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CA PR 308 — CARA

fch.-l., Sébaste); la Cappadoce 2«, au S. O. (ch.-l., Mazaca); 1 Arménie 2e, au S. E. ; la partie située au N. E. fut. comprise dans l’Arménie !re.

C APPEL, bourg de Suisse (Zurich), entre Zurich et Zug, au pied de l’Albis. Bataille célèbre, où les Réformés furent vaincus parles Catholiques en 1531; Zwingle y périt. On nomme lr* et 2* guerres de Cappel les guerres civiles et religieuses auxquelles la réforme de Zwingle donna lieu en 1529 et en 1531 entre les cantons catholiques et les cant. de croyance contraire. Cappel est la patrie de Léonard Meister.

CAPPEL, famille protestante qui a fourni des ministres distingués et surtout de savants hébraïsants. Le plus connu est Louis Cappel, né à Sedan en 1585, mort en 1G58, qui fut professeur d’hébreu ut de théologie à l’université protestante de Saumur. 11 établit un nouveau système de critique sacrée et soutint contre Buxtorf que les points voyelles, qui, selon ce savant, seraient aussi anciens que la langue hébraïque, ne remontent pas au-delà du vie siècle de notre ère. Ses principaux ouvrages sont Arcanum punciuaiionis revelatum, Leyde, 1624; Crilica sacra, 1650. — 11 laissa un ûls, Jacques-Louis Cappel, qui lui succéda dans sa chaire, qui continua sa dispute avec les Buxtorf, et publia quelques-uns des ouvrages de son père.

CAPPELN, ville du Danemark (Jutland mérid.), à 28 kil. N. E. de Sleswig, sur le Schley ; 1,600 hab. Grand commerce de harengs.

CAPPERONN1ER (Claude), savant philologue français, né à Montdidier en 1671, mort à Paris en 1744, était fils d'un tanneur. 11 entra dans les ordres, enseigna le grec à Abbeville, vint à Paris, où il vécut du produit de leçons particulières, et fut nommé en 1722 professeur de grec au collège de France. Son principal ouvrage est une édition de Quintilien, Paris, 1 7 25, in— fol . — Son neveu, Jean Capperonnier, né en 1716, mort en 1775, lui succéda dans sa chaire du collège de France, fut nommé en 1742 conservateur de la Bibliothèque du Roi, et publia des éditions estimées de César, 1754; Plaute, 1759, etc.

CAPPON1 , famille illustre de Florence, balança quelque temps le crédit des Médicis. Le chef et le I^rsonnage le plus connu de cette famille est Gino Capponi, décemvir de la guerre en 1405, qui contribua puissamment à la prise de Pise, et fut nommé gouverneur de cette ville.

CAPRA1S (saint), ermite, né à Agen dans le ni* siècle, fut martyrisé sous Dioclétien, vers 287. On célèbre sa fête le 20 octobre.

CAPRAJA, Capraria , Ægilon , lie des Ét. sardes, à 30 kil. N. E. de la Corse, a 8 kil. de tour, et 2,500 h. On y trouve une petite ville de même nom.1 Nombreuses chèvres sauvages, d’où le nom de Plie.

CAPRARA (J .-B ), cardinal, né à Bologne en 1733, mort à Paris en 1810, remplit avec succès plusieurs missions importantes sous Benoît XIV et Clément XIII; fut nommé, en 1801 par Pie VU, légat a laiere prè6 le gouvernement français ; conclut en cette qualité avec le premier consul le concordat, qui rétablit en France le culte catholique; fut fait ensuite archevêque de Milan, ety sacra Napoléon roi d’Italie, 1805.

CA PR ARA, une des îles Tremiti, dans J’ Adriatique.

CAPRARIA insula, sur la côte O. de la Mauritanie Tingitane, est selon les uns Pile de Gomera , et, selon d’autres, Pile de Palrna (Canaries).

CAPRARIA INSULA. Voy. CAPRAJA et CABRERA.

CAPRÉE, C apreœ, auj. Capri, île de la Méditerranée, à l'extrémité du golfe de Naples, par 11° 54’ long. E., 49° 31’ lat. N. Accès difficile, mont, du côté de la mer; intérieur délicieux. Auguste s’y retira souvent. Tibère y passa les onze dernières années de sa vie. On y voit de nombreuses ruines des douze palaia qu’il y avait fait élever. Grotte à ma-

gu£nlni!He lll,mière.Fortprisp. Lamarque en 1808. CAPRI NO, bourg du roy. Lombard-Vénitien, à

23 kil. N. 0. de Vérone, sur le Ri, affluent de PA* dige, près du lac Garda; 3,800 hab.

