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pagnie anglaise des Indes ; une sixième partie appartient en propre aux Anglais et est englobée dans la présidence de Calcutta, à laquelle elle fournit 5 districts, Agrah , Alighar, Kalpi. Farrakhabad, Etaweh. — Le district d’ Agrah fait partie de la

{résidence de Calcutta (Inde anglaise, possessions mmédiates). Ses villes principales sont Brindràbrand, Mathura, Fatlihpour, etc.

AGRAIRES (lois), lois romaines proposées à diverses époques, et qui toutes avaient pour objet un partage de terres entre les citoyens pauvres. 11 ne s’agissait que de distribuer les terres conquises et non de diviser également entre tous les citoyens le territoire entier, comme l’ont voulu quelques modernes. Néanmoins elles excitèrent les plus grands troubles, et furent presque toutes repoussées. Tib. Gracehus (134 av. J.-C.) et Jules César (59) sont les seuls qui aient réussi à faire adopter des lois agraires. Dans les temps modernes, Babeuf et ses adhérents proposèrent en France quelque chose de semblable. Yoy. sp. cassius, gkacchus. i.ullus, etc.

AGRAM, ville des Etats autrichiens, ch.-l. du comitat d’Agram (Croatie), près de la Save, à 55 kil. N. E. de Carlstadt. par 13° 28 long. E., 45° 50’ lat. N.: 17,000 hab. (avec sa banlieue). On y distingue 2 parties, la ville royale et libre, la ville épiscopale ou Biscfiofstadt. Résidence du ban de Croatie; archevêché; petite université; haut trib. pour la Croatie et la Slavonie. Commerce avec Fiume et la Dalmatie.

AGRam, un des trois comitats de la Croatie (Etats autrichiens! , entre ceux de Warasdin au N. et de Kreutz à l’E. , est traversé par la Save ; cap., Agrarn. AGRAPHA, mont.de Grèce, fait partie du Pinde. AGREDA, ville d’Espagne (Soria), non loin de ; Èbre. au pied du mont Cayo, célébré par Martial, 42 kil. N. E. de Soria; patrie de Marie d’Agreda, tisionnaire. Voy. marie.

AGRI, nom moderne de l’Aciris. Voy. aciris. AGRI A, nom latin de la ville d'Eger. Fo^eger. AGR1ANES, auj. YErgène , un des affluents de l’Hèbre (Maritsa), se jette dans ce fl. à Didymolichos, après avoir reçu le Contadesdus.

AGRICOLA (Cn. Jul.), général romain, beau-père de l’historien Tacite, né vers l’an 40 de J.-C., fut envoyé par Vespasien dans la Grande-Bretagne pour la soumettre et la gouverner (77). Il réduisit ce pays en province romaine, et reconnut le premier que e’était une île. 11 civilisa les peuples qu'il avait conquis et s'en (it chérir par sa douceur et sa justice. A la mort de Titus, le nouvel empereur, Domilien, jaloux de ses succès, le rappela de son gouvernement (85) ; Agricola passa le reste de ses jours dans la retraite et l’obscurité. Il mourut à 56 ans ; on crut qu’il avait été empoisonné par Domitien. Tacite a écrit sa vie.

agricola (George), le plus ancien minéralogiste, né en 1490 à, Glaucha en Misnie, mort en 1566, exerça d’abord la médecine, mais abandonna ensuite cette profession et vint se fixer à Chemnitz pour s y livrer tout entier à l’étude des minéraux. On a de lui De re metallica, Bâle, 1546, in-fol ., souvent réimprimé ; De mensuels et ponderibus Rornanorum el Grœcorurn , Bâle, 1550, in-fol. Quoiqu’il fût fort savant, il n’était pas exempt des préjugés du temps : il croyait aux esprits, et il a écrit un traité De lapide philosophico, Cologne, 1531.

