une Histoire naturelle et morale des Indes, en espagnol ( Séville, 1509, in— 4), et divers ouvrages théologiq nés.
acosta (Uriel), Portugais, né à la lin du xvie siè^ cle, à Oporto, d’une famille juive convertie au catholicisme, fut d’abord Catholique zélé, puis se fit Juif, quitta son pays pour échapper aux poursuites et se réfugia en Hollande, tomba enfin dans le scepticisme et l’incrédulité, eut de violents démêlés avec les Juifs et les Catholiques d’Amsterdam, et mit fin à ses jours , dans un violent accès de désespoir, en
ACRO — 13 — ACm
1640, ou, selon d’autres, 1647. Peu avant de mourir, il avait composé une histoire de sa vie, sous le titre d Exemptar vitœ humanae , publiée par Limborch, Amsterdam, 1687.
ACQS, pour Aquœ. Voy. ax et dax.
ACQUAPENDENTE , Acula , ville de l’Etat romain, à 22 kil. O. d’Orvieto ; 2,400 hab. Evêché. Tout entière bâtie en lave. C’est la patrie du célèbre anatomiste Jérôme Fabrice. Voy. ce nom.
ACQUAVIVA, 2 villes du roy. de Naples : la lre à 28 kil. S. de Bari ; 5,300 hab.; la 2' à35kil.N. E.de Campobasso, fondée par des Esclavons au xvie siècle.
ACQUAVIVA, famille illustre du roy. de Naples, a produit un grand nombre d’hommes distingués, dont les plus connus sont André-Matthieu d’Acquaviva, duc d’Atri, prince de Téramo, né vers 1456, mort à Naples en 1528, qui protégea les savants et cultiva lui-même les lettres avec succès; — Bélisaire d’Acquavîva son frère, auteur d’un traité DeVenatione elAucupio, Bâle, 1518; — Claude d’Acquaviva, général des jésuites, né en 1542, mort en 1615, qui ht dresser l ordonnance dite Ratio studiorum, Rome, 1586, dans laquelle il régla les études I il défendit aux Jésuites toute discussion sur la question du tjrannicide.
ACQU1, Aquœ Statiellœ , ville des États sardes, ch.-l. de l'intendance d’Acqui, à 31 kil. S. O. d’Alexandrie, sur 1a Bormida. Evêché ; eaux thermales; 6,600 hab. Les Français y battirent les Autrichiens et les Piémontais, en 1794.
ACRAGAS, nom grec d’Agrigente ou Girgenti, et d’une petiteriv.de Sicile, auj. Fiumedi Giryenti, qui se jette dans la Méditerranée, près d’Agrigente.
ACRE ou SAINT-JEAN D’ACRE, Akka des Turcs, Acco très anciennement, puis Ptolémaïs , ville d’Asie, chef-lieu du pachalik d’Acre, en Syrie, sur la mer, à 122 kil. N. O. de Jérusalem, par 32° 46’ long. E., 32° 55’ lat. N. ; 20,000 hab. Port célèbre jadis, auj. comblé (les navires mouillent à Caïffa). Fortifications anciennes, auxquelles l’on a ajouté des ouvrages modernes qui rendent la place très forte. Ruines et quelques beaux édifices, surtout le l*ain public. Elle soutint plusieurs sièges mémorables pendant les croisades. Les Chrétiens la prirent en 1191 ; les Sarrasins la leur reprirent en 1291. Elle appartient auxTur es depuis le xve s. Au xvmcs., Dalier, puis Djezzar,s'y rendirent quelque temps indépendants. Elle fut inutilement assiégée par Bonaparte en 1799. Les Anglais l'enlevèrent en 1840 au pacha d’Égvnte oour la rendre au sultan. — Le pachalik est entre ceux de Tripoli au N. et de Damas à PE. Mont, peu élevées, épaisses forêts; pays fertile.
ACR1SIUS, roi d’Argos, père de Danaé. Vôy. danaé.
ACROCERAUNI1 montes , auj. monts délia Chimera ou Khimiaroli. chaîne de mont, de l’Épire, au N. O., près des côtes, ainsi nommée parce que ses sommets fort élevés étaient souvent frappés de la foudre (des mots grecs acron, cime, et ceraunios, exposé à la foudre).
ACROCORINTHE (du grec acros, haut), citadelle de Corinthe, était placée sur la partie la plus élevée de la ville.
