BUCK
Jean-Baptiste; 2° d’ouvrages en prose, dont les principaux sont De Maria recjina ejusque conspiratione , libelle qui en déshonorant Marie Stuart a flétri la réputation de l’auteur lui-même; De jure rerjni apttd Scotos, remarquable par le libéralisme des idées, et Y Histoire d' Écosse, en 12 livres, le plus estimé de tous. On a donné des éditions complètes de ses OEu vres, 2 vol. in-fol., Edimbourg, 1714, et 2 vol. in-4, et Leyde, 1725. Tous ses ouvrages sont à Y Index,
BUCHAREST , ville de la Valachie. Voyez
BOUKHAREST.
BUCHAR1E, contrée de l’Asie centrale. Voy . bou-
KHARIE.
BUCHAU, ville du Wurtemberg, à 15 kil. de Riedlingen; 1,200 hab. Jadis ville impériale du cercle de Souabe, avec une abbaye princière.
BUCHEN, ville du grand-duché de Bade, à 47 kil. N. E. de Heidelberg; 2,100 hab. Draps, toiles, etc.
BUCHMAN. Voy. bibliander.
BUCHOVINE. Voy. bukowine.
BUCHY, ch.-l. de canton (Seinc-Inf.), à 24 kil N. E. de Rouen; 560 hab.
BUCKHOL (J.), boucher de Leyde, fanatique sédî tieux, chef des Anabaptistes de Munster, périt sur un échafaud après la prise de cette ville en 1536
BUCKINGHAM, Neomagus , ville d’Angleterre, à 80 kil. N. 0. de Londres; 3,600 hab. Ch.-l. du comté de Buckingham. Fab. de dentelles blanches — Le comté est situé entre ceux de Northampton , Bcdfo«d, Hereford, Middlesex, Berks, Oxford; il a 75 kil. sur 31, et 147,000 hab. Il est traversé par le grand canal dit de Great-Junction. Marbre, ocre, terre à foulon ; pàtuniges, belles laines; quelques manufactures d’étoffes de coton, papeteries, beaucoup de dentelles et ouvrages en paflle.
BUCKINGHAM (George villiers, duc de), favori de Jacques I et de Charles I , né en 1592 dans le comté de Leicester, d’une famille normande qui avait accompagné Guillaume. Doué de toutes les grâces du corps et de l’esprit, il plut à Jacques, qui éloigna pour lui son favori Somerset ; il fut élevé en moins de deux ans aux plus hautes dignités et aux plus importantes fonctions. Créé marquis, puis duc de Buckingham, il devint premier ministre et fut le dispensateur de toutes les faveurs. 11 n’usa de son pouvoir que pour satisfaire sa cupidité et celle du roi ; s’enrichit, grâce à la faiblesse et à la connivence du chancelier Bacon, en établissant des taxes injustes et en \endantdes privilèges; fil casser plusieurs parlements , et entraîna son pays dans des guerres désastreuses. Envoyé en Espagne (1623) pour négocier le mariage du prince de Galles (Charles 1) avec l’infante, il fit échouer ce projet par son insolence et fit déclarer à l’Espagne une guerre injuste. Envoyé plus tard en France pour demander la main de la princesse Henriette, fille de Henri IV, il osa parler d’amour à la reine Anne d’Autriche, et s’attira la haine de Louis XIII et de Richelieu. Bourse venger il alla porter des secours aux Protestants insurgés, mais il échoua honteusement dans ses tentatives sur La Rochelle et sur l’île de Ré (1627). Il préparait une nouvelle expédition lorsqu’il périt en 1628, assassiné par le fanatique Felton, qui croyait par ce meurtre délivrer sa patrie d’un fléau. Plusieurs fois les communes avaient demandé son éloignement, mais sans succès. — 11 laissa un fils, nommé aussi George, né en 1627, mort en 1688, qui accompagna Charles II en exil , le suivit en Écosse où il combattit vaillamment, et qui jouit d’une grande faveur auprès de ce prince après la restauration. 11 fut membre du ministère dit de la Cabal. En 1666 il entra dans une conspiration contre le roi , mais il obtint sa grâce. On a de lui des écrits qui prouvent qu’il était homme de goût, entre autres une comédie: The Rehearsal.
