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le secret de sa naissance et de ses malheurs. Quelques historiens disent qu’il se tua.
boleslas iii, lits de Vladislas I, régna avec son frère Zbignev de 1102 à 1107, puis seul. Il ne prit que le titre de duc pour ne pas déplaire au pape , qui, depuis l’excommunication de Boleslas II, avait Interdit le litre de roi en Pologne. Il mourut en 1138, après avoir vu son armée complètement défaite par les Russes et avoir lui-même pris la fuite.
boleslas iv , duc de Pologne , 2e lils du précédent, parvint au trône en 1146, après la déposition de son frère Uladislas, et mourut en 1 173 àCracovie.
boleslas v , le Chante , duc de Pologne , fils de Lecli ou Leszko V, fut reconnu en 1227, n’ayant encore que 7 ans, mais ne monta sur le trône qu’à sa majorité, en 1237, à lage de 17 ans. Il mourut en 1289, méprisé de la noblesse , et détesté du peuple pour n’avoir pas su repousser l’invasion des ’lartares. boleslas, rois de Bohême. Voy. bohème.
BOLEYN. Voy. boulen (Anne).
BOLGARY , ville de la Russie d’Europe (Kazan), à 88 kil. de Kazan; 100 maisons. C’était la capitale des Bulgares avant qu’ils eussent été se fixer au S. du Danube.
BOLGES. Voy. belges.
BOLI , ville de la Turquie d’Asie ( Anatolie ) , à 135 kil. N. O. d’ Angora ; 6,000 hab. Ch.-l. d’un livali. Près de là, on voit les ruines d ' Hadrianopolis (Eski-Hissar). Eaux thermales.
BOLINGBROKE (Henri saint-jean, vicomte de) , politique et philosophe, né en 1672 à Battersea dans le Surrey. Après avoir mené une jeunesse dissipée, il entra dans les affaires, et y montra bientôt une supériorité qu’on n’avait pas soupçonnée. Nommé en 1700 membre de la chambre des communes, il se déclara pour les tories , quoique toute sa famille fût dans le parti des whigs; attira l’attention du roi Guillaume, puis de la reine Anne, et fut nommé secrétaire d’état en 1704. Renversé en 1708, il revint au pouvoir deux ans après , fut chargé du ministère des affaires étrangères et conclut la paix d’Utrecht (.1713), qui futaux yeux des uns un sujet de gloire, aux yeux des autres un motif de condamnation. Pendant ce temps de faveur, Saint-Jean fut créé pair avec le titre de vicomte de Bolingbroke. A la mort de la reine Anne (1714) , Bolingbroke perdit tout son crédit; il fut même proscrit par le parlement et dé-
Pouillé de tous ses biens; il se réfugia alors en rance, et offrit ses services au prétendant Jacques III ; mais bientôt , mécontent de ce prince , il s’en détacha et sollicita auprès du nouveau roi, Georges T, son retour en Angleterre ; il ne put l’obtenir qu’en 1723. Il vécut d'abord à la campagne , étranger aux affaires ; mais en 1725 il reparut sur la scène, et pendant dix ans il fut par ses écrits le plus redoutable antagoniste du ministère Walpole. Désespérant enfin du succès de ses efforts, il se retira de nouveau en France (1735), pour y passer le reste de ses jours ; mais incapable de se fixer , il retourna dès 1738 en Angleterre, et mourut en 1751 sans avoir pu revenir au pouvoir. Il avait été deux fois marié; la seconde fois il épousa une Française, la marquise de Yillette, nièce de madame de Maintenon. Bolingbroke a écrit pendant sa retraite un grand nombre d’ouvrages : les uns politiques, tels que Lettre au chevalier Wyndham, Sur le Prétendant , Sur le patriotisme, Idée d'un roi patriote, Des partis, le Craftsman, journal politique; les autres, littéraires ou philosophiques , tels que Réflexions sur l'exil, Lettres sur l'élude de l'histoire , Lettres à M. de Pouilly (qu’il écrivit en français). Dans ces derniers écrits, il «e montre déiste et attaque hardiment la révélation; il fut en cela le précurseur de Voltaire, qui plus d’une fois emprunta son nom. Tous les écrits de Bolingbroke ont été réunis par Mallet, 1754 , 5 vol. in-4; ils ont été réimprimés en 1809, 8 vol. in-8.
