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basa de celte réforme. On lui doit aussi un règlement relatif aux monnaies, qui, depuis Henri VIII, avaient été altérées. Elisabeth, pour le récompenser de ses services, le eréa baron de Durleigh en 1571. En 1588, il conclut un traité très avantageux pour l’Angleterre, entre Élisabeth et les états de Hollande. — Son fils, Robert Cécil, ministre sous Élisabeth et . Jacques 1 , fut envoyé auprès de Henri IV, roi de 'France, pour traiter de la paix avec l’Espagne. Il contribua beaucoup à la mort du comte d’Essex. Il fut continué dans le ministère par Jacques I, comblé par lui de faveurs, et fait comte de Salisbury.

CÉCILE (sainte), vierge et martyre, vivait en Sicile, selon Fortunat de Poitiers, et mourut pour la foi vers 176 ou230 Les musiciens ont choisi sainte Cécile pour leur patronne, parce qu’en chantant les louanges de Dieu elle s’accompagnait d'un instrument. On célèbre sa fête le 22 novembre.

CECIL1US STATIUS. Voy. cæcilius.

CËCINA. Voy. cæcina.

CECLAVIN, ville d’Espagne (Badajozy, à 16 kil. N. E. d’Alcantara ; 3,000 hab.

CÉCROPS, fondateur d’Athènes, était originaire de Sais en Egypte. Il aborda avec une colonie dam l’Àttique vers l'an 1643 avant J.-C., et fonda une partie des douze bourgades dont Athènes devint plus tard la capitale. 11 établit le tribunal de l’aréopage, répandit le culte de Minerve et de Jupiter, enseigna aux habitants de l’Attique l’agriculture, et introduisit parmi eux les mariages et les sépultures. Il mourut vers l’an 1594.

CÉCUBE, Cœcubus mons, coteau d’Italie, dans le Latium , entre Terracine et Gaète ; produisait jadis des vins exquis.

CÉDAR, ville de l’Arabie Déserte, dans le voisinage de la Palestine, doit son nom à Cédar, fils d’ismaél, son fondateur. On nomme quelquefois dans la Bible pays de Cédar toute l’Arabie Déserte. — Plusieurs villes et petites riv. des États-Unis portent ie même nom, une entre autres dans i état de Virginie.

CEDRËNUS (George), moine grec du xi* siècle, suivant la prétace de Xylander, est auteur d’une chronique qui s’étend depuis Adam jusqu’à Isaac Comnène (1057), et que l’on trouve dans la Byzantine. C’est une compilation sans critique.

CËDRON, torrent de Judée, à l’E. de Jérusalem, coulait dans une vallée profonde et tombait dans le lac Asphaltite.

CEELATHA, 19e campement des Israélites dans le désert. C’est là que périrent Coré, Dathan et Abiron.

GEFALII, Cephalœdis, ville de Sicile, sur la côte N., à 62k. E. S. E. de Palerme; 9,000 hab. Évêché.

CEÎLLIER (Remi), savant bénédictin, né en 1688 h Bar -le -Duc, et mort en 1761, à l’abbaye de Flavigny, dont il était prieur titulaire, est auteur d’une Histoire générale des auteurs sacrés et ecclésiastiques , Paris, 1729-63, en 23 vol. in-4, ouvrage savant et précieux, qui rivalise avec celui de Dupin sur le même sujet, et qui contient des analyses étendues de chaque auteur. On a publié en 1782 un 24e vol. qui se compose de tables.

CELANO, ville du roy. de Naples (Abruzze Ultérieure 2*), à 33 kil. S. E. d’Aquila; 2,200 hab.

CELano ( lac de ) , Fucinus lacus , dans l’Abruzze Ultérieure 2e; 16 kil. sur 22 : très poissonneux, entouré de montagnes. Voy. fucin.

CÉLÈBES, île de la Malaisie, dans le Grand Océan Equinoxial, entre 117° et 123° long. E. et entre 1° 30’ lat. N. et 5° 60’ lat. S. ; 800 kil. de long sur 240 kil. de large environ ; elle est découpée par de fortes échancrures qui la divisent en quatre grandes péninsules. Environ 2,000,000 d'hab. Le sol de celte île est de la plus grande fertilité; il produit en abondance toutes les plantes tropicales et les épices. Une grande partie de l’îie est couverte de forêts immenses, riches eu bois précieux, mais qui

