‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 200 sur 1261 · CHALONS-SUR-SAÔNE · texte numérisé non relu

CHALONS-SUR-SAÔNE

CAB1NDA, capit. du roy. d’En^oyo ( Nigritie mérid.), à l’embouchure du Zaïre. Climat malsain.

CAB1RA, puis Sebaste , v. d’Anatolie, auj. Sivas.

CAB1RES ( Cabirim , les dieux puissants, ou Kha~ berim, les dieux associés ; dit patentes, dii socii), divinités mystérieuses adorées dans plusieurs endroits de la Grèce, et surtout dans les îles de Samothrace et d’imbros. Elles furent imj>ortées en Grèce par les Phéniciens et y reçurent de nombreuses modifications en se confondant avec les di-vinités du culte pélasgique. Primitivement les dieux

CABR — 285 — CACO

Cabires formaient une tétrade dont les noms étaient: Axiéros, Axiocersus, Axiocersa et Cadmillus ou Casmillus ; mais plus tard ces noms furent traduits, tantôt en ceux de Vulcain, Mars, Vénus, Amour ou Harmonie: tantôt en ceux de Gérés, Pluton, Proserpine , Hermès ou Mercure. On a confondu souvent les Cabires avec les Curètes, les Corybantes , les Dactyles et les Dioscures. On ne peut, du reste, rien aflirmer de certain sur un culte qui avait des mystères même pour la plupart de ses initiés. Enée, dit-on, lit connaître les Cabires à l’Italie t et de nombreuses fêtes furent instituées dans ce pays en leur honneur. Le grand-prêtre du culte cabirique portait le nom de coës (d 'acouô, entendre), parce qu’il recevait la confession de ceux qui se faisaient initier. La dernière cérémonie de l’initiation, qui ouvrait à l’initié l’accès des mystères , s’appelait thronisme. L’initié, après avoir subi les plus terribles épreuves, était assis sur un trône éclatant de lumière, le front couvert d’un voile, couronné d’un rameau d’olivier et ceint d’une écharpe, tandis que tous les prêtres et les mystes, se tenant par la main, exécutaient autour de lui des danses symboliques.

CABO, c.-à-d. cap. Pour les noms qui ne sont pas ici, cherchez le mot qui suit cabo.

CABO-delgado , gouvernement de ia capitainerie générale de Mozambique (Afrique portugaise), composé des îles Quérlmbes, et ainsi nommé ilu'cap Delgado, par 38° 46’ long. E., 10° lat. S.

Cabo-frio, ville du Brésil, sur la baie de Cabo- Frio, près du cap Frio qui sépare ia côte E. de ia côte S. (44° 24’ long. O., 22° 54’ lat. S.)

CABOCHE (Simonet), scélérat qui, excité et soudoyé par le duc de Bourgogne, se mit à la tête de la populace, sous le règne de Charles VI, commit une foule d’assassinats, s’empara de la Bastille, pénétra jusqu’au palais du roi, et fut pendant quelque temps le maître de Paris. Les sicaires de Caboche s’appelaient les Cabochiens ou les Écorcheurs , parce qu’il avait été d’abord lui-même écorcheur de bêtes.

CABOCHIENS , nom donné sous le règne de Charles VI (1380-1422) à une faction du parti bourguignon dirigée par Simonet Caboche, écoreheur de bêtes, et dont la principale force consistait dans une compagnie de 500 bouchers. Les Cabochiens remplirent Paris de leurs violences, forcèrent les théologiens de la Sorbonne à recevoir leur alliance, contraignirent le dauphin à arborer comme eux les chaperons blancs, symbole de la faction populaire en Flandre, et enigèrent de lui une ordonnance ( qui fut appelée cabochienne ) pour la réforme de l’état. Pierre Desessars , prévôt de Paris, fut mis à mort à l’instigation de ces furieux. Les Parisiens, lassés enfin de leurs cruautés, appelèrent à leur secours le dauphin qui s’était enfui, et les Cabochiens furent exterminés.

CABOT (Jean et Sébastien), navigateurs vénitiens, j père et fils, qui s’établirent à Bristol sous Henri VII. j Ayant persuadé à ce prince qu’il était possible d’aller j aux Indes orientales par le N. O. de l’Amérique, ils furent chargés d’une expédition dans ce but ( 1 496), mais ils furent bientôt arrêtés par les glaces. Néanmoins leur expédition ne fut pas inutile: ils découvrirent le Labrador (Terre-Neuve) et quelques autres contrées. On a publié à Venise, 1585, une relation des voyages des Cabot. Les Anglais ont quelquefois voulu opposer les découvertes des Cabot à celles de Colomb. On ignore la date de leur naissance et celle de leur mort. Le fils était né à Bristol.

