‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 171 sur 1261 · BOUL · texte numérisé non relu

BOUL

été créé lord Rochefort , fut accusé d’un commerce incestueux avec elle, et partagea son supplice.

BOULLIER (David-Renaud), ministre à Amsterdam, ensuite à Londres, né à Utrechten 1699, mort à Londres en 1759 , signala son zèle contre les doctrines nouvelles et les combattit. Ses principaux ouvrages sont : Essai philosophique sur l’âme des bêtes , 1728, in-12, et 1737, 2 vol. in-8 ; Exposition de la doctrine orthodoxe de la Trinité , 1734, m-12; Lettres sur les vrais principes de la religion, 1741, 2 vol. in-12 ; Lettres critiques sur les Lettres philosophiques de Voltaire , 1754, in-12.

BOULOGNE, b. -sur-mer, Gesoriacumct Bononia (réunies), peut-être Itiusportus , Bolonia en lat. moderne, port de mer, ch.-l. d’arr. (Pas-de-Calais), à 106 kil. N. O. d’Arras, àl’emb. de la Liane dans la Manche; 25,732 hab.Port d’accès difficile, formé de 2 bassins ; muraille flanquée de tours rondes et renfermant un château-fort. Jolie ville, divisée en haute et basse. Trib. de lre inst. etdccomm. Collège. Sociétés d’agriculture, commerce, sciences et arts; école de navigation ; bibliothèque publique. Commerce actif; armements pour voyages au long-cours, cabotages , pêcheries. Bel établissement de bains de mer. Passage fréquent de France en Angleterre. Boulogne était une station navale sous l’empire romain; elle fut détruite par les Normands, 888, prise par Henri VIII en 1544, et rendue à la France en 1550. En 1803 Bonaparte y forma un camp célèbre, et y équipa une flottille destinée à opérer une descente en Angleterre. Une colonne a été érigée sur les lieux en mémoire de cet événement. Patr. de Daunou. — L’arr. a 6 c. (Calais, Marquise, Guines, Bïcsvres, Samer, plus Boulogne), 100 communes, et 105,465 hab.

Boulogne (comté de ) , à peu près le Boulonnais, appartint d’abord à une branche de la maison de Flandre, qui possédait en même temps Bouillon, Sedan, et de laquelle sortit, entre autres personnages célèbres, Godefroy de Bouillon. A la mort d’Eustache III, frère aîné de Godefroy de Bouillon (1125), ilpassaàÉtiennede Blois, depuis roi d’Angleterre, et à sa descendance; puis, après avoir été porté par quatre héritières successives dans autant de maisons différentes, il devint la propriété du comte d’Auvergne, Robert V (1267), dont l’arrière-petite-lille, Jeanne, mariée en secondes noces à Jean-le-Bon, roi de France, le laissa à Philippe de Rouvres , fils de Philippe de Bourgogne, comte d’Artois, son premier mari (1360). Jeanne, petite-fille de ce dernier, légua les 2 comtés (Auvergne et Boulogne) à Marie deMongascon; mais à sa mort (1422), Philippe-le- Bon, duc de Bourgogne, s’empara du comté de Boulogne , et le garda par le traité d’Arras (1435). Louis XI le réunit à la couronne vers 1477.

Boulogne, ch.-l. de cant. (IL-Garonne), à 28 kil. N. O. de Saint-Gaudens ; 1,700 hab.

Boulogne , bourg du dép. de la Seine, à 3 kil. O. de Paris ; 5,993 hab. — Entre Boulogne et Paris est le bois de Boulogne, célèbre comme promenade du monde élégant de Paris. C’était jadis un lieu de chasse royale. Il renfermait le château de Madrid, bâti en 1528, et démoli sous Louis XVIII. En 1260 le monastère de Longchamp y fut fondé par sainte Isabelle, sœur de saint Louis. Ce couvent devint dans la suite le rendez-vous des dames de la cour, qui allaient y écouter les chants des religieuses. Bientôt on y admit les hommes de la cour; et lorsque le couvent fut fermé, en 1789, la promenade annuelle de Longchamp lui survécut.

BOULOGNE (eustacue de). Voy. eustàche.