BUCK1NGHAMSIIIRE (sheffield, duc de). Voy.
SHEFF1ELD.
BUDW — 275 — BUt'F
BUCQUOY ( J.-A. d’archambaud , comte de) , dit l’abbé Bucquoy, né en Champagne vers 1650, mort en 1740. 11 fut successivement militaire, religieux trappiste, maître d'école à Rouen, fondateur d’ordre à Paris, et finit par se faire enfermer à la Bastille
{iour avoir prêché contre le despotisme du pouvoir. 1 s’échappa de prison et se retira en Hanovre. 11 a écrit: Histoire de mon évasion, 1719; De la vraie et fausse Religion, Hanovre, 1732 ; Essai de Méditation sur la mort et sur la gloire , 1736, etc.
BUDÜÉE (J.-Fr.) , Ruddœus , savant théologien luthérien, né en Poméranie en 1667, mort en 1729,
{)ro fessa la philosophie avec succès à, Halle et à éna, et publia un grand nombre d’ouvrages relatifs il la philosophie et à l’histoire; les principaux sont : Historia juris nalurœ , etc., léna, 1695; Dissertationes de sloica philosophia, léna, \Gd(j ; Élementa philosophiez practicœ , Halle, 1697; Elementa philosophiez: instrumentons, très estimés, 1703 et 1727 ; Selecta juris nalurœ et genlium , 1704; Theses theoiogicœ deatheismo et superstitione , 1716, traduit en français, Amsterdam, 1740 , in-8 ; Compendium hist. philos ., Halle, 1731 ; M iscellanea sacra, léna, 1727. Tous sont à Y Index. — Voy. budé (Guill.) .
BUDE ou OFEN, Aquincum, grande ville des Etats autrichiens , capit. de la Hongrie et du comté de Pesth, sur le Danube, à 205 kil. S. E. de Vienne et vis-à-vis de Pesth, à laquelle la réunit un pont de bateaux ; 33,000 hab. (95,000 en comprenant la ville de Pesth et le petit village d’Alt- Ofen). Bude se compose de 4 parties : la Haute — Ville ( où sont le château , l’arsenal , le théâtre) , la Wasserstadt , la Raizenstadt et la Neustift. Bude est la résidence des autorités supérieures. Nombreuses institutions de bienfaisance et d'instruction, observatoire; fonderie de canons, soieries, ustensiles en cuivre, etc. Bains d’eaux thermales célèbres. Vin rouge renommé. Bude était jadis la capitale des rois de Hongrie; elle fut occupée par les Turcs de 1530 à 1686; reprise en 1686 par le duc de Lorraine, elle resta depuis ce temps sous la dépendance de l’Autriche.
BUDË (Guillaume), savant français, né à Paris en 1467, mort en 1541), ne commença que vers l’âge de 24 ans à faire des études sérieuses et acquit bientôt une si vaste science qu’ Érasme l’appelait ie Prodige de la France. Louis Xll et François I apprécièrent son mérite et lui confièrent des charges importantes; il profila de son crédit pour déterminer François 1 à fonder le collège royal , dit aujourd’hui Collège de France. Ce savant avait embrassé toutes les sciences , théologie , jurisprudence , mathématiques , philologie; mais c’est surtout comme helléniste qu’il est connu : c’est lui qui a le plus contribué à propager l’étude de la langue grecque en France. On a de lui, entre autres ouvrages, des Annotations sur les Pandectes , un traité De Asse , 1 5 1 4, où il traite des monnaies anciennes, et qui passe {tour ce qu’il a fait de mieux ; de savants Commentaires sur la langue grecque , en latin, 1529; un traité De V institution du prince, 1547 ; un recueil de Lettres écrites en grec avec une pureté remarquable. Ses Œuvres ont été réunies en 4 vol. in-4, Bâle, 1557.
