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BOUR — 251 — BOUE

autres états de son père, les duchés de Brabant, Limbourg et Luxembourg, la Franche-Comté, le comté palatin, les comtés de Flandre, Hainaut, Namur, Artois, Hollande , Zélande, le marquisat d’Anvers et la seigneurie de Malkies. Toutes ces provinces, avec quelques autres qu’y joignit Charles-Quint, composèrent le cercle de Bourgogne, qui fut incorporé à l’Empire en 1548. L’union d’Utrecht diminua ce cercle de sept provinces qui formèrent les sept Provinces-Unies, reconnues par la paix de Westphalie ( 1648). La paix de Nimègue ( 1678) donna la Franche-Comté à la France, qui l’avait déjà conquise, et qui l’avait rendue ensuite par le traité d’Aix-la-Chapelle. Le cercle de Bourgogne appartenait à la ligne espagnole de la maison d’Autriche : après la guerre de la succession d’Espagne il passa à la ligne autrichienne, qui ne l’a perdu que par les traités de paix de Campo-Forrnio et de Lunéville (1801). L 'Histoire des ducs de Bourgogne de la maison de Valois (1364-1477 ) a été écrite par M. de Barante. (Pour les princes de cette maison, Voy.

CHARLES, PHILIPPE, JEAN, etc.)

BOURGOGNE, ch.-l. de cant. (Marne), à 12 kil. N. de Reims; 650 hab.

BOURGOGNE (Louis, duc de), petit-fils de Louis XIV, né à Versailles en 1682, fut dauphin à la mort de son père (1711). 11 fut l’élève de Fénelon, qui composa pour lui ses Fables et son Télémaque , et il répondit fort bien par ses vertus aux soins d’un tel maître; mais il montra peu d’habileté à la guerre et n’éprouva que des revers dans la campagne de 1708, qu’il lit en Flandre avec l’assistance du duc de Vendôme, et dans laquelle il eut à combattre Eugène et Marlborough.il m. en 1712, d’une courte maladie (le pourpre) , peu après son père : on soupçonna injustement qu’il avait été empoisonné. Ce prince, ami du peuple, promettait à la France un règne heureux, il fut père de Louis XV.

BOURGOIN, ch.-l. de cant. (Isère), à 57 kil. N. O. de Grenoble; 4,235 hab.

BQURGOING (Franç.), général des Oratoriens, né à Paris en 1585, mort en 1662, fut un des premiers disciples et des plus ardents coopérateurs du cardinal de Bérulle {Voy. ce nom). 11 composa des ouvrages de piété qui eurent un grand succès, entre autres : les Vérités et excellences de Jésus-Christ disposées par méditations, 1636, et des Homélies chrétiennes. 11 publia les Œuvres de Bérulle , 1644. Bossuet a prononcé son oraison funèbre.

BOURGS POURRIS, en anglais rotten-boroughs , nom sous lequel on a flétri en Angleterre certains bourgs en possession d’envoyer des membres au parlement, et où l’on faisait trafic du droit d’élection. Ces localités , jadis importantes, mais qui s’étaient dépeuplées avec le temps, étaient devenues la propriété d’un très petit nombre d’électeurs , tout en conservant leurs privilèges. De là un trafic scandaleux de la part de ces propriétaires qui mettaient leurs voix à l’enchère et les vendaient au plus of- :rant. La réforme électorale de 1832 mit un terme à cgI» abus

BOURGUEBUS, ch.-l. de cant. (Calvados), à 9 kil. S. E. de Caen ; 400 hab.

BOURGUEIL, ch.-l. de cant. (Indre-et-Loire), sur le Doit, à 14 k. N. O. de Chinon; 3,600 hab. Bon vin.

BOURGUIGNON (le), peintre. Voy. courtois.