Boulogne (Etienne-Antoine), évêque de Troyes, né à Avignon en 1747, mort en 1825, remporta en 1772 le prix d'éloquence proposé par l’académie de Montauban. Il vint à Paris en 1779, se fit connaître par un éloge du dauphin, père de Louis XVI , et

fut nommé vicaire-général et prédicateur du roi. A la révolution il combattit les décrets de l’Assemblée constituante sur le clergé. En 1801 il adhéra au concordat et se fit d’abord remarquer par son adulation envers Napoléon ; mais après l’arrestation d» Pie VII , il donna sa démission et adressa à l’emper.eur des remontrances qui le firent arrêter et détenir à Vincennes jusqu’en 1814. Il recouvra la li berté sous la restauration et fut élevé à la pairie.

BOULOIRE, ch.-l. de cant. (Sarthe) , à 13 kil. N. O. de St-Calais ; 1 ,500 hab.

BOULONNAIS, petite prov. de France, habitée du temps des Romains par les Morini, faisait partie du gouvernement de Picardie , et avait pour capit. Boulogne. Elle forme auj. l’arr. de Boulogne.

BOULTON. Voy. watt.

BOUNAR-BACHI , village de la Turquie d’Asie , dans le livah de Biga, à 40 kil. N. O. d’Adramiti. Eaux thermales nombreuses dites par les Turcs les Quarante-Yeux. La ville est située presque sur l’emplacement de l’antique Troie.

BOUQUENON ou BOCKENHEIM, ville du dép.

du Bas-Rhin, sur la Sarre; 2,950 hab. Elle communique par un pont avec Neu-Saarwerden, et forme avec cette dernière un ch.-l. de cant. sous le nom de Saar-Union.

BOUQUET (dom Martin), bénédictin de Saint- Maur, né en 1685 à Amiens, mort en 1754 à Paris, fit paraître les 8 premiers vol. de la grande collection intitulée Rerum gallicarum et francicarum Scriptores, 1738 et années suivantes, dont la suitefut publiée par d’Antine , Haudiguier, Brial, etc. Il avait eu part aux travaux de Montfaucon, et avait commencé sous ce grand maître à se former aux

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BOURBON (île), île voisine de l’Afrique, dans la mer des Indes, entre Madagascar et l’île Maurice, par 52® 66’-63° 34’ long. E., 20° 50’-21° 23’ lat. S.; 77 kil. sur 53; 109,000 hab., dont 69,000 esclaves; ch.-l., Saint-Denis. Un volcan éteint, le Gros- Morne; un qui brûle encore, dit le piton de Fournaise ; pas de port, mais quelques rades. Chaleur forte, mais supportable ; ouragans terribles ; belles forêts à l’intérieur. Sol fertile : café, sucre, muscade , girofle , cannelle et autres épices ; tabac, riz, blé, coton. On la divise en 2 districts, l’un du Vent, l’autre sous le Vent. — Découverte par le Portugais don Mascarenhas, 1545; occupée depuis 1642 par les Français qui la possèdent encore; elle appartint un instant aux Anglais, 1810-14. Elle a porté successivement les noms de Mascareigne, du nom de celui qui la découvrit; de Bourbon, en l’honneur de Louis XIV ; puis sous la république, ceux d’île de la Réunion, et de Bonaparte ; elle a repris le nom de Bourbon en 1815, et de la Réunion en 1848.

bourbon-langy , Aquœ Nisineii , ch.-l. de cant. (Saône-et-Loire), à 43 kil. N. O. de Charolles; 2,350 hab. 7 sources thermales. Aux environs, monuments antiques. Le nom de cette ville , qui s’écrivait autrefois Bourbon l'Atisi, vient d’Anselme, fils d’un comte de Bourbon, frère d’Archambault.

bourbon-l’ Archambault, Castrum Borboniense et Aquœ Borboniœ, ch.-l. de cant. (Allier), à 19 kil. O. de Moulins; 3,000 hab. Sources minérales et thermales. Grand hospice. Cette ville est le berceau et la résidence primitive des sires de Bourbon. On y voit encore 3 tours , vestiges de leur ancien château.

bourbon-vendée, ch.-l. du dép. de la Vendée, sur l’Yon, à 431 kil. S. O. de Paris; 5,257 hab. Trib. de lre instance et de commerce ; lycée impérial. Rues larges et tirées au cordeau : plusieurs édifices publics, mais peu de maisons terminées. Société d’agriculture, bibliothèque, haras. Gomrn. de grains, bestiaux, etc. — C’était autrefois un simple villages dit la Roche-sur-Yon ; il échut au xve siècle à Jean II, de la 2e branche de la maison de Bourbon, d’où son

nom de Bourbon. Napoléon lui donna 3 millions pour achever sesédifices (1808) : elle prit en reconnaissance le nom de Napoléon-Vendée. Elle reçut en 1814 celui de Bourbon- Vendée, mais elle a repris en 1852 le nom de Nap .- Vendée. — 1 0 oant. (Chantonuay , les Essarts. les Herbiers, Saint-Fulgent, la Roche-Servière , le Poiré-sous-Roche, Montaigu, Mareul, Mortagne, plus Bourbon-Vendée), 73comm. et 120,777 hab.

