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BUCH

remarquable qui fournit de l'eau à Versailles.

BUCARI , ville des États autrichiens (lllyrie) , sur la mer Adriatique, à 11 kil. E. de Fiume ; 3,300 hab. Bonne rade et château-fort.

BUCC1NO , ville du roy. de Naples (Principauté Citérieure), sur la Botta , à 22 kil. Ê. de Campagna ; 4,780 hab.

BUCÉPHALE, cheval d’Alexandre. Ce prince était le seul qui pût le monter. Plusieurs fois Bucé-

Î)hale lui sauva la vie en le dégageant du fort de a mêlée. Il fut tué dans l’Inde au lieu où fut fondée la ville de Bucéphalie.

BUGÉPHAL1E , Bucephalia , ville de l’Inde ancienne, sur l’Hydaspe, vis-à-vis de Nicée, au N. du roy. de Taxile, fut fondée par Alexandre au lieu où périt son cheval Bucéphale.

BUCER (Martin), un des plus ardents propagateurs du luthéranisme, né à Schélestadt en 1491, était d’abord dominicain. Il quitta son couvent en 1521, se maria, prêcha la réforme et exerça 20 ans à Strasbourg, le double emploi de ministre et de professeur de théologie. On remarque dans ses écrits une grande subtilité. Il contribua à la trêve qui fut conclue entre les partisans de Luther et ceux de Zwingle à la suite des conférences de Marbourg en 1529, ainsi qu’à l’accord de Wittemberg en 1 536- Il alla ensuite professer la théologie en Angleterre, et mourut à Cambridge en 1551. 11 flotta toute sa vie entre la doctrine de Luther et celle de Zwingle, Les Strasbourgeois le regardent comme leur apôtre.

BUCH (le captalatde), subdivision du Bordelais, avait pour ville princip. la Teste de Buch. Ses anciens seigneurs se qualifiaient captais ou capoudals. Ils sont célèbres dans l’histoire de la Guyenne. Voy. CAPTAL et ÉPERNON.

buch (la teste de), ancien ch.-l. du captalat de Buch, auj. ch.-l. de cant. dans le dép. delà Gironde, à 48 kil. S. O. de Bordeaux, sur le bassin d’Areachon ; 2,986 hab. Petit port. Huîtres. Chem, de fer.

BUCIIAN, petit comté d’Ecosse enclavé dans la partie E. du comté d’Aberdeen, se termine par le Buchanness, la pointe la plus orient, de toute l’Ecosse. Laines fines; ambre jaune sur les côtes.

BUCHAN (Guillaume), médecin écossais, né en J 729, mort en 1805, dirigea l’hôpital des enfants trouvés à Ackworth (Yorkshire), puis s’établit à Edimbourg en 1770 et y publia la Médecine domestique, qui a eu de nombreuses éditions; elle a été traduite en français par Duplanil, Paris, 1789, 5 vol. in-8. Il pratiqua depuis à Londres.

BUCHANAN (George), poëte latin moderne et historien, né en 1506 en Écosse, fit ses études à Paris, fut professeur à la communauté de Sainte- Barbe; puis retourna en Écosse , et devint précepteur d’un fils naturel de Jacques V, le fameux comte de Murray. Ayant écrit une satire contre les Franciscains, il fut emprisonné- (1539), puis se sauva en France et enseigna pendant plusieurs années au collège de Bordeaux et dans un collège de Paris. Ayant été appelé en Portugal pour enseigner à Coïmbrefl547), il éprouva dans ce pays de nouvelles poursuites à cause de la hardiesse de ses opinions; il revint en France, puis repassa en Ecosse ( 1 5G0 ; où il embrassa le protestantisme. La reine Marie Stuart le chargea de la direction d’un collège, et voulut lui confier l’éducation de son fils; il ne s’en déclara pas moins contre cette princesse dans les troubles qui suivirent, et fut nommé par les états précepteur du jeune roi Jacques VI. Il consacra les dernières années de sa vie à des compositions historiques, et mourut en 1582. Ses ouvrages, tous écrits en latin, se composent: l°depoésies, parmi lesquelleson distingue la Paraphrase des Psaumes, des épigrammes, deux satires contre les moines : Fr aires fraierrirni et Franciscanus (satire contre les Franciscains) , le çoéme de la Sphère , les tragédies de Jephté et Saint

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