DNIEPR
BOS (Lambert), savant critique, né à Workum en 1670, mort en 1717, fut professeur de grec à l’université de Franeker. On lui doit : Ellipses grcecœ , Franeker, 1702, in-12, ouvrage devenu claa sique; une édition de la Version grecque des Sep* tante, Franeker, 1709, 2 vol. in-4, avec des variantes et des prolégomènes; Animadversiones in quosdam auctores grœcos, 17 15, in-8; une édition de la Grammaire grecque de Yeller; les Antiquités de la Grèce , Franeker, 1714, et Leips., 1749, traduit en français, avec les commentaires de Frédéric Leisner , par Lagrange, Paris, 1769, in-12.
BOSA, ville des Etats sardes, dans la Sardaigne, à 7 kil. S. de Cagliari, près de l’embouchure du Terno; 6,000 hab. Éhêché. Un des lieux les plus malsains de l’île. Pêche de corail.
BOSC d’Antic, né en 1726 en Languedoc, mort en 17&4, a perfectionné la fabrication des glaces et
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du verre. Il avait d’abord exercé la médecine avec succès, et avait été nommé médecin du roi ; mais il quitta cette profession en 1755 pour se livrer à l’industrie. 11 releva la manufacture de Saint-Gobain, et fonda lui-même plusieurs établissements nouveaux. Il a laissé de précieux écrits sur l’art de la verrerie, Paris, 1780, 2 vol. in-12.
bosg (L.-Aug.-Guill.) , fils du précédent, naturaliste, né en 1759 à Paris, mort en 1828. Tout en occupant des places importantes dans 1 administration, il se livrait à son goût pour les sciences naturelles. Lié avec le ministre Roland et avec sa femme, il fut obligé, après leur condamnation, de se cacher. Sous le Directoire, il fut envoyé comme consul aux États-Unis ; à son retour, il fut nommé inspecteur des pépinières (1803) ; il devint ensuite membre de l’Institut (1806) et professeur de culture au Jardin des Plantes (1825). On lui doit, outre une foule de mémoires, un Cours d'agriculture , 1809; il a été un des principaux collaborateurs du Nouveau Dictionnaire d’histoire naturelle , publié par Déterville, Paris, 1803, et du Dictionnaire d'agriculture dans T Encyclopédie méthodique.
BOSG AN-ALMOG AVER fJuan), poète espagnol, néàBarcelonev.l485.m en 1543, intr. dans lapoésie ainsi que dans la prose, une harmonie inconnue avant lui, et employa le premier le vers endécasyllabique. 11 était en grande laveur auprès de Charles-Quint, et fut étroitement lie avec Gardlasso. Ses poésies réunies à celles de Garcilasso ont été pub. à Venise, 1553. Il imita surtout Pétrarque.
BOSGAWEN, île de l’Océan Equinoxial. Voy. cocos (île aux).
BOSGHIMENS, peuple hottentot. Voy. bosjemans.
BOSCO, ville des États sardes, à 13 kil. S. O. d’Alexandrie; 2,600 hab. Patrie de Pie Y.
BOSCOV1CH (Roger-Jos.) , savant jésuite, né à Raguse en 1741, fut élevé à Rome, enseigna la philosophie et les mathématiques au Collège romain, et fut chargé par le pape de plusieurs missions scientifiques et diplomatiques. 11 voyagea en Angleterre et en France, se mit en relation avec les savants de ces deux pays, fut admis dans leurs académies, et revint propager en Italie la philosophie de Newton. Après la suppression de l’ordre des Jésuites, il alla professer à Pavie, puis fut appelé à Paris comme directeur des travaux d’optique pour la marine ; il mourut en 1787 à Milan, où il dirigeait la mesure d’un degré du méridien. On lui doit plusieurs découvertes en astronomie et en optique ; elles forment l’objet d’un grand nombre de publications, dont la ptincipale est intitulée : Opéra ad opticam et astronomiam pertinentia, 5 vol. in-4, 1785. 11 est en outre auteur d’une théorie de la nature, Philosophies naturalis theoria ad unicam legem redacta , Vienne, 1759, dans laquelle il explique tous les phénomènes par des points simples doués de forces attractives et répulsives, essayant de concilier ainsi Leibnitz et Newton. Boseovich fut aussi bon poète latin. On a de lui un poème estimé : De solis ac lunœ defectiOus , Rome, 1767.
BOSJEMANS ou BOSCHIMENS {hommes des bois, en hollandais), peuple de la famille hottentote, est le plus sauvage et le plus abruti que l’on connaisse. 11 erre sur les frontières de la colonie du Cap.
BOSKOWITZ , ville des Etats autrichiens (Moravie), à 31 kil. N. de Brünn ; 3,300 hab.