Plusieurs ont été traduits en français. Bolingbroke fut lié avec les plus grands écrivains de son tempe, Prior , Swift et Pope. C’est lui qui donna à ce dernier le sujet et le fond de son Essai sur l'homme , qui est son chef-d’œuvre.
BOLIVAR (Simon) , libérateur de l’Amérique espagnole, né en 1780 à Caracas. Après avoir étudié en Espagne et avoir visité la France, l’Italie, puis les Etats-Unis , il retourna dans son pays pour prendre part à la guerre de l’indépendance; servit d’abord sous Miranda (1811), battit les généraux espagnols Monteverde et Morillo , et affranchit le Venezuela et la Nouvelle-Grenade qu’il réunit en une seule république sous le nom de Colombie (1819), après avoir remporté la victoire décisive de Boyaca; proclama peu après l’indépendance du Pérou (t$22), et fonda au sud de ce pays un nouvel état qui prit le nom de Bolivie. Nommé à différentes reprises président des états qu’il avait affranchis , Bolivar fut soupçonné d’aspirer à la tyrannie ; pour détruire ces soupçons injustes, il abdiqua plusieurs fois le pouvoir. Il mourut en 1830, peu de mois après une dernière abdication , et lorsqu’il se disposait à venir en Europe. On a une Histoire de Bolivar du général Ducoudray- Holstein, continuée par Viollet, 1831. On a donné son nom à la ville à’ Angostura
BOLIVIE, état de l’Amérique du S., entre le Pérou à l’O. et au N.> le Brésil à l’E., les Provinces- Unies de Rio-de-la-Plata et le Paraguay au S., par 59° 30-73» 28’ long. O., ll°-23° 30’ lat. S., se confond avec ce qu’on appelait précédemment Haut- Pérou ; 1,500 kil. sur 1,600; 1,090,000 hab. dont beaucoup d’indiens (les autres créoles, nègres ou de sang mixte). Capitale , Chuquisaca , nommée aussi Charcas et La Plata. Division actuelle : 6 départements, Chuquisaca, la Paz-d’Ayaeucho, Oruro, Potosi, Cochabamba, Santa-Cruz-de-la-Sierra;et les prov. d’Otequis, Tarija et Lamar. Dans le dép. de Sanla-Cruz sont les vastes territoires des Moxos et des Chiquitos, qui forment 2 provinces et 23 missions. Montagnes très hautes (5,000 mètres et plus), vallées , pampas immenses , déserts. Climat varié , tempéré en général. Métaux précieux en abondance; plantes et animaux des parties froides du Pérou. Gouvernement républicain. — La Bolivie (H-Pérou) fit partie d’abord de la vice-royauté du Pérou, puis de celle de Rio-de-la-Plata. Elle existe comme état particulier depuis le 6 août 1825, et a été ainsi nommé en l’honneur de Bolivar, qu’on en regarde comme le créateur. La vict. d’Ayacucho , remp. le lOdéc. 1824 par le gén. Sucre, avait assuré son indépendance. De 1836 à 1839, la B. forma avec le bas Pérou une confédération , dont Sta-Gruz fut le chef.
BOLKIIOV, ville de la Russie d’Europe (Orel), à 50 kil. N. d’Orel; 10,000 hab. Tanneries, bas de laine ; chanvre, huile de chanvre.
BOLLAND (J.), Bollandus, jésuite d’Anvers, né en 1596 à Tirlemont, m. en 1665. comm. le recueil des vies des saints distribuées selon le jour de l’année, connu sous le nom Cl Acta sanctorum. 11 fit paraître en 1643 les saints de janvier, en 1658 ceux de février, et mourut avant d’avoir terminé ceux de mars. Ce travail a été depuis continué par Papebroch et par plusieurs autres pères que l’on désigne collectivement sous le nom de Bollandistes. Cependant il n’a pas été achevé et ne va que jusqu’au 14 octobre. On avait cessé d’y travailler depuis 1794; en 1836, il se forma à Paris une société qui se proposait de continuer l'entreprise; mais, depuis, le gouvernement belge s’est chargé de l’achever. Les Acta sanctorum , publiés à Anvers jusqu'en 1794, formaient dès cette époque 53 v. in-fol. On en a réimprimé une partie à Venise, 1734 et années suivantes.
