‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 22 sur 1261 · AIX · texte numérisé non relu

AIX

AIRE, ch.-l. de cant. (Pas-de-Calais), à 15 kil. S. E.de St-Omcr, sur la Lys; 9.000 h. Place forte de {«classe. Fondée en 630, p. Lideric, grand forestier de Flandre; prise p les Normands (881), par la Meilleraid (1641;, par les Espagnols, puis par le maréchal d’Humières (1676), et enfin cédée à la France (1713).

aire, Atures, Vicus Julii, ch.-l. de canton (Landes) et évêché, à 24 kil. S. de St-Sever; 4,028 hab. Résidence du roi goth Alaric. Collège communal.

aire, riv. de France, se jette dansl'Aisne, aprèsavoir baigné Beauzée, Clermont-en-Argonne, Grand-Pré. A1ROLA, ville du roy. de Naples. Voy. caumum. A1ROLO, bourg de Suisse (Tessin) , près duTessin, à 47 kil. N. O. de Bellinzone, sur le St-Gothard, à 1200 mètres de hauteur. Gros grenats aux environs. Victoire des Russes sur les Français, 1799.

A1RVAULT, Aurea Vallis , ch.-l. de cant. (Deux-Sèvres), sur le Thouet, à 19 k. N. de Parthenay; 1 ,830 h AISNE, Axona, riv. de France, naît dans le dép. de la Meuse, prés de Beaulieu, en Argonne, baigne Ste-Menehould,Vouziers, Attigny, Jtéthel, Chàteau- Porcien, Neufchâtel, Vailly, Soissons; reçoit l’Aire, la Retourne, la Suippe, la Vesle, et se jette dans l’Oise à Compïègne, après un cours de 240 kil.

aisne ( dép. de 1’ ), Bitué entre ceux du Nord, de la Somme, de l’Oise, de Seine-et-Marne , de la Marne, des Ardennes; ch.-l., Laon. 11 est formé d’une partie de la Picardie et de l’ Ile-de-France. Superficie, 7,285 kil. carrés; popul., 527,095 hab. On rencontre des collines et des vallons au N. E. et au S.; partout ailleurs des plaines ondulées. L’Ourcq, la Somme, la Sambre, l’Escaut, ont leur source dan» ce dép.; l’Oise, l’Aisne, la Marne le traversent, ainsi que les canaux de Grozat, de St-Quentin. Beaucoup île blés et de bestiaux ; de grands bois, entre autres la forêt de Villers-Cotterets. Commerce étendu et actif. — Ce dép. a 5 arrond. (Laon, St-Quentin, Château- Thierry, Soissons, Vervins); 37 cant., et 840 comm.; il fait partie de la 2' division milit., est dans le ressort de la cour d’Amiens, et a un évêché à Soissons.

A1SSE (mademoiselle), née en Gircassie, fut achetée à l’âge de 4 ans et demi d’un marchand d’esclaves par le comte de Ferriol , ambassadeur de France à Constantinople, homme corrompu, qui l’éleva avec soin, la destinant à ses plaisirs. Sa position dans la société et une réunion de circonstances bizarres et romanesques lui ont donné de la célébrité dans le dernier siècle. Elle mourut en 1733, à 38 ans. Ses Lettres ont été publiées en 1787, 1 vol in-18 avec notesdeVoltaire,et en 1 846, in-12, par Ste-Reuve AIX , Aquœ Sextiœ , ville de France, ancienne capit. de la Provence, auj. ch.-l. d'un des arr. du dép. des Bouches-du-Rhône, sur la riv. d’ Arc, à 30 kil. N. de Marseille ; 24,660 hab. Belles rues, plusieurs monuments (entre autres, hôtel-de-ville, cathédrale, grenier d’abondance, tour de l’Horlo< e); plusieurs promenades. Archev., courimp.,acad. univ., fac.de théol., de droit, de lett., coll. c.,éc. d’arts et métierSi de, dessin, sociétés savantes, muséede tableaux el.d antiquités, cabinet d’histoire naturelle, riche biblioth., industrie assez active; grand commerce d’huile (la meilleure de France, etc.). 11 existe aux environs des eaux thermales autrefois fort célèbres. Aix fut fondée auprès de ces eaux vers 123 av. J.-C. par Sextiua Calvinus, dont elle prit le nom. Florissante sous l’empire, ruinée par les Arabes (au temps de Charles Martel), elie fut restaurée par les comtes de Provence, qui en firent leur capitale. C’est là que naquirent la langue d’Oc et la littérature provençale. Tournefort, Adanson, Vanioo, Vauvenargues, d’Entrecasteaux, etc. sont nés à Aix.— L’ arr. d’Aix a dix cant. ( Berre, iardane, Istres, Lambesc, Martigues, Peyrolles, Salon, Trets, plus Aix qui en forme 2)," et compte 104,510 hab. — Bat. d’Aix. V. sextiæ aquæ.

aix, AquceGratianœ,v.de France (dêp.de Savoie), près du lac du Bourget, à 13 kil. au N. de Chambéry.

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Eaux thermales en renom. Antiquités. C’est là qu’eut lieu la cession de la Savoie et de la Maurienne à Berold par Rodolphe, l'an 1000.

aix (île d’ ), dans l’Océan, à 7 kil. de l’embouchure de la Charente (Char.-Inf.), au N. 0., avec un vill. du nom à’ Aix; 4-1" h. Place forte, phare. Pèche.

aix-d’angillon, ch.-l. de cant. (Cher), à 20 k.

N. E. de Bourges ; 1 ,200 hab. Antiquités romaines et restes d'un vieux château.

aix— en-othe , ch.-l. de cant. (Aube), à 26 kil. O. de Troyes; 1,670 hab. Filature de coton renommée.