BOURBON (maison de). On distingue trois maisons des Bourbon, qui tirèrent leur nom de Bourbonl’ Archambault , leur résidence, et du Bourbonnais qui formait leur domaine ; elles sont unies entre elles par les femmes. La première maison est issue d’Aimar ou Adliémar, sire de Bourbon, qui vivait vers 913, et dont les généalogistes font remonter l’origine jusqu’à Childebrand, frère puîné de Charles- Martel. Cette maison s’éteignit en 1218, dans la personne d’Archambault VIII, qui ne laissa qu’une fille, Mahautde Bourbon. — La deuxième maison a pour chef Guy, sirede Dampierre, qui épousa en 1197 Mahaut, héritière de Bourbon, et fut père d’Archambault IX.

— La troisième a pour chef un prince capétien, Robert de Clermont, sixième fils de saint Louis, qui, en 1272, épousa Béatrix, héritière de la deuxième maison ; c’est de cette dernière maison que descend la famille qui depuis Henri IV a régné sur la France. Ces seigneurs ne portèrent d’abord d’autre titre que celui de sires de Bourbon ; Louis I, fils de Robert , échangea ce titre en 1 327 contre celui de duc et pair. Voici la généalogie de celte famille : Robert de Clermont, sixième fils de saint Louis et frère de Philippe-le-Hardi , né vers 1256, marié en 1272 à Béatrix , héritière de Bourbon , reconnu sire de Bourbon en 1283, mort en 1318. — Louis I, fils de Robert et de Béatrix, né en 1279, sire de Bourbon en 1310, Tait duc et pair par Charles IV en 1327, mort en 1341. 11 passa pour l’homme le plus sage du royaume. — Il eut deux fils: Pierre, sire de Bourbon, et Jacques, comte de la Marche, qui furent la tige de deux branches dont voici la suite :

Branche aînée. Pierre I, fils aîné de Louis I, né en 1311, tué en 1356 à la bataille de Poitiers. — Louis II, né en 1337, mort en 1410 ; il joua un rôle important sous Charles VI ( Voy . son art. ci-après).

— Jean I, né en 1381, fait prisonnier à la bataille d’Azincourt, mort à Londres en 1434, après 18 ans de captivité. — Charles 1, né en 1401, mort en 1456. 11 conspira plusieurs fois contre Charles VII. — Jean II, né en 1426, mort en 1488 , sans postérité. 11 fut l’âme delà ligue du Bien-Public sous Louis XI, et prétendit à la régence après la mort du roi. — Pierre II, frère du précédent, né vers 1435, mort en 1503, connu sous le nom de sire de Beaujeu ; il épousa Anne, fille de Louis XI, et fut chargé de la régence avec sa femme après la mort du roi. 11 ne laissa qu’une fille, Susanne de Bourbon , qui épousa son cousin Charles. — Charles II, neveu du précédent, si connu sous le nom de connétable de Bourbon, né en 1489, mort en 1527. En lui finitla branche aînée {Voy. son art. ci-après).

Branche cadette. Jacques, comte de la Marche, troisième fils de Louis 1, connétable, né vers 1314, pris à la bat. de Poitiers, tué par lesGr. Compagnies en 1361.— Pierre, tuéavec son père en 1361. — Jeanl, lié vers 1337 , mort en 1393. 11 devint comte de Vendôme par mariage. Louis II, né vers 1376, pris à la bataille d’Azincourt, en 1415, mort en 1446.

— Jean II, né en 1429, mort en 1478. Il devint seigneur de la Roche-sur-Yon par mariage. — François, né en 1470, mort en 1495. — Charles, né en 1489, mort en 1537. Le comté de Vendôme fut érigé pour lui en duché par François I, en récompense de ses services. Il devint chef de toute la maison de Bourbon par la mort du connétable de Bourbon, en 1527. — Antoine de Bourbon, né en 1518, mort en 1562. Il devint roi de Navarre par son ma¬

riage avec Jeanne d’Albret, et fut père de Henri.

Henri de Bourbon, connu sous le nom de Henri IV.

Henri IV est la tige des Bourbons qui ont depuis régné en France, en Espagne, à Naples, et à Parme.

