BUON
fil) RG
le titre de comte de Dennewitz, et eut une grande part, à la bataille de Leipsick et surtout à celle de Waterloo. — Henri Bulow, son frère, né en 1760, mort en 1807, a écrit des ouvrages de tactique et d'histoire militaire qui firent beaucoup de bruit et lui attirèrent des persécutions en Prusse. 11 lut aussi un grand partisan de Swedenborg.
BULTEAU (Louis), savant écrivain, né à Rouen en 1625, mort à l'abbaye de Saint-Germain-des- Prés en 1603. Il publia en 1678 l’ Histoire des moines de l' Orient, in-8 ; il n’y date l’origine de la vie monacale que de saint Antoine: cette histoire va seulement jusqu’au vnc siecle. Il donna en 1684-1694 Y Abrégé de 1 Histoire de saint Benoît et des moines d' Occident, 2 vol. in-4, d’après les actes, chroniques et Chartres.
B UNAU (Henri, comte de), historien allemand, né en 1697" à Weissenfels, mort en 1762, fut conseiller intime de l’électeur de Saxe, roi de Pologne (Auguste 111); fut aussi employé par l’empereur Charles VII, et s’acquitta avec succès de plusieurs missions diplomatiques. On lui doit une Histoire de i empire d'Allemagne (jusqu’en 918), 4 parties, Leipsick, 1728-43, ouvrage plein d’érudition et de sritique. Le comte de Bunau possédait une riche bibliothèque et se plaisait à aider les jeunes gens studieux sans fortune. On lui doit Winckelmann.
BUNDELKAN1), région de l’Inde en-deçà du Gange, située entre l’Agrah et le.Malwa, formait jadis une prov. de l’Allahabad indépendant ; auj. elle est soumise aux Anglais et comprise presque tout entière dans la présidence de Calcutta ; ch.-l. , Banda, petite ville située sur la Kiane. Le Bundelkand est célèbre par ses mines de diamants.
BUNKERSH1LL, éminence qui domine Boston (Massachussetts). C’est là qu’eut lieu le second combat entre les Anglais et les insurgés américains, 1775; les insurgés y eurent l’avantage.
BUNYÀN (J.), anabaptiste anglais, né en 1628, mort en 1688, était fils d’un chaudronnier. Il fut mis en prison comme séditieux et y resta douze ans; il composa pendant sa captivité plusieurs ouvrages mystiques, dont le plus célèbre est le Voyage du nelerin (Pilgrims n rogresù , traduit en français, Paris, 1831 : c’est une ingénieuse allégorie.
BUNZLAU, ville (les Etats prussiens (Silésie), à 37 kil. N. O. de Liegnitz ; 5,000 hab.
bunzlàu, Boleslavia , ville des États autrichiens (Bohème), à 43 kil. N. E. de Prague ; 3,500 hab.; ch.-l. d’un cercle. On la nomme quelquefois Iung- Bunzlau ( Nouv.-Bunzlau ) , par opposition à Alt- Bunzlau (Vieille-Bunzlau), qui est sur l’Elbe, à 1 1 kil. N. L. de Prague. — Le cercle de Bunzlau est situé entre la Saxe au N., la Prusse au N. E. et les cercles de Bidschovv, Kaurzim, Leitmeritz ; 93 kil. sur 53 ; 332,000 hab.
BUONACCORS1 (Philippe), historien, néenToscane dans le xve siècle, mort en 1496 à Cracovie, fonda àRomeavec PomponiusLaetuset d’autres savanlsune académie dont les membres prirent des noms grecs et latins ; il y prit celui de Callimachus , auquel sa grande expérience fit ajouter le surnom d'Experiens. Cette assemblée, dont les membres travestissaient ainsi leurs noms, parut suspecte à Paul II ; elle fut poursuivie avec rigueur. Buonaccorsi se réfugia en Pologne vers 1473, auprès du roi Casimir IV, qui le chargea de l’éducation de ses enfants, en fit son secrétaire, et lui confia plusieurs négociations importantes à Constantinople. Ses ouvrages historiques sont: Attila ou De geslis Attilœ, Haguenau, 1531; Hisioria de rege Uladislao, Augsbourg, 1519.
buonaccorsi (P.), peintre. Voy. perinü.
BUONACÜSSI. Voy. bonacossi.
BUONAFEDE (P. Appiano) , philosophe et publiciste, né à Coinmachio (Ferrarais) en 1716, mort en 1793 entra chez les Célestins, et professa la théo-
ïome à Naples depuis 1740. On a de lui uneJ/isioire philosophique du suicide, en italien, Lucq., 1761 ; une Histoire des écoles philosophiques, 7 vol. in-8, Lucq., 1763 ; un Traité de la Restauration de la philosophie aux xvie, xviie et xvm* siècles , 3 vol. in-8, Venise, 1789, et des écrits poétiques et littéraire» publiés sous le pseudonyme de Cromaziano.
BUONAPARTE. Voy. Bonaparte.