CABOUL , état de l’Asie centrale. Voy. kaboül.

CABRAL (P.-Alvarez), célèbre navigateur portugais, commanda la seconde flotte envoyée par Emmanuel aux Indes orient, en 1500, et fut poussé par les vents sur la côte du Brésil, dont il fit ainsi la découverte. Il se dirigea ensuite vers les Indes, ût al¬

liance avec }e ro> de Cochin et de Cananor, et re* vint en 1501 chargé de richesses.

CABRERA, Capraria , une des Baléares, au S. de Majorque: 13 kil.sur4 : bon port, défendu par un chateau-lort. Elle a peu d’habitants. Cette île doit

80 r umr111 chèvres ^ui y éta«ent très nombreuses.

CABRERA (J.-Thomas-Henriquez de), homme d état espagnol, jouit d’une grande faveur à la cour de Charles II, roi d’Espagne, et fut successivement duc de Medina-del-Rio-Seco, amiral de Castille et ministre d’état. A l’époque où le petit-fils de Louis XiV, Philippe d’Anjou, fut appelé au trône d Espagne, Cabrera, refusant de servir ce nouveau monarque, se retira à Lisbonne et se déclara pour le parti de l’archiduc Charles d’Autriche ; mais il eut le chagrin de voir ses avis négligés par les conseillers de ce prince. Cabrera est souvent désigné sous son titre de l’ Amirauté (l’amiral).

GABRIEL, riv. d’Espagne, sort des monts d’Albaracin et tombe dans le Xucar : cours, 200 kil.

CABR1ÈRES, village du dép. de Vaucluse, à 28 kil. S. E. d’Avignon, et à 4 kil. S. E. de la fontaine de Vaucluse; 620 hab. Ses habitants furent tous massacrés sous François I , comme suspects d’hérésie, 1515. V. vaudois et d’oppÈDE.

CABYLA, ancienne ville de la Mésie, à 100 kil. O. de Mesembrya. C’est là que Philippe, père d’Alexandre, reléguait les criminels.

CACAMO ou CACOVA, Andriace, ville de la Turquie d’Asie, sur la côte mérid. de l’Anatolie , avec un grand port, par 27° 28’ long. E., 37° 15’ lat. N.

CÀCCAMO, ville de Sicile, à 35 kil. O. de Païenne ; 5.000 hab.

CACÉRÈS , Castra Cœcilia , ch.-l. de la proY. de ce nom, à 45 kil. S. E. d’Alfanlara; 10,000 hab. Siège de \'audiencia,ou tribunal d appel de l’Estramadure. Plusieurs hôtels de construction moresque ; place ornée d’une statue colossale, etc. Quelque industrie. — Fondée par Q. Cæcilius Metellus enl42av. J.-C.

CACHAN, ville de l’Iran. Voy. kachan.

CACHEMIRE, auparavant Sirinagor, c.-à-d. ville du bonheur , grande ville de l’Asie, capit. de la prov. de Cachemire, sur le Djelem, par 33° 23’ lat. N%et 72° 26’ long. E., près du lac Dali ; 150,000 hab. Citadelle dite Cher-Cor : toits en bois, couverts de terre végétale et de fleurs ; bains nombreux ; leB rues, du reste, sont étroites et malpropres. Peu de monuments. Industrie florissante avant la domination des Afghans.

cachemire (roy.,puis prov. de), prov. d’Asie, dans le roy. de Lahore, par 33°-34°30’lat.N.et72°-75° long. E.; 170 kil. sur 100. Vallée délicieuse qu’arrose le Djelem ; hautes mont, couvertes de neige ; climat très doux et sol très fertile. L’industrie consiste en fabriques d’armes, de coutellerie, de papeterie , et surtout de châles superbes, faits avec la laine des chèvres du Thibet. La religion des Cachemiriens est le brahmanisme ; ils parlent une langue particulière, mais entendent le persan. Leurs mœura sont très vicieuses. — Le Cachemire fut jusqu’en 1586 un état indépendant sous les princes tartares de la tribu de Chog , puis il fut réuni à l’empire mongol (1586-1754) ; il devint ensuite prov. du Kaboul jusqu’en 1809; les Seikhs s’en sont depuis emparés (1819). — Le Cachemire est l’anc. Caspirie .

CACHENA, ville de la Nigritie. Voy. kaciienah.