agricola (Jean), d’Eisleben dans le comté de Mansfeld, né en 1492, mort en 1566, fut un des principaux coopérateurs de Luther. Il soutenait que la loiévangéliq.est inutile pour être sauvé, el par là il donna naissance à la secte des antinorniens , c.-à-d. adversaires de la loi. A la suite de démêlés qu’il eut avec Mélanchthon au sujet de cette doctrine, il se retira à Berlin où il devint prédicateur de la cour. Il prit part à Y Intérim d’Augsbourg, au colloque de Leipsick (1519), et signa la paix de Srnalkald (1537). Il a laissé, outre ses ouvrages de controverse un

Recueil de proverbes allemands , accompagné d’un Commentaire estimé.

agricola (Rodolphe), professeur de philosophie à Heidelberg, né à Baitlen près de Groningue, en 1443, mort en 1485, fut un des restaurateurs des sciences et des lettres en Europe, et combattit la scolastique. Il s’était formé en France et en Italie. Parmi ses écrits, qui ont été réunis sous le titre Lucubrationes, Cologne, 1539, les plus importants sont le discours In laudem philosophiœ et le traité De invenlione diarlectica libri III, d’abord publié à part, Cologne, 1527, in-4.

AGR1GAN ou GRIGAN, une des îles Mariannes, par 19° lat. N, 143° long. E., a 200 kil. de tour. Une colonie d’Anglo-Américains vient de s’y établir, en reconnaissant la domination espagnole. Volcan qui fume encore.

AGRIGENTE, Acragas en grec, Agrigenlum en latin, auj. Girgenti Vecchio, grande et riche ville de Sicile, sur la côte mérid., près de la riv. u’ Acragas {f. di Girgenti)’, colonie de Gela, f. vers 582 av. J.-C. On y élevait des chevaux qui disputaient les prix aux jeux olympiques. Ses ruines attestent encore sa magnificence et sa grandeur. On y voit des temples de la Concorde, de Castor et Pollux, d’Hercule, d’Apollon, de Diane, de Junon, de Cérès, de Proserpine et de Jupiter Olympien, le plus grand connu. Phalaris y fut tyran, 566 ans av. J.-C. Les Syracusains ensuite s’en rendirent maîtres. Les Carthaginois la prirent (406), et Agrigente passa depuis, comme la Sicile, aux Romains, aux Arabes, aux Normands, aux Français, aux Aragonais, etc. Pat. d’Empédocle.

AGRIPPA (M. Vipsanius), général romain, favori d’Auguste, né l’an 64 av. J.-C., s’éleva par ses vertus civiles et militaires aux plus hautes dignités. C’est à lui que fut dû le succès des batailles de Nauloque el d’Actium. Consulté par Auguste, il lui conseilla d’abdiquer l’empire et de rétablir la république; mais son avis ne fut pas suivi. Il épousa Julie, fille d’Auguste, et fut désigné pour succéder à l’empire ; mais il mourut avant l’empereur, l’an 12 av. J.-C., en revenant d’une expédition contre les Pannoniens. C’est lui qui fit construire à Rome le célèbre Panthéon, aujourd’hui Notre-Dame-de-la-Rotonde. 11 laissa trois fils qui furent adoptés par l’empereur ; mais tous périrent d’une mort tragique. 11 eut pour fille Agrippine, qui épousa Germariicus.