BUONAROTT1 (Michel-Ange). Voy. michel-ANGE.
BUONCOMPAGNONl. Voy. Grégoire xiii.
BUPALUS, sculpteur, né à Chio, vivait vers 540 av. J.-C. ; il avait représenté Hipponax sous une figure ridicule ; ce poète lança contre lui une satire pleine de méchanceté; Bupalus, dit-on, se pendit alors de désespoir ; mais Pline dément ce fait.
BURA, ancienne ville du Péloponèse, en Achaïe, près de la mer, fut renversée par un tremblement de terre en même temps qu’ Hélice.
BURANO, ville du roi. Lombard-Vénitien, à 9 kil. N. E. de Venise, dans des lagunes; 6,000 hab.
BURCKHAR1) (Jacques), savant distingué, bibliothécaire et conseiller du duc de Brunswick, né à Sulzbach en 1681, mortà Brunswick, 1753. Onade lui : De linguœ lalinœ in Germania per XVU sœcula et amplius fatis, 1713, in-8 ; Hisioria bibliothecce Augustes quee Wolfenbutteli est, 1744-1745, 5 parties, in-4 ; Hisioria rnusœi Burckhardiani , 1 7 50 3 vol. in-4 ; De Ulrichi de Hutten falirs ac meritis, Wolfenbuttel, 1717-1723, 3 part. in-4.
BURCKHARDT (J .-L.), voyageur, né à Lausanne en 1784, fut chargé en 1806 par la Société Africaine de Londres de visiter l’intérieur de l’Afrique. Ayant fait une étude profonde de la langue et de la religion des Musulmans, il se fit passer pour un marchand arabe, et put ainsi visiter l’Arabie, la Nubie, pénétrer jusqu’à Dongola (1812); il se disposait à partir pour le Fezzan, quana il mourut au Claire en 1816. Les notes qu’il avait rédigées sur ses voyages ont été publiées en Angleterre en 1819, 1822 et 1829. Elles sont remarquables par leur exactitude.
BURCKHART (J.-Charles), astronome et mathématicien, né à Leipsick en 1773, mort à Paris en 1825, prit part aux travaux de Zach et de Lalande, et fut adjoint au bureau des longitudes à Paris. Il publia en 1812 des Tables de la Lune qui sont les plus exactes que l’on possède.
BURD1GALA, auj. Bordeaux, ville florissante de l’Aquitaine, capit. des Bituriges Vivisci , donna naissance à l’historien Eutrope, à saint Paulin, et au poète Ausone.
BURETTE (P.), savant, né à Paris en 1665, mort à Paris en 1747 , se distingua dès sa première enfance comme musicien, puis renonça à la musique pour étudier la médecine, et devint professeur de chirurgie. H embrassa en outre l'étude de l’antiquité et celle des langues orientales ; fut admis à l’Académie des Inscriptions en 1705, et y donna un grand nombre de savants mémoires. Il rédigea aussi le Journal des Savants .
BURG, ville des Étals prussiens (Saxe), à 22 kil. N. E. de Magdebourg; 12,000 hab. Distillerie d’eaude-vie. Fabriques de drap.
burg , ville du royaume de Danemarck, ch.-l. du bailliage et de File de Femern, dans l’île de ce nom, au N. E. de la côte du Ilolstein; 2,000 hab.
BURGAU, ville de Bavière (Danube supérieur), à 37 kil. N. O. d’ Augsbourg; 2,300 hab. — il y a un autre Burgau en Styrie.
BURGDORF ou BERTHOUD, ville de Suisse (Berne), sur l’Emme, à 17 kil. N. E. de Berne; 3,650 h. Eaux sulfureuses. Entrepôt de fromages des environs. Au xne siècle, Berthoud faisait partie de la Petite-Bourgogne et fut une desrésidences des ducs de Zæhringen, dont plusieurs se nommaient Berthoid,
burgdorf, viilcde Hanovre (Lunebourg), à 20 kil. N. E. de Hanovre: t.500 hab. Distilleries de grains*
BURI — 279 — BURL
BURGER (Geoffroy-Àu g.), poète allemand, né en 1748 près de Halberstadt, mort en 1794, devint professeur à Gœtti ngue, après avoir mené une vie romanesque et désordonnée. Il excella surtout dans la ballade et exploita avec talent les légendes et les superstitions populaires. On estime surtout Lénore, le Chasseur sauvage , la Fille du pasteur. Ses œuvres ont été réunies en 4 vol., Gœttingue, 1796-98.
BURGI1AUSEN , Bidaium? ville de Bavière (Danube-Inférieur), à 75 kil. S. O. de Passau; 3,000 bab. Commerce de sel et de cuirs.
BURGLEN bourg de Suisse (Uri) , à 2 kil. S. E. d’Allorf; 900 hab. Patrie de Guillaume Tell.