BUDGELL (Ëustache) , né en 1685 à Saint-Thomas près d'Exeter, fit de concert avec Addison et Steelele Tailler, le Spectutor et le Guardian ; ses articles dans le Spectateur sont signés X. Addison lui obtint la place de contrôleur des revenus d Irlande. Après la mort de son protecteur il perdit sa place, et alla de désespoir se noyer dans la Tamise, 1736.
BUDINGEN, ville du grand-duché de Hesse- Darrnstadt, à 21 kil. N. E. de Ilanau; ch.-l. du comté d'Isenburg-Budingen.
BUD1SS1N. Voy. bautzen.
BUDWE1S, ville des Etats autrichiens (Bohême) , ch.-l. de cercle, sur la Moldau , à 123 kil. S. de Prague; 7,000 tiab. Évêché, gymnase ; Salpêtrière
aux environs. — Le cercle de Budweis est situé entre ceux de Tabor et de Prachin et l’Autriche: 102 kil. sur 93 ; 1-69,000 hab. Forêts, mines.
BUEC11 (grand-), riv. de France, naît au col de la Croix-Haute (Isère) , et tombe dans la Durance, un peu au-dessus de Sisteron.
buech (petit-) , riv. qui tombe dans le Grand- Buech à Serres (H. -Alpes).
BUE1L (Jean de), comte deSancerre, dit le Fléau des Anglais, contribua avec Jeanne d’Arc à la délivrance d’Orléans, accompagna Charles VU à Reims, et assista à plusieurs sièges importants. Ses services lui valurent la charge d’amiral. Ayant été disgracié par Louis XI, de Bueil prit parti contre lui dans la guerre du Bien-Public, mais il rentra en grâce en 1469. Il mourut vers 1480. — Voy. racan.
BUÊNOS-AYRES, grande ville de l’Amérique méridionale, capit. de l'état de Buénos-Ayres et de toutes les Prov.-Unies du Rio-de-la-Plata, par 60° 15' long. O., 34° 35' lat. S., sur la rive droite du Rio de la Plata, vis-à-vis de l’cmb. de l’Uruguay; 80,000 hab. Évêché, université. Rade dangereuse, fort , rues tirées au cordeau; quelques édifices remarquables : Cavildo ou hôtel-de-ville ; Recova, espèce de bazar avec arcades; cathédrale, églises de San-Francesco, de la Merced, etc.; hôtel des monnaies, chambre des députés ; observatoire et nombreux établissements d’instruction. Beaucoup de commerce. Tout le monde y va à cheval. Climat très sain (de là son nom, bon air). — Buénos-Ayres fut fondée en 1 535 par don Mendoza; on y établit un évêché en 1620; en 17 76, elle devint la capit. de la vice-roy. de Buénos- Ay res. En 1806, elle fut prise par l’Anglais Beresford.
Buénos-Ayres (état de), une des Prov.-Unies du Rio-de-la-Piata, sur l’Océan Atlantique qui la baigne au S. et S. E., bornée au N. parla province d’Entre- Rios et le Rio-de-la-Plata, au N. O. par la prov. Cordova, au S. O. par le Rio-Negro ; 1,100 kil. sur 880; 470,000 hab. Ch.-l., Buénos-Àvres. Peu de montagnes, sauf à l’extérieur. Fortes chaleurs , grandes pluies en hiver. Sol très fertile, mais culture presque nulle. Immenses pampas où errent quelques tribus indig. et une immense quantité de bétail. L’état de Buénos-Ayres est une partie de l’ancienne viceroyauté de Buénos-Avres ; il a proclamé son indépendance dès 1810. C’est celle des Prov.-Unies du Rio-de-la-Plata qui a joué le plus grand rôle dans les événements qui ont signalé l’ère de l’indépendance : aussi désigne-t-on souvent sous son nom toute la Confédération de la Plata. Cependant elle s’en est séparée en 1853 et forme aujourd'hui un État à part.