agrippa de nettesheim (Henri-Corneille), philosophe et médecin, né à Cologne, en 1486, cultiva avec succès toutes les sciences connues de son temps. Il mena une vie fort agitée, fut sans cesse, à cause de son caractère difficile, forcé à changer de résidence. Après avoir enseigné à Dole, à Londres, à Cologne, à Paris, à Turin, à Metz, à Fribourg, il vint, en 1524, se fixer à Lyon pour y exercer la médecine, et fut nommé peu après médecin de Louise de Savoie, mère de François 1. Chassé de France par cette princesse qu il avait insultée, il fut accueilli par Marguerite, gouvernante des Pays-Bas. Etant ensuite rent ré en f rance, il fut mis en prison et mourut, peu de temps après avoir recouvré la liberté, dans un hôpital de Grenoble, l’an 1534 ou 1 535. Agrippa combattit la philosophie de son temps, mais ce fut pour y substituer des erreurs plus dangereuses : il donna dans le mysticisme et la magie, et s’attacha surtout aux doctrines de Reuchlin et de Raymond Lulle. Ses principaux écrits sont: De incertitudine et vanitate scientiarum, Anvers, 1530, in-4, traduit en français par Louis Turquet, 1682, et par Gueudeville, 1726; De occulta philosophia, Anvers et Paris, 1531, traduit par A. Levasseur, La Haye, 1727 (cet ouvrage le fit accuser de magie et lui valut un long emprisonnement à Bruxelles); Declatnatio de nobilitate et prœcellentia feminei sexus, Anvers, 1529, ouvrage écrit pour flatter Marguerite, traduit par Gueudeville avec le traité de Y Incertitude des scie»-

AGUI - 2

ces. On a donné une édition complète de ses œuvres, Leyde, 1 560 et 1 600.

agrippa (Hérode). Voy. hérode.

agrippa (Menenius). Voy. menenius.

AGRIPPINE, tille de Vipsanius Agrippa et de Julie, fille d’Auguste, épousa Germanicus qu’elle accompagna en Syrie. Son époux ayant été empoisonné (parPison?),ellerapportasesceudresen Italie, et accusa son meurtrier qui se vit forcé de se donner la mort. Tibère, jaloux de sa popularité, l'exila dans une île où elle mourut de faim, l’an 33 de J.-C. Elle donna le jour à Caligula et à une autre Agrippine, mère de Néron.

Agrippine, fille de Germanicus et de la précédente, épousa en premières noces Domitius Ænobarbus, dont elle eut Néron ; et en secondes noces I empereur Claude, son oncle, dont elle avança la mort pour assurer à son fils le trône qui appartenait de droit à Britannicus. Néron, parvenu à l’empire, voulut se défaire de sa mère, qui l’importunait par ses reproches, en la faisant monter sur un vaisseau que l'on devait submerger en pleine mer : elle échappa à ce danger; mais son fils la fit aussitôt assassiner par un affranchi, l’an 59 de J.-C. Celte princesse joignait à une grande beauté l’esprit le plus artificieux, les mœurs les plus dissolues et une froide cruauté.

AGUAQUENTE ( eau chaude ), ville du Brésil (Goyaz), à 86 kil. N. E. de Pilar, fondée en 1732. Il existe beaucoup d’or dans ses environs: on y trouva un morceau de 22 kil. d'or natif, qui fut conservé au musée de Lisbonne jusqu’à l’occupation de cette ville par les Français.

AGUAR1CO ou RIO DEL ORO, riv. de Colombie, tributaire du Napo, où elle se perd, par 1° 40’ lat. S., après un cours d’environ 450 kil. Elle charrie beaucoup d’or.

AGUEDA, riv. d’Espagne (Salamanque), sort des monts de Gata, passe près de Ciudad-Rodrigo , et forme, pendant plusieurs kil., la limite du côté du Portugal, puis va tomber dans le Dueroàsa gauche.

AGUESSEAU (Henri-Françoisd ). célèbre magistrat et orateur, fils de Henri d'Aguesseau, intendant du Limousin, né à Limoges en 1668. Dès l’âge de 22 ans, il fut nommé avocat-général au parlement de Paris; six ans après, il devint procureur-général, et il s’acquit dans ces fonctions une grande réputation, tant par les sages réformes qu’il fit adopter que par les

Çlaidoyers et les discours éloquents qu’il prononça.

