CANU
considérables en Ukraine. Ce prince à laissé une Histoire de l'agrandissement et de la décadence de l'empire ottoman, écrite en latin, traduite «u anglais sur le manuscrit original, par Nie. Tyndal, Londres, 1734, 2 vol. in-fol., et en français sur la version anglaise, par de Jonquières, Paris, 1743, in-4-. Système de la religion muhométarte , Saint-Pétersbourg, 1722, in— loi., en allemand. Cantemir possédait onze langues, tant anciennes que modernes.
Son fils, Antiochus Cantemir, né en 1709, mort eu 1744 , cultiva aussi les lettres : on a de lui un poème sur le czar Pierre, des satires, etc.
GANTER (Guillaume), habile critique, né à Utrecht en 1542, était fils d’un sénateur de cette ville, mort en 1573. On a le lui : Novœ Lectiones , 1501 ( l’éd. la plus coin pl. est celle d’Anvers, 1571, in-8); Arislidis oraiiones , avec traduction latine, Bàle, 1506, in-fol. en trois parties; Syntagma de ratione emendundi grœcos auctores, Anvers, 1571» in-8 ; Euripides, ibid., 1571, in-4 2; Sophocles, ibid., 1579, in— i 2 ; Æschylus, ibid., 1580, in-12, etc.
CANTERRURY. Voy. cantorbéry.
CANTIN (cap), Allas minor, sur la côte O. de l’empire de Maroc, par 11° 35’ long. O., 32° 34’ lat. N.
CANT1UM, région de la Bretagne romaine (Bretagne lre), à l’angle E. Le comté de Kent et les pays voisins y sont compris.
CAN 'l ON, K ouauy-tcheourfou, v. et port de Chine, eapit. du Kouangtoung, sur le Pé-Kiung, àquelq. kil. Je son embouchure, par n0°53’ long. E., 23° 7' lat. N.; 500,000 hab. Elle se divise en ville chinoise et ville tartare, qui est la plus belle. Le quartier des Européens est dit Chy-san-hang ou Treize-Comptoirs . Vssez beaux temples. Quantilé de barques qui forment comme une ville sur le Tchu-Kiang. Industrie et commerce immenses. Le port de Canton fut jusqu’en 1842 le seul ouvert aux Européens : le monopole du commerce était entre les mains de 14 marchands chinois ( Uonqs ). — Dévastée en 1823 par un incendie; occupée en 1841 par les Anglais; prise d’assautle 29 déc. 1857 par les Anglais et les Français.
CANTORBERY, Durovernum et Canluaria en latin, Canterbury en anglais, ville d’Angleterre, ch.-l. du comté de Kent, jadis capit. du roy. de Kent, sur le Stour, à 71 kil. S. E. de Londres; 15,500 hab. Archevêché dont le titulaire est le primat de toute l’Angleterre et le premier pair du roy. Parmi lea monuments, on remarque la cathédrale, qui renferma le tombeau de S. Thomas beckel, martyrisé en ce lieu en 1170; l’hôtel de ville, le théâtre, les -asernes, 4 rues principales dispasées en croix. Houblon, ïharcuterie renommée. Etofies de soie et mousselines dites de Cantorbéry. Eai x thermales.
CANTIJAR1A, auj. cantorbéry.
CANTWELL (André-Sam. -Michel) , traducteur, né en 1744, mort en 1802, fils d’André Cantwel!, médecin irlandais établi en France, auteur lui-même de quelques écrits, a traduit un grand nombre d’ouvrages anglais, entre autres 1 Histoire de Gibbon, 1777-95; la Rhétorique de Blair; le Voyage de By ron à la mer du Sud. Ses traductions sont peu est mées. Il était bibliothécaire des Invalides.
CANTYKE, presqu’île de la côte occid. d’Écosse, forme la partie mérid. du comté d’Argyle.
CANUBIN ou CANNüBlN, Cvenobium , fameux couvent de religieux hospitaliers dans la Turquie d’Asie (Tripoli), à 44 kil. E. de Tripoli.
CANULEIUS, tribun du peuple, fit décréter, l’an 444 av. J.-C., une loi qui permettait les mariages entre patriciens et plébéiens ;*mais ne put obtenii qu’un des deux consuls serai l plébéien.
CA N U SllhM , Cunosa , ville de l’Apulie , voisins de Cannes , servit de refuge aux Romains après le désastre de Cannes.