CACHOEiRA, ville du Brésil (Bahia), à 120 kil. N. O. de San-Salvador ; 16,000 hab. Èntrepôt du coton et du tabac de toute la province.

. CACIQUE, nom sous lequel plusieurs peuples do l’Amérique (Mexicains, Péruviens, etc.) désignaient leurs chefs civils et militaires. Tous les Incas portaient ce titre. Aujourd’hui plusieurs peuplades encore indépendantes ont conservé cette dénomination pour désigner leurs chefs.

GACONDA, établissement portugais

CàDE

fie Benguela (Nigritie mérid.). Il est abandonné depuis longtemps.

CACONGO ou MALEMBA, état d’Afrique, tributaire du roy. de Loango, entre ceux de Loango proprement dit au N., Congo à l’E., Engoyo au S., et l’Océan à l’O. Capit., Kingelé. Quelques mont.; sol fertile, climat tolérable pour les Européens. Le Cacon^o est très peu connu.

CACUS, géant monstrueux, demi-homme et demisatyre, fils de Vulcain, vomissait des tourbillons de flammes et de fumée. Il habitait un antre du mont Aventin, près de l’endroit où plus tard fut bâtie Rome. Ayant un jour volé quelques génisses à Hercule, ce héros força l’entrée de sa caverne, quoiqu’il l’eût barricadée avec des roches énormes, et l’étouffa. Ce combat a fourni à Virgile un des plus beaux morceaux du vme liv. de YÉnéide.

CÀDALEN, ch.-l. de cant. (Tarn), à 9 kil. S. E. de Gaillac; 1,600 ha b. Commerce de bétail.

CADALOUS, évêque de Parme, fut élu pape par la faction impériale en 1061, et prit le nom d’Honoré II. II fut déposé l’année suivante par le concile de Mantoue, et mourut peu de temps après.

CA-DA-MOSTü (L.), navigateur vénitien, né vers 1432, et engagé au service du roi de Portugal, fit en 1455 et 1456, sous les auspices du prince Henri, deux voyages sur la côte d’Afrique, explora le Sénégal, la Gambie, découvrit plusieurs des îles du Cap-Vert, retourna dans sa patrie en 1463, et laissa une précieuse Relationdeses Voyages (Vicence, 1507).

CAD AV AL (ducs de), branche cadette de la maison de Bragance, remonte au xiv® siècle et a pour tige don Alvarez de Portugal, 4e frère du duc de Bragance, don Ferdinand II. Ce prince était petit-fils, par Ferdinand 1, d’Alphonse, premier duc de Bragance, et avait épousé l’unique héritière du grandconnétable de Portugal, don Nuno Alvarez Pereira de Mello. Ses descendants portèrent d’abord les titres de marquis de Ferreira et de comtes de Tentugal. Don Nuno Alvarez Pereira de Mello, marquis de Ferreira, reçut du roi Jean IV le titre de duc de Cadaval en récompense des services qu’il avait rendus à sa cause dans la célèbre révolution de 1640. Les successeurs de ce dernier se sont alliés aux maisons françaises de Lorraine et de Luxembourg.

CADDENABIA (la) , petite ville du roy. Lombard-Vénitien, à 20 kil. N. de Côme, sur le lac de Côme. Sites délicieux, orangers, citronniers, etc. Nombreuses villas.

CADÉE (ligue), ou lig.de la maison de dieu, Pagi a casuDei en latin, était avant 1801 la 2e ligue de la république des Grisons et avait pour ch.-l. Coire. Voy. GRISONS.

CADENAC. Voy. capdenàc.

CADENET, ch.-l. de cant. (Vaucluse), à 13 kil. S. d’Apt ; 2,598 hab.

CADENET. Voy. chàulnes (duc de).

CADER BILLAH, calife. Voy. kader.

CADERE1TA, ville d’Amérique (Confédération mexicaine), dans l’état de Queretaro, par 20° 24’ lat. N., 101° 42’ long. O., importante par les riches mines d’argent d El-Doctor Wacom et San-Christobal.

CADEROUSSE, ville du dép. de Vaucluse, à 4 kil. S. O. d’Orange; 3,262 hab. Vers à soie; filatures de soie. Ane. duché, à la maison de Gramont.

CADES-BARNÉ, ville del'ldumée, dans le désert deSin, à l’extrémité orientale. Les Israélites y séjournèrent quelque temps.