'outefois il encourut un moment la disgrâce de Louis XIV pour s’être opposé à la bulle Unigenitus. En 1717, il fut nommé chancelier par le Régent; mais, l’année suivante, il fut destitué et exilé de Paris pour s’êtr.e opposé au système de Lavv. H se retira dans sa terre de Fresnes, qui devint célèbre par son séjour. On le rappela en 1720, quand on eut reconnu tout ce qu’avait de désastreux le système qu’il avait combattu. En 1722, le cardinal Dubois le fit destituer et exiler de nouveau, et les sceaux ne lui furent rendus qu’en 173"', sous le ministère du cardinal Fleury. Il les conserva; asqu’en 1750 et les résigna de lui-même à l’âge de 82 ans. 11 mourut l’année suivante. D’Aguesseau est principalement célèbre comme magistrat intègre et comme orateur éloquent; mais il n était pas moins remarquable par ses qualités sociales, par sessenti ment s religieux et son instruction immense. Il 6’ était beaucoup occupé de philosophie; il a laisse des Méditations métaphy siques, où il suit les pas de Descartes. Ses œuvres ont été imprimées en 13 vol in-4, 1759-1789, et en 16 vol. in-8, 1819. M. Rivesapubl. en 1824 ses Lettres inéd ., 1 v. in-4 et 2 in-8. Thomas a écrit son Eloge. M. Boulléeadonné Y Histoire de la vie et des ouvr. de d' Aguesseau , Paris, 1835 et 1848.

AGUILAK DEL CAMPO, Juliobriga, ville d’Espagne (Palencia), à 84 kil. N. E. de Palencia, sur la risuerga. — aguilar de la frontera, ville d’Espagne Tlordone), à 32 kil. S. E. de Cordoue. 1

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AGYLÉE (Henri), jurisconsulte, né à Bois-le-Duc vers 1535, a publié, entre autres ouvrages, Justiniani édicta , J us liai , Tiberii , Leotiis Philosophi con~ siiiutiones et Zenonisuna , Paris, 1560, in-8, et unetraduction latine du Notnocanon dePhotius, 1 56 1 , in-foî.

AGYLLA ou CÆRE, auj. Cer veteri , ville de l’Etrurie ancienne. Voy. cære.

AHANTA, prov. de l’Achanti, dans la Nigritie marit., entre les États de Ouarsa au N., Fantyn à l’E., Goura à 10. et l’océan au S. ; capit., Roussoua. Cest la plus riche en mines d’or et la mieux cultivée de toute la côte.

AHAUS, ville de Prusse, prov. Rhénane, à 43 kil. O. de Munster ; 1,100 hab. Appartient au prince de Salm-Kyrbourg.

AHIR, oasis du Sahara, sur la route de Mourzouk à Cachena. Ch.-L, Assoudi.

AHMED, est le même nom qu’Achmet.Voy. ce nom.

AHMED-ABAD, ville de l’Inde anglaise (Bombay), par 70° 22’ long. E., 23° F lat. N., sur le Sabermatis jadis très grande et commerçante, auj. bien déchue; cependant on lui donne encore 100,000 hai;. Elle appartenait aux Mahrattes en 1783; elle est auj. le ch.-l. d'un district anglais qui prend d’elle le nom d'Ahmed-abad.

ahmed— nagar , ville de l’Inde anglaise (Bombay), à 60 kil. N. E. de Pounah, au pied des monts Balaghal, remarquable par sa citadelle et par la mort d’Aureng-Zeb (1707). Elle est le ch.-lieu d’un dis ict de même nom.

A1IRIMAN. Voy. ariiiane.

AilRNVEILER, ville de Prusse, prov. Rhénane, à 40 kil. N. E. de Coblentz ; 2,080 hab. Elle est le ch.-l. d’un cercle de même nom, arrosé par l’Ahr.

AHUN, Agedunum , ch.-l. de cant. (Creuse), à 1 7 kil. S. E. de Guéret; 1,900 hab. Célèbre abbaye bâtie au x* siècle par Boson, comte de la Marche.

Al ou AY, bourg de l’anc, Champagne (Marne), ch.-l. de cant., à 20 kil. S. de Reims, est renommé pour ses excellents vins mousseux ; 3,382 h.

