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marquis de), fut envoyé au Pérou en 1555, en qualité de vice-roi, par Philippe II, pour y rétablir le calme, troublé par les factions de Pizarre et d’Almagro. La sévérité qu’il déploya pour arriver à ce1 Ôut le fit disgracier ; il en mourut, dit-on, de chagrin, à Lima, en 1560.
CANFHANC, ville d’Espagne (Saragosse), à IG kil. N. deJaca. Près de là est un passage très fréquenté, qui conduit d’Espagne en France.
CANIGOU, une des mont. les plus hautesdes Pyrénées, s’élève à 2,850 mètres au-dessus de la mer.
CANINÉFATES, tribu batave, occupait l’O. de l’île des Bataves, sur les bords de la mer de Germanie.
GANINO, ville de l’État ecclésiastique, à 26 kil. N. O. de Viterbe. Beau palais donné à Lucien Bonaparte par Pie Vil avec le titre de prince de Canino.
CAN1SY, ch.-l. de cant. (Manche), à 8 kil. S. O. de St-Lô ; 900 hab. Draps, coutils.
CAN1TZ (Frédéric - Rodolphe - Louis, baron de), poète allemand, né à Berlin en 1654, mort en 1699, fut conseiller du roi de Prusse Frédéric I et del’emp. Léopold. On a de lui un Recueil d’odes , de saiiîes, d élégies et de chants religieux, publié après sa mort sous le titre de Délassements poétiques , Berlin, 1700, in-8. Ce recueil a eu 12 éditions. La vie du baron de Canitz se trouve en tête de la 10' édition, publiée à Berlin en 1727, par J.-N. Koenig.— Voj/.kaunitz.
GANNAY, une des Hébrides, à 17 kil. S. O. de Sky. On y remarque le mont de la Boussole, où l’aiguille aimantée varie d’un quart du cerle à l’O.
CANNES, Canna r, village d’Italie, dans l’ancienne Apulie (Capitanate), sur l’Aufide, à 11 kil. S. O. de la ville actuelle de Barletta. 11 se nomme encore aujourd’hui Cannes. Annibal y tailla en pièces, l’an 216 av. J.-G., 80,000 Romains, commandés par Varron et par Paulus Æmiliusqui y périt. Les habitants appellent encore il campo di Sangue le lieu où se livra le combat.
cannes, ad Horrea, ville de France, ch.-I. de cant. (Alp. mar.), à 13 k. S. E. de Grasse, sur le golfe de Napoule ; 3,997 hab. Napoléon y débarqua à son retour de l’île d'Elbe, le 1er mars 1815.
GANNETO, ville duroy. Lombard-Vénitien, à 31 kil. O. de Mantoue, sur l’Oglio ; 2,600 hab. On croit que cette ville est l’ancienne Bedriacum.
CANNIBALES, nom donné vulgairement aux Caraïbes (Voy . caraïbes), est devenu synonyme d’anthropopnages, à cause de l’usage où étaient les Caraïbes des Petites-Antilles de dévorer leurs prisonniers. Voy. CARAÏBES.
CANNING (George) , ministre anglais, né à Londres en 1770, entra dès 1793 à la chambre des communes où il se fit bientôt remarquer par son éloquence; prit parti pour Pitt, et fut fait par ce ministre sous-secrétaire d’état en 1796. 11 devint ministre des affaires étrangères en 1807, et souilla son administration par le bombardement de Copenhague. 11 se retira en 1809 et resta quelque temps éloigné du gouvernement; mais il y fut rappelé en 1822, pour remplacer Castel rcagh ; il devint de nouveau à cette époque ministre des affaires étrangères, et occupa le poste de premier ministre en 1827. Depuis 1822, il se montra plus favorable qu’auparavant aux idées libérales, s'unit aux whigs, appuya l’émancipation des Catholiques d’Irlande, détacha son pays de la sainte-alliance, et prépara l’indépendance de la Grèce. Il mourut en 1827, au milieu de ses travaux. Il avait cultivé la poésie avec succès dans sa jeunesse.
CANO (Jacques), navigateur portugais, découvrit le Congo en 1484 et explora les rives du Zayre.
cano (Sébastien del), navigateur espagnol, fit partie de l’escadre de Magellan, reçut le commandement du vaisseau la Victoire après les désastres arrivés à ce célèbre navigateur; reconnut les îles (TAmboine, de Solor et de Timor; doubla avec
’ ga.u<;oup de peine le cap de Bonne - Espérance et revint dans sa patrie le 8 septembre 1522, après une navigation de plus de 3 ans. Cano a ia gloire d'avoir Tait le premier le tour du monde.
