BRUC
dimbourg, mort en 1820, exerça d’abord la médecine, puis suppléa le professeur Dugald-Stewart à partir de 1810. 11 a composé un Essai sur la relation de cause et effet, et des Leçons sur la philosophie de l’esprit humain, ouvrage posthume qui est devenu classique dans la Grande-Bretagne et aux Etats-Unis : il s’y éloigne souvent de Reid et Stewart, poursuivre Hume. 11 a composé des poésies estimées.
BROWNE (Thom.), médecin et savant, né à Londres en 1606, mort en 1682, s’est fait connaître par un ouvrage intitulé : la Religion du médecin, 3642, qui fut traduit en français, en latin et en allemand ; et par un essai sur les erreurs vulgaires, Pseudodoxia epidemica, 1646, traduit, en franç. par Souchay, 1733. — il laissa un fils, Édouard Browne, médecin distingué, né en 1642, mort en 1708, qui b est surtout tait connaître par ses voyages, publiés à Londres, 1673, et traduits en français, 1674.
browne (Simon), ecclésiastique dissident, né en 1680, mort en 1732, écrivit plusieurs ouvrages pour la défense du christianisme contre Woolslon et Tindal. 11 tomba à la fin de sa vie dans une espèce de démence qui ne l'empêcha cependant pas de composer d excellents ouvrages.
browne (Guill. -George), voyageur anglais , né à Londres en 1768, est le premier Européen qui ait pénétré dans le Darfour (1793). Il fut assassiné en 1813 en allant de Tauris à Téhéran.
BROWN1STES. Voy. brown (Jean).
BRUANT (Libéral), archit. à Paris, m. vers 1690; donna les plans de la Salpêtrière et de l’hôtel des Invalides (1671). Son architecture était noble et simple.
BRJGE (Robert), comte d’Annandale, seigneur écossais, issu de la maison royale, fils de Robert Bruce-le-Noble et d’Isabelle d’Ecosse, disputa le trône à Bailleul après la mort d’Alexandre III (1286), et s’unit au roi d’Angleterre, Édouard I, pour triompher de son rival; mais il fut trompé par le monarque anglais qui, après la victoire, refusa de lui donner le . trône. 11 s’unit ensuite à Wallace pour délivrer l’Écosse.Son filsdevint roi. (Voy. l’art, suiv.)
bruce (Robert), d’abord comte de Garrick, puis roi d’Écosse sous le nom de Robert I, était fils du précédent. Il vécut d’abord à la cour d’Édouard 1, puis s’esquiva de Londres, souleva l’Écosse et se fit couronner à Scône, 1306. 11 défit Edouard II à la bataille de Bannockburn (1314). Après de nombreux combats, il fit reconnaître son indépendance par Edouard ill en 1329. 11 mourut dans la mêmeannée. — Il eut un frère, Edouard Bruce, qui fut proclamé en 1315 roi d’Irlande, et qui périt à la bataille de Dundalk, dans uncombatsingulier contreun Anglais.
bruce (David) , roi d’ Écosse sous le nom de David 11, fils de Robert Bruce, succéda à ses droits en 1329. Privé pendant quelque temps de ses états par Edouard 111, qui avait placé Bailleul sur le trône, il y rentra en 1342 avec le secours de Philippe de Valois, roi de Eranee, et fit la guerre à Edouard III. Après avoir obtenu que, Iques succès, il fut vaincu et prisa Nevill’s Cross (1346), et resta pendant dix ans captif à la Tour de Londres. Edouard lui rendit enfin la liberté, à la sollicitation de sa sœur Jeanne, que Bruce avait épousée. 11 mourut en 1370, laissant la couronne à Robert Stuart, son neveu.
bruce (Jacq.), célèbre voyageur écossais, né à Kinnaird en 1730, mort en 1794. Après s’être enrichi dans le commerce, il se mit à voyager pour se distraire du chagrin que lui causait la perte de sa femme. Il visita toute l'Afrique septentrionale, puis pénétra dans l’Abyssinie, et se mit à la recherche des sources du Nil (1768-72). Après une longue absence, il revint en Angleterre où on le croyait mort, et y publia la relation de son Voyage à la recherche des sources du Nil (1773). Cette relation a été traduite en français par Castéra, 1790, 5 vol. in-4. Bruce a beaucoup ajouté aux connaissances que ion avait