A1A SOLOUK, Ephèse, ville de Turquie asiatique.

AIAS ou AJAZZO, Issus , Adjacium , Nicupolis, v. et port d'Anatolie, au coude N. E. de la Méditerranée ; très commerçante au moyen âge. Voy. ISSUS.

A1CHAH, 2* femme de Mahomet, et fille d’Abou- Bekr, morte à la Mecque en 677, combattit avec violence le parti d’Ali. Les Musulmans lui donnent le titre de prophétesse.

AICHSTÆDT. Voy. eichstædt.

AID1N, district de Turquie asiatique (Anatolie), a pour ch.-l. Tineh, et est arrosé par le Méandre. Il est régi sous la suzeraineté turque par les descendants de Kara-Osman-Oglou.

AIGLE (P), en latin mod. Aquila ou Aquilina, jolie petite ville de l’ancienne Normandie, dép. de l'Orne, ch.-l. decant., à36kil. N. E.deMortagne;6,454 hab.; ville industrieuse et surtout célèbre par ses fabr. d’épingles et d’aiguilles.

AIGLE. Cet oiseau, emblème de la force et de la majesté, a figuré de tout temps comme symbole des peuples, des rois et des armées. Il se voyait sur les étendards des Perses et des Ptolémées d’Égypte. Sous la rép. r^m^dep. Marius) etsous l'empire, f’aiglesurmontait les enseignes des légions. Charlemagne adopta le même signe, et après lui les empereurs d’Allemagne. Napoléon le reprit en 1804; il fut iétabli sur nos drapeaux en 1852. Il figure encore dans les armes d’Autriche, de Russie, de Prusse, de Pologne, de Sicile, d’Espagne, de Sardaigne, etc.— Il y a en [‘russe deux ordres de ce nom, l’un de /’ Aigle- Noir, l’autre de l'Aigle- Rouge. Le lfr, fondé en 1 70 lf est porté par les membres de la famille royale et les grands du royaume. On ne peut 1 obtenir qu’après avoir été en possession du second. L origine de celui-ci date de 1705. — L’ordre de /’ Aigle- B lune , en Pologne, fut institué en 1705 Dar Auguste IL II a été

aigu — ;

récemment réuni aux ordres impériaux de Russie. — le Wurtemberg possède depuis 1702 un ordre de VA. d’Or , et le duché de Modène, dep. 1856, VA. d’Este.

AIGNADEL. Voy. agnadel.

A1GNAN , ch.-l. de cant. (Gers), à 11 kil. S. E. de-Nogaro; 1,500 liab.

ÀIGNAN (Etienne), homme de lettres, né en 1773, à Beaugency-sur-Loire , mort en 1824, embrassa avec chaleur la cause de la révolution et n’en fut pas moins, sous l’empire, un des plus assidus courtisans de Napoléon, qui le nomma aide des cérémonies et secrétaire du cabinet de l’introduction des ambassadeurs. Il fut reçu à l’Académie en 1814. Il est surtout connu par une traduction en vers de 17liade, 3 vol., 1809 ; on a aussi de lui une traduction en vers de V Essai sur la critique de Pope ; une traduction du Vicaire de Wakefeeld, 1803, et de quelques autres romans anglais. Il a composé plusieurs tragédies qui ont eu peu de succès. Il fut un des collaborateurs de la Minerve, journal politique libérâl

ÀIGNAY-LE-DUC , ch.-l. de cant. (Côte-d'Or), à 40 kil. N. O. de Dijon; 850 hab. Quelques antiquités (médailles, tombeaux).

AIGRE, ch.-l. de cant. (Charente), à 17 kil. S. O. de Ruffec ; 1,380 hab.

AIGREFEU1LLE, ch.-l. de cant. (Charente-Inf.),à 15 kil. N. de Rochefort; 1,400 h. Bonne eau-de-vie.

aigrefeuille, ch.-l. de cant. (Loire-Inf.), à 17 kil. S. E. de Nantes; 750 hab.