BURGOS , Bravum Surgi , ville d’Espagne, ch.-l. de l’intendance de Burgos en Vieille- Castille, près de l’Arlanzon, à 213 k. N. de Madrid; 12,000 hab. Murailles, vieux chàteau-fort , belle cathédrale gothique; quelques fabriques de draperie, flanelle, toile, etc. Commerce en laines. Ville jadis importante , très commerçante et riche, capitale de la monarchie castillane avant Tolède et Madrid. Les Français y battirent les Espagnols en 1808, et y furent ensuite vainement assiégés par lord Wellington en 181 2. Cependant elle tomba entre le» mains des Anglais en 1813. — L’intendance de Burgos est située entre les intendances de Santander et de Vittoria au N., celles de Soria à l’E., deValladolid, de Palcneia à 10., de Ségovie au S. ; 160 kil. sur 88 ; 200,000 hab.
BURGOYNE (J.), général anglais, fut battu par les Américains et se vit réduit en 1777 à signer la capitulation de Saratoga, qui décida la France à reconnaître l’indépendance des États-Unis.
BURGRAVE (de l’allemand burggraf , c.-à-d comte du château), nom donné en Allemagne pendant le moyen âge au commandant militaire d’une ville ou place forte lorsqu’il exerçait en môme temps sur les bourgeois le droit de juridiction; ce titre était quelquefois héréditaire. Il n’y avait de burgraves héréditaires qu’à Anvers, à Magdebourg, à Friedberg et à Nuremberg. Ce dernier titre appartenait à la maison de Hohenzollern.
BURGUETE , bourg d’Espagne, à 30 kil. N. E, de Pampelune (Navarre), dans la vallée de Roncevaux. C’est près de là que les Arabes déf. l’arr.-garde de l’armée de Charlemagne en 778, et que périt Roland, neveu de ce prince.
BURGU1LLOS, ville d’Espagne (Badajoz), à 22kil. E. de Xerez-de-los-Caballeros ; 4,000 hab.
BURGUNÜES, Burgundi et Burgundiones en latin, plus tard Bourguignons , peuple de la famille teutonique, habitait d’abord la Germanie septentrionale, entre l’Oder et la Vistule, sur les deux rives de la Warta. Chassés par les Gépides, ils se divisèrent en deux bandes, dont l’une occupa l’île de Bornholm dans la mer Baltique, tandis que l’autre envahit la Gaule (280) ; elle en fut expulsée par Probus, et s’établit près des sources du Mein. ils exerçaient presque tous le métier de charpentiers ou de forgerons. Jovien (3G3) les laissa s'établir sur ■es contins de la Sequanaise et de la 2e Germanie. Sous Théodose (378-395), ce peuple, le plus civilisé et le plus doux de tous les peuples barbares, se convertit au christianisme, mais il embrassa l’hérésie d’Arius. Au temps d’Ilonorius (40G) , Gondicaire poussa plus avant et fonda le royaume de Burgundie ou premier royaume de Bourgogne, qui, au VIe siècle , comprenait tout le bassin du Rhône.
Voy. BOURGOGNE.
BURHANPOUR, ville de l’Inde. Voy. bourhanpour.
BUR1ATES, peuple nomade de la Sibérie (Irkoutsk), habite les monts situés au nord du lac Baïkal ; on évalue leur nombre à 35,000 individus mâles. Les Buriates paraissent être de la même famille que les Kalmouks, mais ils diffèrent de ces derniers par leur religion qui est le chamanisme.
Leurs troupeaux sont leur seule richesse, lis reconnaissent la domination russe.
BURiDAN (Jean), docteur scolastique, né à Béthune vers 1300, mort vers 13G0, était disciple d’Occam, et ardent nominaliste. Il enseigna la philosophie à Paris et fut plusieurs fois recteur da l’université de cette ville. Persécuté par les Réalistes, il se retira en Allemagne où il fonda l’université de Vienne. Il a laissé des commentaires sur la Physique , la Métaphysique , la Morale et ^a Politique d’Aristote, Paris, 1 5 1 G, 1518, etc.; mais il est surtout connu par un singulier argument dont il se servait, dit-on, pour prouver la liberté d’indifférence : supposant un âne pressé également par la faim et la soif et placé entre une mesure d’avoine et un seau d’eau qui font sur lui une égale impression, il demandait si l’animal resterait immobile entre les deux, au risque de mourir de faim; et si on lui répondait qu’il prendrait un parti, il en concluait qu’il se décidait par sa seule volonté. Suivant l’historien Gaguin, ce même Buridan aurait dans sa jeunesse été introduit dans la tour de Nesle, où la reine, Jeanne de Bourgogne, femme de Philippele-Long, l’aurait admis au nombre des complices de ses déportements, et i! aurait failli être victime de son imprudence. Cette tradition, recueillieparVillon, et accueillie par nos dramaturges, est une fable sans fondement : Buridan avai t à pei ne 14 ans à cette époq.
BUUiE, ch.-l. de canton (Charente-lnf.), à 16 kil. E. de Saintes; 1,400 hab.
BUR1GNY (lévesque de). Voy. Lévesque de bu-