B1RA
Mourzouk, et à 800 kil. N. E. de Boumou, par 12* long. E. et 18° 20’ lat. N. Habitée par des Tibbous Beaucoup de sel. Vue par les Anglais Oudney, Denham etCIapperton. — Cette ville donne son nom à un désert voisin.
BILSEN, ville de Belgique (Limbourg), à 11 kil. O. de Maëstricht; 2,600 hab. Eau minérale ferrugineuse.
B1LSTON, ville d’Angleterre (Stafford), à 4 kil. S. E. de Wolverhampton, à 15 kil. de Birmingham, 16,000 hab. Houille, fer aux environs. Hauts-founneaux, fonderies, etc.
BIMA, ville et petit état de l’île de Sumbava , à l’extrémité N. E., par 116° 31’ long. E., 8° 24’ lat. S. Soumis aux Hollandais.
BINCH, ville de Belgique (Hainaut), à 14 kil. S. E. de Mons; 4,450 hab.
BINDA ou LAMNEE, auj. la Nerbedda, riv. de l’Inde Cisgangétique, se jetait dans le Barygazenus sinus , auj. golfe de Cambaye.
BINET (René), né en 1732, près de Beauvais, mort à Paris en 1812, fut professeur de rhétorique au Plessis, puis recteur de l’université de Paris (1792); il devint sous l’empire proviseur du lycée Bonaparte (collège Bourbon), et conserva ces fonctions jusqu’à sa mort. On a de lui des traductions d 'Horace, 1783; dp.Valère-Maxime, 1796; de Virgile , 1805 (souventréimprimées),etdequelques Discours de Cicéron.
B1NGEN, Bingium , ville du gr. -duché de Hesse- Darmstadt sur le Rhin, au confluent du Rhin et de la Nahe, à 25 kil. O. de Mayence; 4,100 hab. Sur [ une hauteur voisine, on voit les ruines du château deKlopp. Cataracte du Rhin, dite Bingerloeh.
BINGLEY, ville d’Angleterre (York), sur l’Aire et près du canal de Liverpool, Leeds et Bradford, à 19 kil. N. O. de Leeds; 6,000 hab.
BINTANG, île de la mer des Indes, au S. de la presqu’île de Malaeca, par 102° 10’ long. E., 1® 2* * lat. N. Cultivée. Poudre d’or. — Aux Hollandais
BION, poëte bucolique grec, natif de Smyrne, contemporain de Théocrite, vivait vers l’an 290 av.^ J.-C. Il nous reste de lui plusieurs idylles d’un goût exquis, parmi lesquelles on distingue Y Amour fugitif et le Chant funéraire d’ Adonis. Il eut pour disciple et pour ami Moschus. Ses poésies se trouvent généralement réunies à celles de Théocrite et de Moschus. Elles ont été traduite en français par Gail, 1795.
bion le Borysthènite , philosophe scvthe, ainsi nommé parce qu’il était d’Olbia sur le Borysthène, était de la secte des Cyniques ; il se distingua en même temps comme poëte et comme musicien. Il excella surtout dans la satire, et n’épargna point les superstitions de son temps; ce qui fut cause qu’on l’accusa, sans doute à tort, d’être athée. Il mourut très vieux, 241 ans av. J.-C.
BIORNBOURG, ville et port de la Russie d’Europe (Finlande) , sur le golfe de Botnie , à 120 kil.
N. d’Abo ; 2,500 hab.
B1PONTIUM, nom de la ville des deux-ponts (Zweybrticken] en latin moderne.
B1R ou B1R1DJEK, Birtha , ville de la Turquie d’Asie, à 55 kil. S. O. d’Orfa, sur l’Euphrate ; jadis très commerçante: ruinée par Tamerlan. Elle n’a auj. que 3,000 hab. Résidence d’un primat jacobite.