BUEN-RETIRO (c.-à-d. bonne retraite), beau palais construit à la porte de Madrid sous Philippe IV par Olivarès, avec de superbes jardins; il est auj. dans l’enceinte de Madrid et s’ouvre sur le Prado. Il fut converti en citadelle par les Français en 1810.
BUET (mont), dans les États sardes, à 17 kil. N. E. de Sallenehes, à 19 kil. N. O. du Mont-Blanc. H a env. 3,220 mètres de hauteur. Beaux glaciers.
BUFENTIS, ville d’Aquitaine, auj. caunes.
BUFFALO, ville des États-Unis (New-York); à l’extrémité E. du lac Erié, près de la chute du Niagara; env. 20,000 h. Evêché catholique. Bon port.
B U FF 1ER (Claude, dit ie Père), savant jésuite, né en Pologne d’une famille française en 1661 , mort en 1737, entra chez les Jésuites à Paris en 1679, passa la plus grande partie de sa vie dans leur principal collège (Louis-le-Grand), et y partagea son temps entre les travaux de l'enseignement et la rédaction de scs écrits. 11 a composé un très grand nombre d'ouvrages de littérature, de science, d'histoire et de piété. Il en a réuni les principaux dans son Cours de sciences sur des principes nouveaux et simples (1732 , in-fol.) : on y remarque une Grammaire française , des Traités d'éloquence et de poésie, un Traité des premières vérités, les Principes
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I3UFF
du raisonnement , (les Éléments de métaphysique, un Discours sur l'étude et la méthode des sciences. On lui doit aussi la Pratique de la mémoire artificielle , 1701, et une Géographie avec le secours de vers artificiels, 1715. Le plus estimé de ses ouvrages est le Traité des premières vérités ; il y établit les caractères des vérités qu‘on doit regarder comme incontestables, et énumère celles qui servent de base à chaque. espèce de connaissances. En cela il a devancé l’école écossaise.
JBUEEON, village du dépî de la Côte-d Or, à 7 kil. de Montbard, sur l’Armançon ; 340 hab. — Ane. seigneurie possédée par la famille des BulTon , et qui fut érigée en comté en faveur du naturaliste.
BUFFON (G.-L. leclerc, comte de), célèbre naturaliste, né en 1707, à Montbard en Bourgogne, d’un conseiller au parlement de Dijon, se livra avec zèle dès sa jeunesse à l’étude des sciences, puis voyagea en Italie et en Angleterre; se fit connaître de bonne heure par des expériences de physique et d’économie rurale et par de savants mémoires ; fut admis en 1739 à l’Académie des Sciences, et fut nommé la même année intendant du Jardin du Roi. Dès ce moment il se consacra tout entier à l’étude de l’histoire naturelle. Profitant des ressources que lui offrait le bel établissement qu’il dirigeait, il entreprit de tracer le tableau de la nature entière. Son Histoire naturelle, dont les premiers volumes parurent en 1749, l'occupa tout le reste de sa vie. Placé par cet ouvrage au premier rang des écrivains aussi bien que des savants, Buffon obtint tous les genres de récompenses et d’honneurs : l’Académie Française le reçut dans son sein en 1753 ; Louis XV le créa comte, et avant de mourir il put voir sa statue placée à l’entrée du musée d’histoire naturelle avec cette inscription : Majestati naturce par ingenium. 11 profita de son crédit pour agrandir et enrichir l’établiss. dont la direction lui était confiée. 