CANO (Alonzo), sculpteur, peintre et architecte naquit a Grenade en 1600, et mérita par ses talent* la faveur du duc d’Olivarez, qui le fit nommer en 1038 maître des œuvres royales et peintre de la chambre. Comme sculpteur, il se fit connaître par trois Statues de grandeur naturelle, représentant la Vierge avec l enfant Jésus, Saint Pierre et Saint Paul; comme architecte, il érigea un arc de triomphe à Madrid lors de 1 entrée solennelle de Marie-Anne d’Autriche, seconde femme de Philippe IV ; comme peintre, il fit plusieurs tableaux estimés, notamment une Conception de la Vierge et une Madeleine en pleurs. Mais fies malheurs domestiques, suite d’une vie désordonnée, le déterminèrent à chercher la retraite : il unit ses jours à Grenade, dans un couvent, en 1676.
CANOBBIO, ville des Etats sardes, à 16 kil. N. E. de Pallanza, sur le lac Majeur: 1,800 hab.
CANONICA, village du roy. Lombard- Vénitien , à 16 kil. S. O. de Bergame, sur 1 Adda. Claude II y défit Auréolus en 247.
CANOPE, dieu des eaux chez les Égyptiens. Il est représenté sous la forme d’un vase surmonté d’une tête d’homme ou d'animal. Ce ne fut probablement dans l’origine qu’un vase gradué, contenant différentes mesures d’eau et faisant connaître la crue plus ou moins abondante du Nil, et les figures dont il était surmonté indiquaient les signes du zodiaque auxquels celle crue correspondait. — • Ûn donnait aussi le nom de canope à des vases où * on gardait l’eau du Nil pour la boire. Voy- knli-'.
. CANOPE, Catiopus , auj. Aboukir ? y. de basse- Egvpte, entre Bouto et Alexandrie, à i embouchure d’une branche du Nil dite Canopique. célèbres temples de Sérapis et du dieu Canope. l es Grecs disaient que la ville devait sou nom à un Grec, pilote de Ménélas. Bat. entre les Angl. et les F r.» 21 mars 1801
CANOSA, Canusium, ville du roy. de Naples, k 68 kil. O. de Bari ; 4,0<>0 hab. Elle a beaucoup souffert du tremblement de terre de 1694.
CANOSSA, bourg du duché de Modène, à 18 kil. S. O. de Reggio, sur une montagne; 900 hab. Ancien château qui appartint à la grande-comtesse Mathilde. L’empereur Henri IV v fit pénitence par ordre du pape Grégoire VU.
CANOUGE. Voy. kanudj*:.
CANOLRGUE (la), ch.-l. de cant. (Lozère), & 15 kil. S. O. de Marvejols ; 2,000 hab. Filatures de coton ; tricots, calicots, etc.
CANOVA (Antoine), sculpteur italien, né à Possagno, village de l’Etat vénitien, en 1757, mort à Venise en 1822, fut appelé à Rome en 1 779, après s’être fait connaître par plusieurs prix remportés à l’Académie des Beaux-Arts de Venise. Canova donna successivement plusieurs ouvrages qui le mirent bientôt au premier rang des sculpteurs modernes, et dans lesquels il sut allier l imitation de la nature avec les beautés idéales de l’antique. Voici ses principaux ouvrages : Thésée assis sur le Minolaure vaincu; le mausolée de Clément XIII, placé dans la basilique de Saint-Pierre, le mausolée de Clément XIV, en marbre , à Home , dans l’église des Saints- Apôtres ; Psyché enfant, debout, tenant par les aile* un papillon posé dans sa main ; le mausolée d' Alfieri, dans l’église de Santa-Croee à Florence; Washington, pour le sénat de la Caroline. Canova fut appelé à Paris par Bonaparte, et l’Institut le mit au rang de ses associés étrangers. Il revint à Paris en 1815, en qualité d’ambassadeur du [tape, pour présider à la reconnaissance et à la translation des monuments
enlevés à l’ Italie et placés au Louvre, que réclamail le gouvernement pontifical. Son Œuvre a été publiée en 1824 par Reveil et Delatouche.