BOLLANDISTES. Voy. bolland.
BOLLÈNE, ch.-l. de cant. (Vaucluse), à 8 kil. E. de Pont-Saint-Esprit; 4,744 hab. Filât, de soie.
BOMB
BONA
BOLLENZERTHAL , en italien Val di Blegno, vallée de Suisse (Tessin) , entre la vallée Levantine et les Grisons.
BOLLW1LLER, ville dudép.du Haut-Rhin, entre Soulz et Ensisheim, à 7 kil. de celle-ci; 900 hab. Belle pépinière d’arbres, arbustes, fleurs, tant exotiques qu’étrangères.
BOLOGNE, Bononia des anciens, Bologna en italien, ville de l’Etat ecclésiastique, ch.-l. de la légation de Bologne, à 302 kil. N. de Rome, entre le Reno et la Savena; 71,000 hab. Archevêché, université célèbre. Monuments nombreux, cathédrale, églises de St-Pélrone et des Célcstins, hôtel des monnaies, théâtre, riches palais, tours des Asinelli, de Gariscndi, fontaine de Neptune, etc. Plusieurs académies , institut , jardin botanique , lycée philharmonique. Manufactures de soieries, gazes, fleurs artif., liqueurs, etc. — Fondée par les Étrusques sous le nom de Felsina, puis occupée par les Boii (d’où son 2e nom), colonisée par les Rom. en 189 av. J.-C. République au moyen-âge, elle se soumit dep. 1278 à l'autorité du pape Nicolas II ; mais elle ne Tul annexée aux états du pape que par Jules II, en 1613. — Patrie de Benoît XIV, deManfredi, du Guide, du Dominiquin, de l’Albane, des trois Carraches, d’Aldrovandi, de Marsigli, J .-B. Beccari, J. Monti, naturalistes; de Galvani, etc. — La légation de Bologne, anc. Bolonais , une des divisions de l’Etat ecclésiastique, est située au S. de la légation de Ferrare, au N. de la Toscane, à l’E. du duché de Modène. Elle a formé sous Napoléon le département du Reno, et une partie de celui du Panaro. Env. 310,000 hab.
BOLOGNE (Jean de). Voy. jean de Bologne.
BOLOGNESE (le). Voy. grimaldi (J .-Fr.).
BOLONAIS, région d’Italie, réunie à l’État ecclésiastique par Jules II en 1513, a formé depuis la légation de Bologne.
BOLSENA, Vulsinii , ville de l’État ecclésiastique, à 26 kil. N. O. de Yiterbe, sur le bord du lac de Viterbe ; 1,800 hab. Ruines antiques du temple de la déesse Nursia, etc. Patrie de Séjan. — Le lac Bol- Eena (Vulsiniensis lacas ) a 15 kil. de long sur 10 de large. 11 renferme deux îles: Bisentinaet Martana, et se décharge dans la Méditerranée parla rivière Marta.
BOLSWERD ou BOLSWARD, ville de Hollande (Frise), à 13 kil. N. O. de Sloten ; 2,850 hab.
BOLTON-LE-MOOR , ville d’Angleterre (Lancastre), à 1 5 kil. N. O. de Manchester, près d’un canal qui conduit à Manchester et à Bury; 44,000 hab. Elle est divisée en Grand et Petit-Bolton. Bibliothèque; industrie active, futaines, mousselines, calicots, etc.
BOLZANO. Voy. botzen.
BOMARE (vàlmont de). Voy. valmont.
BOMBAST. Voy. paracelse.
BOMBAY, v. de l’Inde angl., ch.-l. de la présid.de Bombay, sur la mer d’Oman, dans une pet. Ile de môme nom, par 69° 47’ long. E., 1 8° 56 lat. N.; 230, 000 hab. Les marais qui l’environnent en rendent le séjour trè3 malsain. Port, le meilleur de toute la côte occid. de l’Inde; vaste citadelle; grands établissements de marine militaire ; beaux monuments; superbe temple guèbre, tout récent; église anglicane, palais du gouverneur, bazar, casernes, bassins, docks, arsenal. Immense commerce avec la Chine, la mer Rouge, le golfe Persiquc, etc. — L’île de Bombay fut donnée aux Portugais par le radjah de Sourah en 1530; ceux-ci la cédèrent en 1661 au roi d’Angleterre Charles II, comme partie de la dot que l’infante Catherine apportait à ce prince. La compagnie des Indes l’acheta en 1666, et y plaça en 1686 le Biége de songouv. B. a depuis fait de rapides progrès.