CADET DE GASS1COURT (I .-Claude), pharmacien, né à Paris en 1131, mort en 1799, fut, pendant la guerre, pharmacien en chef des armées en Allemagne et en Portugal, puis exerça sa profession à Paris, et se fit remarquer par sa bienfaisance autant que par sa science. Il fut reçu, en 1766, à l’Académie des Sciences. On lui doit plusieurs mémoires

CADS

sur la chWe. A la révolution, il fut employé avec Lavoisier à la fonte des cloches. — Son fils, Charles- Louis Cadet de Gassicourt, né en 1769, mort en 1821, s’est distingué à la fois comme pharmacien et comme littérateur. Ses principaux ouvrages sont un Dictionnaire de chimie , 1803, 4 vol. in-8, et une Histoire secrète des Templiers.

cadet de vaux (Antoine), frère de L.-Claude, né à Paris en 1743, mort en 1828, tint d’abord une pharmacie, puis quitta cet établissement pour se livrer à des recherches scientifiques et philanthropiques. 11 s’occupa surtout d’expériences et de publications relatives à la salubrité publique, à la culture des vins, aux aliments économiques, et travailla longtemps avec Parmentier. Cadet de Vaux fonda, en 1777, 1 & Journal de Paris, qui prospéra longtemps entre ses mains.

CADI, mot arabe, qui signifie juge; c’est le nom que portenl les juges musulmans; ils réunissent les diverses attributions que remplissent chez nous les commissaires de police, les juges de paix, les notaires et les juges des tribunaux civils et criminels. Ils prononcent sans appel, ên prenant le Coran pour base de leurs décisions, et imposent àleur gré les punitions et les amendes. Le cadi-el-asker est le premier des cadis ; il assiste au divan ou conseil d’état, et remplit les fonctions de garde des sceaux

CADIERE (la). Voy. girard (J.-B.).

CADILLAC, ch.-l. de carat. (Gironde), à 29 kil. S. E. de Bordeaux, sur la Garonne; 1,370 hab. Taillanderie et fabriaue de creusets.

CADIX, GudeSjV. foi te et p. d’Esp., ch.-l. deprov. à 490 kil. S. O. de Madrid ; 63,000 hab. Elle est située au milieu de la mer, à l’extrémité d’une péninsule de l’ile de Léon. Rade immense. Évêché , douane, bourse, théâtre, arsenal, hôpital militaire, collège de chirurgie, académie de dessin, observatoire de la marine, etc. On y trouve difficilement de l’eau potable. Cette ville, une des plus commerçantes de l’Espagne, avait été ruinée par l’émancipation des colonies espagnoles d’Amérique, mais dans ces derniers temps la franchise de son port l’a relevée. — Fondée par les Phéniciens ou les Carthaginois. Prise par les Romains en 206 av. J.-C. Les Anglais la prirent et la pillèrent en 1696, mais ils l’attaquèrent en vain en 1626 et 1702 ; ils la bombardèrent en 1800, et les Français la tinrent bloquée jusqu’en 1812. En 1823, les cortès s’y étaient retirées emmenant avec elles le roi d’Espagne: mais la ville fui obligée de se rendre au duc d’Angoulême.

CADMÉE (la). Voy. thèbes.

CADM1LLUS ou CASM1LLUS. Voy. cabires.

CA DM US, fils d’Agénor, roi de Phénicie, fut envoyé par son père à la recherche de sa sœur Europe, enlevée par Jupiter. N’ayant pu la trouver et n’osant retourner dans sa patrie, il se fixa en Béotie, où il fonda la ville de Thèbes, vers l’an 1580 av. J.-C. On croit que c’est lui qui apporta l’écriture de Phénicie en Grèce.

cadmus de Milet, historien grec, florissait du temps d’Alyatte, roi de Lydie, vers le commencement du vi® siècle av. J.-C. 11 est le premier qui ait écrit l histoire en prose. Son Histoire de la fondation de Milet et des villes ioniennes n’existait déjà plus du temps de Denys d’Haliearnasse.

CADOMUS, ville de Gaule, auj. caen.

CADORE, Pieve di Cadore , ville du roy. Lombard-Vénitien, sur la Piave, à 35 kil. N. E. de Bellune ; 2,000 hab. Patrie du Titien. Bonaparte donna le titre de duc de Cadore à Champagny.

CADOUDAL (Georges). Voy. Georges. /

CADOU1N, ch.-l. de cant. (Dordogne), à 33 kil. E. de Bergerac ; 600 hab.

CADOURS, ch.-l. de cant. (H.-Garonne), à 34 kil N. O. de Toulouse; 800 hab.