AIX-la-chapelle , Aacken en allemand, Aquis Granum ou Aquce Gratii en latin , ville importante des Etats prussiens, dans la province Rhénane , ch.-l. du gouvernement d’Aix-la-Chapelle , jadis ville impériale, à 708 kil. N. E. de Paris, à 67 kil. S. O. de Cologne , par 3° 66’ long. E., 60° 66’ lat. N.; env.48000 h. Cour d’appel, église collégiale, hôtel-de-ville magnifique, cathédrale célèbre bâtie par Charlemagne, plusieurs monuments modernes; gymnase, école de métiers ; belle galerie de tableaux; nombreuses fabriques de draps et étoffes légères, d’aiguilles, épingles, etc. On voit à Aix-la-Chapelle le tombeau de Charlemagne et celui de l'empereur Othon 111. On y conserve les reliques de Charlemagne, dites les Grandes- Reliques, qu'on nemontreau peuple que tous les sept ans et qui attirent depuis des siècles un grand nombre de pèlerins. Auprès de la ville 6ont des eaux thermales sulfureuses et ferrugineuses fort en vogue. Cette ville fut fondée, selon la tradition, par le Romain Granus, sous Adrien, vers 124 de J.-C.; mais plus probablement vers 773, par Charlemagne, qui en découvrit les eaux dans une partie de chasse et y fit construire une chapelle: d'où son nom d’Aix (pour Aquœ) la Chapelle. Cet empereur en fit sa résidence habituelle et la capitale de tout son empire ; la plupart des empereurs s’y firent couronner. Elle resta ville libre et impériale juqu’en 1792 que Dumouriez s’en empara ; prise et reprise depuis, elle resta aux Français de 1794 à 1 8 1 4 et devint sous l’empire le ch.-lieu du département de la Roër. En 1814, elle fut donnée à la Prusse. On y signa deux traités célèbres: la paix de 1668 entre l’Espagne et Louis XIV, qui assura à la France la possession de la Flandre: la paix de 1748, qui termina la guerre de la succession d’Autriche. C’est aussi là qu’eut lieu en 1 81 8 le congrès où la Sainte-Alliance abrégea le temps de l’occupation de la France. Il se tint à Aix-la- Chapelle plusieurs conciles. — Le gouvernement d’Aix-la-Chapelle est un des cinq gouvernements de la province rhénane (Prusse) ; il a pour ch.-l. la ville de son nom et pour villes principales Burtsrheid ou Borcette, Stolber, Juliers, Duren, Eupen, Montjoie, Malmédy.

AIXE, ch.-l. de cant. (Haute-Vienne), à 10 kil. de Limoges; 2,646 hab.

AJACCIO, ch -l. du dép. de la Corse, sur la côte

O. , à 1,050 k. S. E. de Paris: 9,Oon bab.; évêché, résidence du général commandant le dép.; place forte. Acad, univ., collège coin. Port commode, mais trop large d’entrée et mal à l’abri des vents d’O. Cathédrale, ancien couvent des jésuites, casernes; commerce en vin, huile, corail. Elle était jadis à 2 k. plus au N., et se nommait Adjncivw ; ce n’est pas, comme on l’a cru, l’antique Urcimum. Elle est au lieu actuel depuis 1496. Pat. de Napoléon. — L’arr. d’Ajaccio a 12 cantons : Bastelica, Rocognano, Evisa, Ste-Marie, Piana, Salice, Sarri, Sarrola, Soccia,Vico, Zicavo, plus Ajaccio), 7 6 comm. et 46,383 bab.

AJAN, Azania, contrée de l’Afrique orientale, va le long des côtes de la mer des Indes, du fleuve Magadoxo au cap. Gardafui, entre 2° et 3° de lat. N., et s’étend indéfiniment dans les terres. Ce pays est fort peu connu. La côte d’Ajân est en général stérile; on y trouve un peu de myrthe et. d’aromates. AJAX, fils de Télamon et roi de Salamine, était

après Achille, le plus vaillant des princes grecs. H combattit contre Hector pendant un jour entier , sans pouvoir décider la victoire. 11 disputa à Ulysse les armes d Achille ; furieux de n’avoir pu l’emporter, il tomba dans un délire violent pendant lequel il égorgea un troupeau de moutons, croyant immoler les Grecs à sa vengeance. Ayant bientôt reconnu son erreur, il en fut si honteux qu’il se perça de son épée. La démence d Ajax est le sujet d’une tragédie de Sophocle.

ajax, fils d’Oïlée et roi des Locriens , est célèbre par son impiété. 11 alla au siège de Troie, et après le sac de la ville, il üt violence à Cassandre dans le temple de Minerve. Lorsqu’il retournait en Grèce, la déesse irritée üt périr sa flotte par une tempête; il échappa cependant à la mort et se sauva sur un rocher, d’ou il insultait encore les dieux, quand Neptune fendit le roc et l’engloutit dans les flots.

AKABA ( Kalaat-el ) , Aswnyaber , Aïla ou Elath des Orientaux, ville d’Arabie (Hedjaz), au fond d’un petit golfe que la mer Rouge forme au N. E., est dépendante de l'Égypte. Petit port, rendez-vous d’une partiedes Musulmans égyptiens ou barbaresques qui entreprennent le pèlerinage de la Mecque. Akaba donne son nom à l’un des deux golfes terminaux de la mer Rouge, celui qui est le plus à LE. — 11 y a une autre Akaba dans l’intérieur de l’Arabie.

AKAKIA (Martin), professeur de médecine à l’université de Paris, médecin de François 1 , mort en 1661, a traduit Galien et a laissé quelques ouvrages de médecine. Il se nommait Sans- Malice et il changea son nom en celui d’ Akakia qui en est la traduction grecque. — Voltaire, dans un deses pamphlets les plus comiques ( Diatribe du docteur Akakia ), a désigné sous ce nom burlesque le président de l’académie de Berlin, Maupertuis.

AKALTS1KÉ ou AKISKA, ville de R ussie asiatique (Géorgie), sur un affluent du Kour, à 183 kil. N. E. d’Erzeroum, par 40° 46’ long. E., 4 1° 66’ lat. N. est un des principaux entrepôts du commerce avec la Turquie; 4,600 maisons; célèbre mosquée d’Achmet. Cette ville a été cédée aux Russes en 1829, et était jadis chef-lieu d’un pachalik turc de même nom. — Le pachalik d’Akaltsiké ou Toheldir comprenait une partie de l’Arménie et de la Géorgie turque ; pays fertile > salubre, montueux; habité par des races diverses (Lazes, Lourdes, Géorgiens, ainsi que Turcs). Il appartient auj. en partie à la Russie.

AK-BACHI-LIMAN. ville de Turquie d’Europe (Roumélie), sur le détroit des Dardanelles, près de l’ancienne Sestos, pour laquelle on l’a prise à tort, et en face de l’anc. Abydos.

AKBAR i Mohammed), empereur mogol de l’Inde, né à Amerkok en 1542, descendait de Babour, issu lui-même de Tamerlan. Il monta sur le trône à la ans (1556), et eut à combattre, dans le cours d’un règne de 50 ans, des insurrections continuelles. Les soins de la guerre ne lui firent point jverdre de vue les sciences et les arts, dont il fut le protecteur; il ordonna des recherches sur la population, sur les productions naturelles et industrielles de chaque province, et il fit rédiger sous ses yeux, par son grand-visir, Aboul-Fazel, un ouvrage qui. renferme la description de l’Inde et l’histoire de son xègne. Akbar mourut en 1605, âoré de 63 ans. On le crut empoisonné. L’empire d’Akbar était compris entre l’Indus, le mont Himalaya, le golfe de Bengale et le Décan : sa capitale était Agrah.

AKBARARAD. Vny. agrah.