servent de retraite à une foule d’animaux sauvages et féroces et de reptiles dangereux. Célèbes fut découverte et occupée partiellement d’abord par les Portugais (1525); elle fut prise ensuite, de 1660 à 1667, parles Hollandais qui la possèdent aujourd’hui presque tout entière. Leurs possessions se divisent : 1° en possessiotis immédiates , dites gouvernement de Macassar , et contenant le district de Macassar et les résidences de Bonthain, de Maros, de Manado (la plus importante de toutes ; elle relève immédiatement du gouverneur des Moluques) ; 2° en possessions médiates , comprenant la plus grande partie de I’île, et subdivisées en une foule de petits états protégés ou vassaux, dont les principaux sont: Boni, Ouajou (Waju), Louhou, Macassar, Mandhar, etc. Les naturels de I’île Célèbes, que l’on croit d’origine malaise, ont le teint cuivré ; ils pratiquent la polygamie, et ont embrassé le mahométisme depuis le xvi* siècle environ. — Célèbes donne son nom à un groupe d’îles dont les principales sont, après Célèbes, Sangir, Banea, Bouton, Xoulla, Salayer.

CELENDERIS, Kelendereh , ville de laCilicie T.ra? chéotide, sur la mer, entre les promontoires Anemurium et Sarpedonium, était, à ce qu’on croit, d’origine samienne. — Il y avait une Celenderis en Argolide, à 17 kil. S. E. de Trézène.

CÉLÈNES, Celœnœ, ville de Phrygie, jadis capit. de ce roy., sur leMarsyas, près du Méandre. Mi— das régnait à Célènes. Patrie de Marsyas.

CËLËNO, une des Harpies. Voy. harpyies.

CÉLÈRES (du latin celer , prompt), corps de cavalerie d’élite, institué par Romulus pour lui servir de garde, se composait de 300 hommes (portés à 600 par Tarquin 1) . Ils furent remplacés par les chevaliers- CELESTIN I (saint), pape de 422 à 432, fit condamnerla doctr. de Nestoriusetenvoyades missionn. en Irlande. Onade lui des Lettres dans ia Collect. des lettres des papes de Constant. On le fête le 6 avril célestin u, pape, était Français et se nommait Gui du Chastcl avant son exaltation ; il succéda à Innocent II en 1143, et mourut l’année suivante.

célestin ni, connu d’abord sous le nom du cardinal Hyacinthe, pape de 1191 à 1198, fut élu à 86 ans. Il sacra l’empereur Henri VI, avec l’impératrice Constance; donna là Sicile à Frédéric, fils de Henri, à condition qu’il payerait un tribut au Saint-Siège; fit prêcher des croisades, et encouragea de tout son pouvoir ces saintes entreprises. Il reste de lui 17 Lettres dans le recueil de Constant.

célestin iv, Geoffroy de Castiglione , pape en 1241, mourut 18 jours après son élection.

célestin v (saint), nommé d’abord Pierre de Moron , né dans la Pouille , fut élu pape en 1294. Avant son élection , il était entré dans l’ordre des Bénédictins, et avait fondé un nouvel ordre qui porta son nom (Voy. célestins). Il vivait dans une cellule, livré aux plus dures austérités, lorsqu’on alla lui porter la tiare. Tout à fait inexpérimenté dans les affaires de ce monde , il sentit bientôt luimême son insuffisance, et abdiqua 5 mois après. Boniface VIH, son successeur, le retint enfermé au chat, de Fumone en Campanie, où il mourut deux ans après. Clément V le canonisa. On l’honore le 19 mai. Saint Célestin a laissé quelques Opuscules .

célestin, antipape, élu en 1 1 24 , ne garda le Saint-Siège que 24 heures, et le céda àHonoriusll.

CÉLESTINS, ordre religieux fondé en 1244 par Pierre de Moron, depuis pape sous le nom de Célestin Y, suivait avec de légères différences la règle de saint Benoît. Son premier monastère fut établi par Pierre de Moron au mont Magelle, dans l’A- Lruzze. Les Célestins furent introduits en France par Philippe-le-Bel en 1300. Cet ordre a été supprimé en 1778, à cause de la corruption qui s’y était introduite.

CÉLEST1US, hérésiarque, né dans la Campanie

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au ive siècle, partagea les doctrines de Pélage. Leurs partisans sont appelés Célestiens ou Pélagiens.