ACRON (Hélénius), scoliaste latin, vivait au plus tard vers la fin du iv* siècle. On a sous son nom un Commentaire sur Horace , publié à Milan en 1474, in-4, et reproduit dans plusieurs éditions d’Horace. On lui attribue aussi plusieurs fragments d’un Commentaire sur les Adelphes de Térence, conservé par Sosipater Charisius, et un Commentaire sur les satires de Perse, publié sous le nom de Cornutus le grammairien.
ACROPOLIS (du grec acros, haut, et polis, ville), partie la plus élevee d’Athènes. C’est là que se trouvaient la citadelle, les Propylées et le Parthénon.
ACROPOL1TE (George J, né à Constantinople en 1220, est auteur d’une Chronique de l’empire y+ec, qui va deüuis la prise de Constantinople par
les Latins, jusqu’à la reprise de cette ville par Michel Paléologue, et qui fait partie de la Byzantine, Il fut grand logothète, c.-à-d. 1er ministre, sous l’empereur Théodore Lascaris. Mort en 1282.
ACTEON, grand chasseur, fils d’Aristée et d’Aulonoé, ayant jeté les yeux sur Diane au moment où elle se baignait, fut changé par elle en cerf et périt dévoré par ses chiens.
ACTES DES APOTRES , livre du Nouveau Testament, écrit en grec par l’évangéliste saint Luc et qui contient l’histoire du christianisme depuis l’ascension de J.-C., l’an 33, jusqu’à l’arrivée de saint Paul à Rome, 63. — Voy. peltier, champcenetz.
ACTIUM, ville et cap d’Acarnanie, à l’O. d’Anactoriuin et à l’entrée du golfe d’Ambracie, est célèbre par la victoire navale qu’Octave y remporta sur Antoine, le 2 septembre de l’an 31 av. J.-C., et qui mit fin à la république romaine. En mémoire de cette bataille , Octave bâtit la ville de Nicopolis en face d’Actium, releva le temple d’Apollon Actiaque et renouvela les jeux actiaques, en les transférant à Rome. La ville d’Actium est auj. Azio, et le promontoire est nommé cabo di Fiyolo ou punta délia Civola.
actius ou ATTIUS (Lucius), un des plus anciens poètes tragiques de Rome, file d’un affranchi, était né vers 1 an 170 av. J.— C., et mourut dans un âge avancé. Il eut pour protecteur le consul Décimus Brutus. On a perdu ses tragédies, qui étaient presque toutes empruntées aux Grecs. Il n’en reste que quelques fragments qui ont été recueillis par Robert Etienne et pâr M. E. Egger, dans ses Reliquiœ, 1843
ACTIUS NÆV1ÜS. Voy. NÆV1US.
ACTIUS TULLUS. Voy. TULLUS-
ACTON (Joseph), premier ministre du royaume de Naples, était né en 1737 à Besançon, où son père, médecin irlandais, était venu s’établir. Aprèà avoir servi quelque temps dans la marine française il quitta la France et prit successivement du service en Toscane et à Naples. Dans ce dernier royaume, il sut se concilier la faveur de la reine Caroline qui le litmm.de la marine, des finances, enfin Ie* ministre. Il chercha en toute occasion à nuire aux Français. Après plusieurs vicissitudes , il fut définitivement renvoyé du ministère en 1803, sur la demande de la France , et se retira en Sicile, où il mourut en 1808, méprisé et détesté de tous les partis.
ACTOPAN, ville du Mexique (prov. de Mexico), à 102 kil. N. E. de Mexico, par 101° 9’ long. O., 20° 17’ lat. N.; 14,000 hab.
ACTUAR1US (Jean), médecin grec, qui vivait vers le xm* ou le xiv* siècle après J.-C. , est auteur d’un traité De actionibus et affectibus spirilus animalis, publié et traduit en latin, avec quelques autres opuscules, en 1556, Paris. Il est le premier qui ait fait usage de la manne, de la casse et du séné comme purgatifs. — Le nom d actua rius désignait l’office de secrétaire ou de notaire à Constantinople, et n’était souvent qu’honorifique.