Bourbons de France. Henri IV eut pour fil? Louis XIII. Celui-ci laissa deux enfants : Louis XIV, chef de la branche aînée qui régna en France jusqu’en 1830, et Philippe d’Orléans, chef de la branche cadette élevée au trône en 1830 (F. Orléans). — La branche aînée se continua : 1° par Louis XV, arrièrepetit-fils de Louis XIV; 2° par Louis XVI, petit-fils de Louis XV, et par ses frères Louis XVIII et Charles X ; ce dernier fut père du duc de Berry, qui a laissé un fils posthume, le duc de Bordeaux.

Bourbons d'Espagne. Cette branche est issue de Philippe duc d’Anjou, deuxième fils du granddauphin, et petit-fils de Louis XIV, qui fut placé en 1701 sur le trône d’Espagne, sous le nom de Philippe V; elle se continue par Ferdinand VI, Charles III, Charles IV, Ferdinand VII, et la jeune reine Isabelle, fille de ce dernier et de Marie-Christine.

Bourbons de Parme , mais, ducale tonnée en 1748 p. l’infant Philippe, fils de Pli.V, r.d’Esp., se comp. de Phil. ,Ferd. , Louis, dép. en 1802, Ch. Louis, d’abord duc de Lucq., appelé à Parmeen 1847. K.Parme,Lucq.

Bourbons des Deux-Siciles. Charles III, roi d’Espagne, issu de Philippe V, petit-fils de Louis XIV, plaça en 1759 sur le trône de Naples Ferdinand, son fils, dont les descendants régnent encore auj.

A la famille des Bourbons se rattachent en outre les branches de Condé et de Conti. La tige des Condé est Louis de Bourbon, prince de Condé, frère cadet d’Antoine de Bourbon, roi de Navarre, et oncle de Henri IV, né en 1530, tué en 1569 {Voy. condé). Plusieurs princes de cette branche sont plus connus sous le nom de ducs de Bourbon (Voy. ci-après, Louis-Henri de bourbon et Louis-lien r i Joseph de bourbon). — La tige des Conti est un frère puîné du grand Condé, Armand de Bourbon, prince de Conti, né en 1629, mort en 1666 (Voy. conti). Ces deux branches se sont éteintes, la première en 1830, la seconde en 1814.

bourbon (Louis II, duc de), dit le Bon et le Grand, né vers 1337, mort en Î4IO, fut l’ami et l’émule de Duguesclin , et combattit vaillamment les Anglais qui avaient envahi la France. Charles V en mourant lui confia la régence ainsi quaux duc de Berry et de Bourgogne. Il essaya, mais en vain, de prévenir les maux qui accablèrent la France pendant la minorité et la démence de Charles VI. Il délivra les Génois qui étaient menacés par les Sarrasins, et fit avec succès une expédition en Afrique (1391).

bourbon (Charles, duc de), connu sous le nom de connétable de Bourboti, né en 1489, était fils de Gilbert, comte de Montpensier, etdeClaire de Gonzagues.Il porta d’abord le titre de comte de Montpensier et devint chef de la maison de Bourbon par la mort de son oncle Pierre, sire de Beaujeu, dont il ép. la fille, Suzanne. Après s’ôlre signalé en plus, occasions par un courage indomptable, surtout à la bataille de Marignan, il reçut de François 1 l’épée de connétable , n’ayant encore que 26 ans, et fut nommé vice-roi du Milanais. Mais ayant été injustement dépouillé de ses biens par la reine-mère, Louise de Savoie, dont il avait, dit-on, méprisé l’amour, il quitta la France, alla offrir ses services àCharles-Quint, et contribua beaucoup au gain de la funeste bataille de Pavie. Mal récompensé par Charles-Quint, qui lui avait fait les plus brillantes promesses, il se fit chef de partisans et conduisit ses troupes au siège de Rome en leur promettant le pillage de cette capitale. U fut tué en montant à l’assaut, l’an 1527 ; il n’avait que 38 ans, et ne laissa pas d’enfants.

bourlon (Antoine de), roi de Béarn et père de Henri IV. Voy. Antoine.

bourbon (Charles de), cardinal. 4e fils de Charles

de Bourbon, duc de Vendôme, était frère puîné d’Antoine de Bourbon, père de Henri IV, et reçut des Ligueurs le titre de roi du vivant même de Henri 111. Mais ce dernier, après avoir fait assassiner le duc de Guise, s’assura de la personne du cardinal et le fit retenir en prison. A la mort de Henri 111, les ligueurs le proclamèrent roi sous le nom de Charles X ; mais il finit par renoncer lui-même à cette ridicule royauté, reconnut la légitimité de Henri IV, son neveu, et mourut peu après, àG7 ans, l’an 1590. On ne le compte pas au nombre de nos rois.