AKGHEHER, Antiochia ad Pisidiam , ville de Turquie d’Asie (Caramanie), par 29u 1 5' long. E., 38° 13' lat. N. Nombreux ruisseaux à l’intérieur. Superbe mosquée et collège de Bajazet.Ce sultan y mourut, dit-on, après y avoir été relégué par Tamerlan.

A-KEM PIS (Thomas), religieux, né vers 1380 au bourg de Kempen (diocèse de Cologne) , d’où il tire

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son nom, mort en 1471, entra en 1399 au monastère du mont Sainte-Agnès, près de Zwoll (Pays-Bas), prit l’iiabit religieux., devint sous-prieur de son ordre et donna I exemple de la piété. Il s’occupait surtout de l’instruction des novices, et composa pour eux plusieurs ouvrages. On a de lui divers écrits ascétiques : Soliloquium animœ, Vallis liliorum, Gemitus et suspiria animœ pœnitenlis, etc. On lui attri- Due communément le célèbre traité De Irnitaiione Christi , que d autres donnent à J. Gerson. A- Kempis avait un talent calligraphique remarquable qui procurait à son couvent un assez bon revenu; on cite de sa main une Bible en 4 vol. in-f. qui lui demanda 15 ans de travail. Quelques-uns prétendaient qu’il n’avait faitque transcrire le livre de Y Imitation , et qu’on a pris pour le nom de l’auteur ce qui n’était que la signature du copiste ; mais les autres ouvrages qu’on adelui prouventqu’il pouvaitécrire celui-ci. Ses OEuvres furent réunies pour la lre fois vers 147 5 (on ne trouve pas dans cette première édition Y Imitation'), et depuis, en 1G00, 1607, etc., àÀnvers(avec limitation). L'Imitation de J.-C. a eu plus de mille éditions diverses ; elle a été traduite dans toutes les langues, notamment en français, par P. Corneille, Sacy, Gonnelieu, MM. Lamennais, Genoude, Darboy.

AKENS1DE (Mark), célèbre poëte anglais, ne en 1721, à Newcastle, sur la Tyne, était fils d’un boucher. Il fut envoyé à l'université d’Edimbourg, où il étudia d’abord la théologie qu’il abandonna bientôt pour la médecine. 11 exerça successivement comme médecin à Northampton, à Hampstead et à Londres , et devint membre de la Société royale et du collège des médecins. 11 mourut en 1770. Tout en exerçant la médecine, il cultiva ta poésie avec succès. L’ouvrage qui a fait sa réputation est “e poëme didactique intitulé les Plaisirs de l’Imagination, écrit en vers blancs ; il l’avait composé dès l’âge de 23 ans ; il l’a depuis plusieurs fois retouché. Akenside a aussi laissé quelques dissertations de médecine qui sont estimées. Ses œuvre3 poétiques ont été réunies à Londres (1772), 1 vol. in-4°. Les Plaisirs de l’Imagination ont été traduits en français par d’Holbach, Amsterdam, 1769, et Paris, 1805.

AKERBLAD, archéologue suédois, fut attaché à l’ambassade suédoise à Constantinople, visita Jérusalem et la Troade (1792-97), fut chargé d’affaires à Paris (1800), et mourut à Rome en 1819. Il s’est surtout occupé d’antiquités égyptiennes ; on remarque parmi ses écrits deux lettres à M. de Sacy : la première Sur l’écriture cursive copte (1801), la deuxième Sur l’inscription égyptienne de Rosette (1802).

AKERMAN, ville de Russie. Voy. akkerman.

ÀKH . Voy. as ou ac.

AKHALTSIKÊ. Voy. akaltsikë.

AK-H1SSAR , c.-à-d. Château-Blanc , Thyatira chez les anciens, ville de la Turquie d’Asie (Anatolie),

f»rov. de Saroukan, à 102 kil. N. E. de Smyrne. importante chez les anciens, mais déchue. Une des premières églises chrétiennes. Bons vins. Son territoire produit le meilleur coton de l’Anatolie.

AKIBA, savant rabbin, né en Palestine, dans le I« siècle de J.-C., se jeta dans le parti de Barcochébas, qui avait fait révolter les Juifs contre les Romains, fut pris et écorché vif, l’an 135 de J.-C. On

firétend qu’il avait alors 120 ans. On lui attribue un ivre sur la Création, ainsi qu’une grande partie de la Mischna, recueil de traditions antiques. On le regarde comme le père de la cabale.

AKKAR ou AKK1AR, Demetrias , ville de la Turquie d Asie, en Syrie, à 35 kil. E. de Tripoli. Evêché maronite.

AKKERMAN ou BIELGORODOK , Alba Julia, villede la Russie d’Europe (Bessarabie), à 48 kil. S. O. d’Odessa, par 28° 4’ long. E., 46° 12’ lat. N., sur un rocher, dans une baie du Dniestr, à 17 kil. delà nier Noire; 16,000 hab. Port peu profond, fortifica¬

tions; immenses salines; commerce. Traité de 1826 entre la Russie et la Turquie, pour confirmer la paix de Bucharest, et dont la violation par les Turcs a causé la guerre de 1828.

AKLAT, petite villede la Turquie asiatique (Van), sur la côte N. O. du lac de Van; 1,000 maisons. Noyers, pommiers ; climat froid. Prise par Djelal Eddin (1228); par Azzeddin, sultan de Roum (1248); par les Turcs ottomans, un siècle après.

AKMYM, Chemrnis ou Panopolis, ville de la Haute- Égypte, sur la rive droite du Nil, à 26 kil. N. O. de Djirdjeh. Catacombes aux environs ; ruines qui couvrent un espace immense et qui peut-être viennent de son beau temple d’Osiris, encore debout en partie ; grande manuf. de coton.

AKOUCHA, ville et petite contrée de la Russie asiatique, dans le Caucase, habitée par les Lesghis.

AKSAI. riv.de la Russie asiatique, sort du Caucase, traverse le lac Tchouval, et se jette par quatre bouches dans la mer Caspienne. Elle formait jadis la limite de la Russie et de l'Iran.

AK-SERAI, Garsaura, ville de la Turquie d’Asie (Caramanie), sur l’Eusdent, à 133 kil. O. de Kaisar rieh, ch.-l. d’un livah. Château fort, jardins. — Le livah d’Ak-Séraï est dominé au S. par les monts Foudhal Baba, et baigné par l’Eusdent. Il a un grand lac salé, dit lac d Ak-Séraï, qui approvisionne de sel presque toute l’Asie-Mineure.

AKSOU, c.-à-d. Eau blanche, ville principale de la petite Boukarie, par 41° 9’ lat. N., 76° 52’ long. E.; résidence du commandant de toutes les troupes de cette division, et d’un chef indigène, vassal de la Chine. Le fertile canton environnant et la riv. qui le traverse se nomment aussi Aksou.

