CAD! — 289 — CAL
clmoderne, La Haye, 1754, 3 vol. in-12 ; plusieurs opéras qui eurent du succès, entre autres Anacréon et les Amours de Tempé , mis en musique par Hameau et Dauvergne.
CA1EM. Voy. kaiem.
CA1ENNE. Voy. cavf.nne.
CAIETA ou CA1ÈTE, auj. gaète.
CA1ETAN (Thomas de vio, dit), cardinal, né à Gaêîe ou Caïète (d’où son nom), en 1409, mort en 1534, entra dans l'ordre des Dominicains, dont il devint général, fut chargé de plusieurs missions par Jules 11 et Léon X, et obtint en 1 5 1 9 l’évêché de GaGte. Envoyé en Allemagne comme légat, il tenta, rnai3 inutilement, de ramener Luther à la foi catholique. 11 a laissé un Commentaire sur la Bible , des Commentaires sur Aristote, et div. écrits sur les matières ecclés., entre autres.: De l'autorité du pape, où ilsoutient lUn faillibilité du souv. pontife.
Caietan (Henri), cardinal, de la maison de Sermoneto, fut envoyé en France par Sixte-Quint, avec la qualité de légat, en 1589, pour faire élire un roi catholique après la mort de Henri III. Il anima la guerre civile, se jeta dans le parti de la Ligue, se réunit aux Seize, et soutint avec chaleur le parti du roi d'Espagne. Sixte-Quint, mécontent de sa conduite, le rappela; mais es pape était mort quand Caiétan arriva.
caietan (Benoît). Voy. boniface viii.
CA1FA, ville de Syrie, à 9 kil. S. d’Acre, à 12 kil. au-dessus des ruines de l’ancienne Hépha, sur la baie d'Acre. Murailles; fort; port passable et très fréquente. Elle fut prise par Kléber en 1799.
CA1LHAVA (J. -Fr.), auteur dramatique , né au village de L’Estendoux près de Toulouse en 1731, mort à Paris en 1813, a donné aux Français et au Théâtre-Italien un grand nombre de comédies, presque toutes imitées de l’italien; la plus estimée est le Tuteur dupé ou la Maison à deux portes, 1765. Il a publié son Théâtre en 1781, 2 vol. in-8. On lui doit aussi un traité didactique, l'Art de la Comédie , 1772, 4 vol., refondu en 2 vol., 1786. 11 a laissé des Mémoires manuscrits.
CAILLÉ (René), voyageur, né en 1799 à Mauzé en Poitou, fils d’un boulanger et orphelin dès l’enfance, s'embarqua à quinze ans pour le Sénégal, sans fortune, sans amis, sans secours. Après dix ans d’obstacles et de traverses de tout genre, il réussit à pénétrer dans l’intérieur de l’Afrique. Malgré des fatigues inouïes, il parvint k Djenné et enfin âTomnouctou, dernier but de ses recherches (1828). Plus heureux que ses prédécesseurs, il revint en France après seize ans d’absence. Il reçut de la Société de géographie un prix de 10,000 fr., et publia en 1830 1a relation de son voyage. Il mourut le 17 mai 1838, âgé de trente-neuf ans, des suites d’une maladie qu’il avait rapportée d'Afrique.
CA1LLEAU (André-Charles), libraire, né à Pari* en 1731, mort en 1798, a donné une foule d’almanachs chantants, d’élrennes badines et plaisantes une collection des Lettres d'Héloïse et d’Abailard, les Soirées de la campagne, 1766, in-12, et un Dictionnaire bibliographique , historique et critique des livres rares, composé en grande partie par un abbé Duclos, Paris, 1790, 3 vol. in-8. Un 4e vol. a été publié par M. Brunet fils en 1802.
CAILLET (Guillaume), né au village de Mello, dans le Beauvaisis, était le chef de la faction de la Jacquerie (1358), et fut surnommé Jacques Bonhomme; il fut pris par Charles-le-Mauvais, roi de Navarre, qui lui fit trancher la lête. (Voy. jacquerie.)
CAILLOMA, ville du Pérou (dép. de Puno), à 200 kil. O. de Cuzco; jadis eh.-l. de la prov. de Collahuas. Riches mines d’argent aux environs.
CA1M ou CAI EM, calife. Voy. kaiem.
CAÏMAN (îles), dans la mer des Antilles, au S. deCuba, par 19° 19’ lat. N., et 83® 6’ long.
