RIGNY
BURKE (Edmond), célèbre orateur, né à Dublin en 1730, mort en 1797, vint de bonne heure à Londres, où il exerça la profession d’avocat et où E se fit connaître par divers écrits. 11 publia en 175fc un Coup-d’œil sur les maux qu'a produits la civilisation, et l’année suivante un Essai sur le beau et le sublime, qui lui fit prendre rang parmi les philosophes; puis il se dirigea vers la politique, travailla à l’ Annual Begister , et devint le secrétaire particulier et l’ami du marquis de Rockingham, premier lord de la trésorerie (17G5). Nommé membre de la chambre des communes, il se rangea du parti de l’opposition , malgré ses liaisons personnelles avec le ministre Rockingham; se montra très favorable aux réclamations de l’Amérique anglaise, et attaqua avec une éloquence admirable le gouverneur des Indea orientales, Hastings, qui avait abusé de son pouvoir. Il fut un instant appelé au pouvoir en 1782, mais il n’y resta que peu de mois. Lorsqu’éclata la révolution française, Burke s’en déclara l’adversaire ; il prononça à cette occasion plusieurs discours et publia un assez grand nombre d’écrits; le principal, intitulé : Béjlexions sur la révolution française (1790), eut en Angleterre et sur le continent un immense succès, et fut réfuté par Thomas Payne. La plupart des écrits de Burke ont été traduits en français dès leur apparition. Ses œuvres ont été réunies en 16 vol. in-8, Lond., 1830. llest un de ceux à qui on attribue ies Lettrss de Junius. Burke est un des orateurs les plus véhéments et les plus pathétiques dont se glorifie la tribune anglaise. Son style est un peu diffus.
BURLAMAQUI (J. -J.;, moraliste, né à Genève en 1694 d’une famille d’origine italienne, mort en 1748, professa le droit naturel à Genève, et entra à Ja fin de sa vie dans le conseil souverain de cette ville. On a de lui des Principes de droit naturel , des Éléments de droit naturel, et des Principes de droit politique, qui sont très estimés, et qui servent de base à l’enseignement dans un grand nombre d’écoles.
Il y fonde la morale et la politique sur l’étude de la constitution de l’homme. Ces ouvrages, publiés pour la première fois en 1747 et dont une partie n’a paru qu’après la mort de fauteur par les soins de Félice, ont été réimprimés à Paris eu k 820 par ¥. Dupin,