CAUSANT „ Voy. îassandria et kadsand.

CAER — 287

CADUCÉE, baguette surmontée de deux ailes et entourée de deux serpents entrelacés. C'était un des attributs de Mercure et le symbole de la paix.

CADURCI, peuple de la Gaule Transalpine, faisait partie de l' Aquitaine lre et habitait au S. O., entre les Lemovices au N. , les Volcœ Tectosages au S., dans le pays qui répond au Quercy ou à peu près au dép. de Lot-et-Garonne. Ils avaient pour ch.-l. Divona ou Cadurci , auj. cahors.

CADUS11 ou GELÆ , peuple d’Asie sur la côte

S. O. de la mer Caspienne, entre le Cyru3 et le Mardus; leur pays s’appelle auj. ghilan.

CÆCILIUS STATIÜS, poète comique latin, affranchi, né dans la Gaule, ami d'Ennius et de Térence, composa plus de trente comédies, dont il ns reste que des fragments (dans le Corpus poetarum , Londres, 1713, 2 vol. in-fol.). Il mourut un an après Ennius, 108 av. J.-C. Quintilien le place pour le talent entre Plaute et Térence. — Voy. metellus.

CÆC1NA ALIENUS, général romain, se déclara d abord pour \ itellius et lui donna la couronne par la victoire de Bédriac qu’il remporta sur Othon, 69; mais bientôt il prit parti pour Yespasien. Irrité de se voir sans récompense, il conspira contre ce prince, et fut tué par Titus au milieu d’un festin.

CÆCINA PÆTUS. Voy. PÆTUS.

CÆL1US AUREL1ANUS, médecin grec, né à Sicca an Numidie, et que l’on croit contemporain de Galien, est considéré comme le chef de la secte des Méthodistes. On a de lui deux ouvrages : Tardarum passioHum libri V, Bâle, 1529, in-fol., et Acuiarum passionum libri III , Paris, 1533, in-8, qui ont été réunis par Amman, Amsterd., 1709, et par Haller, Lausanne, 1773.

CAEN, Cadomus , ch.-l. du dép. du Calvados, sur l’Orne et l’Odon, à 223 kil. O. de Paris : 41,876 hab Cour Impériale, tribunal de lre instance et de commerce; académie universitaire; facultés de droit, deslettres et des sc.; lycée, acad. impériale, soc. sav.; école de navigation; musées, biblioth. de 40,000 vol., etc. Hôtel-de-ville, belles églises et jolies promenades, canal, château-fort. Dentelle, coutellerie, filatures de coton, calicot, percale; chapeaux de paille, châles, gants, etc. Grand commerce de plâtre, sel, bois du Nord, pavés, etc. — Caen est assez moderne.

Il a été pris par les Anglais en 1346 et en 1417; repris par les Français en 1450. Henri VI d’Angleterre y avait fondé une université que Charles VII confirma en 1450. C’est la patrie de Malherbe, Segrais, Huet,

T. Lefebvre, Choron. — 9 c. (Bourguebus, Creuilly, «louvres, Lvrecy, Tilly-sur-Seule, Troarn, Villers- Bocage, plus Caen (jv i compte pour V • 205 comm. et 140,435 h. —Caen étaitlacap. de laB. -Normand e.

Caen fîle de), l'Oraison de Bougainville, le Refugio ae Maurelle, île de l’Océanie, dans l’archipel de la Nouvelle-Bretagne, à l’E. de la Papouasie (Nouvelle-Guinée), et au N. de l’archipel de la Louisiade, par 5° lat. S. et 146° long. E Population nombreuse.

CÆNE ouCÆNOPOLlS (c.-à-d. la nouvelle ville), ville de Laconie, primitivement Tœnarum , sur la côte, près du cap Ténare.Temple de Jupiter Cænéen-,

cæne , auj. El-Senn , ville de Mésopotamie, à l’E., près de l’embouchure du Zabus miuor.

cæne , auj. Benysoueif, ville de la Moyenne- Égypte. Voy. HERMOPOLIS.

CÆNINA, ville de l’Italie ancienne (Latium), h 35 kil. N. E. de Rome. Les Céninates furent les premiers qui firent la guerre aux Romains , 748 av. J.-C. Romulus tua leur roi Acron [voy. üpimes).

CÆNOPHRURIUM , c.-à-d. fort neuf, ville de Thrace, à 9 kil. N. O. de Sélymbrie. Aurélien y périt assassiné en 275.