ACUNHA(don Ant. Osoriod’), évêque de Zamora sous Ferdinand-le -Catholique et Charles-Quint, entra dans la sainte-ligue qui disputait le trône à Charles-Quint et soutenait les droits de Jeanne-la- Folle, forma un régiment de prêtres et combattit à leur tête avec acharnement. Après la défaite du chef de la ligue, Jean de Padilla (1522), il fut pris et mis à mort par ordre de Charles-Quint.
acunha (Christophe d’), missionnaire espagnol, parcourut le Pérou et le Chili, et publia, à son retour, en 1641, une Relation de la découverte de la rivière des Amazones.
acunha (Fernand d ), né à Madrid, mort en 1580, se distingua également à la cour de Charles-Quinî comme militaire et comme poëte. 11 traduisit ave< succès l’ouvrage intitulé le Chevalier délibéré, d’Olivier de la Marche.
acunha (don Rodrig.d’), archevêque de Lisbonne,
ADAM — 14 — ADÀ1S
fut un des chefs de la conspiration Qui arracha le Portugal à l’Espagne et plaça le üuc ae tfragance sur le trône (1640). 11 prêta au nouveau roi serment de fidélité au nom du clergé.
acunha (Tristan d’), capitaine portugais, fut envoyé, en 1606, par le roi Emmanuel dans l’Inde, au secours de François d’Almeida ; conduisit, en 1 508, dans ce pays le vice-roi Albuquerque, et se signala par son courage. 11 fut, en 1514, ambassadeur à Rome. 11 découvrit, en 1506, les îles d’Acunha.
acunha (CAHiLLOd’), arch. de Tolède. V. cakillo.
ACUNHA (îles de tristan-d’), groupe de 1 océan Atlantique, par 13° 4’ long. O., 37° 5’ lat. S. La principale, Tristan-d’Acunha proprement dite, a 40 kil. de tour, 100 hectares en cul lure, offre de bonne eau, et est remarquable par son pic élevé (environ 2,400 mètres) ; elle est habitée depuis 1816 par quelques Anglais. Ces îles furent découvertes, en 1506, par le capitaine portugais Tristan d’Acunha.
ACUNUM, ville de Pannonie, auj. peterwaradin.
ACUS1 LAUS, ancien historien grec, qui vivait avant la guerre médique, a écrit sur la chronologie des rois d’Argos ; il ne reste que quelques fragments de l’ouvrage d’Acusilaüs, recueillis par Guill. Sturz, Géra, 1798, in-8°.
AD, suivi d’auires mots à l’accusatif, comme ad vicesimum, ad horrea , pour dire auprès de. Voy. le mot qui suit ad, par exemple vicesimum, horrea, etc.
ADAD, roi de Syrie. Voy. ben-adad.
ADAD-REMMON, ville de Judée, dans la tribu de Manassé, au N. O. deSamarie. Néchao, roi d’Égypte, y vainquit Josias, roi de Judée, vers 608 av. J.-C. Sous l’empire romain, elle prit le nom de Maximianopolis, en l’honneur de l’empereur Maximien.
ADALART. Voy. adélard.
ADALBÉRON, archevêque de Reims, et grandchancelier de France sous les rois Lothaire, Louis V, Hugues Capet, fut l’un des plus savants prélats de son siècle. On trouve plusieurs de ses lettres parmi celles de Gerbert, son successeur. C’est lui qui sacra Hugues Capet.
adalbéron (Ascelin) , évêque de Laon, né en Lorraine au milieu du x® siècle, mort l’an 1030, remit entre les mains de Hugues Capet Charles, duc de Lorraine, son compétiteur au trône, et l’archevêque de Reims Arnould. On a de lui un poëme satirique sur l’état du royaume (dans le 10° vol. des Historiens de France).
ADALBERT I et II , princes qui régnèrent en Toscane sous le titre de ducs, le 1er de 845 à 890, le 2® de 890 à 917 . — Ad. III, régna de 1001 à 1014.
adalbert, fut associé au trône d’Italie par son père Bérenger, en 950. Il fut chassé de ses états par l’empereur Othon 1 et se réfugia à Constantinople.
adalbert (saint) , évêque de Prague, l’apôtre des Prussiens, prêcha la religion en Bohême, en Hongrie et en Prusse, et périt martyr pn 997.
adalbert, archevêque de Brême et de Hambourg au xi® siècle, exerça un grand pouvoir sur les souverains de son temps, et fut un instant régent de l’empire pendant la minorité de Henri IY. U mourut à Goslar en 1072.
ADALGISE. Voy. adelgise.
ADAL1A et ESK1-ADALIA. Voy satàlieh.