AKTAMAR, île et fort de la Turquie asiatique (Van), sur la côte E. du lac de Van. Près de là est un monastère bâti en 653, résidence d’un des quatre patriarches d’Arménie (le patriarcat date de 1113).

AKTOUBA, bras de la rive gauche du Volga, s’en sépare à 20 kil. N. de Tsaritsin, et se perd dans la mer Caspienne à Krasnoï-lar.

AL, c.-à-d. le, est le commencement de beaucoup de noms arabes tirés de la qualité par laquelle se signalaient certains personnages, comme Al-Mansor, Al-Mamoun, etc. Voy., pour les noms qui ne seraient pas ici, le mot qui suit al.

ALABAMA , riv. des États-Unis, sort des monts Alleghany , court du N. au S., parcourt l’état auquel elle donne son nom, se réunit au Tombeckbé pour former la riv. Mobile, et se jette dans le golfe du Mexique par la baie Mobile.

alabama, un des états de l’Union, situé au S., entre ceux de Tenessée au N., de Géorgie à l’E., de Mississipj à l’O., et le golfe du Mexique au S., par 87- 91° de long. O., 30-35° de lat. N., a pourcapit. Tuscaloosa, et pour villes principales Mobile, Cahawba, Montgommery, Saint-Étienne. 11 est partagé en 36 comtés. On y comptait 143,000 hab. en 1820; il y en avait déjà 634.514 en 1855. Le climat très-varié permet d’y cultiver à la fois la canne à sucre et les céréales ainsi que les autres plantes de nos contrées. On y trouve plusieurs peuplades indigènes : Alabamas, Cherokis, Criks, Chactas, etc. L’Alabama n’a été admis qu’en 1 81 9 au nombre des états.

ALACHAN (monts), chaîne secondaire de l’Altaï, longe le côté O. de la grande courbure du Hoang-Ho.

ALACHEHR, Philadelphia, ville de la Turquie d’Asie (Anatolie), à 124 kil. E. de Smyrne ; résidence d’un évêque grec; 6,000 hab. Belle cathédrale grecque, mosquées. Quelque industrie, étoffes en coton, teintures; eau minérale aux environs. — Fondée par Attale II, roi de Pergame, dit P hiladelphe.

ALACOQUE (Marie), née en 1647 à Lauthecour, près d’Autun. se voua de très bonne heure à la vie religieuse, et devint célèbre par ses vertus et par des grâces extraordinaires. Ayant été guérie d’une

ÀLÀ1

paralysie, elle attribua sa guérison à la SteYierge, et substitua désormais le nom de Marie à celui de Marguerite, qui était son vrai nom. Elle a composé un petit ouvr. mystique , La dévotion au Cœur de Jésus (publ. par le P. Croiset en 1698), qui contribua à répandre la fête du Cœur de Jésus. Elle mourut en 1690 ; elle avait prédit avec précision le jour de sa mort. J .-J os . Langu et a publié sa vie, Paris, 1729, in-4 .

ALA-DAGH, mont, de la Turquie d’Asie (Anatolie), répond à Y Olympe de Galatie des anciens et donne naissance à la riv. d’Àla-Dagh. Voy. taurus.

ALAD1N ou ALOADIN, dont le vrai nom est Ala- Eddyn, l’un des princes connus sous le nom de Vieux de la Montagne , régnait sur une secte d’Ismaéliens appelés Assassins, et monta sur le trône vers 1221. Les assassinats qu’il faisait commettre par ses disciples rendirent son nom si terrible, que les rois ses voisins et plusieurs princes chrétiens lui envoyèrent de grands présents pour se soustraire à ses poignards. Saint Louis, loin de s’effrayer des menaces de ce despote, l'obligea, lorsqu’il se rendit en Palestine, à lui envoyer des ambassadeurs avec des présents.

ÀLADIN OU ÀLA-EDDYN-KAIKOBAD , Sultan de Konieh ou Iconium, 1219-1237, de la dynastie des Seldjoucides, se rendit célèbre par ses guerres contre le Soudan d’Egypte et par la conquête de l’Anatolie Î1 fut vaincu par lesTartares vers la fin de son règne.

ALAGOAS ou VILLA DA MAGD ALENA petite v. du Brésil, ch.-l. de laprov. d’Alagoas, sur le lac Manguaba. Commerce en canne à sucre, tabac, bois de construction; 14,000 hab.

ALAGON, riv. d’Espagne et de Portugal, baigne Placencia, Coria, et se jette dans le Tage, à 6 Jk.il. dÀlcsntâfâ*

ALA1A ou ALANIEH, ville de la Turquie asiatique (Adana), délabrée, peu forte, presque sans commerce ; rade vaste, mais peu sûre; ch.-l. de livah.

al aï a ou alanieh (livah d’), dans le pachalik d’Adana, entre la Caramanie, l’Anatolie , le livah de Selefkeh, et la mer, est limité au N. par le Taurus.

ALA1GNE, ch.-l. de cant. (Aude), à 10 kil. de Limoux ; 6,666 hab.

ALAIN, nom de plusieurs ducs et comtes de Bretagne , dont on trouvera la chronologie à l’article BRETAGNE.

alain de l’isle, Alanus de Insulis, surnommé le Docteur univei-sel, né vers le milieu du xne siècle, à l’isle (soit dans le Comtat Venaissin, soit dans le Bordelais, ou selon d’autres, à Lille en Flandre), mort en 1203, enseigna Ja théologie à l’université de Paris avec un grand succès, et essaya de prêter à la philosophie le langage et les agréments de la poésie. Il se retira à la fin de sa vie dans la maison de Cîteaux. Alain a laissé un assez grand nombre d’écrits en prose et en vers, qui ont été recueillis par le P. Charles de Visch, Anvers, 1654, in-f. Les plus connus sont Y Anii-Claudien, poëme philosophique ; le Livre des Paraboles , en latin , traduit en français par Antoine Vérard, Paris, 1492. — On croit qu’il exista vers le même temps un autre Alain de l’Isle, mais qui n’écrivit que sur la théologie.

ALAIN CHARTIER. Voy. CHARTIER.

alain (Guillaume), cardinal anglais. Voy. allen.

ALA1NS, Alani, peuple scythe, errait avec ses troupeaux dans les vastes steppes au N. du Caucase (les gouvernements russes actuels du Caucase et d’ Astrakan), lorsque les Huns fondirent sur eux, en soumirent la plus grande partie et les entraînèrent à leur suite dans leurs expéditions , vers 375; le reste s’enfuit dans les gorges du Caucase ( où il vit encore sous le nom d’Ossètes) , ou bien alla se joindre aux Vandales. Unis ensuite aux Suèves, les Alano-Vandales opérèrent la grande invasion des Gaules (407-410); puis ils passèrent en Espagne, où bientôt ils disparurent après avoir été battus par Vallia, roi des Visigoths (418).

