‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 210 sur 1261 · CARA — 309 — GARA · texte numérisé non relu

CARA — 309 — GARA

coups de Macrin, préfet du prétoire. Il avait élevé qq. beaux monument?, entre autres les Thermes dits Ag Caracalla. — 11 tirait son surnom, d’un habille— mon t gaulois nommé caracalla, qu’il aimait à porter CARACAS, nommée aussi santiago-de-léon-de- CARACAs, ville de l’Amérique mérid., eapit. du Vénézuéla, par 69° 2 5’ long. 0., 10° 30’ lat. N. ; 40,000 bal). Archevêché, université. Grand commerce par le port de la Guayra. Détruite par un tremblement de terre (26 mars 1812) ; elle se relève de ses ruines. C’est la patrie de Bolivar.

Caracas ( prov. de ) , partie du Vénézuéla , le iong de la côte septentrionale de l’Amérique du S., s’étend de l’embouchure de l’Unare à celle du Tocuyo ; 350,000 hab. Ch. -h, Caracas. Elle formait avec le Vénézuéla propre le noyau de la capitainerie-générale de Vénézuéla-et-Caracas , qui comprenait de plus Cumana, etc. Cacao et café renommés.

CARACATES, peuple de la Germanique lre, au N. des Vangicnes ; ch.-l., Mogonliacum (Mayence).

CARACC10LI , famille illustre du royaume de Naples, d’origine grecque, a fourni un grand nombre d’hommes qui se sont distingués dans la politique ou dans les lettres. Les plus connus sont :

CARACCion (Jean), gentilhomme napolitain. Il fut le favori de la reine Jeanne II pendant 18 ans. Il fit arrêter en 1416 Jacques de la Marche, mari de la reine, et le força à fuir ; triompjia aussi d'un rival dangereux, Sforza de Cotignola; se lit nommer grand-sénéchal, duc de Vénuze et comte d’Avellino. Caraccioli demandait encore de nouvelles faveurs, lorsque Jeanne, lasse de tant d’exigences, donna l’ordre de l’arrêter. Les émissaires, sous prétexte de résistance, le tuèrent dans sa chambre (1432).

CAraccioli (Antoine), né à Melfi dans le roy. de Naples, était fils d’un Jean Caraccioli qui avait été maréchal de France (1544). Après avoir été abbé de Saint-Victor à Paris (1543) et évêque de Troyes, il embrassa ouvertement le luthéranisme ; mais il fut bientôt forcé à une abjuration publique. En 1557, ayant sollicité en vain le chapeau decardinal, il se jeta de nouveau dans la réforme ; il perdit son évêché, ét se retira à Châteauneuf-sur-Loire, où il mourut en 1569. On a de lui quelques ouvrages, entre autres: Miroir de fa vraie religion , Paris, 1544, in-16.

caraccioli (Dominique, marquis de) , né à Naples en 1715, mort en 1789; fut ambassadeur du roi de Naples en Angleterre (1763), et en France (1770), puis ministre des affaires étrangères, enfin vice-roi delaSiene : il y abolit la torture. C. se fit une grande réputation par son esprit, se lia en France avec les littérateurs les plus distingués, tels que d’AIembert, Helvétius, etc., et fit partie de la secte des Encyclopédistes. Dorât publia, sous le titre d 'Esprit de Caraccioli , un ouvrage qui ne peut faire connaître qu’imparfaitement cet homme remarquable.

caraccioli (Louis- Antoine) , né à Paris en 1721, mort en 1803, était issu d’une branche cadette de la maison napolitaine. Il séjourna quelque temps en Pologne, où il fit l’éducation du prince Rzewusky et où il reçut le titre de colonel, quoiqu’il n’eût jamais servi; puis revint à Paris, où il se livra tout entier aux lettres et vécut du produit de sa plume. Ses principaux écrits sont : Caractère de l’amitié , Francfort, 1766, in- 12; Conversation avec soi-même , Jouissance de soi-même; De la Grandeur d’âme , in— 12 ; Tableau de la mort; De la gaîté; Langage de la raison; Langage de la religion; Religion de l'honnête homme; Diogène à Paris ; De la vraie manière d’élever les princes , 1788, 2 vol. in-12; Lettres intéressantes du pape Clément XIV (Ganganelli) , prétendues trad. de l’italien et du latin, 4 vol. in-12 , Paris, 1777. Ces Lettres , qui étaient fabriquées, furent lues avec avidité, et toute l’Europe crut qu’elles étaient véritablement l’ouvrage du pape caaacciol; (le prince François'), amiral napoli- !

tain, né à Naples en 1748 , servit d’abord la cour, puis prit parti pour la république parthénopéenne. Il fut pris et pendu par l’ordre de l'amiral anglais Nelson, au mépris d’une capitulation, 1799.