ADAM , nom du premier homme , il reçut la vie le dernier jour de la création, et fut placé dans le jardin d’Éden, d’où sa désobéissance le fit chasser. Il vécut 930 ans et fut père d’Abel, Caïn, Seth.
adam (Alexandre) , savant écossais , né dans le comté de Murray, en 1741, mort en 1809, fut longtemps recteur de la principale école d’Édimbourg. Il est auteur des Principes de grammaire anglaise et latine, souvent réimprimés ; des Antiquités romaines, 1791, in-8, ouvrage estimé, traduit en français par Laubépin, Paris, 1818, 2 vol. in-8 ; d’une petite Biographie classique 1802, in-8, etc.
adam (Lamhert-Sigisbert) , né à Nancy , en 1700, mort en 1759, est, ainsi que son frère, Nicolas-Sébastien (né en 1705, mort en 1778), célèbre comme sculpteur. Tous deux ont exécuté plusieurs des plus beaux sujets qui ornent les parcs de Saint-Cloud et de Versailles. Lambert Adam publia, en 1754, un Recueil de sculptures antiques.
adam (Melchior), recteur d’un collège à Heidelberg, mort en 1622, est auteur de deux ouvrages historiques, Vitce germanorum philosophorum, Heidelberg, 1615, et Décades duœ continentes vitas theologorum, Francfort, 16l8.
adam billaut, connu sous le nom de maître Adam, menuisier de Nevers, mort dans cette ville en 1662, est célèbre par des poésies qui brillent peu par 1 élégance, mais qui sont pleines de verve et d’originalité. 11 partagea ses poésies en trois recueils qu'il appela, par allusion à son métier, les Chevilles, le Vilbrequin et le Rabot. M. Tissot a donné, en 1806, un choix de ses œuvres, 1 vol. in-12. Maître Adam jouit d’une grande vogue de son vivant, et fut surnommé le Virgile au rabot. Il excellait surtout dans la chanson bachique. Il fut pensionné par le cardinal de Richelieu ot par le duc d’Orléans.
adam de brême, chanoine de Brême du temps de l’archevêque Adalbert, a écrit, vers 1067, une His~ loire des églises de Hambourg , de Brême, etc., Helmstaedt, 1678, et une Géographie de la Scandina'vie, Leyde, 1629.
ADAM (pic d’). Voy. hamazel.
ADAMS (John), président des États-Unis, né en 1735 dans le Massachussets, exerçait avec distinction la profession de jurisconsulte quand éclata la révolution américaine. 11 fut envoyé au congrès par l’état de Massachussets en 1774 et 1775, prit une grande part à la résolution de 1776 qui déclarait l’indépendance des États-Unis, et vint à Paris avec Franklin pour demander des secours. De retour en Amérique, il contribua puissamment à faire adopter la constitution de 1787. Après avoir rempli les fonctions de vice-président pendant toute la présidence de Washington, il fut lui-même nommé président en 1797. A l’expiration de ses fonctions, il se retira des affaires. Il mourut en 1826, ayant eu le bonheur de voir la présidence décernée à son fils, John Quincy Adams. John Adams professa toujours des opinions fort modérées et eut pour adversaires les démocrates ardents.— Son fils, prés, de 1825 à 1829, m. en 1848.
ADAMS. Beaucoup de villes, comtés, etc., aux Etats- Unis, ont reçu le nom d 'Adams, en l’honneur des deux présidents John Adams et John Quincy Adams. — On donne aussi ce nom à un fort sur le Mississipi, qui commande le fleuve ; il est à 66 kil. S. O. de Washington.
ADANA, Adana, ville de la Turquie d’Asie, ch.-l. de l’eyalet de même nom, sur la riv. d’ Adana ou Seyhoun, à 25 kil. de la mer, par 32° 56’ long. E., et 36° 59’ lat. N. ; 25,000 hab. Aqueduc, ruines, commet co sLot.if. Climat malsain eu été: aussi les riches la quittentr-ils dans cette saison pour la campagne montueuse et boisée des environs.
adana (eyalet ou gouvernement d’), dans la Turquie d’Asie, est borné au S. par la Méditerranée, au N. par l’ eyalet de Caramanie, à 10. par celui de Selefkeh, et à 1 E. par la Syrie. La possession de ce district a donné lieu, en 1833, à de violents démêlés entre la Porte et le pacha d’Egypte.