CANUT ou KNUT, nom de plusieurs rois de Danemark ej. d’Angleterre.
CANZ - 305 — CAP
canut I, roi de Danemark, régna de 863 à 873. On ne sait rien de son règne.
canut il (canut i en Angleterre), dit te Grand, monta sur le trône de Danemark en 1014, et, la même année, vint revendiquer, les armes à la main, le roy. d’Angleterre, que son père Suénon avait conquis. Edmond, filsd’Ethelred, le lui disputa avec tant de courage que Canut dut consentir pour le moment à un partage : un traité assura à Edmond le midi de l’Angleterre] mais ce prince ayant été assassiné par Edrrc, snn beau-frère, Canut resta seul maître du pays (1017). Pour se concilier les Anglais, il épousa la veuve d’Ethelred. Les deux nations danoise et anglaise , suivant cet exemple, s’unirent par de nombreux mariages, et, en 1028, Canut put , sans craindre une insurrection de ses nouveaux sujets, sortir de l’Angleterre pour aller vaincre les Suédois et conquérir la Norwége. Ce roidonnades lois sages (publ. à Copenhague en 1826), oàtit beaucoup d’églises et de monastères, fit un pèlerinage à Rome, et rev. mourir en Angleterre en 1036.
canut iii ( canut il en Angleterre) , surnomme le Hardi ou Ilardi-Canul , et par corruption Hardeknut , fils du précédent, n’eut, par le testament de son père , que le trône de Danemark ; celui d’Angleterre était donné à Harold, son frère consanguin. Mais les Anglais, craignant une guerre civile entre les deux frères, réglèrent que Harold serait maître du pays au N. de la Tamise, et Canut de la partie méridionale. Harold, mécontent de ce partage, ne tarda pas à s’emparer du tout; Canut venait , les armes à la main , revendiquer sa part, lorsque Harold mourut ; il resta par cet événement seul roi d’Angleterre (1039). Ce barbare insulta aux mânes de son rival, et fit jeter son corps dans la Tamise. 11 devint bientôt aussi avide que cruel, et accabla le peuple d’impôts. Il mourut en 1041 , d’une apoplexie foudroyante. C’est le dernier prince de la dynastie danoise en Angleterre.
Canut iv, le Saint, roi de Danemarck.fils de Suénon II, succéda, en 1080, à son frère Harald, fit régner l’ordre dans ses Etats, repoussa les Prussiens, extermina les ouates, lé»» 1080, une révolte éclata à l'occasion d’un tribut qu’il avait imposé en execution de lois ecclésiastiques, et il fut tué dans l’église d’Odensée, où il s’était réfugié. On l’bon. le 19 janvier.
canut v, toi de Danemark, fils d’Eric-le-Bon, frère de Canut IV, succéda à son père en 1147. La couronne lui fut longtemps disputée par Suénon, prince du sang royal, et celui-ci l’assassina dans un festin donné à l’occasion de la paix qui venait d’être conclue entre eux (1156).
canut vi, roi de Danemark, fils de Waldemar I, lui succéda en 1182. Peu de temps après son avènement, il soumit les Scaniens révoltés sous la conduite d’Harald, fils de Canut V; conquit le Mecklembourg, pays des anciens Vandales, la Livonie (1196), enfin tout le Holstein, et mourut en 1202. Son règne fut pour le Danemark une époque de puissance et de prospérité. A la suite de ses conquêtes, il prit le titre de roi des Vandales , que les rois de Danemark ont conservé depuis. -f
canut, dit Ericson, roi de Suède, fils d’Éric IX, monta sur le trône de Suède en 1168, en tuant celui qui l’occupait, Charles, delà race de Swerker, soupçonné du meurtre de son père. Après avoir vaincu qqs prétend., il régna paisiblem., encourageant l’agricult. et fondantdes monastèr. D’unepiété ardente il se fit recevoir dans l’ordre deCîteaux, et m.en 1199 i vec l’habit religieux. Repentant du meurtre de Charles, il avait nommé pour successeur le fils de ce prince.
CANY, ch.-l. de cant. (Seine-infér.), sur le Durdan, à 20 kil. N. O. d’Yvetot; 1,500 hab. Commerce de grains, lin, huile de navette.
