‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 175 sur 1261 · BRAN · texte numérisé non relu

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dégoûtantes. Le culte brahmanique est rempli ae superstitions, les unes ridicules, les autres révoltantes. A la fête de Djaggernâlh, tandis que le char du dieu écrase ious ses roues pesantes une foule de victimes qui se précipitent au-devant de cette mort dont ils attendent une éternelle félicité, d’autres fanatiques se réunissent dans les pagodes pour se soumettre à des tortures volontaires. Une coutume barbare oblige les femmes indiennes à se brûler sur le cadavre de leurs époux. Les ablutions et les lustrations dans des fleuves sacrés, tels que le Gange, font encore une partie principale du culte brahmanique. Bénarès est un des lieux sacrés où se font le plus de pèlerinages.

BRAHMAPOUTRA, c.-à-d . fils de Brahma, grand fleuve d’Asie, naît dans le pays de Borkhamli au pied des monts Langsan, traverse le pays de Mismi, le roy. d’Assam, le Bengale oriental, et après avoir reçu une branche du (lange et quelques-unes des branches du Tistah , prend le nom de Megna, baigne Lakipour, joint ses eaux à celles du bras oriental du Gange, et se jette avec lui dans le golfe du Bengale, après un cours d’environ 2,700 kil. On a cru à tort que c’était le Zanisiou du Tiiibet.

BRAILA, BRAILOV, v. de Yalachie. V. brahïlov.

BR AINE, ch.-l. de canton (Aisne), à 16 kil. S. E. de Soissons ; 1,450 h. Ane. résidence royale. Etalons.

braine-l’alleud, v. deBelgique (Brabantmérid ). à 10 kil. de Nivelle; 2,770 hab. Lainages, cuirs, etc(

braine-le-comte , ville de Belgique (Hainaut), à 13 kil. O. de Nivelle ; 3,000 hab. Très beau lin et beau fil pour les dentelles de Bruxelles.

BRAMA. Voy. brahma.

BRAMANTE (le), célèbre architecte italien , né en 1444 à Castel-Durante dans l’état d’Urbin, mort en 1514, étudia avec beaucoup de soin tous les restes de l’architecture antique, et vint ensuite se fixer à Rorne, où le pape Jules II lui confia un grand nombre d’ouvrages importants. Celui de ses travaux qui l’a immortalisé est la basilique de Saint-Pierre de Rome; il en traça le plan, en jeta les fondements (1513) et l’éleva jusqu’à l’entablement; mais il ne put l’achever. L’édifice fut continué après sa mort et perfectionné par Michel-Ange. Le Bramante fut le maître et le protecteur de Raphaël.

BRAMES. Voy. brahmanes.

BRAMHALL (Jean), théologien anglican, évêque de Derry, né à Pontefract (York) vers 1593, mort en 1062. fut persécuté sous le règne de Cromwell, à cause de son attachement pour les Stuarts, et obligé de s’expatrier; mais après la restauration il revint en Angleterre, fut nommé par Charles II, en 1661, archevêque d’Armagh, primat et métropolitain d’Irlande. Scs ouvrages, destinés presque tous à défendre la réformation contre les Catholiques romains, ont été rassemblés avec sa vie à Dublin en 1677, en un vol. in-fol. Le plus important est une controverse avec Hobbes sur la liberté , qui fut publiée à Londres en 1656.

BRAMINES. Voy. brahmanes.

BRAMPTON, ville d’Angleterre (Cumberland), à 13 kil. N. E. de Carliste; 2,500 hab. Près de cette ville on trouve les vestiges d’un camp romain.

brampton, ville d'Angleterre (Derby), à 5 kil. O. de Chesterfield ; 2,400 hab. Forges.

BRANCAS (famille des), famille issue de l’illustre maison des Brancaccio de Naples, et qui s’est établie en France au xive siècle. Les Brancas de France ont formé deux lignes , dont l’aînée portait les noms de Forcalquier-Rrancas et de Céreste, avec les titres de duc et de grand d’Espagne; la cadette portait ceux de Forcalquier et Villars. Les membres les plus distingués de cette famille furent : André, connu sous le nom d amiral de Villars, qui se jeta dans le parti de la Ligue et des Espagnols. voulut se faire de la Normandie une sei-