Bombay (présidence de) , une des trois grandes divisions de l’Inde anglaise immédiate, en forme la partie S. O. ; environ 7,000,000 d’hab. Capitale, Bombay. Elle comprend le Kandeich et de fortes portions de l’Aurengabad, du Bedjapour, du Guz- ,
zerat, l’Adjmyr anglais, le territoire de Victoria, l’île de Bombay et l’Aracan; sa juridiction s’étend en outre sur les agents anglais de la Perse et de l’Arabie. Elle est partagée en 20 districts, savoir :
Districts. Chefs-lieux.
Bombay (île), Bombay.
Djounir ou Sounur, Pouna.
Kalliani, Kalliani.
Djowar, Djowar.
Baglana, Sallier.
Sanganmir, Sanganmir.
Ahmednagar, Ahmednagar.
Perraïnda. Perraïnda.
Solapour, Soiapour.
Akalkotta, Akalkolta.
Konkan sept.. Tanna.
Konkan mérld., Raïpour.
Bedjapour, Bedjapour.
Anagoundi Anagoundi (Bichnagar).
Darouar, Darouar (Nassirabad).
Gaulna, Gaulna.
Kandeich, Nandode,
Meiwar, Sultanpour
Surate, Surate.
Baroutch, Baroutch.
Kaïra, Kaïra.
Ahmedabad, Ahmedabad.
BOM1LCAR, général carthaginois, et premier magistrat de la république, s’empara de la souveraineté dans sa patrie lors de l’invasion d’Agathocle (308 av. J.-C.); mais il fut bientôt renversé, puis condamné et mis en croix.
BOM1UM, ville de la Bretagne ancienne, auj.
COYVBRIDGE.
BOMMEL ou ZALT-BOMMEL, ville de Hollande (Gueldre), dans le Bommeler-Waard, à 13 kil. N. de Bois-le-Duc ; 2,950 hab. Grande église protestante. Ville jadis importante par le commerce, mais déchue aujourd’hui. Prise par les Fr. en 1672.
BOMMELER-WAARD, Insula Batavorum , île que forment le Wahal et la Meuse. Elle a 22 kil. sur 9, et renferme beaucoup de beaux villages et la ville de Bommel. L’île est défendue par le fort St- André et le château de Lœvenstein. On croit que ce fut la demeure primitive des Bataves.
BONA (J.), écrivain ascétique, né à Mondovi en 1609, mort en 1674, entra chez les Feuillants, et devint général de cet ordre en 1651 , Clément IX le fit cardinal en 1669. Ses ouvrages ont été recueillis à Turin, 1747, 4 vol. in-fol. Les principaux sont : Manuductio ad cœlum , traduit en français par Lambert ; Ilorologium ascelicum ; De principiis vitœ christianœ , traduit eu français par le président Cousin et par l’abbé Goujet. Les Principes de la vie chrétienne et le Chemin du ciel ont été reproduits en français dans le Panthéon littéraire, Paris, 1835.
BONACOSSl(Pinamonle), d’une famille puissante de Mantoue, parvint à la souveraineté en 1272, quitta les Guelfes pour les Gibelins, s’allia avec les maisons de Vérone et délia Scala, vainquit les Padouans, les Vicentins, et se maintint au pouvoir jusqu’en 1293, malgré plusieurs séditions.
bonacossi (Bardellone), fils du précéd., se déclara pour les Guelfes, s’empara du palais, emprisonna son père ainsi que Taino , son frère , et se fit proclamer par le peuple 1293; il fut renversé en 1299 par Bottcsilla, son neveu.
bonacossi (Boltesilla), neveu du précédent, s’empara de Mantoue (1299), s'associa ses frères Passe* rino et Beclirone, et dirigea le parti gibelin jusqu’à l’entrée de Henri VII en Italie. — Son frère, Passerino, le remplaça au pouvoir (1310). Après avoir joui paisiblement de l’autorité pendant 18 ans, il fut tué dans une sédition.
BONAIR, une des Petites-Antilles hollandaises, sur la côte de la Colombie, au S. E. de Curaçao.