ANGE
BONAVENTURE (Jean fidànza, dit saint), célèbre docteur de l’Église, né en 1221 à Bagnarès en Toscane, fut reçu dans Tordre de St-François en 1243, devint général de Tordre en 1255; il gouverna avec prudence et se concilia tellement la confiance générale, qu’après la mort de Clément IV les cardinaux s’engagèrent à élire pape celui qu’il désignerait. Sa voix fut pour Thibaut, depuis Grégoire X qui, en reconnaissance, le nomma cardinal en 1272. il mourut en 1274 a Lyon, où il assistait au concile général. On a de S. Bonaventure des commentaires sur le Maître des sentences , des cantiques, des ouvr. de piété remarquables par le mysticisme et qui lui ont valu le surnom de Docteur séraphique. Toutes ses oeuvres ont été publiées à Borne, 1586-96, 6 vol. in-fol. La fête de ce saint a été placée au 14 juillet. BONAVENTURE DESPERIERS. Voy. DESPERIERS.
BONGHAMP (Artus de), général vendéen, né en 1759 dans l’Anjou, servit d’abord en Amérique, et fut choisi en 1793 avec d’Elbée pour commander les Vendéens insurgés. Il obtint quelques succès dans l’Anjou,* et contribua à la prise de Brcssuire et de Thouars; mais il fut mortellement blessé en combattant dev. Cholet. Sa femme a laissé des Mém.
BONGONICA, ville de la Belgique ancienne (Germanie lr«),auj. OPPENHEIM.
BOND (Jean), philologue anglais, né en 1550, dans le Somerset, mort en 1612^ fut 20 ans recteur d’une école à Taunton, puis exerça la médecine. On lui doit une édition des Œuvres d’ Horace , accompagnée de notes brèves, et qui a obtenu une multitude de réimpressions. 11 a fait sur Perse ie même travail, mais avec moins de succès.
BONDENO, Padinum , ville de l’État ecclésiastique, à 16 L il. N. O. de Ferrare ; 2,500 hab.
BONDOU (roy. de), dans la Nigritie occident, au S. du Bambou k et du Kadjaga, au S. E. du Foutatoro; 160 kil. sur 1 10 ; capit., jadis Fattéeonda, auj. Boulébané. La T rance y a un comptoir à Saysandin. Le pays fut tu pour la première fois par Mongo- I ark.
BOND Y, village du dép. de la Seine, à 11 kil. E. de Paris, sur les bords du canal de TOurcq ; 600 hab. cien né Pn i t 7 «T ï “T u' IjU i Gâteau.— Près de là est la forêt de Bondy, quifut
cents au !8 brumÜt’n? 1 l0nÆf “n repaire <le voleurs, prisonnier en Angleterre lie 1810-14 et tennis re’ I-5 5.?'!'’;..'»*' Uiwienne Jhppc, », tiré en Italie; mort en 1840 à Viterbe. Il épousa Llmstme Boyer, puis mad. veuve Jouberthon, dont il
BONA
BONALD (le vicomte de), célèbre écrivain, né dans le Rouergueenl753, mort en 1840, quitta la France en 1790, et ne revint qu’après un long exil. Il concourut à partir de 1806 à la rédaction du Mercure, accepta en 1810 la place de conseiller de l’Université, accueillit la Restauration avec joie, fut élu député en 1815, puis nommé pair, en 1823; après 1830 il vécut dans la retraite. On a de lui : Théorie du pouvoir politique et religieux , 1796» Législation primitive, 1802; Recherches philosophiques, etc., 1818. Attaché aux doctrines monarchiques et religieuses, il attribuait à une révélation primitive l'origine de nos connaissances, du langage, des arts, etc., et assimilait le pouvoir social à l’autorité du père de famille.