CARACÉNES, Caraceni , peuple du Samnium , avait pour ch.-l. AIJidena.

CARACTACUS, roi des Silures (dans la Grande- Bretagne) , résista 9 ans aux troupes romaines, fui en 51 vaincu et pris par le propréteur P. Oslorius, et conduit à Rome pour orner le triomphe du vainqueur. Sa noble fierté devant l'empereur Claude le sauva, et il fut rendu à ses sujets, qu’il gouverna encore pendant deux ans (54-56 de J. -G.).

CARAFFA , nom d’une famille napolitaine très illustre, que les uns font descendre de la famille des Simnondi de Pise , et les autres de celle des Caraccioli. Les plus célèbres de ses membres sont : Jean- Pierre Caraffa , qui devint pape sous le nom de Paul IV; — Charles, Jean et Antoine Caraffa, neveux du pape Paul IV, et fils de Jean-Alphonse Caraffa, comte de Montorio. Leur oncle les combla d'honneurs et de biens en dépouillant pour eux les familles Colonne et Guidi; il soutint même à cause d’eux une guerrecontre Naples et l’Espagne; mais en 1559, peu avant sa mort , les plaintes que soulevaient de tous côtés leur rapacité et leurs injustices forcèrent le pape à les exiler de Rome et à les dépouiller de leurs dignités. Son successeur, Pie JV, ennemi personnel des CarafTa, voulut pousser plus loin le châtiment. En 1560, le cardinal Charles Caraffa fut condamné à mort et étranglé dans sa prison ; son frère, soupçonné d’avoir fait assassiner sa femme, eut la tête tranchée; et le cardinal Alphonse Caraffa, fils d’Antoine, fut soumis à une amende de 100,000 écus; enfin le sénat romain abolit par un décret la mémoire des Caraffa; mais en 1566 Pie V fit revoir leur procès et les réintégra dans leurs titres <ÿ honneurs. — Un autre Antoine Caraffa entra ea 1665 au service de l’Autriche, devint feld-maréchal, combattit les Turcs en Hongrie, prit sur eux Munkacz et Belgrade en 1688. — Hector Caraffas né à Naples en 1767, adopta avec ardeur les idéei libérales; seconda les efforts des Français pour établir la république parthénopéenne, et prit plusieurvilles sur le parti royaliste; mais il tomba entre les mains de ses ennemis, et ceux-ci, au mépris d’une capitulation, le firent monter sur l’échafaud, 1795.

CARAÏBES, peuple de l’Amérique, habitait, lors de la découverte de l’Amérique , dans les Petites- Antilles et sur la côte de la Terre-Ferme, depuis le cap la Vêla jusqu’à l’embouchure du Surinam. Ils étaient grands, braves, actifs, assez adroits. Ils dévoraient leurs prisonnière et pratiquaient la polygamie. 11 paraît qu'ils venaient d'un pays situé au N. de la Floride. Il n’en reste aujourd’hui que quelques débris dans l’E. de la province de Caracas où ils vivent soumis à des chefs électifs. Les Caraïbes ont le teint cuivré comme tous les indigènes de l’Amérique ; quelques-uns se sont mêlés aux Nègres et se nomment Caraïbes noirs. — On appelle quelquefois îles Caraïbes les Petites-Antilles ou îles du Vent, et mer des Caraïbes , la mer des Antilles.

CARAiTES, secte de Juifs, opposée à celle des Talmudistes, s’attache exclusivement à la lettre da la Bible et rejette les interprétations arbitraires et ridicules des rabbins. Cette secte est surtout répandue en Égypte, en Syrie, à Constantinople, en Russie, en Pologne, en Galicie. Elle paraît s’être formée vers le vme siècle de J.-C. et avoir eu pour chef un certain Anan-ben-David.

CARAMAN, ch.-l. de cant. (H.-Gar.) , à 18 k. N de Villefranche ; 2,006 h. — V. st-félix de caraman.

caraman, ville de la Turquie d’Asie (Konieh), dans la Caramanie, à 75 kil. S. E. de Konieh; 3,000 familles, turques, arméniennes et grecques. Commerce de laine, de peaux de chèvre et de cire.

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