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BOIS

délivres , publiées à Paris en 1753, 2 vol. in-12, contiennent des pièces de théâtre : les Trois Garçons; le Bal d’Auteuil , etc., des Dissertations académiques , parmi lesquelles on remarque la dissertation Sur les sons de la langue française , et un Mémoire sur sa vie et sur ses ouvrages, écrit par lui-même.

BOINEBOURG (J. -Christian de), conseiller intime de l’électeur de Mayence, né à Eisenach en 1622, acquit par sa haute capacité diplomatique une grande influence en Allemagne. 11 fut le premier protecteur de Leibnitz. On a de lui un grand nombre de lettres dans le Commercium epistolicum Leibnilianum de Gruber, 1745, qui prouvent sa vaste instruction. — Son fils, Phil.-Guill. Boinebourg, gouverneur d’Erfurdt, fonda dans cette ville une chaire d’histoire et de politique.

BOINY1LLIERS (J. -Etienne), grammairien, né à Versailles en 1764, mort en 1830, fut professeur à Beauvais, censeur à Rouen et inspecteur de l’acardémie de Douai. Il a publié un grand nombre de livres classiques, tels que Dictionnaires, Grammaire française. Grammaire latine, Cacographie, et des traduct. d’auteurs latins. B. était associéde l’Institut.

BOIOARII, nom latin des Bavarois, qu’on prétend avoir été originairement les Boii du Boïohemum, forcés de fuir ce pays devant les Marcomans. Voy. boii et BAVIÈRE.

BOIODURUM, ville de la Germanie (Norique),

auj. INNSTADT.

BOIS-BELLE. Voy. henrichemont.

bois-d’amont, bourg du départ, du Jura, à 6 kîl. N. E. de Morey ; 1,000 liab.

bois-d’oingt, ch.-l. de cant. (Rhône), à 13 kil. S. O. de Tarare ; 900 hab.

BOISGÉLIN DE CICÉ (Jean-de-Dieu-Raimond de), archevêque, né à Rennes en 1732, mort en 1804, fut de l’Ass. des Notables en 1787; il se signala par son zèle et sa générosité lors d’une disette à Aix, dont il était archevêque ; fut député du clergé aux étatsgénéraux ; émigra en Angleterre ; revint en France quelques années après, fut nommé archevêque de Tours en 1802, puis cardinal. On a de lui Exposition des principes sur la constitution du clergé par les évêques députés à /’ Assemblée nationale , Paris, 1792, in-8; Iléroïdes d'Ovide, traduction envers français, avec le texte, Philadelphie (Paris), 1786, in-8 ; Mémoires pour le clergé de France , au sujet xde la prestation de foi, etc., 1785, et des Orais. funèbres. — Plusieurs membres de cette famille périrent sur l’échafaud révolutionnaire.

BOIS-GUILLEBERT (P. le pesant, sieur de), magistrat et écrivain du xvii* siècle, mort en 1714, était lieutenant-général au bailliage de Rouen. Il a traduit du grec en français Y Histoire de Dion Cassius, abrégée par Xiphilin, Paris, 1674; l’ Histoire d'Hérodien, 1675 ; et a publié Marie Stuart , nouvelle historique, ibid , 1675 ; Détail de la France sous Louis XIV, Rouen (Hollande), 1707, réimprimé sous le titre de Testament politique ne M. rte Vauoan (dont il était parent), Brux., 1712. Il y propos r ’utiies réformes.

BOIS-LE-DUC, Sylva ducis, S'Hertogen Bosch en hollandais, ville forte de Hollande, ch.-l. du Brabant septent., à 80 kil. S. E. d’Amsterdam, sur le Dommel et i’Aa; 13,000 hab. Bien bâtie, entrecoupée de canaux que Ton peut passer sur vingt ponts; belle église de Saint-Jean, hôtel-de-ville, hôtel du gouverneur, etc. Plusieurs établissements philanthropiques. Industrie: commerce de transit très actif. Patrie du philosophe ’S Gravesande.