BIRAGUE (René de), né à Milan en 1507, d’une maison noble et ancienne, attachée à la France, se relira en France pour échapper à la vengeance de Louis Sforce, duc de Milan. François I le fit conseiller au parlement de Paris, puis surintendant de la justice. Charles IX lui donna la charge de garde des sceaux en 1570; admis au conseil secret, il fût avec les Gondi, les Guise, les Catherine jde Médicis, un de ceux qui formèrent et dirigèrent ae complot de la St-Barthélemy. La dignité de chancelier lui fut donnée en récompense. Grégoire XI H le üt cardinal» à la prière de Hep»'* 11 1 après la mort desa
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femme. Il mourut en 1583. On l’a accusé de plusieurs empoisonnements.
BIRAN (MAINE de). Voy. MAINE de biran.
B1RCH (Thomas), théologien et historien anglais, né en 1705, mort en 1700, membre de la Société royale de Londres, et ministre de deux paroisses de cette ville, publia le Dictionnaire général , historique et critique , traduit de Bayle, considérablement augmenté, 10 vol. in-fol., 1741. Ses autres ouvrages les plus importants sont : Esquisses biographiques des personnages distingués , 2 vol. 1752; Mémoires du règne d'Elisabeth , 1754 , 2 vol. in-4 ; Histoire de la Société royale de Londres , 1756-1757 ; la Vie de l’aixhevêque Tillolson , 1753 ; du prince de Galles , fils de Jacques /, 1760, etc.
B1REN (J. Ernest), duc de (Tourlande, né en 1687, mort en 1772, était fils d’un paysan courlandais. Ayant su se faire aimer d’Anne, duchesse de Courlande, il devint tout-puissant lorsque cette princesse monta sur le trône de Russie (1730). 11 exila ou fit périr dans les supplices tous ceux qui lui faisaient ombrage, et se fit élire duc de Courlande, malgré l’opposition de la noblesse de cette province. A la mort de l’impératrice, il fut reconnu régent de l’empire (1740) ; mais un complot traîné par le maréchal Munich lui fit perdre le pouvoir; il fut envoyé en Sibérie. Élisabeth le rappela l’année suivante, et Catherine 11 lui rendit son duché de Courlande, qu’il conserva depuis, et qu’il résigna à son fils en 1766. Pendant sa faveur, il gouverna avec cruauté, mais aussi avec force et avec gloire. Par une vanité ridicule, il se faisait appeler Biron pour faire croire qu’ilappartenaitàcetteillustrefam. deFraoce.
B1RGER DE B1ELBO, comte du palais et régent de Suède, né vers 1 2 1 0, mort en 1266, épousa Ingeborg, sœur du roi Eric-le-Bègue; sauva la ville de Lubeck, assiégée par les Danois (1236); obtint en 1248 la dignité de comte du palais, et soumit peu après au christianisme les habitants de la Finlande, dont les pirateries désolaient la Suède. Il fut nommé régent à la mortd’Éric IX (1 250), et gouverna glorieusement jusqu'à sa mort. C’est lui qui fonda Stockholm. — Birger II, son petit-fils, fut reconnu roi en 1284, mais il fut chassé du trône par ses frères, et se réfugia en Danemark, où il mourut en 1321.
BfRKENFELD, ville du gr.-duché d’Oldenbourg, »ur la Nahe, à 35 kil. de Trêves; 1,000 hab. Ch.-l. d’une principauté qui, avant la révolution française, appartenait à la maison de Wittelsbach. Elle fut incorporée au dép. de la Sarre de 1796 à 1814, donnée à la Prusse en 1814, puis cédée au grandduc d’Oldenbourg en 1815. — Voy. Palatinat.
BIRKET-EL-HADG1, c.-à-d. lac des Pèlerins , dans laB.-Ëgypte, à 15 kil. N. E. du Caire; 45 kil. sur 10. C’est ïe rendez-vous des pèlerins qui de l’Afrique veulent aller en Arabie.
Birket-el-kéroun, jadis lac Ma ris. Voy. moeris.
