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de l’Église. En 1665, il fut fait évêque de Condom. Cette même année et les suivantes il prononça ces Oraisons funèbres dans lesquelles il fait sentir avec tant d’éloquence le néant des grandeurs humaines , et qui sout , auprès du plus grand nombre, son principal titre de gloire. En 1670, il lut nommé précepteur du dauphin ; il composa pour son royal élève, entre autres ouvrages, le Discours sur l'histoire universelle , dans lequel, après avoir présenté un résumé rapide des événements, il en cherche la raison dans les desseins de Dieu sur son église; et le Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même , dans lequel il suit en général la doctrine de Descartes, et se montre aussi profond philosophe que grand écrivain. L’Académie s’empressa de l’admettre dans son sein (1671) ; et quand l’éducation du dauphin fut terminée (1681), le roi le nommai l’évêché de Meaux, lise livra tout entier aux soins de l’épiscopat, fil de fréquentes prédications, rédigea le célèbre catéchisme connu sous le nom de Catéchisme de Meaux (1687), et composa pour des religieuses de son diocèse deux de ses plus beaux ouvrages, les Méditations sur l’ Évangile et les Élévations sur les Mystères. Dans l'assemblée du clergé qui eut lieu en 1682, à l’occasion des démêlés entre le roi et le pape, Dossuet se montra un des plus zélés défenseurs des libertés gallicanes, et rédigea les quatre fameuses propositions qui ont aonne lieu à de si vives discussions. 11 s’occupaiten même temps avec ardeur du soin de convertir les Protestants, et rédigeait pour les éclairer l'Histoire des variations des églises protestantes (1688). En 1690, il travailla de concert avec Leibnitz à la réunion des églises catholique et luthérienne, et entretint avec lui à ce sujet une correspondance suivie ; mais leurs efforts n’eurent aucun succès. Dans les dernières années de sa vie, Bossuet eut à combattre les doctrines mystiques de Mm* Guyon, et il se trouva par là engagé dans une lutte fâcheuse avec Fénelon, qui partageait ces doctrines; il poursuivit son adversaire, et auprès du roi qui disgracia et exila l’évêque de Cambrav, et auprès du pape, qui condamna ses Maximes des saints ; on lui reproche d’avoir porté trop d’aigreur dans cette affaire. Bossuet conserva jusqu’à la fin toute la vigueur de son esprit, et mourut en 1704, de la pierre. Outre les ouvrages que nous avons cités, il a composé une foule d’autres écrits soit dogmatiques, soit polémiques, dont quelques-uns, tels que la Logique , n’ont été publiés que depuis peu. On a donné plusieurs éditions complètes de ses œuvres : la première est de 1743-53, Paris, 20 vol. in-4. Les plus récentes sont de 1815-19, Versailles, 43 vol. in-8 ; de 1825, Paris, 60 vol. in-12, chez Rusand, et de 1828-30, 62 vol. in-8. On en a fait plusieurs choix, Nîmes, 1785, 10 vol. in-8; Paris, 1821, 21 vol. in-8. On a en outre donné une foule d’éditions de ses principaux ouvrages. La Vie de Bossuet a été écrite par M. de Bausset, 4 vol. in-8, Paris, 1814. On a aussi plusieurs Éloges de ce grand homme , parmi lesquels on remarque ceux de MM. Saint-Marc-Girardin et Patin. — Bossuet avait un neveu, nommé aussi J. -Bénigne Bossuet, qui fut évêque de Troyes et auquel on doit la publication de plusieurs manuscrits de l’évêque de Meaux.

BOSSUT (1 abbé Charles), savant géomètre, membre de l’Académie des Sciences, né en 1730, à Tartaras près de Saint-Etienne, mort en 1814, obtint de bonne heure par ses travaux la protection de Clairaut , de d'Alembert et de Camus, fut , par l’influence de ce dernier, nommé professeur à l’école de génie de Mézières, puis examinateur des élèves du génie (1786), ce qui le fixa à Paris; il perdit cette place à la révolution, mais fut employé sous l’Empire. Outre un grand nombre de mémoires qui furent couronnés, on lui doit un Cours de mathématiques qui eut beaucoup de vogue

(1781), line édition de Pascal, et une Histoire aé nérale des mathématiques , 1810, 2 yoI. in-8 , qui est son principal titre. H

BOST, Abeste, ville du Kaboul (Afghanistan!

