BROW
France, il fut nommé consul à Mogador, puis aux Canaries, et enfin professeur de botanique à Montpellier. Broussonnet est le premier qui ait appliqué à la zoologie le système de nomenclature et de description de Linnée. Il a aussi rendu de grand» services à l’agriculture. Ses principaux ouvrages sont Ichthyologiœ decas prima , Londres, 1782; ï Année rurale , calendrier à l’usage des cultivateurs, Paris, 1787; la Feuille du Cultivateur, avec Parmentier, Dubois, etc. ; et une foule de mémoires. On lui doit l’introduction en France des premiers troupeaux de mérinos et de chèvres d’Angora.
BROUVEL1EURES, ch.-l. de cant. (Vosges), à 3 kil. de Bruyères ; 500 hab.
BROUWERSHAVEN, vill. de Hollande (Zélande), dans l’île de Schouwen, à 10 kil. N. de Zirikzée; 100 hab. Pêche d’huîtres. Patrie de Jacques Cats.
BROWN (Robert), sectaire anglais, né vers 1550 à Northampton, mort en 1630, s’éleva contre la hiérarchie ecclésiastique et contre la forme des sacrements ; enseigna une doctrine fort analogue à 'celle des Puritains, en y joignant une forte teinte de républicanisme, et fut persécuté et emprisonné pour ses opinions; s’échappa et se réfugia dans la Zélande, où il continua à prêcher sa doctrine; revint en Angleterre en 1585, fit quelques concessions et obtint une paroisse dans le comté de Northampton. On a de lui un traité de la Réformation sans concessions, Middelbourg, 1582.
brown (Ulysse-Maximil.), feld-maréchal au service de l’Autriche, issu d’une famille irlandaise, né à Bâle en 1705, rendit de grands services à Marie-Thérèse, gagna en 1746 la bataille de Plaisance et s’empara de Gênes. Il repoussa en 1756 le roi de Prusse qui avait envahi la Bohême, et remporta sur lui la bataille de Lowositz. 11 fut blessé mortellement â la bataille de Prague en 1757.
brown (Jacq.), ministre anglican et fécond écrivain, né en 1715 à Rothbury (Northumberland), a composé un Essai sur la satire, en vers, 1750 ; des Essais sur les Caractères de Shaftesbury , 1751 ; un ouvrage intitulé ; Appréciation des mœurs du temps, 1757, qui avait pour but de ranimer l’esprit public en Angleterre, et qui eut, dit Voltaire, une grande influence sur les événements qui suivirent; une Histoire de la poésie, 1764 ; des tragédies, des sermons. On lui doit aussi des écrits sur i’éducation, qui lui firent une telle réputation que l'impératrice de Russie lui proposa de venir à Pétersbourg pour y organiser les écoles ; mais au moment de partir il se coupa la gorge dans un accès de mélancolie, 1764.
brown (Jean), célèbre médecin écossais, né en 1736 dans le comté de Benvick, était fils d’un pauvre journalier. Ayant montré de bonne heure une grande aptitude à l’étude, on l’envoya à Édimbour-g, où il étudia la médecine, tout en donnant des leçons pour vivre. 11 s’acquit une grande réputation par ses cours et sa pratique, deyint en 1780 président de la Société médicale d'Edimbourg, publia des Elementa medicinœ, où il exposait un nouveau système de médecine, et eut bientôt un grand nombre de sectateurs qui prirent le nom de Brownistes. Ayant dissipé par son inconduite la fortune qu’il avait acquise par ses talents, il se rendit en 1786 à Londres où sa misère ne fit qu’augmenter, et il fut emprisonné peur dettes. Il y mourut en 1788, au moment où l’ambassadeur de Prusse lui proposait un établissement avantageux à Berlin. Brown expliquait tout par une propriété vitale qu’il nommait excitabilité, et réduisait la médecine à l’art de modifier l’excitabilité par le sage emploi des stimulants, de manière à augmenter ou à diminuer l’excitation. Ses Éléments de médecine ont été tradu:ts en français par Bertin et par Fouquier, 1805.
brown (Thomas), professeur de philosophie à Edimbourg, né en 1778 à Kirkmabreck près d’É-