bourbon (Louis-Henri, duc de), né à Versailles en 1692, mort en 1540, fut nommé chef du conseil de régence pendant la minorité de Louis XV et devint premier ministre à la mort du duc d’Orléans (1723). Trop ami des plabirs, il prit peu de Soin des affaires et abandonna le gouvernement à sa maîtresse, la marquise de Prie, et au financier Pâris-Duverney. Le cardinal Fleury, profitant du mécontentement général, lui fit retirer le ministère et le fit exiler par le jeune roi à Chantilly, en 1726. On le connaissait sous le nom de M. le Duc.

Bourbon (Louis-Henri-Joseph, duc de), prince de Condé, né en 1756, père du malheureux duc d’Enghien, que Bonaparte fit périr, est le dernier qui ait porté le titre de due de Bourbon. 11 émigra, et commanda en plusieurs occasions l’armée royaliste, mais Bans obtenir aucun succès, et revint en France en 1814. Peu de jours après la révolution de 1830, on le trouva pendu dans son appartement ; on a prétendu sans preuve qu'il avait été étranglé par sa maîtresse, Mrac de Feuchèrcs. Il laissa la plus grande part, de sa fortune au duc d'Aumale, 4e lilsde L.-Phil.

BOURBON-CONDÉ , BOURBON -CONTI. Voy. CONDÉ, ENGHIEN et CONTI.»

bourbon (Nicolas), nom de deux poètes latins modernes. Le premier, surnommé l'Ancien , né en 1503, mort en 1550, a publié des poésies diverses sous le titre de Nugœ, Paris, 1533. Le second, surnommé le Jeune, neveu du précédent, né en 1574, mort en 1644, professeur de rhétorique etoratorien, est surtout connu par ses imprécations contre l’assassin de Henri IV, üirœ in parricidam. Ses poésies ont été publiées en 1630, sous le titre de Poemalia. Il est fort supérieur à son oncle.

BOURBONNAIS (pays des Ædui et partie de celui des Bituriges Cubi), ancienne province de France, bornée au N. par le Nivernais, au S. par l’Auvergne et la Marche, à l’E. par la Bourgogne, à 10. par le Berry; est située au centre de la France. Ch.-l., Moulins. Autres villes remarquables : Bourbon-1 Archambault, St-Amand, Néris, Vichy, Gannat, La Palisse, E filât. Cette province faisait autrefois partie du gouvernement du Lyonnais ; elle répond auj. au dép. de l’Ailier. Elle est remarq. par ses eaux minérales — Le Bourbonnais formait le domaine des sires de Bourbon : il fut confisqué en 1 523 sur Ch de Bourbon-

BOURBÛNNE-LES-BA1NS, Aquœ Borvonu, ch.-l.

de cant. (II.-Marne), à 48 kil. S. E. de Chaumont; 8,550 hab. Albâtre, plâtre. Sources thermales. Hôpital militaire. Antiquités.

BOURBOURG, ch.-l. de cant. (Nord), à 15 kd. S. 0. de Dunkerque, sur le canal deBourb.; 2,438 h*

BOURBRIAC, ch.-l. de cant. (Côtes-du-Nord), à 11 kil. S. O. de Guingamp ; 3,825 hab.

BOURDALOUE (L.), célèbre prédicateur, ne à Bourges en 1632, mort en 1704, entra de bonne heure dans la société des Jésuites, et en devint un des plus beaut ornements. Après avoir prêché pendant quelque temps en province, il fut appelé par ses supérieurs à Paris en 1669 et eut un succès piodigieux. Il fut dix fois chargé de prêcher l’Avent ou le Carême devant Louis XIV et toute sa cour. Lors de la révocation de l’édit de Nantes, il fut envoyé dansle Languedoc pour éclairer les Protestants (1 686), et obtint de nouveaux succès dans cette mission dé

licate.On a recueilli ses sermons et ses œuvres diverses en 14 vol. in-8, Paris, 1707, et 17 vol.in-8, 1822-26; On a donné en 1823 des Sermons inédits de Bour« daloue qui sont apocryphes. Bourdaloue est regard! comme le fondateur de l’éloquence chrétienne parm nous ; ce qui le distingue surtout, c’est la force du raisonnement et la solidité des preuves. Si Massillon est plus brillant, Bourdaloue offre une instruction plus réelle. On estime surtout son sermon sur la Passion.