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eneurie indépendante, et se maintint dans Rouen même après l'abjuration de Henri IV. 11 se soumit en 1594. L’année suivante, il fut pris et massacré par les Espagnols au siège de Doulens. — Georges, son frère puîné, obtint en 1626 1 élection du marquisat de Yillars en duché-pairie. Louis de Brancas, marquis de Céreste, né en 1711, servit Louis XV sur terre et sur mer, et fut nommé maréchal de France en 1740; il m. 10 ans après. Louis Léon,ducdeBrancas-Lauraguais, pairdeFrance sous la Restauration, m.en 1824, a laissé plusieurs ouvrages en prose et en vers. — Cette famille s’est éteinte dans lesmàlesen la personne du duc Bufile de Brancas, pair de France. Son nom et ses titres ont été transmis en 1846aucomte Hibonde Frohen, mari de l’héritière.

BRANCHIDES, peuplade de l’Asie-Mincare, dans la Carie, au S. et près de Milet; on voyait chez eux un temple dédié à Apollon Üidyméen, et qui avait un oracle célèbre. Les Branchides étaient comme une tribu ou une peuplade de prêtres, et prétendaient descendre de Branchus, jeune homme de Milet à ïjui Apollon accorda le don de prophétie. Xerxès saccagea le temple et déporta les Branchides dans la Sogdiane, où ils élevèrent une ville dite aussi ville des Branchides.

BRANDEBOURG (Marche de), ancien état de l’empire germanique, dans le cercle de H. -Saxe, entre la Poméranie et le Mecklembourg au N., la Saxe et la Lusace au S., la Silésie à l’E. Ses limites varièrent, mais elles sont restées à peu près les mêmes depuis 1455. On divisa dès lors le pays en deux grandes parties : Marche électorale de Brandebourg et Nouvelle-Marche de Brandebourg.

La Marche électorale à son tour se subdivisait en Vieille-Marche, Marche de Priegnitz, Moyenne-Marche , Marche de l’Uker. Leurs villes principales étaient, pour la lre, Stendal, Tangermùnde; pour la 2e, Perleberg, Pritzwald, Kyritz, Wilsnack : pour la 3e, Brandebourg, Potsdam, Vieux-Ruppin, Nouveau- Ruppin, Brietzen, Berlin, Charlottenbourg, Francfort-sur-l’Oder ; pour la 4», Prenzlow, Templin, Nouvel-Angermünde, etc. A la Marche électorale appartenaient encore: le cercle de Beeskow-et-Storkow , composé des deux seigneuries de ce nom ; le comté de Wernigerode, etc.

La Nouvelle-Marche , située entre la Réga et la Warta , était divisée en 3 masses: 1° Custrin; 2° cercles primitifs, au nombre de sept : Soldin, Kœnigsberg, Landsberg, etc. ; 3° cercles incorporés, au nombre de trois: Sternberg, Zullichau, Cottbus.

Ce pays, occupé d’abord par les Variai, puis par les Wilzes ou Welatabs (peuple slave-venède), depuis le Ve siècle , ne fut soumis par Charlemagne que temporairement. En 926 , Henri-l'Oiseleur fonda la Marche du Nord ou Marche de Saxe septentrionale , dite aussi Marche de Soltwedel, de la ville où résidaient les premiers margraves, puis Manche de Stade (1056-1130), lorsque Udon, premier comitde Stade, commença la 2e dynastie margraviale. Celle-ci fut remplacée par la maison ascanienne, dont Albertl’Ours fut le premier margrave, 1143, et qui finit en 1320 dans la personne de Henri-le-Jeune. Dès le temps d’Albert-l’Ours, le margraviat était devenu indépendant du duché de Saxe et fief immédiat de l’Empire.En 1247, le margrave se trouvait du nombre des princes restés électeurs. En 1259 la maison se divisa en 2 lignes, et le pays en 2 parts; mais la réunion eut lieu en 1304. De 1320 à 1415, le Brandebourg passa dans deux nouvelles maisons, celle de Bavière et celle de Luxembourg. Cette dernière le vendit enfin au burgrave de Nuremberg, Frédéric, de la ligne cadette de la maison de Hohenzollern (1415) , dont les descendants l’ont conservée jusqu’à ce jour. L’électorat ne contenait alors que la Vieille-Marche, la Moyenne-Marche, Priegnitz et une partie de la Marche de l’Ucker. Frédéric II, la Dcnb-de-Fer,