CAERCARADOK , mont. d’Angleterre (Shrop) , bu N. et près de Knighton. Restes de fortifications attribuées à Caractacus.

— CAEF ”

CAERDIFF, CAERDIGAN, etc. Voy. cardipf, etc, CÆRE , d abord Agylla , auj. Cer veteri , ville de l’Etrurie, à 22 kil. O. de Véies, avait été la ville principale du roy. de Mézence, et passait pour un« ville sainte. On y porta les objets sacrés de Rome après la défaite de l’Allia. C’est de Cœre que Ton fait dériver le mot cœremonia, cérémonie.

CAERLEON , Isca Silurum , ville d’Angleterre (Monmouth), à 24 kil. S. O. de Monmouth, sur l’Uske; 1,100 hab. Beau pont, église gothique. On y voit les restes d’un amphithéâtre appelé dans le pays Table ronde ou Table d'Arthur-, c’est là, dit-on, que ce roi institua l’ordre de chevalerie de la Table- Ronde. Caerléon fait partie du pays de Galles ; elle en était jadis la capit. et la métropole.

CAERMARTHEN, Maridunum, ville du pays do Galles, ch.-l. du comté de Caermarthen, â 300 kil. O. de Londres; 9,000 hab. Usines à fer, corderies.

caermarthen, *un des douze comtés du pays de Galles, sur la mer, entre ceux de Glamorgan à l’E., et de Pembroke à l’O.; 70 kil. sur 32; 90,300 hab. Grande fertilité en orge et avoine; plomb, houille; peu de bois; chevaux.

CAERNARVON, ch.-l. du comté de Caernarvon, sur le détroit de Menai, à 12 kil. S. O. de Bangor; 4,000 hab. Ville bien bâtie, bon port, vieilles murailles. Industrie ; eaux minérales et thermales. Caernarvon a été fondée en 1283, par Edouard 1, non loin de l’ancienne Seguntium.

caernarvon (comté de], un des douze comtés du pays de Galles, à l’angle N. O.; 73 kil. sur 20; 60,000 hab. Pays montagneux. Plomb, cuivre , ardoises ; pêche, bétail ; perles assez grosses dans le Conway.

CAERPH1LLY, ville d’Angleterre dans le payi de Galles (Glamorgan), à 50 kil. S. O. de Monmouth; 1,100 hab. Vieux château; fer, houille. Fabriques de couvertures et de châles gallois.

CAERWYS ou CAER-AR-WYS, ville d’Angleterre, dans le pays de Galles (Flint), à 9 kil. 0. de Flint ; 1,000 hab. Cette ville était jadis le rendezvous des bardes pour une espèce de tournoi musical et poétique.

CÆSARAUGUSTA, auj. sàragosse*

CÆSAREA. Voy. césarée.

cæsarea iNSULA, auj. l’îlc de jersey.

CÆSARODUNUM ou TURONES, auj. tours.

CÆSAROMAGUS, auj. chelmsford et beauvais, CAFARTOUT , Castra Mororum , village de la Turquie d’Asie (Bagdad), à 50 kil. S. O. de Nisibin. Ruines nombreuses.

CAFFA. Theodosia , auj. Fœodosie , ville de la Russie d’Eur. (Tauride), à70 k. S. du détroit qui joint les mers Noire et d’Azov, et qu ou nomme détroit de Caifa ; env. 7,500 h.— Caffa fut occupée par les Génois au xme 8.(1266). Elle servait de marché pour les pelleteries du Nord, les étoffes de soie et de coton fabriquées dans la Perse, et les denrées de l’Inde apportées par les caravanes d'Astracan. Mahomet il enleva Caffa aux Génois en 1475, et en 1770 les Turcs l’abandonnèrent aux Russes.

CAFFARELLI DU FALGA (Louis-Marie-Jos.- Max.), général de division du génie, né au château du Falga en Languedoc, 1756, fut nommé en 1792 officier d’artillerie à l’armée du Rhin, et refusa seul, après la journée du 10 août, de reconnaître l’autorité de l’Assemblée nationale. Il fut suspendu ds ses ronchons, et subit une détention de 1 4 moi3. Réintégré en 1795, il servit à l’armée de Sambreet-Meuse et se distingua au passage du Rhin où il perdit une jambe. Néanmoins, lors de 1 expédition de Bonaparte en Égypte, il partit en qualité de général du génie. Il rendit les plus grands services lors de la prise de Malte et d'Alexandrie, et mourut d’une balle reçue devant Saint-Jean-d’Acre, 1799. M. de Gérando a fait imprimer sa Vie, Paria, 1801. caffarelm (Charles-Anibroise baron de), né en

CAGL — 288 — CAHÜ

1758, mort en 1826, dans les environs de Toulouse, au château du Falga, fut chanoine de Toul avant la révolution, trois fois préfet sous l’Empire, puis membre du conseil-général de la Haute-Garonne. Il a écrit : Abrégé des Géoponiques , extrait d'un ouvrage grec, etc., Paris, 1812, in-8.

caffarelli, chanteur. Voy. gaffarelli.