11 mourut en 1788, à 81 ans. L 'Histoire naturelle de Buffon, qui devait embrasser tous les règnes de la nature, ne comprend que les minéraux et une partie des animaux (quadrupèdes et oiseaux). Elle est accompagnée d’une Théorie de la terre, de, Discours ' en forme d’introduction, et de suppléments parmi lesquels se trouvent les Époques de la nature , un des plus beaux ouvrages de l’auteur. BulTon eut pour collaborateurs dans cet immense travail, pour les quadrupèdes, Daubenton qui se chargea de la partie anatomique; pour les oiseaux, Gueneau de Montbeillard, Bexou et Sonnini. On s’accorde universellement à regarder les écrits de Buffon comme le plus beau modèle de la noblesse et de l’harmonie du style; on reconnaît aussi qu’il a décrit avec une admirable fidélité les mœurs et les traits caractéristiques des animaux; qu’il a fait faire à l’histoire naturelle de grands progrès, soit par la nouveauté de ses vues, soit par la multitude de ses recherches, et qu’il a rendu à la science d’immenses services en rassemblant une foule de matériaux épars et en propageant en France le goût pour l’étude de la nature; mais on lui reproche d’avoir dédaigné ou même proscrit les classifications scientifiques, sans lesquelles il n’y a pourtant ni ordre ni clarté, et surtout d’avoir avancé des hypothèses hasardées (notamment dans ses Époques de la nature) : c’est ainsi qu’il suppose que la terre a été détachée du soleil par le choc d’une comète, qu’il explique la génération des êtres vivants par la supposition de molécules organiques et de moules intérieurs; qu’il attribue aux animaux un sens intérieur matériel, hypothèse plus inintelligible encore que le mécanisme auquel Descartes avait recouru. — L'Histoire naturelle fut imprimée d’abord à l’Imprimerie royale en 36 vol. in-4, 17-49-1788. Elle a été continuée dans le meme format par M. Lacépède, qui a décrit les ovipares, les serpents, les poissons, les cétacés, 1788-1804. L’ouvrage entier forme 44 vol. in-4. Ou
BUKO
a depuis réimprimé bien des fois Buffon et ses Suites. Les meilleures éditions, après l’édition princeps , sont celles qui ont été publiées par MM. Lamouroux et Desmarest, 1824-1832, 42 vol. in-8, et par M. Fr. Cuvier, 1829-1831 , 42 vui. — Outre l 'Histoire naturelle, BulTon a donné une traduction de la Statique des végétaux de Haies, de la Théorie des fiuxions de Newton , et a composé des mémoires et divers morceaux détachés, parmi lesquels on remarque son Discours sur le style, qu’il prononça pour sa réception à l’Ac. franç . : i 1 y mon tre q ne le sty le est l’homme même. M. Flourens a publ. Tvov. et idées de Buffon
BUG. Voy. bog. — BUGARONL V. sept-caps.
BUGEAT, ch.-l. de cant. (Corrèze) , à 26 kil. d’Ussel ; 736 hab.
BIJGEY, petite prov. de France, partie des pays savoyards compris dans le grand-gouvernement de Bourgogne, à l’E. de l’Ain et à l’O. du Rhône; se divise en Bugey propre, Valromey, Michaille, et avait pour ch.-l. Belley. — Cédé à la France avec la Bresse en 1601. Auj. partie du département de l’Ain.
BUGUE (le), ch-1. de cant. (Dordogne), sur la Vezère, à 23 kil. N. 0. de Sarlat; 2,500 hab. Serges, étamines, bonneterie; vins, etc.
BUHAWULPOUR , ville du Kaboul. Voy. ba-
HAOUALPOUR.