BOURGUIGNONS. Voy. burgundes.

bourguignons (faction des), parti contraire à celui des Armagnacs et qui avait pour chef Jean-sans- Peur, duc de Bourgogne. Cette guerre civile, qui désola la France pendant la démence de Charles VI, eut pour cause l’ambition des princes du sang qui se disputaient le pouvoir. Jean-sans-Peur ayant fait assassiner le duc d’Orléans, frère du roi, en 1407, Bernard d’Armagnac, beau-père de son fils alué, s’arma pour le venger, et entraîna dans son

parti le dauphin, depuis Charles VII. Les Armagnacs devinrent bientôt maîtres de Paris, mais ils s’y firent détester par leurs exactions et leurs violences ; aussi, en 1418, les Bourguignons, aidés des Cabochiens et des Chaperons-Blancs, se saisirent de Paris et se vengèrent des Armagnacs par d’affreuses représailles. L’année suivante, le dauphin ayant favorisé l’assassinat de Jean-sans-Peur, Philippe-le- Bon, fils du duc de Bourgogne, appela pour se venger les Anglais dans le royaume et rendit bientôt le parti bourguignon aussi odieux que l’avait été celui des Armagnacs. Enfin, en 1435, Philippe s’étant détaché des Anglais, fit la paix avec la cour à Arras, ce qui dissipa la faction des Bourguignons.

BOURIIÀNPOUR, ville de l’Inde indépendante, dans le roy. de Sindhia, prov. de Kandeich, sur le Tapti, par 73° 58’ long. E., 21° 19’ lat. N., était jadis le ch.-l. de tout le Kandeich. On y fait un grand commerce et elle est le siège principal d'une secte mahomélane dite Bohrahs ou Ismaélites : ces Bohrahs sont très adonnés au commerce.

BOURIATES, peuple de la Turquie d’Asie. Voy. BURIATES.

BOUR1GNON (Antoinette), femme visionnaire, née à Lille en 1616, se crut appelée par une révélation spéciale à rétablir l’esprit évangélique, et renonça au mariage afin de se consacrer tout entière à sa mission divine. Poursuivie pour ses opinions extravagantes, elle quitta sa famille et sa patrie, parcourut la Flandre, le Brabant, la Hollande, le Holstein, l’Alsace; se fit chasser de tous ces pays, et mourut en 1680 à Franeker, après avoir fait de nombreux prosélytes. Elle écrivit un grand nombre de traités mystiques qui ne forment pas moins de 21 vol. Les principaux sont : Traité de V aveuglement des hommes ; Du iiouveau Ciel et du régne de l' Antéchrist. Elle était d’une laideur extrême, ce qui n’empêcha pas qu’elle n’inspirât plusieurs passions.

BOURLOS, Buticus lacus , lagune que forme la Méditerranée sur la côte de la B.-Ëgypte, reçoit beaucoup de bras du Nil. Le canal par lequel la lagune communique avec la mer est le reste de l’ancienne branche Sébennytique. Le lac a 66 kil. sur 85. Son nom ancien venait de la ville de Buto, située sur la côte mérid. ; le nom actuel vient de la ville de Paralos, auj. Beltym, située sur sa rive septentrionale.

BOURMONT, ch.-l. de cant. (H.-Marne), à 34 kil. N. E. de Chaumont; 1,300 hab. Coutellerie vendue comme étant de Langres. Collège communal.

BOURNOU ou BIRNIE, nom commun à deui villes de l'Afrique centrale, dans le roy. de Bournou: l'une, le Vieux-Bournou , sur le Yeou, jadis capit., a eu, dit-on, 200,000 hab. ; ses ruines couvrent un vaste espace ; l’autre, 1 q Nouveau-Bournou, auj. capit. titulairc(lavraieeap.est KoukaouEngornou),est près du lac Tchad, et a 10,000 hab.; elle sert de résidence au roi et est murée.

bournou (roy. de), dans la Nigritie centrale, s’étend de 8° à 15° lat. N., et de 15° à 18 long. O. ; il a été longtemps la puissance prépondérante du Soudan dont il possédait presque toute la portion E. Ses limites ont beaucoup varié ; 2,000,000 d’hab., tous mahométans. Climat brûlant ; sol fertile, mais imparfaitement cultivé; buffles, chameaux, volai! la exquise, abeilles innombrables, etc.

BOURO , la plus grande des Moluques après Céram, par 3° 34’ lat. S. , 124° 0’ long. E. : 120 kil. sur 80 ; 20,000 hab.; ch.-l., Bouro. Climat sain, mais humide. Grand lac, d'où sortent plusieurs riv. Cette île appartient à la Hollande.

BOUROUTS. Voy. kirghiz.

BOURRIENNE (fauveletde), secrétaire de Napoléon et ministre d état sous Louis XVI II, né à Seni (Yonne) en 1769, mort à Caei en 1834, fut élevé à l’école Je Brienne en même temps que Bonaparte, et se lia avec lui d’une étroite amitié (1785). Lorsque

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