BIRMAN (empire), état de l’Inde Transgangétique, entre les 91° -99° long. E. et 8° 15 -27° 7’ lat. N., a pour bornes au N. l’Assam et l’Yun-Nan' (prov. de Chine), à l’E. l’Yun-Nan et la riv. Salouen; à l’O. l’Aracan, le Kassaï, etc.; au S. le golfe de Bengale; 2,000 kil. sur 500; 8,000,000 d’hab. L’empire Birman se compose auj. de 5 parties : le Birman propre ou Ava, le Pégou, le Laos, le Martaban et divers pays tributaires. Cap., jadis Ava, dite aussi Ratna-Poura (c.-à-d. ville des joyaux), puis Amarapoura et auj. Rangoon. Sol montueux, longues vallées. Riv. principales : Hraouaddy, le Zitlang, le Salouen. Climat d’une chaleur excessive; fertilité extraordinaire : canne à sucre, riz, indigo, thé, etc. Bois de tek et autres bois de construction. Or , étain, fer, plomb, antimoine, soufre, jaspe, marbres admirables, pierres précieuses. Éléphants superbes et autres animaux de l'Inde Transgangétique. — Les Birmans furent longtemps assujettis au
Pégou; ils se révoltèrent îi l’instigation des Portugais, mais les Pégouans les vainquireni en 1752. Dès l’année suivante, Alompra, sorti d’un rang obscur, expulsa l’étranger; puis il soumit les contrées voisines et même le Pégou, et fonda ainsi l’empire Birman, dont il fut le premier monarque. En 1826, àla suite d’une guerre heureuse, les Anglais se sont fait céder par les 3irmans l’Assam, le Tenasserim, le Jonkselon,l’Aracan, etc.; dans une 2e guerre, qui eut lieu en 1852 et 1853, ils leur enlevèrent en outre le Pégou.
BIRMLNGHAM, ville d’Angleterre (Warvvick), à 28 kil. N. O. de Coventry, à 173 kil. N. O. de Londres; I90,000h.(1840).0ndistinguelat'i//e haute qui offre de beaux monuments, la ville basse qui est laide et vieille, et le faubourg de Soho, où sont les vastes fabriques de Bolton et de Watt. Collège , deux bibliothèques, etc. Immense industrie : fonderies, machines à vapeur, armes blanches et à feu, ouvrages de toute espèce en fer et en acier, coutellerie, harnacherie, instruments de physique et autres, peinture sur verre; hôtel des monnaies. Commerce très actif favorisé par plusieurs canaux, dont les principaux sont le canal de Fazeley et le Vieux-Canal. — Il y a aux États-Unis, dans la Pensylvanie, une ville du nom de Birmingham.
BIUNBAUM, en polonais Miedzychotu , ville des États prussiens (Posen), à 70 kil. N. O. de Posen; 2,000 hab. Ch.-l. d’un cercle de même nom.
B1RNIE, contrée d’Afrique. Voy. rournou.
BIRON, bourg de France (Dordogne), à 40 kil. S. E. de Bergerac; 700 hab. 11 a donne son nom à l’illustre famille française des Contant de Biron.
BIRON (Armand de gontaut, baron de), maréchal de France, né en 1524, d’une famille ancienne du Périgord, servit d’abord en Piémont sous le maréchal de Brissac; assista dans l’armée catholique aux batailles de Dreux, de St-Denis et de Moneontour, quoiqu’il fût secrètement porté pour les Huguenots; fut nommé en 1569 grand-maître de l’artillerie, et fut chargé, ainsi que de Mesme, seigneur de Malassise, de conclure avec les Huguenots la paix dite de St-Germain. Créé maréchal de France en 1577, il commanda successivement en Guyenne, dans les Pays-Bas et en Saintonge. Après la mort de Henri III, Biron fut un des premiersqui reconnurent Henri IV. Il rendit les plus grands services à ce prince à la bataille d Arques et à l’attaque de Paris. Il fut tué au siège d’Ëpernay en Champagne le 26 juillet 1592, à 68 ans. C'était un des plus grands capitaines de son temps.