ALAo

ALAIS, Alesia, ch.-l. d’arr. (Gard), sur le Gardon, à 38 kil. N. O. de Nismes ; 13,566 hab. Indus* trieact.;Comm. de rubans. Collège comm. Aux env., source minérale, houille, fer; grandes usines. Ville très ancienne, protestante ; elle fut soumise par Louis XIII, en 1629; Louis XIV en fit un évêché et y bâtit un fort après la révocation de l’édit de Nantes. — L’arr. d’Alais a 9 cantons ( Anduze, Barjac, Genolhac, Ledignan, St-Ambroix, St-Jean-du-Gard, St-Martin-de-Valgagne, Vezenobre, plus Alais), et 83,091 h.— Ecole de maîtres mineurs fondée en 1843.

ALaKaNANDA, riv. de l’Inde, s’unit au Bagirathi à Devaprayaga pour former le Gange.

ALALCOMÊNE, bourg de Béotie, sur le lac Copaïs : on y plaçait la naissance de Minerve. ALAMANNI, peuple germain. Voy. alemànni.

ALAMANNI (Luigi), célèbre poète italien, né è Florence en 1495, mort en 1556, fut obligé de quitter sa patrie pour être entré dans une conspiration contre le cardinal Jules de Médicis (depuis pape sous le nom de Jules II) qui gouvernait alors à Florence, et se retira en France auprès de François 1, qui l’accueillit fort bien et le chargea même d’une ambassade auprès dp Charles-Quint. Il a composé plusieurs grands poèmes : la Coltivazione, en 6 chants, Paris, 1546; Girone il Cortese (Giron le Courtois), en 24 chants, Paris, 1548; ï Avarchide ou le Siège de Bourges ( Avaricum ), en 24 chants, Florence, 1570; quelques pièces de théâtre, et un grand nombre d’épigrammes et de poésies diverses, réunies sous le titre d’ Opéré Toscane , 2 vol. in-8, Lyon, 1532. Le principal fondement de sa réputation est la Coltivazione ( Y Agriculture), poëme imité des Géorgiques.

ALAMBRA. Voy. alhàmbra.

ALAMOS, ville du Mexique (Sonora et Cinaloa), à 175 kil. N. O. de Cinaloa; 8,000 hab. Riches mines d’argent.

ALAMOUT, fort de Perse, à l’O. de Kazbin, entre Sinn et Soultanieh, dans une position rendue inexpugnable par d’immenses travaux , fut fondé vers 868 de J.-C., et devint le ch.-l. des Assassins Il fut pris et détruit par Houlagou.

ALAND (archipel d’j, dans la mer Baltique, à l’entrée du golfe de Bothnie. Jadis à la Suède, appartient à la Russie depuis 1809. Il a une haute importance politique et militaire. — L’île d’Aland proprement dite a 39 k. sur 3i ; 13,009 h. Occupée en 1854 parles Français. V. bonarsurd }n\i Supplément .

ALARCON, bourg d’Espagne, à 62 kil. S. E. de Cuença, sur un rocher. Jadis Ilercao.

ALARCOS, lieu d’Espagne, dans la N.-Castille, près de Calatrava, est célèbre par une bataille où Alphonse IX, roi de Castille, fut défait par Yakoub l’Almohade (1195), dit Al-Mànzor.

ALARIC I, roi des Visigoths ( 382-412 ) , s’unit d’abord aux Romains pour repousser une invasion des Huns (394); puis vint, à l’instigation de Rufin, fondre sur l’empire après la mort de Théodose-le- Grand (395), dévasta les provinces situées au S. du Danube, et menaça Constantinople. Repoussé par Stilicon , il se jeta sur l’empire d’Occident , se fit céder par le faible Honorius l’Espagne et une partie des Gaules, entra en Italie (409), et assiégea trois fois Rome; il se contenta les deux premières fois de lever d’énormes contributions ; la troisième , il prit la ville d’assaut et la mit au pillage (410). Il se disposait à faire la conquête de la Sicile, lorsque la mort le surprit à Cosenza (412).

alaric ii, roi des Visigoths (484-507), fils d’Euric, régnait sur l’Espagne et sur la partie de la Gauio comprise entre le Rhône et les Pyrénées. Clovis lu< déclara la guerre, le battit à Vouillé et le tua de sa propre main (507). Alaric avait donné à ses sujets romains le code dit Code d’ Alaric, qui est en grande partie extrait du Code Théodosien.

ALASKA, presqu’île de l’Amérique russe; très

ALBA — 31 — A LBA

longue ; se je aux îles Aleutiennes. Comptoir russe pour les pelleteries.

ALATAMAHA, riv. des Etats-Unis (Géorgie) , se forme de deux branches, l’Oakmulgee qui baigne Hartford, l'Oconee qui vient de Milledgeville. Elle arrose la Géorgie, passe par le fort James et Darien, et tombe près de là dans l’océan Atlantique.

ALATR1, Alatrium, ville de l’État ecclésiastique, à 23 kil. N. O. de Frosinone, sur une colline; 9,000 hab. Evêché. Restes de murs cyclopéens.

ALATYR, riv. de Russie, sort du gouvernemen dcNijnei-Novgorod, et se jette après 220 kil. de cours dans la Soura près de la v. d’Alatyr. — Ville de Russie d'Europe, à 180 kil. N. O. de Simbirsk; 3,000 hab. Elle est en bois. Grand commerce de grains.

ALAVA, petite province d’Espagne, une des trois provinces basques, entre la Biscaye, la Navarre et la Vieille-Castille, fait partie de l’intendance de Vit— toria„ et a Vittoria pour ch.-l. Longtemps indépendante, l’Alava se réunit en 1200 à la couronne de Castille, sous Alphonse IX , mais à la condition de conserver ses privilèges. Env. 100,000 h.

ALAZEIA (monts) , chaîne de Russie asiatique (Irkoutsk), branche principale des Stanovoï Krebet, s’étend du S. au N. sur un espace de 900 kil. jusqu’à la mer Glaciale, et donne naissance à une riv du même nom, qui se jette dans la mer glaciale.

ALBA, ville du Latium. Voy. albe-la-longue.

ALBA, ville de Lusitanie. Voy. elvas.

alba, riv. de Gaule, auj. l 'Aube. Voy. aube.

ALBA, Alba Pompeia, ville des États sardes, à 40 kil. S. E. de Turin, 7,000 h. Evêq.Pat. de Pertinax.