BONAPARTE (les), famille noble, originaire d’Italie, et qui remonte au xme siècle. A cette époque, on en trouve deux branches, résidant Tune à l’révise, l’autre à Florence. La première, qui a fourni des podestats à Padoue, s’éteignit en 1397 dans la personne de" Servadius Bonaparte, prieur des chevaliers Gaudens; la seconde qui donna naissance à une autre branche moins connue, les Bonaparte de San- Miniato, eut, vers 1570, pour dernier représentant Jean Bonaparte, gentilhomme attaché aux Orsini. Une troisième branche, la seule existant aujourd’hui et la plus illustre de toutes, résidait primitivement à Sarzana , dans le territoire de Gênes; Charles Bonaparte, de celte branche, vint se fixer à Ajaccio en Corse l’ail 1612; ses descendants y vécurent dans l’obscurité jusqu’à la naissance de celui qui devait jeter tant d’éclat sur son pays et sur sa maison. Voici les membres les plus connus de cette famille :
Bonaparte (Ch ),juge à Ajaccio, né dans cettev. en 1746, député de la noblesse en 1779, m. en 1785, avait épousé en 1767 LétiziaRamolino (morte à Rome en 1836), dont il eut: 1° Joseph, né en 1768, marié en 1794 4 Julie Clary, fille d’un négociant de Mie. 11 fut roi de Naples, 1806-8, d’Espagne, 1808-13; se retira depuis aux États-Unis sous le nom de comte de Survilliers, puis en Angleterre, et
Onï à \!orence où m- en 1844. laissant 2 filles.—
- Napoléon, né en 1769, mort en 1821, empereur des français [Voy. napoléon). 11 épousa: Joséphine
eut cinq filles et un fils, Charles-Lucien, prince de Musignano. 4° Elisa, née en 1777, grande-duchesse de Toscane, princesse de Lucques, mariée à l ehxLacCiocchi, morte à Trieste en 1820. — 5° Louis ?u H78. roi de Hollande de 1806 à 1810
- ÏT, £ 1 luuuP* uei uaue,eiLouis-Nan B
Président de la République française, et née18en2 J!j?Pereur.fes Français. - 6° Marie-Pauline, ÏI i'80;manée 10 fierai Emmanuel Lcclerc; 2 au prince Camille Borghèse, duc de
mf viV -?0rle eli82^ r 7° Carüli!,e’ née en
l782? i> ée en 1800 à J°achim Murat, grand-
veuve^nTfî f Un r°l de ,Nuples en 1808 ’• devenue en 18\b> elIe se retira en Italie où elle vécut
lSle nT ,d/J0mtesf de Lipona ; elle mourut en de 1807a « f ümC’ n8é "n l784 ’ roi de Westphalie son *8°2o en lu60* 11 épousa: 1° Mlle Pater-
“vécut •
de Montfort.il a un fils du m-emi r r. m d? Pllllce du second. F. LUCIEN, ÉUSA.PAUUNE.étlÏsuppfe^
arabe Beled-el-Aneb (la ville des jujubes), ville de
état d’Alger, sur la côte, par 5“ 25’ long. E., 36° 52’ fit. N.; 8,000 hab. Deux ports, fréquentés pour la Poche du corail. Château-fort; commerce; étoffes de laine, dites constaniines, bournous, tapis, selles, peaux, cire, grains, etc. La compagnie française , Airiquey eut un établissement très actif depuis Louis XI V jusqu’à la révolution. Bone est occupée par les Français depuis 1832. Voy. hippone.
BONFINUJS (Antoine), historien, né à Ascoli en 1427 mort en 1502, fut quelque temps professeur de belles-lettres à Ricanati. Matthias Corvin roi ue Hongrie, l'appela à sa cour pour écrire T Histoire de Hongrie jusqu’à on règne. Il rédigea cet ouvrage en latin et conduisit son récit jusqu’en 1495 bambuc, son continuateur, donna une édition exacte de cette histoire en 156S; elle a été reproduite à Leipsrck, 1771.
BONGARS (Jacq.), savant critique, né en 1546 ,n°? er‘ï?12’ était cal'iniste. Il fut conseiller et nnutre d hôtel de Henri IV et fut très utile à ce pnnee par scs négociations dans les cours d’AUemagne. Un lui doit le recueil des croisades, intitulé . Gesta Dei per Francos, Hanau, 1611 ; Colleclio D ungancarum rerum scriptorum, Francfort, 1600 in-fol.; des Lettres, en latin, des Notes sur Justin! Petrone, etc. *