BOURDEAUX, ch.-l. de cant. (Drôme), à 17 kil. de Crest ; 1 ,350 hab. — bourdeaux, plus communément bordeaux. Voy. ce mot.

BOURDEILLES, ville de France (Dordogne), sui la Dronne, à 17 kil. N. E. de Périgucux ; 1,500 hab. Patrie de Brantôme (Pierre Bourdeilles).

BOURDIN (Maurice), antipape, né dans le Limousin, passa vers 1095 en Portugal, et devint archevêqua de Braga. L’empereur Henri V, mécontent du papa Gélase, lui opposa Bourdin qu’il fit élire pape sous la nom de Grégoire VIII en 1118; mais ce prince l’ayant bientôt abandonné, il se vit assiégé dans Sutri par Calixte 11, successeur de Gélase, fut pris et jeté dans une prison, où il mourut en 1122.

BOURDON (François-Louis), connu sous le nom de Bourdon de l’Oise, procureur au parlement de Paris, embrassa d’abord la révolution avec ardeur et fut député du dép. de l’Oise à la Convention ; mais les excès dont il fut témoin dans la Vendée, où il avait été envoyé en mission, diminuèrent son exaltation révolutionnaire. De retour à l’assemblée, il contribua à renverser successivement les partis de Danton et de Robespierre. Nommé membre du Conseil des cinqcents, il se déclara contre le Directoire, et fit rapporter la loi qui bannissait tous les nobles. Il fut déporté au 18 fructidor, et mourut à Sinnamary peu après son arrivée. — Il ne faut pas le confondre avec Léonard Bourdon, dit de la Crosnïere , autre conventionnel qui, après avoir été un des séides de Robespierre, devint son ennemi le plus acharné, et contribua beaucoup à le renverser. Celui-ci n’est mort que dans la première année de la Restauration. 11 avait été longtemps instituteur à Paris.

BOURG, ou BOURG-EN-BRESSE, ch.-l. du dép. de l’Ain, sur la Reyssouse, à 382 kil. S. E. de Paris 9,528h. Tribun. civil, lycée (1856). Bel hUel-dc-ville, liôp.; statue de Bichat, pyram. de Joubert. Belle église de Brou. Soc. d’émulation; biblioth. — Ane. capit. delà Bresse. Jadis aux rois de Bourgogne, puis aux empereurs, aux ducs de Savoie ; cédée à la France en 1601. Patr. d’A. Favre, Lalande, etc. Joubert naq. auxenv. — L’arr. a 10 c. (Monlrevel, Treffort. Bagéle-Chatel, Pont-d’Ain, Pont-de-Vesle, Pont-de-Vaux, Saint-Trivier de Courtes, Geyzeriat, Coligny, plus Bourg), 1 19 communes et 1 17,753 hab.

bourg ch.-l. de cant. (Gironde), sur la Dordogne, à 13 kil. S. E. de Blaye ; 2,700 hab. Petit port.

Capitale de l’ancien Bourgès. .

bourg-argental, ch.-l. de cant. 'Loire), a. 10 kil. d’Annonay ; 1,100 liab.— bourg-dieu. Voy. deols.

bourg-de-visa , ch.-l. de cant. (Tarn-et-Garonne), à 15 kil. O. de Lauzerte ; 900 hab.

bourg-d oysans, ch.-l. de cant. (lsere), a 27 kil. S. E. de Grenoble. Cristal de roche.

bourg-l’abbé, depuis saint-lô. \oy. , saint-lo. bourg-la-reine, bourg du dép. delà Seine, à 9 kil. S. de Paris ; 800 hab. Grand marché de bestiaux.

dourg-lastic, ch.-l. de cant. (Puy-de-Dôme), è 44 kil. S. O. de Clermont; 2,150 ) hab.

bourg-du-béage, ch.-l. de c. (Drôme), à 16 kil. N. E. de Valence, sur l’Isère, en face de Romans 3 763*h. Joli pont où l’on payait jadis. Filoselle, etc, bourg-lès-valence (Drôme), à 1 k. de Valence bourg-sa int-andéol, ch.-l. de cant. (Ardèche), sur le Rhône, à 41 kil. S. de Privas; 4,290 hab. Soie et organsin. Ruines d’un temple gaulois cleam minérales aux environs.

BOUU — 250 B0UK

«hM, ch.-., de (Eure), à 26 UL I

S E de Pont-Audemer ; 900 hab.

BOURG (Anne du). Voy. dubourg.