CAPSA, ville de la Numidie, auj. cafza.

CAPSALI, ch.-l. de l’île de Cérigo, l’ancienne Cythère ( îles Ioniennes) ; 1,200 hab. Ruines nombreuses, entre autres celles d’un magnifique temple de Vénus.

CAPSIR, petit pays du Roussillon propre, primitivement dans la Cerdagne française. Lieu principal, Puy-Val-d’Or.

CAPTAL , mot gascon que l’on fait dériver de caput ou de capitalis et qui signifie chef ou seigneur. Ce mot n’est en usage que pour le captai de Buch et le captai de Traîne. On connaît sous le premier de ces deux titres Jean de Grailly [Voy. ci-après), et le duc d’Ëpernon.

captal be buch (Jean de grailly, dit le), Pun des principaux seigneurs ( capitalis ) de l’Aquitaine , général au service de Charles-le-Mauvais , roi de Navarre, fut deux fois vaincu et pris par du Guesclin: la première fois à Gocherel en Normandie, Pau 1364; la deuxième en 1372, près du château de Souhise. llm. en 137 7 à la prison du Temple à Paris. Charies V avait inutilement tenté de l’attacher à son service

CAPTALAT DE BUCH. Voy. buch.

CAPTIEUX, ch.-l. de cant. (Gironde) , à 16 kil. S. de Bazas: 1,240 hab. •

CAPUCINS, religieux franciscains , ainsi nommés du capuchon ou capucé dont ils couvraient leur tête. Us furent établis en 1525 par Matthieu de Baschi, moine de Montefiascone , qui voulut réformer son ordre ; ils furent introduits en France en 1572 par Catherine de Médicis et Charles IX, et s’y multipfièr rapidement. Aboli en France en 1.790, l’ordre se maintint à l’étranger. Les cap. portent uue robe d’étoffe brune, un manteau, un capuchon pointu, une Iongue barbe, font vœu de pauvreté et vivent d’aumônes.

CAPUCINES, religieuses, dites aussi Filles dé la Passion , suivaient la meme règle et portaient à peu près le même costume que les Capucins. Elle s furent établies en 1538 à Naples, et introduites en France en 1602.

CAPUT AQUEUM, ville d’Italie, auj. capàcio.

CAQUEUX. Voy. cagots.

CARA ou KARA , mot turc, qui signifie noir, esv le commencement de beaucoup de noms géographiques et historiques. Voy. kara.

CARABAYA, pays du Pérou , borné à l’E. et au S. par la Bolivie : 220 kil. sur 175. Ch.-l., Sandia. Sol montueux , climat froid. Or et argent.

CARACA (la), île située sur la côte S. d’Espagne, à 9 kil. S. E. de Cadix, au fond d’une baie de même nom; 5,000 hab. Elle renferme le 1er établissement de la marine royale d’Espagne.

CARACALLA , Marcus Aurelius Antoninus Bas sianus , empereur romain, né à Lyon l’an 188 de J.-C., fils de Septime-Sévère, fut proclamé empereur en 211, conjointement avec son frère Géta. A peine monté sur le trône, il se couvrit de crimes. On le soupçonne d’avoir avancé la mort de son père. Il poignarda son frère Géta dans les bras de sa propre mère ; il fit périr tous ceux qui avaient été attachés à ce frère; parmi ses victimes on remarque b célèbre jurisconsulte Papinien. Quelque temps après la ville d’Alexandrie fut mise au pillage par se» ordres, pour quelques plaisanteries que des habitants s’étaient permises contre lui. Admirateur d’Alexandre, il voulait l’imiter en tout; il lui fallut un Ephestion ; il fit empoisonner Festus, un de se» favoris, afin de pouvoir le pleurer comme le vainqueur de Darius avait pleuré son ami. Aussi vain que cruel, il prit les surnoms de Germanique et de Parthique pour avoir fait la guerre aux Germains et aux Parthes, quoique cette guerre n’eût tourné qù à sa honte. Ce monstre périt enfin en 217 sous les

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