BU1ILE (J. -Théophile), savant allemand, né à Brunswick en 1763, professa la philosophie à Gœttingue dès 1787, puis à Moscou, 1804, et enfin h Brunswick, et mourut dans cette dernière ville en 1821. On lui doit, entre autres ouvrages, Traité de l'histoire de la philosophie et d'une bibliothèque critique de celle science, en allemand, Gœttingue , 1796-1804, 8 vol. in-8 ; Histoire de la philosophie moderne jusqu à Kant, Gœttingue, 1800-1805, 6 vol. in-8 ; une traduction allemande de Sextus Empirîcus . Il avait entrepris une édition complète d’Aristote; mais il n’en a paru que Y Organon, la Poétique et la Rhétorique , Deux -Ponts, 5 vol. in-8, 1792, et années suivantes. Son Histoire de la philosophie moderne est précieuse pour les renseignements mais elle manque de clarté, de proportion et d’in térêt : elle a été traduite en français par A.-J.-L. Jourdan, Paris, 1816, 7 t. in-8. Elle est à. l'Index à Rome.
BU! DES. Voy. bouïdes.
BUIS (le), Buxum, ch.-l. de cant. (Drôme), sur l’Ouvèze, à 14 kil. S. E. de Nyons ; 2,300 hab. Chapeaux, tanneries, filatures de soie. Jadis ch.-l. du pays des Baronnies.
BUISSON (Matthieu-François-Régis), médecin, né à Lyon en 1776, mort à Paris en 1805, élève, parent et collaborateur du célèbre Bichat, rédigea seul une partie du tome 3e de Y Anatomie descriptive, et le tome 4e en entier ; on estime sa Dissertation sur la division des phénomènes physiologiques dans l'homme, Paris, 1802, in-8.
BU1TENZORG, ville de l’île de Java, ch.-l. d’une prov. de même nom, à 46 kil. S. de Batavia. Beau château; jardin bolanique.
BUIUK ou KUTCHUK-TCHEKMEDJEH, Melanlias , ville de la Turquie d’Europe (Roumélie), sur la mer de Marmara, à 26 kil. O. de Constantinople. 200 maisons.
BU1UKDEREH, ville de la Turquie d’Europe (Roumélie), sur le canal de Constantinople, à 19 kil. N. E. de Constantinople. Maisons de campagne qu’habitent surtout les ambassadeurs pendant l’été.
BUJALANGE, Calpurniana, ville d’Espagne (Cordoue), à 28 kil. E. de Cordoue; 9,000 hab.
BUKEBURG, ch.-l. de la principauté de Lippe- Schaumburg, à 13 kil. N. de Rinteln; 2,600 hab. Château, résidence du prince.
BUKOWINE, c.-à-d. forêt rouge , ancienne partie de la Moldavie autrichienne, a été réunie depuis 1777 à la Galicie, et depuis 178fUbnnele cercle de [ Czernowitz. Elle est bornée au N. et à l’O. par la
BULL — 277 — BULO
Galicie proprement dite, au S. O. par la Hongrie et la Transylvanie, au S. et à l’E. par la Moldavie, au N. E. par la Russie; 230,000 hab. Villes principales : Czernowitz (ch.-l.), Soulchava et Sereth. Voy. CZERNOW1TZ.
BULAC, ville d’Égypte. Voy. boulak.
BULACH, ville de Suisse (Zurich), à 16 kil. N. de Zurich ; 3,000 hab.
BULAMA, une des îles Bissagos, près de l’embouchure du Rio-Grande (Sénégambie), par 11° lat. N., et 17° 20’ long. O.; 35 kil. sur 17.
