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partie d’un grand nombre de noms propres dont les principaux sont

bischoffsburg, ville des États prussiens (Prusse propre), à 34 kil. S. O. de Rœssel.

bischoffsheim, ville de France (B.-Rhin), à 2 kil. N. d’Oberenheim ; 1,470 hab. — On compte plusieurs autres Bischoffsheim dans le grand-duché de Bade, en Bavière, etc.

bischoffstein , ville des États prussiens (Prusse propre), à 15 kil. N. O. de Rœssel. Distilleries, brasseries, tanneries ; draps, bonneterie.

B1SCHWEILER, Episcopi villa, ville de France, ch.-l. de cant. (B.-Rhin), sur la Moder, à 22 kil. N. de Strasbourg; 5,845 hab.Ville très industrieuse; commerce de chanvre. Fabriq. de drap, filature de laine.

B1SERTE. Voy. bizerte.

BISHOP’S WEARMOUTH , ville d’Angleterre (Durham), à 19 kil. N. E. de Durham, sur le Wear; 9,600 hab. Pont en fer d’une seule arche.

BISIGNANO, Besidice , ville du roy. de Naples (Calabre Cilérieure), à 24 kil. N. de Cosenza ; 9,000 hab. Évêché.

BISNAGAR, ville de l’Inde. Voy. biciinagar.

BISNI (principauté de), dans l’Asie centrale, fait partie de la région du Boutan et reconnaît la suzeraineté du Deb-radjah ( ou roi de Boutan ) pour une partie de ses possessions , et celle des Anglais pour l’autre. Elle a pour ch.-l. la ville de Bisni.

BISSAGOS (archipel des), sur la côte occidentale de l’Afrique, entre la Gambie et la Sierra Leone, près de l’embouchure du Rio Grande, par 16° 50’-19° 30r long. O., 10°-12° lat. N. Elles sont d’un abord dangereux. Les plus grandes de ces îles sont Bulama, Bissao ou Bussi, Yate, Mauterre.

BISSAYES (îles). Voy. philippines.

BISSENZ, ville des Étals autrichiens (Moravie), à 13 kil. de Hradisch. On y récolte le meilleur vin du pays.

BISSON (Ilipp. ), lieutenant de marine, né en 1796, à Guéméné en Bretagne. Ayant été chargé, dans l’expédition de Grèce, de commander un brick qui avait été pris sur les Turcs par la flotte de l’amiral de Rigny, il se fit sauter avec l’équipage plutôt que de se rendre (6 nov. 1827). Une pension fut décernée à sa sœur, à titre de récompense nationale.

B1STONII, peuple de Thrace, au S. du mont Rhodope.

B1STONIS lacus, dans la Thrace, près d’Abdère, auj. lac lagos.

BISTRICA, riv. de Galicie, sort des Carpathes au m. Biszt, passe à Stanislavov, et tombe dans le Dniester par la droite entre Marieinpol et Sesapol; 70 k.

B1STR1TZ, v. libre royale de Transylvanie (Pays des Saxons) , ch.-l. de district, sur le Bislritz, affluent du Szamos, au N. E. de Karlsbourg. 6,000 h.

BISTRITZA, v. de Moldavie, ch.-l. de district, sur la Bistritza, affluent du Sereth, à 80 k. S. O. d’Iassy.

BITAUBE (P.-Jérémie), écrivain, né à Kœnigsberg en 1732, d’une famille de réfugiés français, sc livra au ministère évangélique et cultiva la littéra ture. Il se fixa à Paris vers 1770, et y mourut en 1808. Il avait été nommé membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres de Paris. On a de lui deux poèmes en prose, Joseph (1767) et les Balayes (1796), des traductions de l 'Iliade (1780) et de l 'Odyssée ( 1 785), qui obtinrent du succès. Ses œuvres ont été publiées en 9 vol. in-8, Paris, 1804.

B1TCHE, BidiscumonBicina , ch.-l. clec. (Moselle), à 24 k. S. E. de Sarreguemines ; 3,07 7 h . Place forte, réputée inexpugnable; vainement assiégée par les Prussiens en 1797. Forges, faïences, verreries.

BITERRÆ, v. des Volcæ Tectosages, auj . béziers.

BitettO, ville du roy. de Naples (Terre de Bari), à 16 kil. S. O. de Bari; 3,350 hab. Évêché.