BOURGANEUF, ch.-l. d’arr. (Creuse), à 26 kil. S. O. de Guéret; 2,940 hab. Porcelaine, papeterie. — On y voit une grosse tour, où Pierre d Aubusson détint Zizim, fils de Mahomet II, par suite d’un traite conclu avec Bajazet II, frère de Zizim. — L arr. de Bourganeuf a 4 cantons (Bénévent, Bourganeuf, Pontarion, Royère ), 49 coinm. et 39,796 hab.

BOURGAZ, Apollonia , ville de la Turquie d Europe (Roumélie), sur la mer Noire, au fond du golle de Bourgaz, par 42° 29 lat. N. Commerce en grains.

BOURGELAT (Claude), habile vétérinaire, né a Lyon en 1712, mort en 1779, fonda à Lyon en 1762 la Ire école vétérinaire que nous ayons eue en b rance. Il en établit peu après une autre à Alfort près de Paris. On neut le regarder comme le fondateur de llnppiatrique. Il a ecril des Eléments de l art vétérinaire, et plusieurs autres ouvrages estimés.

BOURGES, Avaricum , Bituriges , ancienne capit. du Berry, ch.-l. du dép. du Cher, sur 1 Auron, à 207 kil. S. de Paris (220 par Nogent); 25,324 hab. Archevêché; cour impériale, lycée, grand séminaire. Assez belle cathédrale gothique, liôtel-deville, salle du Païais-de- Justice, Salpêtrière, etc. Société d’agriculture, etc. ; bibliothèque, cabinet de pliys. Ane. université (f.en 1463). Moutons renomm. Laines, draps, chapellerie, coutellerie, zinc. Chem, de fer.— Ane. cap. des Bituriges Cubi. Prise et brûlée par César (52 av. J.-C.), et par Chilpéric I (583 après J.-C.); relevée par Charlemagne et agrandie par Philippe-Auguste. Son archevêché fut fondé au ni* siècle. On y tint divers conciles ; c’est là que fut rédigéela Pragmatique-Sanction en 1438. Charles Y1I y tint sa cour pendant l’invasion des Anglais, d’où le surn. de roi de Bourges. Don Carlos ysejournade 1839 àl845.Lieu natal de Louis XI, Jacques Cœur, Bouidaioue. — L’arr. de Bourges a 10 cantons (les Aixd’Angillon, Baugy, Charost, Graçay, Levet, Lury, Mehun-sur-Evre , St-Martin-d’Auxigny , Vierzon , plus Bourges) , 102 communes, et 108,476 hab.

BOURGES, portion du Bordelais, avait pour villes Bourg, Ambez.

BOURGET (le) , bourg de France (Savoie), sur le lac du Bourget, à 10 kil. N. de Chambéry; 1800 hab. — Le lac a 16 kil. de long sur 3 de large.

BOURGET (le), bourg du dép. de la Seine, à 9 kil. N. E. de Paris; 500 hab. Relais de poste.

BOURGMESTRE , de deux^ mots allemands , burger , bourgeois, et meister , maître, nom que porte le premier magistrat civil dans un grand nombre de villes en Allemagne et dans les Pays-Bas. Les attributions de ces magistrats n’ont rien de précis, et varient selon les temps et les localités. Le plus souvent on les voit remplir les fonctions de nos maires et de nos commissaires de police.

BOURGNEUF, ch.-l. de cant. (Loire-Inférieure), à 35 kil. S. O. de Nantes, au fond d’une baie dite aussi de Bourgneuf; 2,500 h. Marais salins. B. était jadis sur l’Océan, mais la mer s’en retire tous les jours.

BOURGOGNE, ancienne prov. de France, avant 1789, était bornée à l’E. par la Bresse et la Franche- Comté, à l’O. par le Bourbonnais et le Nivernais, au N. par la Champagne. Elle se divisait en duché de Bourgogne, comprenant 5 parties: leDijonnais, le Chàlonnais, l’Autunois, F Auxois et le pays de la Montagne ; et en 4 comtés : Charolais, Mâcon, Auxerre et Bar-sur-Seine. Ch.-l. généra), Dijon. Sol fertile: grains, fruits, et surtout vins renommés (Beaune, Nuits, Mâcon, Tonnerre). Cette contrée faisait jadis partie du pays des Ædui , Mandubii , Lingones et Sequani. Auj. elle correspond à la plus grande partie des départ, de la Côte-d'Or, de Saône-et-Loire, et à de petites fractions de ceux de l’Yonne, de l’Aube et de la Nièvre. — La Bourgogne doit son. nom aux

lousüla Conduite de' Gondicaire (411), un état connu sous le nom de Premier royaume de Bourgogne . Ce royaume eut pour noyau le S. de^ la Germanie 1« et la Grande-Séquanaise, c.-à-d. une partie de l’Alsace et de la Suisse; puis il descendit au S., atteignit la Loire à l’O., et s étendit dans tout le bassin du Rhône, moins la portion comprise entre la Durance et la mer. Il eut huit rois ; Gondicaire,

