‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 211 sur 1261 · GARA · texte numérisé non relu

GARA

CARAMAN (Pierre-Paul riquet, comte de), lieutenant-général français, né en 1644, mort en 1730, ë tait le 2e üls de P .-P. de Riquet, créateur du canal de Languedoc ( Voy . riquet). 11 est célèbre pour avoir sauvé l’armée franç. à Wange près de Louvain en 1705, trait de courage qui lui valut la grand’croix de Saint-Louis avant d’avoir passé par les grades intermédiaires. — Un de ses descendants, marié à mademoiselle de Cabarrus (mad. Tallien), est devenu prince de Chimay. (Foÿ. chimay.)M. en 1840.

CARaman-OGLo-aly-bey, prince de Caramanie, fit, en 1386, une première invasion dans les états d’Amurath 1, sultan des Ottomans, son beau-père; fut battu par lui et obtint son pardon. À la mort d’Amurath, il fit une seconde invasion, fut aussi vaincu par Bajazet, fils de ce prince, fait prisonnier et dépouillé de ses états.

CARAMANICO, ville du roy. de Naples (Àbruzze Citér.), à 26 kil. S. O. de Chieti; 4,500 hab.

CARAMANIE, partie de la Phrygie , de la Galatie et de la Cappadoce des anciens, grande prov. de la Turquie d’Asie, au centre de l’Asie-Mineure, à l’E. de l'Anatolie propre, a pour ch.-l. Konieh, et se divise en 7 prov. secondaires: Begcheher, Akcheher, Akseraï, Kircheher, Nigdeh, Kaisariéh. Ce pays est montueux. Vins, opium. Salines, il lire son nom d’une famille de Caraman qui y dominait avant les musulmans. C’est un»* des princip. seidjoucides. qui se formèrent des débris de l’empire de Roum, de 1294 à 1302. C’est elle qui périt la dernière; elle succomba en 1164, sous les coups des Turcs. Mahomet II, qui la conquit, lui laissa le titre de principauté et la donna k un de ses fils.

CARAMUEL (Jean), évêque de Vigevano, dans le Milanais, né à Madrid en 1606, mort en 1682, fut envoyé par le roi d’Espagne en qualité d’agent auprès de l’empereur Ferdinand 111; celui-ci fut si satisfait de sa conduite, qu’il lui donna deux abbayes, l’une à Vienne, l’autre à Prague. Se trouvant dans cette dernière ville en 1648, lorsque les Suédois l’assiégeaient, Caramuel se mit à la tête d’une compagnie d’ecclésiastiques, et se porta partout où sa présence pouvait contribuer à repousser l’ennemi. II fut en récompense faR évêque de Kœniggrætz, puis de Vigevano. Le reste de sa vie se passa dans les devoirs religieux et dans l’étude. 11 a composé une foule d’ouvrages; mais tous sont médiocres.

CARANA, ville de l’Arabie. Voy. àlma-karàna.

CARANIT1DE, prov. de l’Arménie, bornée au N. par les monts Moschici, et traversée par l’Euphrate près de sa source.

CARANTONUS, riv. de Gaule, auj. la Charente.

CARANUS, de la race des Héraclides, fonda le royaume de Macédoine vers l’an 796 av. J.-C. et régna 28 ans.

CARAPELLA, Cerbalus, riv. du roy. de Naples, entre la Terre de Bari et la Basilicale ; sort des monts Formicoso, et tombe à 16 kil. S. de Manfredonia.

CARAQUE.F.caraca. — CARA-SOU. F.kara-sou.

CARAUSIUS (Marcus Aurelius Valerius) , capitaine romain, né dans la Gaule Belgique, fut chargé par l’empereur Maximien de défendre les côtes de la Belgique et de l’Aquitaine contre les Saxons et les Francs. Mais prévoyant une disgrâce, il débarqua dans la Grande-Bretagne, où il était appelé, et s’y fit reconnaître empereur par les légions (287). 11 sut se maintenir six ans dans celle province, jusqu’en 293 ; mais, au bout de ce temps, il fut assassiné par ÂllecttiS, un de ses principaux officiers.

CARAVACA, ou SANTA -CRUZ- DE -CARA- VACA, vide d’Espagne (Murcie , à 65 kil. N. O. de Murcie; 8,720 hab.