AlGUEBELLE,CarZ>onana,bourgdeFrance (dép.

de Savoie), ch.-l. de cant., sur l’Arc et sur la route d’Italie par le mont Cenis, arr. et à 27 k. N. 0. de St- .1 ean-de-Maurienne ; 1200 h. Cuivre et fer aux env. Détruite par les Burgundes (ve siècle) et les Sarrasins (855), rebâtie par Bérold de Saxe (998). Bataille où le duc de Savoie fut vaincu par les Franco- Espagnols, 1742. — B. de la Drôme, près de Grignan, au N. Anm abbaye fond, par S. Bernard ; Trappistes.

AIGUEPERSE, Aqua sparsa, ch.-l. dec. du Puyde-Dôme, à 13 kil. N. de Riom ; 2,671 h. Près de là, château de la Roche, où naquit le chancelier de L’Hospital. — Il y a une autre Aigueperse dans le dép. du Rhône , à 46 kil. N. O. de Villefranche.

AIGUES-MORTES , Aquœ monuæ, petite ville de France, ch.-l. de canton (Gard), à 31 kil. S. de Nismes , à l’embranchement de plusieurs canaux ; 2,550 hab. Aux environs sont les immenses salines du Peccais et des marais qui rendent l’air malsain et qui ont valu à la ville son nom. Aigues-Mortes était jadis sur la mer ; elle en est éloignée aujourd’hui de près de 5 kil. Saint Louis l’acheta en 1248, et s’y embarqua deux fois pour la croisade (1248, 1270); une statue lui a été érigée dans cette ville en 1849.

AIGUILLE (P), mont, du dép. de l’Isère, à 5 kil. de Corps, s’élève à pic à une hauteurde 4,000 mètres.

AIGUILLES, ch.-l. de cant. (Hautes-Alpes), à 22 kil. S. E. de Briançon; 600 hab.

aiguilles (cap des), le cap le plus méridional de l’Afrique , par 17° 58’ long. E., 34° 59’ lat. S. , â 15 myr. S. E. du cap de Bonne-Espérance.

AIGUILLON, ch.-l. de cant. (Lot-et-Garonne), à25 kil. d’Agen, sur le confluent du Lot et de la Garonne; 1,967 hab. Cette ville fut assiégée en 1346 par Jeanlo-Bon, duc de Normandie (depuis roi de France). Aiguillon fut érigé en duché-pairie en 1600 pour la maison de Lorraine-Mayenne ; Louis XIII donna ce duché en 1638 à Marie de Wignerod, nièce du cardinal de Richelieu.

j AIGUILLON (Marie-Madeleine de Wignerod, duchesse d’ ), nièce du cardinal de Richelieu, était fille de René de Wignerod, seigneur de Pont-Courlay, et de Françoise Duplessis, sœur de Richelieu. Elle entra de bonne heure comme dame d honneur à la cour de Louis XIII et jouit d’une grande faveur. Elle épousa en 1620 Antoine du Roure de Combalet, qui

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la laissa veuve au bout de peu d’années ; elle devint duchesse d’Aiguillon en 1638, son oncle ayant acheté pour elle la terre qui porte ce nom. Elle employa des sommes immenses en actes de charité et eD œuvres pies. M. en 1675. Fléchier fit son orais. fun.

aiguillon (Armand-Louis de Wignerod, duc d’), petit-neveu de la précédente, né en 1683, mort en 1750, fut d’abord connu sous le titre de marquis do Richelieu, et prit le titre de duc d’Aiguillon quand cette duché-pairie eut été rétablie en sa faveur, Il n’est connu que par quelques livres obscènes composés en société avec l’abbé Grécourt, le P. \inot et la princesse de Conti.