ALBA AUGUSTA OU ALBA HELVIORUM. Voy. APS.

alba græca, ville de la Dacie. Voy. Belgrade.

alba ingaünorum , ville de la Gaule Cisalpine. Voy. ALBENGÀ.

ALBA JUL1A. Voy. AKKERMAN et CARLSBOURG.

alba de tormès, ville d’Espagne (Salamanque), à 20 kil. S. E. de Salamanque, sur le Tormès. Là était le château du duc d’Albe. Bataille entre les Espagnols et les Français (1809).

ALBACÈTE, ville d’Espagne (Murcie) à 12 kil. N. O de Chinchilla; 25,000 h. Vin, safran, armes blanches.V ict. d’Alph. VIII de Cast ille s. les Maures ( 1 146) .

ALBAGH, v. d’Arménie (Van) , sur un affluent du gr.Zab. où, dit-on, S. Barthélemy souffrit lemartyre.

ALBAIN (mont), Albanus nions , petite mont, du Latium, à 23 kil. N. E. de Rome. Albe était bâtie le long de ce mont. Les consuls allaient chaque année y offrir un sacrifice à Jupiter Latiaris au nom des 30 villes de la confédération latine.

iALBAN ou ALBA1NG, ch.-l. de cant. (Tarn), à 12 kil. S. E. d’AIby ; 3,000 hab. ; place forte au XV* siècle. Mine de fer.

ALBAN (saint), le plus ancien martyr de l’Angleterre, né à Vérulam. 11 avait servi dans les armées de Dioclétien ; ayant embrassé le christianisme à son retour en Angleterre, il fut mis à mort l’an 286, ou, selon d’autres, 303. On éleva en son honneur un monastère d’où la ville moderne de Saint-Alban a tiré son nom. On l’honore Je 22 juin.

ALBANE (1’), François A lbani , célèbre peintre italien, qu’on a surnommé le Peintre des Grâces , l'Anacréon de la peinture, né à Bologne en 1678, d’un marchand de soie, mort en 1660, à 83 ans, se forma d abord dans sa ville natale, puis alla à .Rome cl devint le rival du Dominiquinet du Guide, ïl excellait surtout dans les peintures gracieuses, domine celles de femmes, d’anges ou d’enfants. On dit que, marié à une fort belle femme qui lui donna douze enfants également remarquables par leur beauté, il eut le bonheur de trouver dans sa propre famille ses plus beaux modèles. Ayant véeu fort longtemps, son talent déclina dans la seconde moitié de sa vie, et il eut le chagrin de se voi r surpasser par ses rivaux surtout par Annibal Carrache. On iui

reproche un peu de mollesse et de monotonie. Ses chefs-d’œuvre sont les Amours de Vénus et d' Adonis , gravés par Audran ; la Toilette et le triomphe de Vénus ; les Quatre Éléments, etc. Il a traité aussi un grand nombre de sujets de piété.

ALBANI , illustre famille de Rome, originaire de l’Albanie, d’où elle fut chassée par les Turcs, a fourni à l’église un grand nombre de prélats distingués, dont le plus célèbre est Jean-François Albani, devenu pape en 1700, sous le nom de Clément XI [Voy. ce nom). — Clément XI laissa plusieurs neveux qui devinrent cardinaux et qui jouèrent un rôle assez important : Annibal Albani, né en 1682, mort en 1761, évêque d’Urbio ; — Alexandre Albani, frère d’ Annibal, né à Urbin en 1692, mort en 1779, connu par son goût pour les arts et par sa célèbre villa, dite villa d’ Albani, où il avait rassemblé des chefs-d’œuvre de toute espèce ; — Jean-François Albani, né en 1720, mort en 1809, évêque d’Ostie. 11 prit parti contre les Français à leur entrée en Italie ; il fut en conséquence forcé de quitter Rome, et son

Jalais fut pillé. — Un autre cardinal de cette familie, oseph Albani, neveu de Jean-Franç.,né en 1760, fit partie du sacré collège depuis 1801, fut chargé d’affaires à Vienne(1796), puis secrétaire des brefs et légat du pape à Bologne (1814), et enfin commissaire apostolique des quatre légations: on l’accuse de quelques actes de rigueur. Il m.dans un âge très avancé, vers 1840. albani (Franç.), peintre. Voy. I’albane.

ALBANIE, Albania, auj. Chirvan et Daghestan, nom donné par les anciens à une contrée de l’Asie supérieure, entre la mer Caspienne et l’ibérie. Région monlueuse et presque sauvage. Ce pays fit nominalement partie de l’empire perse, de celui des Parthes, puis du roy. d’Arménie. — Il y avait une ville d’Albanie (auj. Holwan) aux confins de l’Assyrie et de la Médie.

Albanie, nom donné jadis à toute l’Ecosse, et plus tard à une prov. de ce pays. Voy. àlbany.

Albanie, l’ancienne Épire et partie mérid. de 1 ’//lyrie, région de la Turquie d’Europe, bornée au N. par la Bosnie et le Monténégro, à l’O. par la mer Adriatique, à l’E. par la Roumélie. au S. par la Livadie, dépend de l’eyalet ou pachalik de Roumélie , et a pour villes principales Scutari, Janina, Tricala, Avlone, Ochrida, Croïa. C’est un pays montagneux (d’où son nom d 'Alb ou Alp , c.-à-d. montagne, en celtique). Les Albanais sont nommés par les Turcs Arnauts, et se donnent à eux-mêmes le nom de Skipetars. C’est un peuple belliqueux, mais indocile. Ils forment le noyau des armées ottomanes et vendent leur sang à l’étranger. — L’Albanie, sous le nom d’Epire, obéit successivement aux rois d’Epire, de Macédoine, aux Romains, aux empereurs d’Orient. Ajiartir du xi* siècle, les Normands de Naples, les Vénitiens, les Hongrois envahirent ce pays et y formèrent de petits états ; les Turcs y entrèrent en 1436 ; ils eo furent chassés par le vaillant Scanderbeg (1444), mais il» ne tardèrent pas à y rentrer et à s’en rendre maîtres; toutefois les Albanais n’ont jamais été complètement soumis. Plusieurs des beys chargés de les gouverner ont profité de leurs dispositions belliqueuses et indépendantes pour se révolter contre la Porte. Le plus célèbre est le fameux Ali, pacha de Janina.

Albanie vénitienne, c.-à-d. possessions vénitiennes en Albanie. C’étaient vers 1448 les villes et territoires de Duras, Scuîari, l’Arta. En outre, à la mort de Scanderbeg, presque toute la principauté de Croïa échut aux Vénitiens. Ils cédèrent aux Turcs Scutari et Croïa en 1479, Duras en 1602; mais ils gardèrent Larta, conquirent Prevesa en 1684, et, par la paix de Passarovitz (1718), acquirent Vonitza et Butrinto.