CARAVAGE, nom de deux peintres célèbres, ainsi surnommés du bourg de Caravaggio dans le Milamaisoù iis étaient nés. Le plus ancien, Polidoro Caldara, né eu 1495, mort en 1543, servit d’abord

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comme manœuvre dans l’atelier de Raphaël; il conçut du goût pour la peinture en voyant travailler ce grand maître, et fut admis au nombre de ses élèves. Son domestique l’assassina, afin de lui voler une somme d’argent qu’il venait de recevoir. Il excellait dans la pratique du clair-obscur, et avait beaucoup de goût, de noblesse et d’élégance. Il a travaillé principalement à fresque et a imité avec beaucoup de succès les bas-reliefs antiques. — Le second et le plus célèbre, Michel-Ange Amerighi ou Morighi, né en 1569, commença, de même que le précédent, par préjKirer la chaux et le mortier pour les peintres à fresque, et se forma sans maître. 11 était d’un caractère difficile et querelleur : s’étant un jour pris de querelle avec le Joseppin, il voulût se battre en duel avec lui ; celui-ci ayant refusé son cartel parce qu’il n’était pas chevalier, il alla se faire recevoir chevalier servant à Malte, et revint en toute hâte pour satisfaire sa vengeance; mais il fut attaqué en route d’une fièvre violente et en mourut (1609). Ce peintre réussissait parfaitement à imiter la nature et à faire illusion à l’œil en donnant à ses peintures la saillie qu’ont les objets réels; mais il ne savait pas unir l’idéal au réel. Le Christ au tombeau est son chef-d’œuvre.

CARAYAGGIO, bourg du roy. Lombard-Vénitien, dans leMilanais. à 22 kil. S. de Bergame; 4,600 hab. Pat.desCaravase. Fr. Sforze y battit les Vénit.,1448.

CARAVKLLAS, riv. et ville du Brésil; la ville est située par 41° 47’ long. 0., 17° 49’ lat. S. Bon port à 4 kil. de la mer.

CARBON (cap), sur la côte septent. d’Afrique (Algérie), par 36° 49’ lat. N. et 2° 49’ long. E., à 30 kil. N. de Bougie.

carbon-blanc (le), ch.-l. de cant. (Gironde), è 12 kil. N. E. de Bordeaux; 1,800 hab.

CARBON, C. Papirius Carbo , orateur romain . ami des Gracques, fut tribun du peuple. On l’accusa d’avoir pris part à l’assassinat de Scipion Emilien (129 av. J.-C.), et, désespérant de se justifier, il se donna la mort. — Un autre personnage de la même famille, Cnéius Papirius Carbo, fut un des plus chauds partisans de Marius, et assiégea Rome. Il fut vaincu et mis à mort par Pompée, l’an 82 av. J.-C. Il avait été trois fois consul. Etant préteur, il rendit Y Édit Carbonicm, qui, sous l’empire, devint loi de l'état. Cet édit était relatif aux mineurs à qui l’on contestait la qualité de fils légitime et le droit d’hériter ; il assurait la possession^ ces mineurs sous caution et ajournait la décision après l’âge de majorité.

CARBONARA, ville du roy. de Naples (Principauté Ultér.), à 57 kil. E. d’Avellino ; 2,750 hab.

carbonara (cap), à T extrémité S. E. de l’île de Sardaigne, par 7° 7’ long. E., 39° 7’ lat. N.

CARBONAR1, c.-à-d. charbonniers , société poli tique et secrète qui paraît s’être formée en Italie au commencement du xixe siècle, et après la chute des nouvelles républiques italiennes , avait pour but l’expulsion de l’étranger et l’établissement d’un gouvernement démocratique ; elle provoqua dans le royaume de Naples, en 1820, une insurrection qui fut bientôt réprimée. Cette société se répandit en France vers 1 8 1 8 ; elle compta bientôt un grand nombre d affiliés et devint redoutable au gouvernement de la restauration dont elle prépara la chute. Les Carbonari se divisaient en petites compagnies de vingt membres, nommées ventes , qui envoyaient des députés à une assemblée centrale, nommée vente suprême. On les a confondus quelquefois, mais à tort, avec les Francs-Maçons.

CARBONAR1A, ville de la Gaule Cisalpine, auj.

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