BOSNA, riv. qui donne son nom à la Bosnie, nasse près de Bosna-Séraï et tombe dans la Save, à 35 kil. E. de Brod.
bosna-séraï, ville de la Bosnie, près du confluent de la Bosna et de la Migliaska, à 904 kil. N. O. de Constantinople, est la ville la plus importante de la Bosnie, quoique le pacha n’y réside pas; 70,000 hab. 80 mosquées, médressées ou collèges, bains publics, etc. Armes à feu et autres; tanneries im¬
portantes. Elle fut brûlée en 1697 par les Impériaux.
BOSNIE, gouvernement ou eyalet de la Turquie d’Europe, a pour bornes au N. l’Esclavonie,à l’E. la Servie, à 10. la Croatie, au S. l’Albanie; 333 kil. sur 200; 1,100,000 h. Ch.-l., Bosna-Séraï; le pacha réside à Travnik. Division : 6 livahs, Kiliss-Bosna, Viddin, Szvornik, Ada-i-Kébir, Trébigne ; ce dernier compr. l’Herzegovine ou Bosnie-Haute. Riv. : Danube, Save, Verbas, Bosna, Drina. Pays montagneux au S.; sol fertile; bétail, chevaux, porcs, buffles, abeilles ; argent et fer. Après avoir fait partie du roy. d’Esclavonie, la Bosnie devint prov. hongroise en 1127, puis forma un état indépendant sous le ban Twartko, 1370; elle devint tributaire des Turcs en 1401, et n’est plus, depuis 1463, qu’une des provinces de leur empire.
BOSON, roi d’Arles et de Provence, était beaufrère de l’empereur Charles-le-Chauve, qui le créa duc de Milan lorsqu’il eut été proclamé f lui-même roi d’Italie ; peu satisfait de ce titre, l’ambitieux Boson enleva Hermengarde , fille de l’empereur Louis II, la plus riche héritière de l’Europe, et se fit proclamer roi de Provence en 879, dans un concile tenu à Manlaille.il se maintint dans l’indépendance, par son habileté et son courage, jusqu’à sa mort, 888 ou 889. — Deux autres princes du nom de Boson portèrent le titre de comtes de Provence , savoir: Boson 1, neveu du précédent, de 926 à 948, et Boson II, de 948 à 968.
BOSOULS, ch.-l. de cant. (Aveyron), à 17 kil. N. E. de Rhodez ; 2,000 hab. Mines de fer.
BOSPHORE ou BOSPORE, mot grec qui signifie littéralement passage de bœuf, et par suite détroit , se donne surtout à deux détroits : le Bosphore Cimmérien, auj. détroit de Zabaclie ou d'Iénikaleh, et le Bosphore de Thrace, auj. détroit de Constantinople. Voy. ces noms.
Bosphore (roy. de), petitétatquis’étendaitsur l’une et l’autre rive du Bosphore Gimmérien, répond en
partieaux gouvernements russes deTauride,Klierson, lékaterinoslav, Cosaques du Don et Cosaques de la mer Noire. Il avait pour ch.-l. Panticapée, et pour autres villes principales Tanaïs, Plianagorie, Théo- Josie, colonies de Milet. Il eut depuis le v* siècle av. J.-C. des rois particuliers. Mithridates’en empara eH 108. Les Romains le donnèrent à Pharnace, son fils, pour prix de sa trahison. Plus tard César le lui enleva en trois jours (47). Au 111e siècle, les Goths le saccagèrent et l’occupèrent, et son. nom disparut pour jamais.
Bosphore ou bospore, ville de la Chersonèso Taurique, sur le Bosphore, est plus communément nommée Panticapée. Voy. ce mot.
BOSQUET (François du), savant distingué, évêque de Lodève, puis de Montpellier, né à Narbonne en 1605, mort en 1676, avait été, avant d’entrer dans les ordres, procureur-général auprès de plusieurs parlements. Il fut un des principaux soutiens des libertés de l’église gallicane. 11 a écrit en latin les Vies des papes d’Avignon, in-8, 1632, etc.
BOSRA, ville de l’Idumée. Voy. idumëe.
BOSSUET ( j acq. -Bénigne), né à Dijon en 1627, d’une famille de magistrats, fut élevé au collège de Navarre, où il eut pour maître Cornet, qui devina son génie, et reçut les ordres sacrés en 1652, après avoir subi des épreuves publ iques qui attirèrent sur lui l’attention générale et lui concilièrent l’amitié du grand Condé. Il quitta néanmoins Paris pour aller se fixer à Metz, où son père était conseiller au parlement, et où il avait obtenu un canonicat. Appelé souvent à Paris pour les affaires de son diocèse, il commença à s’y faire une grande réputation par ses sermons et ses panégyriques des saints, prêcha devant le roi et la reine-mère, et opéra parmi les Protestants un grand nombre de conversions , entre lesquelles on cite celles de Turenne et de Dangeau ; il rédigea dans ce but son Exposition de la doctrine