ALBANI ENN ES (portes), Albanicæ portœ ou pylæ, passage qui conduisait du Caucase dans l’Albanie asiatique. C’est aujourd’hui le défilé de Derbend.

ALBANO, ville de l’État ecclésiastique, à 20 kil. S. E. de Rome, près d’un lac de même nom. Evêché*

Bons vrns; tombeaux prétendus d’Ascagne, des Ho- J races. Celte ville s’est formée autour d’une maison de campagne du grand Pompée, dite Albanum.

albano (lac d'), petit lac de l’État ecclésiastique, à 20 kil. environ au S. E. de Rome, a 1 kil. de tour et 331 mètres de profondeur. 11 paraît n’être qu’un cratère de volcan éteint. Sur ses bords, on remarque plusieurs monuments, et un magnifique canal creusé à travers une mont, pour l’écoulement des eaux du lac.

ALBANUSmons. Voy. mont albain et montauban. ALBANY ou ALBAIN, nom donné primitivement à toute l’Ecosse, puis à un duché formé dans la artie septentrionale de ce pays. Les flls des roi8 'Ecosse portaient souvent le titre de ducs d’Albany. {Voy. ci-après l’article historique).

albany, ville des Etats-Unis, ch.-l. de l’état de New-York , sur la rive droite de l'Hudson, à 200 kil. N. de New-York, donne son nom à un comté; 34,000 hab. Ville bien bâtie, beaux monuments; Capitole ou palais de l’état, banque, musée, hôpital, nouvelle prison, quais, théâtre, arsenal. Quelques établissements littéraires (société, des arts , société d’as:r\m\t. ,Al bany institute, cél. école norm. fondée en!S441. A. pour !ccommerce,la1revillede l’État, après New-York. Les goélettes remontent l’Hudson jusqu’à Albany. C’était d’abord un simple fort, bâti par les Hollandais en 1614. — Plusieurs comtés et districts des Etats-Unis portent aussi le nom d Albany, albany, district de la colonie anglaise du Cap, au S. E., et sur la mer, a pour villes principales Graham et Bathurst.

ALBANY (ducs d’). Ce nom a été porté par plusieurs princes de la famille royale d’Ecosse. Robert Stuart-le-Jeune, premier duc d’Albany, 1402, et dis de Robert II, roi d’Ecosse , fut régent du royaume après la mort de Robert 111, 1406, et mourut en l’année 1420. Cette première branche des ducs d’Albany s’éteignit en la personne de Henri Stuart, mort vers 1460. — Une seconde eut pour chef Alexandre Stuart, duc d’Albany, second fils de Jacques II, roi d’Ecosse. Il fut exilé par son frère Jacques 111, et mourut en France, 1485. — Jean Stuart, fils du précédent et dernier duc d’Albany, s'attacha à Louis XI ! qu’il accompagna à Gênes. Rappelé en Ecosse, il devint gouverneur de ce royaumeen 1516. maisil iequit ta pour suivre François I en Italie. Après la bataille de Pavie, il revint en France, où il mourut en 1636.

albany (le comte d’), nom que prit le prétendant au trône d’Angleterre. Voy. stuart (Charles-Edouard).

albany (comtesse d’), de la famille noble des Stolberg, née à Mous, 1753, épousa en 1772 Charles Stuart, dit le Prétendant ; mais cette union fut malheureuse, et elle quitta le prince en 1 780. Elle vécul depuis avec Alfieri, à qui sa beauté et son esprit avaient insoiré la plus vive passion, etqu'elle épousa, dit-on,

4 secrètement. après la mort du comte d’ Albany. Alfieri étant mort en 1803, la comtesse d’Albany se retira à Florence, et m. en 1824. V. alfieri et fabre(Fi\) AL-BARETOUN. Voy. baretoun.

ALBAY , ville de l’île Luçon , dans la partie espagnole , par 12° 28' lat. N. , 121° 27’ long. E. , donne son nom à une province de l’îie. Elle a été rebâtie depuis peu, après avoir été détruite en 1814 par une éruption de l’Albay, volcan très actif situé dans son voisinage.

ALBE ou ALBE - LA - LONGUE , Alba Longa , ville du Latium, à quelques kil. au S. E. de Rome, n’étendait le long du mont Albain. On en rapporte la fondation à Ascagne, Gis d’Énée, qui y régna Sans (vers 1144-1136 av. J.-C.). On donnait à ce prince treize successeurs qui auraient régné 296 ans et dont 1 existence est fort problématique. On ajoute q ue la population surabondante d'Albe donna naisance à beaucoup de villes latines, et qu'Albe est la mère de Rome. L’an 89 après la fondation de,

Rome , Albe fut prise et détruite par les Romains, {Voy. tullus hostilius). — Le vin d’Albe , c.-à-d.des campagnes voisines, était fort estimé à Rome. On vantait aussi les pierres d’Albe. C’est en pierres d’Albe que sont construits les fondements du Capitole. — Pour le lac d'Albe, auj. lac d’Albano, voy. albanc. albe , ville d’Espagne, Voy. alba de tormès.

ALBE JULIE. Voy. AKKERMAN.

ALBE JULIE OU INFÉRIEURE. Voy. CARLSBOURG Ct vVEIS>EMHOrRr.-INI" ÉlilEUR.

ALBE ROYALE. Voy. STüHL WEISSEMBOURG.

ALBE SUPÉRIEURE. Voy. WEISSEMBOURG-SUPÉRIEUR.

ALBE (Fern. Alvarez de Tolède, dued’), générai et homme d’état sous Charles-Quint et Philippe II, né en 1508, d’une des plus illustres familles d’Espagne. Parvenu après de longs services au commandement en chef des armées impériales , il déploya des talents supérieurs qu’on n’avait pas soupçonnés jusque-là, gagna en 1547 sur l’électeur de Saxe la bataille de Mühlberg, et remporta plusieurs avantages en Lorraine sur les Français, et en Italie sur le pape. 11 fut nommé en 1566 gouverneur des Pays-Bas pour Philippe 11, avec le titre de vice-roi, et investi d'un pouvoir absolu afin de réprimer les troubles qu’avaient excités les dissensions religieuses dont ces peuples avaient à gémir ; il établit, sous e titre de conseil des troubles , un tribunal qui léploya tant de rigueur qu’on ne l’appela que le onseil de sang , et qu’il ût soulever tout le pays. Il emporta de grands avantages sur les Flamands insurgés, à la tête desquels s’était mis le prince •l’Orange ; mais il ne put les réduire entièrement* Jt dégoûté d’une lutte perpétuelle, il ûnit pai lemander lui-même son rappel (1573). Il quitta ce malheureux pays au bout de sept ans, après l’avoir crissé de forteresses et inondé de sang, laissant la réutationd’un grand capitaine, maisd’un homme imbuvable. A sou retour en Espagne, il resta pendant quelque temps en disgrâce ; il fut même exilé par suite d’une intrigue de cour; mais en 1581, Philippe le rappela pour le mettre à la tête d’une armée qu’il envoyait en Portugal. Le duc d’Albe réussit à soumettre le pays et s’empara de Lisbonne. mais il y laissa commettre des cruautés qui souillèrent sa victoire. Il mourut peu après cette expédition, en 1582, à 74 ans. Sa vie a été publiée à Paris. 2 vol. in-12. 1698. Le nom sous lequel il est connu lui rient ht sou cbàieau a Allia- u ©"Tonné*.