acquit la Nouvelle-Marche en 1455. Ensuite vinrent Albert -l’Achille, 1 471; Jean-le-Cicéron , 1486; Joachim I, 1499; Joachim II, 1534; Jean-Georges, 1571; Joachim-Frédéric, 1598; Jean - Sigismond, 1608 (celui-ci réunit en 1618 la Prusse orientale , par son mariage avec la fille d’Albert, duc de Prusse, et prit lui-même ce dernier titre) ; Georges- Guillaume, 1619 ; Frédéric-Guillaume, dit le Grand- Électeur, 1640; Frédéric 111, 1688. Sous ces princes , la maison de Hohenzollern avait acquis Ruppin, Clèves, Berg, Ravenstein, le duché de Prusse, etc. En 1700, Frédéric III se déclara roi de Prusse, sous le nom de Frédéric I. Depuis ce temps l’histoire du Brandebourg se confond avec celle de la Prusse {Voy. PRUSSE).

brandebourg (prov. de), une des 8 grandes div. actuelles des États prussiens, répond à l’ancien ne Marche de Brandebourg, moins la Vieille-Marche qui forme une partie de la prov. de Saxe, et se partage en 2 gouvernements: 1° Potsdam à l’O. ; 2° Francfort à l’E. Le gouvernement de Potsdam répond aux Marches dites de Priegnitz, de l’Uker et Moyenne ; Francfort, à la Nouvelle-Marche. Les places principales sont : dans le 1er gouvernement, Berlin, capitale de toute la Prusse ; Potsdam, Spandau Brandebourg, Charlottenbourg , Prenzlow , Nouveau-Ruppin; dans le 2e, Francfort, Guben, Küstrin, Landsberg, Cottbus, Zullichau, Lubben. Le Brandebourg a 333 kil. sur 160, et compte 1,335,160 hab. Sol pVit, sablonneux, mais très amélioré par la culture. Beaucoup de fabriques provenant des Français expulsés par la révocation de l’édit de Nantes. Belles routes, canaux; grand commerce.

brandebourg, Brandenburg en allemand, ville de Prusse, prov. de Brandebourg, sur le Havel, à 33 kil. O. de Potsdam ; 13,800 hab. Établissements de bienfaisance, d’instruction ; collège dit des Chevaliers lainages, toiles, cuirs, gants, chapeaux, bonneterie — L’Assemblée nation, de Prusse y siégea en 1848.

brandebourg (nouveau-), Neu-Brandenburg en allemand, ville du grand-duché de Mecklembourg- Strélitz, à 26 kil. N. E. de Strelitz; 5,000 hab. Draps, cartes à jouer, imprimerie sur toiles, eau-de-vie, verrerie, tabac, houblon.

BRANDENBURG. Voy. brandebourg.

BRANDO, ch.-l. de cant. (Corse), à 11 kil. de Bastia; 690 hab.

BRANDT (Sébastien), jurisconsulte et poète satirique, né à Strasbourg vers 1454, mort en 1520, fut professeur de droit à Bâle, et jouit de la faveur de l’empereur Maximilien I. On lui doit un grand nombre d’ouvrages, dont lepluscélèbreest/a Nef des Fous (Narrenschiff), poëme burlesque, écrit en allemand (1494). où il tourne en ridicule les traversé son temps. Cet ouvrage, qui eut un très grand succès, fut traduit en latin en 1496, par Badius Ascensius, et en rimes françaises par P. Rivière, 1497.

brandt, chimiste de Hambourg, trouva par hasard le phosphore, vers 1669, en faisant des expériences sur l’urine, pour en extraire de l’or. Il communiqua son secret à Krafft; Kunekel le déc. de son côté. Brandt reçut une pension de J. -Frédéric, électeur de Hanovre. Il mourut vers 1692.

brandt. 11 y eut à Amsterdam plusieurs pasteurs arminiens de ce nom, auxquels on doit divers ouvrages de théologie et d’histoire. On a une Vie de Buyter par Gérard Brandt (1690), une Vie de Grotius et une Vie d’ Ar minius, 1724, par Gaspard Brandt. brandt ( le comte de ). Voy. struensée. BRANDYW1NE, petite riv. des États-Unis, traverse la Pensylvanie, le Dclaware et se jette dans la Christiana à 4 kil. au-dessous de Wilminglon. Les Américains}' furent battus parles Anglais, 1777. BRANIBORou BRANDFBOURG.F.brandeboubg.

BRANICKI (Jean-Clément), castellan de Cracovio, général poloiuus, né en 1688, mort en 177 J c<5Ip -

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