SU1i>Â ielmcnd’ à 244 kil* S- E* de Kandahar. *

BOSTAN (el-), Comana de Cappadoce , ville de la Turquie d’Asie (Marach), à 88 kil. N. E. de Marach ; 9,000 hab.; 4 mosquées, dont l'une est peutetre l’ancien temple de Bellone.

BOSTAN DJ I , c.-à-d. jardinier , du mot turc bostan melon. On désigne sous ce nom les gardes du sérail qui ont pour fonctions particulières de surveiller les jardins el de servir de rameurs au grand-seigneur quand il se promène sur le détroit. Leur chef, appelé bostandji-bachi, tient le gouvernail. Les bo^ standjis, autrefois fort nombreux, ont été réduits à 600; 30 d’entre eux, appelés khassefis , remplissent les fonctions d’exécuteurs des hautes-œuvres.

BOSTON, ville d’Angleterre (Lincoln), à 44 kil. S. E. de Lincoln ; 13,000 hab. Canaux. Belle église gothique de Saint-Botolph , qui a donné son nom à la ville ( Dotolph’s lovun). La tour de Saint-Botolph a 95 mètres et sert de phare. Établissements d’instruction et de bienfaisance. Commerce actif: goudron, chanvre, bois de construction.

boston, ville et port des États-Unis, ch.-l. de l’état de Massachussets, par 73° 19’ long. O., 42* 23’ lat. N., sur la baie de Massachussets: 61.000 h. en 1830; lb2,t>29 en 1855. Evêché cathol., port excellent qui peut contenir 500 navires: 2 ponts en bois, l’un de 500 mètres, i autre de 1125. Ils font communiquer Boston avec les villes de Cambridge et de Charlestown. Place de Franklin et autres, palais, théâtre, hôtel -de- ville , salle de concerts, douane, nouveau marché, athénée, etc.; 80 quais. Académie des Sciences et Arts, société historique de Massachussets, société de médecine, société linnéenne ; bibliothèques , musées et riches collections; écoles élémentaires et supérieures. Industrie et commerce considérables. — Boston fut fondée en 1630 par une colonie anglaise, composée principalement d’habitants de la Boston d’Angleterre; d’où son nom. C’est à Boston qu’éclatèrent les premiers troubles qui amenèrent l’indépendance des Etats-Unis, 1765-75. Patrie de B. Franklin.

. BOSTRA, Dosra, v. d’Idumée. Voy. idumée.

BOSWORTH , ville d’Angleterre (Leicester), K 17 kil. O. de Leicester; 1,100 hab. En 1485, Richard III, meurtrier des enfants d’Édouard IV, y fut battu et tué par Henri Tudor de Richmond. Cette bataille mit fin à la guerre des Deux-Roses et à la dynastie des Plantagenets. Henri de Richmond fut couronné sous le nom de Henri VIL

BOTAL (Léonard), médecin de Charles IX et de Henri III, natif d’Asti en Piémont, mit la saignée l la mode en France, et écrivit sur les avantages de cette pratique. On a appelé de son nom trou de Botal l’ouverture qui sépare les deux oreillettes du cœur dans le fœtus , non qu’il l’ait découverte

(car elle était connue de Galien), mais parce que sans doute il a rappelé l’attention sur ce point d’anatomie.

BOTANY-BAY, baie de la Nouvelle-Hollande, sur la côte S. E. , dans la Nouvelle-Galles mérid. Les Anglais y fondèrent en 1787 une colonie pour la déportation des malfaiteurs, colonie que bientôt ils transportèrent au port Jackson (à 26 kil. au N.), La colonie de Botany-Bay forma d’abord 4 districts : Sydney, Parainatta, Newcastle, Ilawkesbury ; maie auj. des accroissements considérables ont introduit une division nouvelle : elle forme 10 comtés. Voy.

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