(BACLi.i. dj, ingénieur. Voy. racler D'albe. ALBECK, viit. de Wurtemberg, à 10 kil. N. E d’Ulm. Combat où iMack et 25,000 Autrichiens fu rent défaits par 6,000 Français en 1805.

ALBEMARLE, Albamarla, ville et duché de Normandie, auj. aumale {Voy. ce nom). Le titre de duô d’Albemarle s’est conservé en Angleterre: mais il n’est plus que nominal, depuis que la ville d’Aumale a été enlevée à Richard d’Angleterre par Philippe-Auguste, en 1194.

albkmarle, comté des États-Unis (Virginie ), près des monts Blue-Ridge, a pour ch.-l. CharlottesvilJe — Ou donne aussi le nom d’Albemarle à une petits baie voisine du comté, formée sur la côte E. de la Nouvelle-Caroline par l’embouchure du Roanoke.

ALBEMARLE (Arn. J. Van keppel, comte d’), né dans la Gueldre en 1669, mort en 1718 , fut le favori de Guillaume 111, qui le combla d’honneurs. Après la mort de ce roi il devint général des troupes hollandaises, et combattit dans les dernières guerre* du rogne de Louis XIV. Il fut fait prisonnier à Denain. où il se laissa forcer dans ses lignes, en 1712. ALBEMARLE (SIGNE, duc d’). Voy. SIONK.

ALKENGA , Albium Ingaunum ou Albingaunum , Ville des Etats sardes, à 64 kil. S. O. de Gênes, sur la Centa. 4,000 hab. Evêché. Patrie du tyran Proculu3. Albium lng. était la capit. des Ingauni. ALBERGATl CAPAGELL1 (le marquis François).

À LBE

littérateur italien, né à Bologne vers 1740 , mort en 1806, fut sénateur dans sa patrie. D’une imagination fougueuse , il se laissa entraîner aux plus blâmables excès , et fit le malheur de sa famille. On a de lui des Nouvelles morales , 1783, et des Comédies, 1784, qui figurent au nombre des ouvrages licencieux de l’Italie. La plus estimée est le Préjugé du faux honneur.

ALBËR1C I, gentilhomme lombard, fut fait marquisde Camerino, puisduede Spolète par Bérenger 1. 11 épousa Marosie, qui s’était emparée du château St- Ange et qui dominait sur Home, il fit la guerre aux Sarrasins, et fut massacré par les Romains en 925, pour avoir appelé les Hongrois en Italie.

albéric il, de Camerino, fils d’Albéric 1 et de Marozia, porta le titre de premier baron de Rome, fut reconnu en 932 seigneur de cette ville, après en avoir chassé Hugues de Provence, roi d’Italie; il gouverna vingt-trois ans cette capitale. — Son fila Octavien Albéric lui succéda , et devint pape sous le nom de Jean XI 1 . Voy. ce nom.

albéric, religieux de l’ordre de Cîteaux, et moine de l’abbaye des Trois-Fontaines, vivait au milieu du XIIIe siècle. 11 a laissé une Chronique qui va depuis ta création jusqu’à l’année 1241. Leibnitz l’a fait imprimer dans ses Accessiones historicœ.

albéric de romano, podestat de T révise au xme siècle, s’attacha, comme son frère Eccelin 111 le Féroce, podestat de Vérone, au parti gibelin, et le fit triompher uc moment dans l’Italie septentrionale, même après la mort de Frédéric II. Mais en 1255 le pape Alexandre IV, chef du parti guelfe, prêcha une croisade contre la puissante famille des Romano. Eccelin fut vaincu et tué à la bataille de Cassano en 1259; Albéric, enveloppé dans la ruine de son frère, fut massacré avec tous ses enfants l’année suivante. albéric. chroniqueur. Voy. Albert d’aix.

ALBEUON1 (Jules), lrr ministre du roi d’Espapne Philippe V, né en 1664 à Fiorenzuola, près de Plaisance, fils d'un jardinier, dut sa fortune au duc de Vendôme qu’il connut pendant les guerres d’Italie, et auquel il sut plaire par son esprit vif et enjoué. Il suivit ce seigneur en France, puis en Espagne, où il se fit connaître avantageusement du roi Philippe V. Le duc de Parme l’ayant nommé son agent politique à Madrid, il réussit à marier une princes.se de la famille du duc, Élisabeth Farnèse, au roi d’F-pagne, et à faire éloigner la princesse des Ursins qui avait été jusque-là toute puissante. La jeune reine le fit nommer cardinal, grand d’Espagne, et premier ministre, 1715. All*éroni forma dès lors de vastes desseins en faveur de l’Espagne, voulut placer Philippe V sur le trône de France, et mit toute l’Eujüpe en mouvement. Mais le duc d’Orléans, alors régent, s’étant ligué contre lui avec le roi d'Angleterre, déjou^ tous ses projets: il porta la guerre en Espagne, remporta plusieurs avantages sur terre et sur mer, et n’accorda la paix à Ph. lippe V qu’à la condition qu’Albéroni serait renvoyé. En conséquence, le premier ministre reçut du roi qu'il avait servi avec tant de zèle l’ordre de quitter l’Espagne ( 5 décembre 1719 ). Après avoir quelque temps erré de ville en ville, réduit à se cacher pour conserver sa vie, il se rendit à Rome, où le pape Innocent X 111 lit examiner sa conduite : il fut enfermé pour 4 ans dans uu couvent; mais dès 1723, il fut rétabli dans tous ses droits de cardinal ; il jouit d’une assez grande faveur à la cour de Rome jusqu’à s», jiort, arrivée en 1752 ; il était dans sa 87e année.

ALBERSTROFF, ch.-l. de cant. (Meurthe), à 20 kil. N. E. de Château-Salins; 600 hab.

ALBERT ou ANCRE, ville du dép. de la Somme. Voy. ancre, luyn! s et chaulnvs.

ALBERT. Ce nom a été porté par plusieurs personnages des maisons les plus importantes, telles que celles d’Autriche, de Bavière, de Saxe et de Bran-

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