O., habitées par des- descendants de flibustier ;
CAÏN, premier fils d’Adam et d'Eve, se livra à la culture de la terre. Jaloux de voir que les offrandes d Abel, son frère, étaient plus agréables à Dieu un les siennes, il le tua. Dieu le maudit, ainsi que tou.sa postérité, le condamna à errer sur toute la terre et le marqua au Iront d’un signe de réprobation. Après avoir longtemps erré, il se fixa dans la terre de Nod et bâtit une ville qu’il nomma Énoch, du nom d'un de ses fils.
CAI PIIE, grand-prêtre des Juifs, de la secte de Saducéens, fit condamner Jésus à mort, et fit arrêter les apôtres qui prêchaient la résurrection de leur maître. Quelques années après , il fut privé de sa charge pari empereur Vilellius,etsetua dedésespoir.
CAIQUE, Caïcus, auj . Grimakli-Kaiki, riv.d’Asie- Mincure, en Mysie, coule à 10., passe près de Pergame, et se jette dans la mer Égée vis-à-vis do Lesbos.
CAÏQUES, groupe d’îles dans l’archipel des Lucayes, par 73°-74° 47’ long. O., 20°-2l° lat. N.; 1,200 hab., presque tous nègres. Coton et sucre. L’iie principale, appelée Grande-Caïque , a 53 kil. de long sur 6 de large.
CAIRE (le), Misr-el-Kahira chez les Arabes, capit. de l’Egypte, dans la Basse-Egypte, près de la rive droite du Nil, au pied du mont Mogattam ; 260,000 hab. Belles places, dont quatre très vastes; citadelle ; plusieurs palais et grandes maisons : jolies mosquées; 31 bains principaux; aqueducs, canaux, citernes, bazars, caravanséraïs, jardins, cimetières remarquables. Elle a été fort embellie parMéhémet- Ali. — Fondée vers 970 par le gén. arabe Gihauerou Gohar, lieutenant de Moëz, elle fut dès lors la résidence des califes fatimites. Elle a été prise par les Français en 1798, par les Anglais en 1801, et rendue à la Porte aussitôt. — vifijx-ça ire. Vou fostat.
CAIRO, Canalicum,\. des Étals sardes, à 17 kil. N. O. de Savone, sur la Bormida ; 4,000 hab. Très commerçante. Défaite des Austro-Sardes par les Français en 1796.
CA1STOR, ville d’Angleterre (Lincoln), à 35 kil. N. E. de Lincoln; 1,300 hab. 4 sources jaillissent à l’intérieur de la ville ; église gothique. Le roi saxon Hengist fonda cette ville après avoir vaincu les Scots et les Pietés.
CA1T11NESS, comté d’Ecosse, le plus septentr. de tous, borné au S. par celui de Sutherland, 66 kil. sur 48 ; 30,000 hab. Villes principales : VVick etThurso. Lacs, riv. nombreuses, mais non navigables. On y voit encore les ruines des habitations construites par les Duns ou Pietés. Ce comté fut possédé jadis par les Danois et les Norwégiens.
CAIUS, prénom fort commun chez les Romains. On désigne quelquefois par ce simple prénom un des Gracques, un des fils d’Agrippa, l'empereur Caligula, etc. (Voy. ces noms.)
caius ou gaius , célèbre jurisconsulte romain , vivait probablement sous Adrien et Marc-Aurèle. li avait composé des Institutes qui ont beaucoup servi à la rédaction de celles qui portent le nom de Justinien. Longtemps on n'en a possédé qu’un abrégé qui se trouve dans le Breviariurn aluricianum, et que l’on croit avoir été fait par Anien, chancelier d'Alaric; mais en 1 8 1 6 , M. Niebuhr a découvert l’ouvrage même dans un palimpseste de Vérone. Il a été impr. dans les Ecloga juris , Par., 1822, et à part, par Goschen et Lachmann, Berl., 1842 ; il a été trad. en franç. par Boulet, 1827, et Pellat, 1844,
CAJARC, ch.-l. de cant. (Lot), à 19 kil. 8. U. de Figeac ; 2,000 hab.
CAJAZZO, Calatia, ville du roy. de Naples (Terrede-Labour), à 17 kil. S. de Piedimonte; 3,000 hab.
CAJETAN. Voy. caietan.
CALABAR ou BONGO, riv. d’Afrique, paraît descendre du plateau élevé des Calbongos, et dé-