B1THYNIE, partie N. O. de Y Anatolie, contrée de l’Asie-M. born. au N. par le Pont-Euxin, an S. par la Galatie et la Phrygie, à l’O. par la Propontide, à l’E. par la Paphlagonie. Habitants primitifs : Bebryces , puis Thyni , Mariandyni, Mygdones, Caacones. On suppose qu’elle fut peuplée originairement par des Thraces. Villes principales : Pruse, Nicée, Nicomédie , Héraclée, Claudiopolis. — L’histoire de la Bithynie avant Alexandre est peu connue ; elle formait alors un petit royaume indépendant de la Perse, dont le roi était Zypétès (328). Ce dernier reconnut la suprématie macédonienne. Mais après sa mort (281), Nicomède I secoua ce joug , et la Bithynie redevint tout à fait libre. L’an 183 av. J.-C., elle subit l’influence romaine. Elle eut pour rois, depuis Nicomède, Zélas (250), Prusias 1 (237), Prusias II (192), qui livra Annibal aux Romains, Nicomède 11 (148), Nicomède 111 (90). Ce dernier mourut en 75, léguant son roy. aux Romains. Au ni* siècle de l’empire, la Bithynie fut une prov. du diocèse de Pont. Au ve, on en fit deux provinces, séparées par le Sangarius ; 1° la Bithynie propre (Bithynie occident.), 2° l’Honorie (Bithynie orient.). Au xie siècle, les Seldjoucides s’emparèrent de celte contrée, et en 1325 les Ottomans firent de Brouss*

( Prusa ) la capitale de leur empire.

BITHYN1UM, v. de Bithynie, auj. bastàn.

B1TON. Voy. cléobis.

B1TONTO, Butuntum ou Bidruntum, ville du roy. de Naples (Terre de Bari), à 15 kil. S. O. de Bari:

BLAC

18,500 hab. Evêché. Aux environs, vin de Zagarello, fort renommé. Célèbre victoire des Espagnols sur ies Impériaux en 1734.(Foy.CHARLEsIII d’Espagne).

B1T1ERFELD, ville des États prussiens (Saxe), sur la Mulde, à 37 kil. N. Ë. de Merseburg ; 2,300 nab. Draps, bonneterie, etc. Fondée par une colonie flamande dont les membres font valoir leurs terres en commun.

BITUIilGES , peuple de la Gaule Transalpine , se divisait en deux grandes branches : 1° les Bi-

BLAE

turiges Cubi, compris d’abord dans la Celtique puis réunis plus tard à l'Aquitaine Pe. Ils étaient au N. des Lemovices , au S. des Aureliani . Ch.-l. Avaricum (Bourges), qu’on nomme aussi Bituriges. Leur territoire forma depuis le Berry et une partie du Bourbonnais.— 2° Les Bituriges Vivisci ou losci dans l’Aquitaine Pe, à FO. des Petrocorii , et au b. des Santones; ch.-l. , Burdigala (Bordeaux). Leur territoire représente auj. les arrond. de Bordeaux Blaye , Libourne , dans le départ, de la Gironde]

w rr* tto ,VCl étaienl lme colonie des B. Cubi. B1IUR1TÆ, auj. Bcdarrides , ville des Allobroges, aux environs de laquelle ce peuple fut complètement défait par Domitius Æuobarbus ( 122 av. J.-C.). v

B1VAR. Voy. cm (le).

BIVONA, ville de Sicile, à 42 kil. N. O. de Gir- Fenti ; 5,000 hab. — Ville du roy. de Naples plus connue sous le nom de monteleone.

B1ZERTE, Ilippo Zarytos, ville de l’état de Tunis, au N. O. de Tunis, par 7° 30’ long. E., 37° 10’ lat. N. Port, qui fut jadis un des meilleurs de l’Afrique. Cette ville était célèbre autrefois par la piraterie de ses habitants.

BIZIA, auj. Visa , ville de Thrace, vers l’embouehure du Salmydesse ou Orosine dans le Pont- Euxin, fut dans les temps anciens la capitale des états de Térée.

BLACAS D’AULPS, maison française très ancienne, ainsi nommée du château d’Aulps en Provence. Dès le xne siècle, un Blacas d’Aulps, dit le Grand-Guerrier , se distingua parmi les plus vaillants chevaliers de la cour de Raimond Bérenger ; il mourut en 1235. — A cette famille appartient P.-L. Casimir, duc de Blacas d’Aulps, pair de France et ambassadeur, né en 1770 à Aulps (Var).

Il émigra en 1790, combattit dans la Vendée parmi les royalistes, puis s’attacha à la personne de Louis XYI1I qui le chargea de diverses missions pendant son exil, et le nomma en 1814 secrétaire d’état et ministre de la maison du roi. 11 accompagna Louis XYIII à Gand, fut nommé pair par ce prince à son retour, puis ambassadeur à Naples, où il négocia le mariage du duc de Berry avec la fille du prince royal ; et à Rome , où il fit signer le concordat de 1817. Nommé une deuxième fois à l’ambassade de Naples (1823), il y resta jusqu’en 1830. A celte époque il suivit les Bourbons dans leur exil, cl mourut à Prague en 1839. M. de Blacas avait formé un riche cabinet d’antiquités que M. Reinaud a décrit en partie sous le titre de Description des monuments musulmans du cabinet de M. le duc de Blacas, Paris, 1828, 2 vol. in-8.