aiguillon ( Armand de Wignerod, duc d ), fils du précédent et ministre de Louis X^, né en 1720, mort en 1780, obtint vers 1756 le gouvernement do la Bretagne et se fit universellement détester dans cette province ; il eut de vifs démêlés avec La Chalotais, fut accusé devant le parlement , et n’échappa à une condamnation infamante que par la protection de la Dubarry ; il n’en fut pas moins appelé au ministère en 1771 avec le chancelier Maupeou et 1 abbé Terray , et eut le portefeuille des aflaires étrangères. Il laissa consommer le partage de la Pologne et .s’appliqua en tout à contrecarrer les utiles projets de Choiseul qu’il avait supplanté. Il fut destitué et exilé à l’avénement de Louis XVI. — Il a laissé un fils, nommé aussi Armand, officier distingué et député à l’assemblée nationale ; il fut un des premiers à consentir à l’abolition des privilèges. II commanda après Custines (1792), et mourut en émigration à Hambourg (1800).

AIGURANDE, ch.-l. de cant. (Indre), à 19 kil. S. O. de la Châtre; 1,690 hab.

AIJ, une des 3 îles du groupe propre de Banda, où le muscadier se cultive.

AIK1N (John), littérateur anglais, 1747-1822, était frère de mistriss Barbauld. Après avoir exercé la médecine avec peu de succès, il se mit à écrire. On a de lui entre autres ouvrages des Mémoires sur les médecins de la Grande-Bretagne, 1780 ; une Description de l' Angleterre; une Vie d' Howard ; une Biographie générale, 10 vol. in-4, 1799-1815, et les Annales du régne de George III.

AILA, A1LAH ou AILATH. Voy. ælàna et akàbà.

AILHAUD (J.), charlatan du dernier siècle, mort en 1756, se disait chirurgien et chimiste. 11 est connu par une poudre qui porte son nom et à laquelle il attribuait la vertu de guérir toutes les maladies ; ce n’était qu’un mélange de résine, de scammonée et de suie. Il fit une fortune immense.

AILLAN-SUR-THOLON, ch.-l. de cant. (Yonne), à 17 kil. N. O. d’Auxerre; 800 hab. Draps communs.

A1LLY-IIAUT-CLOCHER, ch.-l. de c. (Somme), à 11 kil. E. d Abbeville; 800 hab.

ailly-sur-noye, ch.-l. de cant. (Somme), à 18 kil. de Montdidier; 1,000 hab.

A1LLY (d’), nom d’une famille noble de la Picardie, dont plusieurs membres adoptèrent la réforme. Charles d'Ailly de Picquigny, vidame d’Amiens, périt, ainsi que son fils, à la bataille de Saint-Denis, en 1567 , en combattant dans les rangs des protestants , C’est par une fiction toute poétique que Voltaire dans l’un des plus beaux épisodes de la Ilenriade arme le fils contre le père et les fait périr tous deux à la bataille d’ivry, qui ne fut livrée qu’en 1590 23 ans après la mort de Charles d’Ailly.

ai ll Y’ (Pierre d’), Petrus de Aliaco, célèbre docteur, surnommé l’Aigle de la France et le Marteau des Hérétiques, né à Compiègne en 1330, d’une famille obscure, mort en 1420, parvint par son mérite à être successivement grand-maître du collège de Navarre (1384), chancelier de l’université de Paris, aumônier et confesseur du roi Charles VI, évêque de Cambray, et enfin cardinal (1411). il se distingua aux conciles de Pise et de Constance, et démontra

A IRD — 2

!a nécessité d’une réforme dans l’église. Il fut légat du pape, d’abord en Allemagne, puis à Avignon. 11 joua un grand rôle dans les disputes philosophiques de son temps, et fut un des plus ardents défenseurs du nominalisme. Ses traités philosophiques et théologiques ont été imnrimés à Strasbourg, 1490, in-fol.

AILSFORD (Kent) , sur laMedway, à 40k. S. E. de Londres. Le saxon Hengist y battit les Bretons en 455,

AIME, Axima, bourg de France (Savoie), ch.-l. de cant. de Pair, de Moutiers, près de l’Isère, sur 3 torrents, à près de 760 m.de hauteur. Antiquités.