BULGARES, peuple de la famille scythique, habita d’abord les rives du Volga, où une ville de Bolgari témoigne encore de leur séjour. Féroces, sans lois, ils abandonnaient l’agriculture aux femmes, et ne s’occupaient que de chasse, de guerre, de l'éducation des bestiaux et du commerce de pelleteries. Chassés des bords du Volga par les Sabires (ve siècle), ils s’établirent sur la mer Noire et la mer d’Azov, d où ils dirigeaient des incursions sur l’empire grec. De 560 à 634 , ils furent soumis aux Avares. En 667 les 5 fils de Kouvrat, un de leurs chefs, se partagèrent ses états, et Asparuch, l’un d’eux , passa le Dniepr, le Dniestr, et se fixa sur les bords du Pruth. En 679, ils occupèrent la Mésie et y fondèrent un royaume qui dura près de trois siècles, mais qui devint tributaire des Russes en 968, puis fut réuni à l’empire grec par Jean Zimiscès. En 980, Sisman fond, un 2e royaume bulgare en Macédoine, et Jean Wladislaw, un de ses successeurs, y joignit la Servie: mais l’empereur Basile 11, après une guerre de 37 ans, renversa ce nouvel état en 1018; 15,000 Bulgares, faits prisonniers dans cette guerre, eurent les yeux crevés. En 1 186 commença le royaume valaquesurnan, dit aussi valaque-bulgare, ou 3e royaume bulgare, parce qu’il se composait de la partie de la Bulgarie au S. du Danube : il eut cinq rois, Galopierre, Asan 1, Joannice, JeanAsan 11, Sisman. Ce royaume finit en 1 396 par la mort du roi Sisman, que fit tuer le sultan Bajazet l.
BULGARIE, prov. tributaire de la Turquie d’Europe , ainsi nommée parce qu’elle a été longtemps le siège des Bulgares. Sous les Romains, elle s’ap-
Selait Mœsia inferior. Elle a pour bornes au N. Ir 'amibe, qui la sépare de la Valachie ; au S. le Balkhan, qui la sépare de l’ancienne Thrace; à 10. h Timok, qui la sépare de la Servie; à l’E. la mei Noire. Elle a 530 kil. sur 120. Sa capit. au temp* des Bulgares était Pereiaslavl. Auj. les principale.villes sont Sophia, qu’on regarde comme la capit., Chomnla, Varna, Nicopolis, Viddin, Routchouk. Silistri, Bazarjik, Baltchik,Rassova, etc V. buloakes.
BULGNE VILLE, ch.-l. decant. tV osgesL à 19 kit S. E. de Neufchàteau ; 1,012 h. René d’Anjou, dur de Bar, y fut battu et pris le 2 juillet 1431 pai Ant. de Vaudemont, qui lui disputait la Lorraine BULLANT (Jean), sculpteur et architecte de Paris, mort en 1578, apprit son art en Italie. Le château d'Ecouen, qu’il bâtit sous François 1, celui des Tuileries, et l'hôtel de Soissons, qu’il éleva avec Philibert de Lorme sous Catherine de Médicis, ont établi sa réputation. On lui doit une Règle générale d'architecture, Paris, 1568.
BULLE, Bail, ville de Suisse (Fribourg), à 23 kil. S. de Fribourg; 1,85:) hab. Goinmerce considérable de fromages, dits de Gruyère. Elle fut presque détruite en 1805 par un incendie.