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CANPOUR, ville de l’Inde anglaise (Calcutta), par 20* 30’ lat. N., et 77° 52’ long. E., sur le Gange: ville ancienne, grande, commerçante et importante comme poste militaire. Chaleur intolérable en été. — Insurgée contre les Anglais en 1857
CANSTADT , ville du roy. de Wurtemberg, à 1 kil. N. E. de Stuttgard; 2,800 hab.
CANTABRES, Caniabri , peuple de l’IIispanie (Tarraconaise), vers les sources de l’Èbre, à l’E. des Astures, entre les Pyrénées asturiques et la mer : leur pays répond à la partie orientale des Asturies, au Guipuscoa et à la Biscaye proprement dite. Ils furent soumis par Auguste, l’an 25 av. J.-C., et succombèrent les derniers des Espagnols. — On nomme souvent tnoms Cantabres la chaîne asturique, qui û’est que le prolongement occidental des Pyrénées.
CANTABR1GIA ou CAMBOR1TUM, ville de la Bretagne ancienne, auj. Cambridge.
CANTACUZÈNE, noble famille grecque, a fourni deux empereurs à Constantinople, Jean Cantacuzène (1347-55), et Mathieu, son fils (1355-50) ; elle s’est conservée jusqu’à ces derniers temps, et a donné plusieurs princes à la Moldavie et à la Valachie aux XVIIe et xvme siècles. Voy. jean et démétrius.
CANTAL (monts) , petite chaîne de mont, en France, se lie par le S. E. aux monts de la Margeride, par le N. aux monts Dore, et sépare le bassin de l’Ailier de celui du Lot. Le mont Cantal proprement dit, ou Plomb du Cantal, a 130 kil. de circuit à sa base, et 1870 mètres de hauteur. 11 donne son nom à un département.
cantal (dép. du) , borné par ceux du Puy-de- Dôme au N., de l’Aveyron au S., de la Lozère et de la H.-Loire à l’E., de la Corrèze et du Lot à i’O. ; 8,100 kil. carrés; 262,117 hab.; ch.-L, Aurillac. Il est formé d’une partie de l’Auvergne et du Vélay. Montagnes, rivières nombreuses, houille, grès, gypse, marne ; beaucoup d’eaux thermales ; peu de froment, mais quantité d’orge, de seigle, de pommes de terre, de lin, de chanvre, etc. Beaux pâturages. Industrie et commerce bornés. Les habitants pauvres émigrent annuellement en grande partie. — Le dép. se divise en 4 arr. (Aurillac, Mauriac, Murat, Saint-Flour) , 23 cant., 201 comm. 11 appartient à la 20* division mililaire, dépend de la cour jmpér. de Riom et de l’évêché de Saint-Flour.
CANTA-VIEJA, Carthago Vêtus, ville d’Espagne, à 50 kil. N. E. de Téruel ; 1,200 hab.
CANTELEU, bourg et côte du dép. de la Seine- Inf., à 4 kil. O. de Rouen , sur la Seine ; 3,591 hab. Belle vue. Château, maisons de campagne.
CANTEMIR (Constantin), né en Moldavie vers 1630, servit dans l’armée turque lors de l’expédition de Mahomet IV contre la Pologne; se distingua à la b.deChoczim(l674),et fut chargé de la défense des frontières entre le Dniestr et le Pruth. Cantemir occupait ce poste, lorsque le prince Démétrius Cantacuzène, gouverneur de la Moldavie, le dénonça par jalousie au séraskier Soliman - Pacha. Constantin se justifia et obtint la principauté d* son accusateur. 11 gouverna la Moldavie pendant huit ans, jusqu’à l’année 1693, époque de sa mort.
cantemir (Démétrius! t fils du précédent, né en 1673 dans la Moldavie, mort en 1723, fut nommé gouverneur de la Moldavie , en souvenir des services rendus par son père. Cependant Démétrius, mécontent de la cour ottomane, accepta en 1710 les offres que lui faisait le czar Pierre-le-Grand, alors en guerre avec la Turquie, et joignit sp* troupes aux siennes ; d’après le traité conclu entre les deux parties, la Moldavie devait être érigée en principauté héréditaire pour la famille Cantemir, sous la protection de la Russie. Les événements de guerre empêchèrent l’exécution de ce traité ; mais en dédommagement, le czar donna à Démétrius le Utre de prince de l’empire russe, avec 4ea domaines