4 1 1-436; Gundioc, 463; Gondemar 1, 476 ; Chilpéric, 491- Godégisile, 500 ; Gondebaud, 516 ; Sigismond, 524*; Gondemar II, 534. Déjà Clovis avait soumis les Bourguignons à un tribut ; ses fils expulsèrent Gondemar et réunirent la Bourgogne à l’empire des Francs. Sous les Mérovingiens, elle fut tour a tour soumise aux rois de Neustrie ou d Austrasie, ou^au roi unique des Francs; ou Lien elle fut presque indépendante sous un maire particulier. Charlemagne érigea la Bourgogne en duché et en donna le gouvernement , d’abord à un seigneur nommé Sanson qui fut tué à la bataille de Roncevaux, puis à Hugues, son fils naturel. Lors du démembrement de l’empire de Charlemagne, la Bourgogne ne tarda point à se scinder en diverses parties ; elle forma ; 1° au N. un duché de Bourgogne , composé de presque toute la Bourgogne propre , et compris entre le Rhône, le Jura et le Rhin; 2° au S. un second royaume de Bourgogne , qui d abord se partagea en deux royaumes distincts, nommés Bourgogne cisjurane et Bourgogne iransjurane , parce qu’ils étaient séparés par la chaîne du Jura. — Boson, comte d Au tun, se fit élire roide la EL Cisj. en 879 : son royaum comprenait la Provence, ïc Comtat, le Dauphiné, le Bugey et la Bresse, la partie du Languedoc entre la Loire et le Rhône, et de petites parties de la Bourgogne propre. Boson eut pour successeurs Louisl’ Aveugle (889-923). et Huguesde Provence (923-33). —Rodolphe , comte d’Auxerre, s empara de la b. i r. en 888 ; ce royaume répondait au Bugey , à la Suisse jusqu’à la Reuss, et à la Savoie. Rodolphe II, sou fils, après avoir hérité de la Bourgogne transjurane, se fit céder par Hugues (933) la Bourgogne cisjurane, et des deux roy. n’en fit plus qu’un seul, appelé roy. d'Arles. Après la mort de Rodolphe 111 (1032), Conrad-le-Salique réunit le roy. d’Arles à l’empire germanique. Toutefois un grand nombre de fiefs puissants s’en détachèrent et se déclarèrent indépendants. Tels furent le comté et le marquisat de Provence, le Dauphiné, la Savoie, le comté palatin de Bourgogne ou Franche-Comté, le Comtat Yenaissin, etc. — Quant au duché de Bourgogne , il ne releva jamais de l’empire germanique, bien que le comté palatin de Bourgogne, possédé par les ducs, fit partie du roy. d’Arles. De 884 à 1002, le duché de Bourgogne appartint à des princes issus de Robertle-Fort, savoir : Thierry, Richard-le-Justicier, Raoul, roi de France, IIugues-le-Blanc, Henri, frère de Hugues-Capet. Après ce dernier, le duché de Bourgogne fut pendant 30 ans réuni à la couronne (1002- 1032). — Rohert-le-Vieux, fils du roi Robert, commença une seconde maison de ducs de Bourgogne, qui finit en 1361 à Philippe de Rouvres, fils de Jeanne de Boulogne , qui avait épousé en secondes noces le roi de France Jean II. — Philippe-le-Hardi, 4e fils du roi Jean, fut alors investi du duché de Bourgogne (1363). Cette troisième maison, dite maison deVulois.ne compte que quatre ducs: Philippe-le-Hardi, 1 3*^1 ; Jeansans-Peur, 1404 ; Philippe-le-Bon, 1419, et Charles-lc-Téméraire , 1467-77 ; mais elle fut de toutes la plus brillante ; elle réunit un nombre immense de fiefs, et balança longtemps le pouvoir des rois de France. Charles-le-Téméraire ne laissa qu’une fille, Marie. Le duché de Bourgogne revint alors à la couronne comme fief mâle; mais Marie , en épousant Maximilien d’Autriche , lui apporta tous les

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