biron (Charles de gontaut, duc de), fils du précédent, célèbre par l’amitié de Henri IV, et par sa trahison, né en 1561. Il fit ses premières armes sous le maréchal, son père, et servit pendant longtemps Henri IV avec autant de dévouement que d’intrépidité. Il se couvrit de gloire aux bataille» d’Arques et d’ivry, aux sièges de Paris, de Rouen, et au combat d’Aumale. En récompense, le roi le combla d’honneurs; il le nomma amiral de France (1592), puis maréchal (1594), et gouverneur de la Bourgogne; le fit duc et pair (1598), et lui confia les ambassades les plus importantes. En 1595, Henri lui avait sauvé la vie au combat de Fontaine-Française. Malgré tant de bienfaits, Biron, égaré par l’orgueil, l’ambition et la cupidité, conspira contre son roi; il traita avec l’Espagne et la Savoie et s’engagea à prendre les armes contre son pays. Le complot fut révélé par Lalin qui en avait été l’instigateur; Biron voulut tout nier, mais il fut convaincu par ses écrits. Henri IV essaya plus d’une fois, maisinu tilemenl, d obtenir l’aveu de son crime, afin de lui pardonner. Biron eut la tête tranchée en 1602; il n’avait que 40 ans. — Un petit-neveu de ce dernier, Charles-Armand, né en 1663, mort en 1756, fut maréchal de France, ainsi que le fils de celui-ci, Louis-Antoine, né en 1701 , mort en 1788. — Ar-
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mand, dit Lauzun, fils de L. Ant., servit avec distinction en Amérique et en France sous la Républ.;
n’en fut pas moins décapité en 1793. Voy. lauzun.
BIRR, ville d’Irlande, ch.-I. du comté du Roi (King’scounty), à ïlOkil. S. O. de Dublin ; 5,600 hab.
BIRSK, ville de la Russie d’Europe (Orenbourg). sur la Bélaïa, à 80 kil. N. 0. d’Oul'a; 2,500 hab.
BIRTHA, anc. ville d’Asie. Voy. bir.
B1SACCIA, ville du roy. de Naples (Principauté Ultérieure), à 18 kil. N. E. de Santo-Angelo dei Lombardi; 5,000 hab.
BISAN, Bethsan, Scythopolis , ville de Syrie (Damas), à 66 kil. N. E. de Jérusalem.
BlSANTHE, ville de Thrace, sur la Propontide, auj. RODOSTO.
BISCARA, ville de l’Algérie (prov. de Gonstantine), à 240 kil. S. de Constantine. Occupée en 1844.
BISCAYE, en espagnol Vizcaya, prov. d’Espagne, bornée au N. par la baie de Biscaye, à l’E. par le Guipuscoa, au S. par l’Alava, à i’O. par l’intendance de Burgos; 60 kil. sur 100; 200,000 hab., Basques pour la plupart. Ch.-l., Bilbao. Montagnes, forêts; riv. nombreuses, et sans importance; climat humide, mais salubre. Peu de céréales, vin médiocre, bons fruits, châtaignes. Côtes très poissonneuses. Assez d’industrie et do commerce. — Du temps des Romains, les Cantabri, les Autrigones , les Carisii occupaient cette partie de l’Espagne; elle ne fut appelée Biscaye que depuis Alphonse -le -Grand (866). Vers le xie siècle, Inigo Lopez, nommé gouverneur de cette province, s’y rendit presque indépendant, et 19 de ses successeurs la gouvernèrent après lui comme seigneurs, jusqu’à la réunion de la Biscaye à la couronne de Castille, 1479. Après cette réunion les Biscayens conservèrent leurs coutumes et privilèges dits fueros. Ce n’est que dans ces derniers temps que des modifications y furent apportées, après une longue guerre civile.
Biscaye (nouvelle-), ancienne prov. du Mexique, auj. partie de l’état de Durango, bornée par ceux du Nouv.-Mexique au N., du Nouv.-Léon à l'E.
BISCAYE (golfe de). V. Gascogne (golfe de). .
BISCEGLIA, ville du roy. de Naples (Terre de Bari), à 22 kil. E. de Barletta; 10,000 hab. Evêché. Beau palais épiscopal. Célèbre combat de 13 Français, au nombre desquels était le chevalier Bayard, contre 13 Espagnols.
B1SCHOFFS . . c.-à-d. de l'évêque. Ce mot fait