CANZ (Israël-Gottlieb) , né à Heinsheim en 1690, mort en 1753, professa successivement l'éloquence.
la poésie, la philosophie et la théologie dans sa ville natale; adopta les principes de Leibnitz et de Wolf, et tâcha de les introduire dans la théologie. On a de lui : Philosophiæ leibnitzianæ et uwlfianæ usus in thcologia, Francfort et Leipsick , 1728-1739, in-4 ; Grammaticœ uuiversalis lenuia rudimenta, ibid. , 1737, in-4 ; Disciplinée morales omnes perpetuo nexu Iraditœ , Leipsick, 1739, in-8 ; Ontologia polemica, Leips., 1741 ; Meditationes philosoplricœ, iViO, in-4.
CAP (le). On désigne spécialement sous ce nom le cap de Bonne-Espérance. Voy. bonne-espérance.
cap (le), ou la ville du cap, Capc-Town, ville de l’Afrique mérid., ch.-l. de la colonie du Cap, 540k. N du cap de Bonne-Espérance, d’où elle tire son nom, par 16° 3’ long. E., 34° lat. S., au fond de la baie de la Table; 18,000 hab. enl818;20,000 en 1340.Vasle château-fort, batteries ; rues droites, canaux, allées, maisons en briques ou granit rougeâtre ; beau jardin de la Compagnie des Indes, superbe hôtel-deville, etc. Entrepôt de tout le commerce du pays et de la métropole. Aux environs est Constance, célèbre
gar ses vins. La ville du Cap a été fondée par Van .iebeck, 1652; elle appartint longtemps aux Hollandais; auj. elle est aux Anglais.
cap (colonie du), contrée de l’Afrique mérid., bornée par le pays des Hottentots au N., la Cafrerie à l’E. et l’Océan à l’O. et au S., comprend toute la pointe que termine le cap de Bonne-Espérance; 880 kil. sur 330 ; environ 120,000 hab. Ch.-l., Le Cap. Divisée en 2 gouvernements: Le Cap et Huitenhagen. Aspect varié, montagnes, plaines cultivées et déserta immenses ; beaucoup de rivières; eaux minérales et thermales; végétation originale, plantes tropicales et du S. de l’Europe, vins exquis, café, dattes, arbre à pain, etc. Climat agréable, mais inondations et sécheresses extrêmes. Habitants : des Hottentots, de3 Boschimens, des Cafres, des Européens (surtout Anglais et Hollandais). La colonie du Cap fut fondée en 1650 par les Hollandais (164 ans après la découverte du cap de Bonne-Espérance). Elle fut occupée par les Anglais en 1795 et 1806, et leur a été laissée en 1815.
cap (le), autrement le cap haïtien, jadis le ca français, anc. capitale d’Haïti, sur la côte N., 130 kil. N. de Port-au-Prince, ch.-l. du départem. du Nord; env. 9,000 hab. Bon port; archevêché, université ; académies de peinture , de musique. Grand commerce Fondée en 1670, brûlée en 1793, (ors de la révolte des Noirs ; relevée depuis ; ruinée par un tremblement de terre en 1842.
cap blanc, cap bojàdor , etc. Voy. blanc, etc. CAPACIO ou CAPACE, Caput Aqueum , ville du roy. de Naples (Principauté Citér.), à 35 kil. S. E de Salerne ; 1,860 hab. Évêché.
CAPANÉE, un des sept chefs argiens qui vinrent avec Polynice mettre le siège devant Thèbes, fut tué devant cette ville d’un coup de foudre par Jupiter, irrité de son mépris pour les dieux.
CAPDENAG, Uxellodunum , ville du dép. du Lot sur un roc, à 5 kil. S. O. de Figeac; 1,300 hab.
CAPÈGE (Scipion) , poète latin du xvr siècle , mort vers 1562, fils d’un savant jurisconsulte napolitain, fut lui-même professeur de droit dans l’université de Naples. Il livra le premier à l’im-
Eression les Commentaires de Donat sur Virgile, aples, 1535, in-fol. Ses ouvrages sont : De divo Joanne Baptisla vate maximo libri III, poème didactique ; De principiis rerum libri II, poème dans lequel il imite Lucrèce, mais en employant une autre physique; et diverses Poésies latines consistant eu élégies et épigrammes. Ces écrits ont été recueilli! en un seul vol. in-8, Naples, 1594; Venise, 1754. On a aussi de lui quelques ouvrages de droit.
CAPEL (Arthur), seigneur anglais, fit partie du lony-parletnenl en 1640, et embrassa la cause de Charles l*r après lui avoir été un instant opposé.