‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 185 sur 1261 · BROU · texte numérisé non relu

BROU

adopté. En 1817, il fit paraître son Examen des doctrines médicales : cet ouvrage fit révolution dans l’école. Une nouvelle édition refondue^ du même ouvrage fut publiée en 1821 et fut bientôt suivie du journal intitulé : Annales de la médecine physiologique , du Traité de Physiologie pathologique, 1 825, , et du fameux Traité sur l'irritation et la folie, 1828. Après 1830, il fut nommé professeur de pathologie à la faculté de médecine, et il devint membre de l’Acad. des Sciences morales et politiques lors de son rétablissement, il avait été aussi nommé médecin en chef du Val-de-Grâce. Broussais appela toute l’attention des médecins sur l’irritation ; il voulait expliquer tous les phénomènes pathologiques par l’irritation et l’inflammation des tissus, de ceux surtout du canal intestinal, et préconisait le traitement antiphlogistique ; maison l’accuse d’avoir professé un système exclusif : aussi rencontra-t-il beaucoup d’adversaires. Dans les dernières années de sa vie , Broussais adopta les opinions du docteur Gall et les défendit avec la même chaleur qu'il avait mise à défendre son propre système. 11 fut, en outre, un des plus ardents adversaires des doctrines psychologiques et spiritualistes : son Traité de T Irritation fut mis kY Index. M. Mignet alu une Notice sur Broussais à l’Acad. des Scienc.moralesle27juin 1840.

BROUSSE, quelquefois BOURSE ou BURSA, Prusa chez les anciens, ville de la Turquie d’Asie (Anatolie), à 97 kil. S. de Constantinople , sur le flanc de l’ancien mont Olympe; 50,000 hab., Turcs, Grecs, Juifs, Arméniens; 3 faubourgs; murailles, château-fort ; rues étroites ; terrain inégal ; mosquées nombreuses, mais presquetoutes en ruines; eauxthermales aux env. Commerce actif avec Alep et Smyi ne , soieries. Séjour d’Abd-el-Kader dep. 1852. — Br. étai la capitale du royaume de Bilhynie; elle appartint ensuite aux Romains, puis aux empereurs grecs jusqu’en 1325, époque à laquelle Orkhan s’en empara et en fit la capitale de ses états. Elle fut brûlée par Timour (1377), rasée par Isa son fils, rebâtie par Mahomet 11, prisede nouv. et brûlée par Soliman ; et presq. détr. par un trembl. de terreen 1855. V. prusa.

BROUSSEL (Pierre), conseiller au parlement, joua un rôle important dans la guerre de la Fronde. S’étant signalé par une vive opposition aux mesures du gouvernement, la régente Anne d’Autriche le fit arrêter (1648); le peuple soulevé exigea son élargissement pendant la journée des Barricades, mais sans succès. L’année suivante, il fut nommé gouverneur de la Bastille, dont le peuple venait de s’emparer; en 1651, les Frondeurs le nommèrent prévôt des marchands.

BROUSSON ( Claude ), ministre protestant, né à Nîmes en 1647, exerça pendant longtemps avec distinction la profession d’avocat à Toulouse. Lors des persécutions exercées contre les Protestants, il fut forcé de quitter la France ; il se réfugia en Suisse, puis en Hollande ; mais plusieurs fois il rentra secrètement en France, et prêcha dans plusieurs provinces, surtout dans les Cévennes. Ayant été pris à Oléron, il fut rompu vif en 1698 , comme coupable d’avoir prêché l’insurrection et d’avoir entretenu des intelligences avec les ennemis de l’état. Des écrits qu’il avait composés en faveur de son parti, le plus curieux est une Relation des merveilles que Dieu fait daus les Cévennes, 1694.

BROUSSONNET (P.-Marie-Aug.) , naturaliste et médecin, né en 1761 à Montpellier, mort dans cette ville en 1807, fut suppléantde Daubenton au collège de France et son adjoint à l’école vétérinaire (1784), membre de l’Académie des Sciences , secrétaire de la Société d’agriculture. Il fut revêtu en 1789 de quelques fonctions civiles; il devint ensuite membre de l'Assemblée législative, entra dans le parti des Girondins et fut proscrit; il erra quelque temps en Espagne, en Portugal, et visita Maroc, utilisant ses courses pour l’histoire naturelle. Rentré en

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