BLACK (Joseph), chimiste écossais, né en 1728 à Bordeaux, de parents écossais, mort en 1799, enseigna avec distinction la médecine et la chimie à Glasgow, et enrichit la science d’importantes découvertes. 11 soupçonna le premier l’existence de l’acide carbonique, qu’il appelait air fixe , et montra sa présence dans les alcalis, dans la chaux et la magnésie. On lui doit aussi la connaissance de la chaleur latente.

On a publié en 1803 ses Leçons de chimie, 2 vol. in-8.

BLÀCKBURN, ville d’Angleterre (Lancastre), sur le Derwent, à 37 kil. S. E. de Lancastre. Grandes fabriques de calicot et tissus de coton; 27,000 hab.

On n’en comptait aue 11<000 en l&QQ.

r!J7)|9K!:l .|!^E (François), théologien anglais, né en 1705 a Richmond (Yorkshire), mort en 1787, archidiacre de Clevcland 1750), lut un chaud dé^ fenseur de la liberté de discussion en matière de religion, discuta lui-même avec hardiesse plusieurs points de théologie, notamment la question d’un état intermédiaire entre la mort et la résurrection et fut accusé de socinianisme.

BLACKLOCK, aveugle célèbre, né en 1721 dans le comté de Dumfries (Écosse), mort en 1791, perdit la vue à six mois; il nés en livra pas moins avec profils à l’étude, se fit recevoir docteur en théologie, et devint un écrivain distingué. Ses poésies, publiées en 1754, eurent un grand succès. Blacklock était ministre à Dumfries.

BLACKMORE (sir Richard), médecin et littérateur, né vers 1G58, mort en 1729, fut médecin de Guillaume III et de la reine Anne. Il composa plusieurs grands poèmes : le Prince Arthur, en 10 chants; le Roi Arthur, en 12 chants; la Création, en 7 chants mais ces poèmes sont fort médiocres. On compare’ Blackmore à notre Chapelain. Il était whig ardent et encourut comme tel les sarcasmes des tories Swift Pope et Arbutlmot.

BLACK-R1VER ou RIVIÈRE-NOIRE, nom commun à beaucoup de rivières de l’Amérique septentrionale. La principale est la Big-Black-River, oui sort des monts Ozark, au S. de Jefferson, dans l’Etat de Missouri, et qui, après 380 k. de cours, tombe dans a (r* Blanche), au N. E. de Little-Rock.

BLACKSTONE (Guillaume), jurisconsulte, né à Londres en 1723, mort en 1780, exerça d’abord avec peu de succès la profession d’avocat à Londres; puis se retira à Oxford, où il ouvrit un cours de droit (1753). Ce cours, qui manquait à l’université et dont le premier il avait eu l’idée, eut un grand succès. Blackstone fut quelques années après nommé juge au tribunal des plaids-communs et député à la chambre des communes (17G1). Il a publié, sous le titre de Commentaires sur les lois d’ Angleterre (4 vol.,17G5 etann. suiv.), les leçons qu’il avait faites à Oxford. Cet ouvrage, dans lequel il avait pris Montesquieu pour modèle, l’a placé auprès de ce grand homme. Ses Commentaires ont été souvent réimprimés; les dernières éditions sont celles de 1809 avec notes de Christian, et de 1829 avec notes de Lee, etc. Ils ont été traduits en français par Gomicourt, Bruxelles, 1774, 6 vol., et par Cliompré, Paris, 1823, G vol.

BLACKWATER, riv. d’Angleterre ( Essex ), se réunit à la Chelmer, et tombe dans la baie de Blackwater. Cette baie est renommée par la qualité de ses huîtres. Cours, GG kil. — Riv. d’Irlande, coule pendant 155 kil., passe à Blackwater (Armagh) et tombe dans la baie d’Youghal (Watcrford).

BLACKWELL (Thomas), écrivain écossais, né à Aberdeen en 1701, y fut professeur de langue grecque, et mourut en 1757. On a de lui: Mémoires de la cour d'Auguste , Edimbourg, 1752-1755-1757 ,

3 vol. in-4 ,* traduits en français par Feutry, 1781,

3 vol. in-12 ; Recherches sur Ilomcre, Edimbourg] 1757, in-8, traduites en français par Quatremère de Roissy, Paris, 1799, in-8; Lettres sur la mythologie, Edimbourg, 1748, traduites en français, Leyde, 1779, 2 vol. in-12.

BLÆSUS (Junius), général romain , parent de Séjan, commandait les trois légions qui se révoltèrent dans la Pannonie au commencement du règne de Tibère, et fit d’inutiles efforts pour arrêter le désordre. Nommé gouverneur d’Afrique, il battit Tacfarinas, reçut de ses soldats le litre d 'Impcrator, et obtint à Rome les honneurs du triomphe, honneurs qui, depuis, ne furent accordés à aucun particulier.

La disgrâce de Séjan le mit en grand danger.

BLAEU ou BLAEUW (Guill.), savant géographe, disciple et ami de Tycho-Brahé, né en 1571, à

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