BOISMONT (Nicolas thyrel de), prédicateur du roi, né en 1715, se fit connaître par des sermons et des panégyriques où Ton trouve des passages éloquents, et fut admis à l’Académie Française en 1756. Le sermon qui lui fit le plus d’honneur est eelui qu’il prononça en 1782, dans une assemblée de charité pour favoriser l’établissement d’un hospice

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pour les militaires et les ecclésiastiques délaissés dans leurs maladies : la quête faite à la suite de ce discours rapporta 150,000 liv., et l’hospice fut fondé à Montrouge. 11 a prononcé les Oraisons funèbres du dauphin, de la reine Marie Leczinska, de Louis XV, de Marie-Thérèse. 11 mourut à Paris en 1786. On a publié ses Œuvres , Paris, 1805, in-8.

BOISMORAND (l’abbé Claude-Joseph chéronde), fils d’un avocat de Quimper, né en 1680, mort en 1740 à Paris, a rédigé des factum pour les Jésuites dans l’affaire de la Cadière et du P. Girard, etc. ; et a publié les Anecdotes de la cour de Philippe-Auguste, 1733, 6 vol. in-12 ; Histoire amoureuse et tragique des princesses de Bourgogne, La Haye, 1720, in-12; Vie de Crillon, surnommé le Brave, 1757, 2vol. in-12, qu’on attribue à mademoiselle de Lussan. Cet abbé était connu dans le monde par son habitude de jurer, et aimait fort le jeu.

BOISROBERT (Franç. le metel, sieur de), abbé, poëte et favori du cardinal de Richelieu, né à Caen en 1592, mort en 1662, est célèbre par ses bons mots et par le talent avec lequel il savait conter. Il obtint du cardinal un grand nombre de bénéfices, mais il les perdit presque tous au jeu. 11 fut un des fondateurs de l’Académie Française, dont les séances se sont tenues longtemps chez lui. 11 a travaillé au Dictionnaire de l’Académie.

BOISSARD (J.-J.), antiquaire et poëte, né à Besançon en 1528, mort en 1602. Il lit plusieurs voyaes en Italie, en Grèce, en Allemagne, dans le but e faire des recherches sur les anciens monuments, puis alla se fixer à Metz ; il déposa beaucoup d’antiquités à Montbéliard ; mais le fruit de ses longs travaux fut perdu lors de l’invasion des Lorrains en Franche-Comté. Il a publié : Theatrum vitæ humanœ, Metz, 1596, in-4, avec flg. de Th. de Bry; De divinatione et magicis prœstigiis , Oppenheim, 1615, in-fol., fig., ouvrage posthume; Emblemata latina, Francfort, 1593, in-4, a^ec fig.; Topographia urbis Bomœ , Francfort, 1597 à 1602, 6 tomes en 3 vol. in-fol., flg.; des Poésies latines , in-8 ; Parnassus biceps, Francfort, 1627, in-fol., fig. ; Habitus variarum gentium, Metz, 1581, in-fol. oblong, avec 70 figures.

BOISSY (Louis de), auteur comique fécond, mais médiocre, né en 1694 au Vie en Auvergne, mort en 1758, a composé entre autres pièces le Babillard , le Français à Londres, le Sage étourdi, l'Homme du jour , les Dehors trompeurs. Il fut reçu à l’Académie en 1754. Il eut longtemps le privilège du Mercure de France. Ses œuvres forment 9 vol. in-8, Paris, 1766. — Son fils, L.-Michel de Boissy, né vers 1725, mort en 1788, a écrit une Vie de Simonide, 1755, et un Supplément à l'Histoire des Juifs, de Basnage, 1784, 2 vol. in-12.

boissy d’anglas ( Fr.-Ant. , comte de), homme d’état, né en 1756 à Saint-Jean-Chambre, dans l’Ardèche, d’une famille protestante, se fit recevoir avocat, fut élu député du tiers-état pour la sénéchaussée d’Annonay (1789); devint, après la séparation de l’Assemblée constituante, procureur-syndic du département de l’Ardèche, et fut en 1792 envoyé par ce département à la Convention. Il se signala dans cette assemblée par la modération de ses opinions, par la multiplicité de ses travaux, et surtout par sa fermeté héroïque. Il avait la présidence dans la fameuse journée du 1er prairial an ni (20 mai 1795). Le peuple des faubourgs insurgés, ayant envahi la salle des séances, voulait forcer la Convention à rétablir le régime de la Terreur. On insulte, on menace le président, et, pour l'effrayer, on place devant lui la tête du représentant f éraud, qui venait d’être assassiné sous ses yeux. A la vue de cette tête, Boissy-d’Anglas se découvre et salue son infortuné collègue ; puis il se rassied , reste impassible au milieu de cette scène de désordre et