CAFRER1E, vaste région de l’Afrique australe, s’étend le long de l’Océan Indien du cap Negro à la pointe de Luabo, de 23° à 35° lat. S.; 1,300 kil. sur 2,500. Elle se divise en Cafrerie maritime ou Cafrerie proprement dite, autrement côte de Natal (ville principale, Zoula), et Cafrerie intérieure ou Cafrerie des Betjouanas , habitée par une foule de peuplades indépendantes. Places : Nouv.-Litakou , Meribowhey, Melita, Kouritchane, Makov. Le climat de la Cafrerie est chaud sur les côtes, le sol varié, montagnes très âpres à l’intérieur, très vastes déserts de sable ; manque d’eau en* beaucoup d’endroits ; riches mines d’or, argent, fer, cuivre, Flore analogue à celle du Cap; grande quantité de bêtes féroces. La famille cafre est noire, mais belle, grande et bien faite. Elle se divise en Koossas , Tambouki , Mambouki dans la Cafrerie maritime; en Gokas, Morolongs , Betjouanas dans la Cafrerie intérieure; ceux-ci se subdivisent à leur tour en tribus. Toutes ces tribus sont belliqueuses, la plupart nomades; elles élèvent de grands troupeaux de bœufs, connaissent peu l’agriculture et moins encore l'industrie. Leur religion est grossière ou nulle, et les efforts des missionnaires pour les convertir ont- été vains. Les Cafres sont polygames ; ils n’obéissent point à une forme particulière de gouvernement. Auj. les Tambouki dominent dan3 la Cafrerie maritime, et leur chef, qui a 15,000 hommes sous ses ordres , réside à Zoula. Levaillant est m des premiers qui aient voyagé, dans ce pa,)s.

CAFRES. Voy. cafrerie et kaferistaiv.

GAFZA, Capsa , ville de l’état de Tunis, à 240 ùil. S. O. de Tunis. Cette ville, qui faisait d’abord sartie de la Nuinidie, puis de la Byzacène, était adis très forte : c’est une de celles où Jugurtha tenait ses trésors. Marius la prit (107), et César la détruisit en 46 av. J.-C,

CAGAYAN , alcadie de l’île Luçon (îles Philippines), dans la partie soumise aux Espagnols. Villes principales ; Lablo, Cabagan, Tugu-Egarao. — Une petite île du groupe de Bornéo, soumise au sultan de Soulou, porte le même nom.

CAGL1 , Callis , ville de l’Etat ecclésiastique , à 22 kil. S. d’Urbin ; 2,000 hab. Évêché.

CAGLIAR1, Calaris ou Caraiis , capit. de l’île de Sardaigne, au S., sur le golfe de Cagliari, par 6° 48’ long. E., 39° 12’ lat. N.; 30,000 hab. Résidence du vice-roi, archevêché. Port, rade vaste et sûre. Fortifications. Théâtre, bibliothèque, université. Industrie assez active, commerce. — On croit que Cagliari est l’ancienne ville d’Iolas , fondée par les Carthaginois.

CAGLIARI (Paul). Voy. véronèse.

CAGLIOSTRO, personnage mystérieux qui s’est rendu fameux dans le dernier siècle, naquit à Païenne en 1743, d’une famille obscure. Son véritable nom était Joseph Balsamo; il le changea plus tard en celui de Cagliostro que portait sa marraine, et prit la qualité de comte. Accusé d’escroquerie, il fut obligé de bonn* heure de quitter sa patrie et parcourut sous des noms différents la Grèce, l’Egypte, l’Arabie, la Perse, l’île de Malte, Naples, Rome, et presque toutes les villes de l’Europe; il acquit dans ses premiers voyages la connaissance de quelques «ecrets alchimiques et médicinaux, et se fit une grande réputation par des cures merveilleuses. En 1780, il arriva en France, se fixa pendant quelque temps à Strasbourg , où il fut reçu avec enthou- ♦‘■i.trsmc . Pu*a ^ Paris où il n’excita pas mom9