AIMOIN, chroniqueur français, né à Villetranche en Périgord, vers 950, mort en 1008, entra chez les Bénédictins de Fleury-sur-Loire, et y fut disciple de l’abbé Abbon. Il est l’auteur d’une Histoire des Français , divisée en 5 livres, dont les 3 premiers vont jusqu’à la 16e année du règne de Clovis II ; les 2 derniers paraissent être d’une main étrangère. Cette chronique a été publiée par Nicot.

AIMON. Voy. aymon.

AIN, Danus, Idanus , Ens, petite riv. de France, a sa source dans le Jura, près deNozeroi, passe à Nozeroi, Pont-d'Ain, reçoit la Bienne qui vient des environs de Saint-Claude, traverse le dép. de l’Ain, auquel elle donne son nom, et se jette dans le Rhône, à 35 kil. au-dessus de Lyon, après un cours de 168 kil. du N. E. au S. O.

ain (dép. de 1’), dép.-frontière, entre les États sardes et îa Suisse à l’E., les dép. du Jura au N., de Saône-eb-Loire à l’O., de l’Isère au S. ; ch.-l. Bourg. Il est formé de la Bresse, du Bugey, delaprincipautéde DombesetdupaysdeGex,eta 5,392 kil. carrés ; popul. 346,188 hab., dont une grande partie se compose de montagnards qui émigrent chaque année au nombre de 7,000 environ. Le Rhône et la Saône bornent ce dép. de 3 côtés ; l’Ain le traverse. L’ancienne principauté de Dornbes y forme un vaste plateau semé d'étangs et malsain ; on y pêche beaucoup de poissons, que l’on envoie à Lyon. — Le dép. de l’Ain a 5 arr. (Bourg, Belley, Gex, Nan tua, Trévoux) ; 35 cant., 413 comm.; il fait partie de la 8ediv. milit., dépend de la cour imp. de Lyon et a un évêché à Belley.

AIN -MARDI ou AIN-MAITHIE, ville d’Afrique, au S. de l’Algérie, de l’autre côté de l’Atlas, à 27 myr. S. d’Alger, était le siège d’un chef arabe longtemps indépendant, qui ne fut soumis qu’en 1852.

AINOS, peuple aborigène des îles Kouriles et Tchoka dans l’Asie orientale, et soumis au Japon. Ils parlent une langue particulière.

A1NSA, ville d’Espagne (Saragosse), sur la Cinca, à 40 kil. N. de Barbastro; autrefois capitale du royaume de Ribagorce (vers l’an 1035, etc.), puis résidence des rois d’Aragon.

AINSWORTH (Robert), grammairien anglais, né à Woodyale, près de Manchester, en 1660, mort en 1743, dirigea avec succès plusieurs écoles de Londres, et composa plusieurs ouvrages classiques qui eurent une grande vogue. Le plus connu est son Dictionnaire latin-anglais, publié pour la première fois en 1736, in-4, souvent réimprimé avec des additions et stéréotvpé en 1830. Il se livra aussi avec ardeur à l’étude" des antiquités. — Il y a eu sous Élisabeth un théologien non-conformiste du nom d’Ainsworth qui a mené une vie assez agitée et qui a laissé des commentaires sur l’Ancien Testament. Mort en 1629.

AINTAB, Antiochia ad TaurumonDeba,\.deTurquie asiatique, à 77 kil. N. d(Alep, par 35° 13’ long. E., 37° 5’ lat. N. On lui donne 20,000 hab. Quelques fortifications ; air très sain, mais tremblements de terre fréquents. Antiochia ad Taurum était la capitale d’un petit royaume établi par les Romains lors de la réduction de la Syrie en prov. romaine. Prise par Timour-Leng en 1400.

A1RDREE, ville d’Ecosse (Lanark), à 18 kil. E. de Glascow ; 4,860 hab. Filature de coton, forges, distillerie.

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