ADANSON (Michel), célèbre naturaliste français, né en 1727, à Aix en Provence, d’une famille d’origine écossaise, mort en 1806, étudia à Paris, et montra de bonne heure une vive passion pour l’histoire naturelle. Dans le désir de faire des découvertes, il entreprit dès l’âge de 21 ans de visiter le Sénégal, pays qui n’avait pas encore été exploré. Il resta 5 ans sous ce climat brûlant et malsain, et en rapporta des richesses immenses en observations
ÀDDI
de toute espèce. Il se proposait de publier une description complète du pays qu’il avait étudié, mais il n’a exécuté qu’une partie de ce grand travail ; elle a paru en 1757, sous ce titre : Histoire naturelle du Sénégal ( Coquillages ), avec la relation abrégée d'un voyage fait en ce pays pendant les années 1 749-1 7 53,
1 vol.in-4. 11 entra en 1749 à l’académie des Sciences, et fut dans la même année nommé censeur royal. Il publia en 1763 ses Familles des Plantes ,
2 vol. in-8, ouvrage par lequel il voulait faire une révolution dans la botanique, mais qui n’eut pas tout le succès qu’il méritait. En 1775 il soumit à l’académie le plan d’une vaste encyclopédie, dans laquelle tous les êtres et tous les faits devaient être classés d’après des principes nouveaux ; il voulait exécuter à lui seul cet immense travail, et déjà il en avait fait une bonne partie ; mais son projet ne reçut pas de grands encouragements, et il n’acheva pas l’ouvrage. Ruiné par la révolution, Adanson obtint à la fin de sa vie une pension du Directoire. Outre les ouvrages que nous venons de citer, il a fourni un grand nombre de savants Mémoires à l’Académie, et a fait pour le Supplément de l’Encyclopédie des articles sur les plantes exotiques, 1773 et ann. suiv. Adanson combattit en histoire naturelle les idées de Linnée : il voulait que l’on fondât les classifications, non sur un seul caractère ou sur un petit nombre, mais sur l’ensemble des parties et de leurs rapports, méthode qui depuis a prévalu. M. Cuvier a prononcé son Éloge à l’Institut en 1807.
ADDA, Addua, riv. du roy. Lombard-Vénitien, affluent du Pô, sort du mont Umbrail, coule dans la Valteline, traverse les lacs de Côme et de Lecco, reçoit le Serio, arrose Bormio, Sondrio, Lecco, Lodi, et a 240 kil. de cours. Le consul Flaminius défit les Gaulois sur les bords de 1 Adda, 223 av. J.-C. Sous Napoléon, il y eut, au roy. d’Italie, un dép. de ♦'Adda (ch.-l. Sondrio), au N. de celui du Serio.
ADDISON (Joseph), célèbre écrivain anglais, né à Milston dans le Wiltshire, en 1672, mort en 1719. Il commença sa réputation, étant encore à l’université d’Oxford, par des poésies latines, et composa à l’âge de 22 ans un poëme latin sur la paix de Ryswick, qui lui fit obtenir du roi Guillaume, auquel il était dédié, une pension de 300 livres sterling. Il voyagea en France et en Italie, et à son retour, 1702, il publia son voyage ainsi que ses Dialogues sur les Médailles. En 1704, il célébra la bataille de Blenheim, dans un poëme ( The Campaign ) qui eut beaucoup de succès, et fut nommé en récompense commissaire des appels. L’année suivante, il fut fait sous-secrétaire d’état, et bientôt après accompagna en Irlande, comme secrétaire, le duc de Wharton qui venait d’en être créé vice-roi. En 1709, et dans les années suivantes, il travailla, avec Steele, à la rédaction du Babillard ( Tattler ) , du Spectateur , du Gardien ou Tuteur [Guardian), publications d’un genre tout nouveau, où la littérature, la morale et la politique étaient traitées d'une manière supérieure. En ni 3, U fit représenter Caton, tragédie dans le genre classique, qui eut un grand succès, et qu’il fit suivre d’une comédie qui est peu connue, le Tambour (17 15). Il rédigeait en même temps des journaux etdes pamphlets politiques, tels que 1 eWhlg Examiner, le Free- Holder (le Franc-Tenancier). Après la mort de la reine Anne, il revint aux affaires et fut élevé en 1717 au poste de secrétaire d’état ; mais il était peu propre à de telles fonctions, et il ne tarda pas à les résigner ; on lui donna en dédommagement une pension de 1 ,500 liv. sterl. Dans sa retraite, il écrivit une Défense de la religion chrétienne , mais il ne put achever cet ouvrage, non plus que quelques autres travaux qu’il avait entrepris. Addison s’est surtout fait un nom par son élégance et son goût; c’est lui qui contribua le plus à faire apprécier le génie de Milton, que l’Angleterre avait longtemps méconnu. En po-