d’admiration, et lut quelque temps à la mode dans la haute société. 11 vendait des élixirs, des pilules, et faisait des tours de magie et de sorcellerie. Impliqué avec le cardinal de Rohan dans l’affaire du Collier (Voy. rohan), il fut mis à la Bastille, et ensuite exilé (1786). 11 se retira en Angleterre, puis alla enSuisseetenfin en Italie. Arrêté à Rome en 1789 comme suspect de pratiquer la franc-maçonnerie , il y fut jugé, et se vit condamné, le 17 avril 1791, à une prison perpétuelle; il mourut en 1795, au château de St-Léon, près de Rome. La plupart no voient dans Cagliostro qu’un adroit charlatan ; quelques-uns le regardent comme un nomme vraiment extraordinaire, un véritable thaumaturge, et ils prétendent qu’il avaitle pouvoir de faire apparaître les morts. Ce qu’il y a de certain, e’est qu’il produisait des effets surprenants, qu’il vivait toujours dans une grande opulence; il faisait même, dit-on, quelque bien. On a supposé qu’il était 1 agent d’une société secrète de Francs-Maçons qui fournissait à ses dépenses. On lui attribue plusieurs prédictions. On a publié à Rome, en 1790, une Vie de Cagliostro, extraite des pièces de son procès; elle a été traduite en français.

CAGNANO, ville du roy. de Naples ( Capitanate), à 31 kil. N. O. de San-Severo ; 3,600 hab.

CAGOTS, espèce de parias répandus au moyen âge dans le voisinage de9 Pyrénées, et que la superstition faisait regarder comme un objet de mépris et d’horreur. On supposait qu’ils étaient les restes des anciens Goths, qui possédèrent longtemps l’Aquitaine : de là leur serait venu le nom injurieux de Cagots (caas goths , chiens goths), qui leur aurait été donné par les vaincus. Les chroniques les désignent souvent encore par les dénominations de Caqueux, Cacous , Capos , Gaffos, Gezitas , Gahetas , Cahets, termes de mépris qui signifiaient lépreux , et dont quelques-uns s’appliquaient également aux Juifs. On les appelait aussi Colliberts (de libertus, esclave affranchi), et aussi Canards , parce qu’ils devaient porter sur leurs habits une patte de canard pour se faire reconnaître. On trouve aujourd'hui même des débris de cette race opprimée dans l’ouest et le midi de la France; et malgré les progrès de la civilisation, la haine que ces malheureux inspiraient n’est pas encore complètement éteinte. Plusieurs auteurs ont cru voir dans les Cagots des Pyrénées des êtres analogues aux crétins et aux goitreux des Alpes.

CAHAWBAH, ville de l'Amérique sept. (États- Unis), à 375 kil. N. E. de la Nouvelle-Orléans, au confluent de la Cahawbah et de Y Alabama ; 2,000 hab. Jadis ch.-l. de tout l’état d’Alabama, avant Tuscaloosa; elle est auj. ch.-l. d’un comté.

CAHER. V. kaher. — CA110RC1NS. V. lombards.

CAHORS, Divona, pu s Cadurci , ch.-L du dép. du Lot, sur le Lot, à 470 kil. S. de Paris; 12,417 hab. Evêché, sutfragant de l’archev. d’Alby; tribunal de lre instance, lycée, deux bibliothèques. Cathédrale fort ancienne, ruines romaines. Commerœ de draps, de vins et d’eau-de-vie. Jadis ch.-l. des ! Cadurci , puis du H.-Quercy. Prise par Henri IV en 1580. Patrie du pape Jean XXII, de Clément Marot dugén. Hamel. Murat naq. près de là. — L’arr. de Cahors a 12 eant. (Catus, L’Albenque, Castelnau, Lauzès, Limougnes, Luzech, Cazals, Puy-l’Ëvêque, Moncuq, St-Géry, plus Cahors qui compte pour 2), 120 comm. et 117,229 hab.

CAHUSAC, petite ville de France (Tarn), à 19 kil. N. O. d’Alby, sur la Verre; 1,450 hab.

CAHUSAC (Louis de), auteur dramatique, né à Montauban vers 1700, mort à Paris en 1759, fut nommé écuyer et secrétaire des commandements du comte de Clermont; fit la campagne de 1743 avec ce prince, et le quitta ensuite pour se livrer- à la littérature. On a de’ lui : le Comte de Warwick, tragédie, 1742 ; Zènèide. et l'Algérien, comédies, 1744; Grigri, 1749, in-12; Histoire de la danse ancienne

Page 1