d’effroi, et force par son courage la populace à s éloigner sans avoir pu accomplir ses criminels projets. Il fut un des principaux auteurs de la constitution de l’an ni, et fut élu par 72 départements député au Conseil des Cinq-cents, qu’avait établi cette constitution ; il devint bientôt secrétaire, puis président de cette assemblée. Il n’en fut pas moins proscrit par le Directoire au 18 fructidor, et (n’échappa à la déportation que par la fuite. Après le 18 brumaire, il fut élu membre du tribunat, puis il devint sous l’Empire sénateur, comte, et à la Restauration pair de France. 11 défendit jusqu’au dernier moment les principes de libéralisme qu’il avait adoptés, et mourut en 1826, à 70 ans, universellement estimé. On a de lui, outre une foule d 'Opinions et de Rapports, un Essai sur la vie de Malesherbes, 1819, et les Études littéraires et poétiques d'un vieillard, 6 vol., 1825, qui renferment plusieurs notices

BOISSY-SAINT-LËGER, ch.-l. de cant. (Seineet-Oise), à 17 kil. N. de Corbeil ; 600 hab. Aux environs est le château de Grosbois.

BOISTE (Pierrc-Claude-Vietor), lexicographe, ancien avocat, né à Paris en 1765, mort en 1824, est surtout connu par un Dictionnaire de la langue française, qu’il publia en 1800 avec Bastien, son beau-père, et qui eut un grand nombre d’éditions. On a aussi de lui un Dictionnaire de géographie universelle, 1806, ouvrage très médiocre; et un Dictionnaire de belles-lettres, 1821-24.

B01STUAU. Voy. boaistuau.

BOIV1N (Jean), dit de Villeneuve, né en 1663, mort en 1726, fut membre de l’Académie Française, de celle des Inscriptions, et professeur de grec au collège royal. Il était attaché à la Bibliothèque du Roi , et y découvrit , sous les homélies de saint Ephrem, un manuscrit palimpseste de la Bible de douze à treize siècles d’antiquité. 11 a publié: Mathematici veteres, 1693; l 'Histoire byzantine de Nicéphore Grégoras, i702; une Vie de Pierre Pilhou; des traductions du grec (Œdipe, les Oiseaux ) , et quelques poésies médiocres. — Il eut un frère aîné, Louis Boivin, qui fut aussi de l’Académie des Inscriptions, et qui fit de savants mémoires sur la chronologie.

BOJADOR (cap) , Atlas major, sur la côte occid. de l’Afrique (Sahara), par 16° 47’ long. O., 26° 12’ lat. N. Les anciens le regardaient comme l’extrémité du monde. 11 fut doublé pour la première fois vers 1433, par le Portugais Gillianez.

BOJAKA. Voy. boyaca.

BOJANO, Bovianum, ville du roy. de Naples (Sannio), à 50 kil. N. O. de Bénévent; 3,000 hab.

BOJARDO. Voy. boïardo.

BOKHARA , BOKHARIE. Voy. bouiœara, BOU-

KHARIE.

BOLBEC, ch.-l. de canton (Seine-Inférieure), près de la Bolbec, à 27 kil. N. E. du Havre; 9,802 hab. Calicots, indiennes, mouchoirs, teintureries.

B0LER1UM prom., auj. cap land’s-end.

BOLESLAS I , dit le Grand , roi de Pologne, fils de Miécislas, monta sur le trône en 992. Jusqu’à lui les souverains de ce pays n’avaient porté que le titre de duc. L’empereur Othon III donna à Boleslas celui de roi, en affranchissant la Pologne de la dépendance de l’Empire. Boleslas vainquit les Moscovites, conquit la Moravie et agrandit ses états. II mourut en 1025.

boleslas il , le Hardi , roi de Pologne , monta sur le trône en 1058, à l’âge de 16 ans, se rendit ; odieux à la nation polonaise par ses vices et ses cruautés; fut excommunié par le pape Grégoire YII en 1081 , puis déposé. Il s’enfuit alors en Hongrie, et de là en Carinthie , et se cacha dans le couvent de Villach , où il fut réduit à faire la cuisine. Il y mourut en 1090. Ce ne fut qu’à sa mort qu’il révéla

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