BU LL ES des papes, rescrits des souverains pontifes, ainsi nommées de la bulle ou boule de plomb qu’on y attache pour leur servir de sceau. On les désigne souvent d’après les mois par lesquels elles commencent. On en distingue de plusieurs sortes, selon leur destination; les principales sont : les bulles d' excommunication et les bulles doctrinales ou qui prononcent sur des points de doctrine. Parmi les premières on remarque h bulle In Ce inâ Domini, ainsi nommée parce qu’on
la lit publiquement à Rome loua les ans le jour dt la Gène (Jeudi-Saint): elle prononce une excommunication générale contre tous les hérétiques, les contumaces et les ennemis du saint-siège ou du clergé (rendue par Paul 111 , 1536); les bulles rendues contre les rois de France Robert-le-Pieux, 998, Philippe 1, 1095, Philippe-Auguste, 1200, Philippe le-Bel, 1296 et 1301 (ces deux dernières sont dites: Clericis laicos et Ausculta, fili); celle par laquelle Grégoire Vil défendit aux prélats de recevoir 1 investiture des princes séculiers, et qui devint le principe de la fameuse querelle dc3 iiives^titures (1074) ; celles qui frappèrent les empereurs Frédéric I, 1160, Frédéric il, 1227, le roi de Naples , Mainfroi , 1263; Louis de Bavière, 1327 et 1346 ; la bulle dite Execrabilis, par laquelle Pie II défend les appels au futur concile, 1460 ; celle par laquelle Clément VII condamne le divorce de Henri VIII, 1530, et qui fut le prétexte du schisme d’Angleterre; le bref par lequel Paul IV défend aux Catholiques d’Angleterre de prêter le serment d’allégeance, 1606; enfin la'bulle que le pape Pie Vil lança, le 10 juin 1809, contre l’empereur Napoléon, sans loucher toutefois aux droits politiques du souverain • on sait qu’elle fut suivie de la cantivité du pape. — Parmi les bulles doctrinales, on remarque la bulle de Grégoire Xlcontre les erreurs de VViclef, 1377 ; celle de Léon X contre Luther, 1520, dite Exsurye , Domine; la bulle dite Cum occasione, par laquelle Innocent X condamna les cinq fameuses propositions de Jansénius, 1653 ; celle de 1665, pour prescrire un formulaire qui contenait une adhésion à la condamnation de Jansénius, et que tons les ecclésiastiques étaient forcés de signer ; enfin la bulle ou constitution dite Unigenitus, rendue en 1713 par Clément Xi à la demande des évêq. de France et qui condamnait 102 propositions extraites d’un livre du P. Qucsnel , prêtre de l’Oratoire et janséniste : cette dernière bulle fut l’occasion de longs troubles en France.
bulles d’or. On nomme ainsi plusieurs chartes ou constitutions rendues par les empereurs d’Allemagne, et scellées en or. La plus célèbre est celle que rendit en 1356 Charles IV, pour régler le droit politique de l’Allemagne et qui a en effet régi l’Empire depuis cette époque jusqu’en 1806. Cette bulle, divisée en 30 chapitres, fixe les droits et le rang des électeurs, le mode de l’élection, etc. Elle fut rédigée par Barthole.
BULLET (P.), architecte, né vers 1640, élève de Blondel, éleva la Porte Saint-Denis d’après les plans de son maître, construisit d’après ses propres plans la Porte Saint-Martin (1674), l’église Saint-Thomas d’Aquin, etc. Bulletaécrit une Architecture pratique 1691, etc.; Tr. du Nivellement , 1688. M. vers 1700.
blillet (J .-B.), professeur de théologie à l’université de Besançon, né dans cette ville en 1699, mort en 1775, a laissé: Histoire de i établissement du christianisme, tirée des seuls auteurs juifs et païens , 1764 ; Réponses cnt. aux diffic. des incrédules. 1 773 ; l'Existence de Dieu démontrée par Les merveilles delà nature, Paris 1768, 2 vol. in— 1 2 ; Mémoires sur la lauy.celùq., 1754, 3 v. in-L: sur ihisi deEr.,eic.
BULL1ARD (Pierre), botaniste, né dans le Barrois vers 1742, mort à Paris en 1793, réunit lestaient* de l’artiste à ceux du savant, et put faire lui-même le .dessin et la gravure de ses ouvrages. On a de lui : Flora parisiensis , Paris, 1774, 6 vol. in-8, rare; Aviceptologie , 1796, in-12: Herbier de la France , 1793 ; Dictionnaire élémentaire de botanique , 1799 et 1802; Histoire des pluntes vénéneuses de la France , ’ 1778 ; Histoire des champignons delà France ,’ 1791-1812, in-fol.
BULOW (Fréd.-Guill.), général prussien, né et 1755, mort en 1816, se distingua dans la campagne de 1813, sauva Ber. in par les victoires qu’il remporta à Grossebeercn et a Dennewitz, ce qui luivalut