CÉLÉSYRIE, Cœlesyria, c.-à-d. Syrie creuse, nom donné primitivement à la profonde vallée comprise entre le Liban et l’Antiliban et que traverse le Léonte; dans la suite, ce nom s’étendit aux parages voisins. En 112 av. J.-C., la Célésyrie forma en faveur d’Antiochus de Cyzique, un état particulier qui avait pour ch.-l., Damas. La Célésyrie fait auj. partie des pachaliksde Tripoli et de Damas. CELLÆ NIGRÆ. Voy. cases noires.

CELLAMARE (Antoine giudice, duc de Giovenazzo, prince de), né à Naples en 1657, mort à Séville en 1733, fut nommé, en 1715, ambassadeur d’Espagne à la cour de France. Là il devint l’âme d’une conspiration formée contre Philippe d’Orléans, régent du royaume, et dont le but était de transférer la régence de France au roi d’Espagne Philippe V. Mais ce dessein fut découvert, et le prince de Cellamare se vit obligé de quitter la France. On trouve l’histoire de la conspiration dans les Mémoires de la Régence, Amst., 1749, 5 vol. in-12 CELLAR1US. Ce nom, qui n’est que le nom allemand Keller latinisé , a été porté par un assez grand nombre de savants allemands. Le plus célèbre est Christophorus Cellarius , philologue et érudit ," né en 1638 à Smalcalde en Franconie. 11 enseigna la philosophie et les langues orientales à Weissenfels, devint successivement recteur des collèges de Weimar, Zeitz, Mersebourg, et entin professeur d'élo-

Suence et d’histoire à Halle où il mourut en 1707.

utre un grand nombre d’éditions d’auteurs latins, on lui doit: Orthographia lalina ; Anlibarbarus, 1695; Breviarium anliquitaium romanarum ; Notitia or bis antiqui, Leipsick, 1701. Ce dernier ouvrage est le plus important de ceux de Christophorus Cellarius, mais il a été surpassé depuis par les travaux de Delisle et de d’Anville. 11 a été réimprimé en 1773, avec des additions de Schwartz. On en a publié un supplément sous le titre d Appendix, qui contient 18 nouvelles cartes, Leipsick, 1776.

CELLE, ch.-l. de cant. (Deux-Sèvres), à 7 kll. N. O. de Melle; 1,100 hab.

celle, ville du Hanovre. Voy. zell.

CELLINI (Benvenuto), orfèvre et sculpteur florentin, né en 1500, mort dans sa patrie en 1570. 11 signala sa bravoure en défendant le château Saint-Ange, assiégé par le connétable de Bourbon, qu’il tua, dit-on, lui-même d’un coup d’arquebuse. François 1 l’attira en France, le lit travailler pour le château de Fontainebleau et le combla de bienfaits. Cellini exécuta en marbre plusieurs ligures et en jeta quelques-unes en fonte. Parmi ces dernières, on remarque un groupe de Persée qui coupe la 1 été de Méduse ; et parmi les premières, un Christ pour la chapelle du palais Pitti. On a de lui : Traité sur la sculpture et la manière de travailler l'or, Florence, 1568; Y Histoire de sa vie, Naples, sans date, 1 vol. iu-4, et des Mémoires curieux, traduits par s t- Marcel, Paris, 1822, etparM. Léclanché. 1840, CELSE, Aurelius Cornélius Celsus , surnommé V Hippocrate latin et le Cicéron de la médecine , né à Rome ou à Vérone, d’une famille distinguée, vécut dans le i*r siècle de notre ère. On ne sait rien sur sa vie ; on croit qu’il exerça la médecine. 11 avait embrassé toutes les sciences, et avait rédigé une sorte d'encyclopédie dans laquelle, au jugement de Quintilien (Xll, c. n), il traitait avec un égal succès de l’agriculture, de l’art militaire et de la médecine. il ne nous reste de lui qu'un traité de médecine, De re medica ou De medicina, en huit livres, que l’on regarde comme l’ouvrage le plus précieux en ce genre que nous aient légué les Romains, et qui n’est pa3 moins remarquable par le style que par le fond des choses. Celse a surtout suivi Hippocrate et sclépiade; il paraît appartenir à la secte des Éclec¬

tiques. Son ouvrage a eu plus de 60 éditioni. Le* plus estimées sont celles de Léonard Targa, Padoue, Î769, avec de bonnes notes, réimprimée en 1785 à Le,yde;deTarga, Vérone, 1810, in-4,etd’Ed. Milligan, Londres, 1826. Celse aété trad. en fr. par H. Ninnin, 1753, Fouquier et Ratier, 1824, Des Étangs, 1846.

celse, Celsus, philosophe épicurien, qui vivait au n* siècle, sous Trajan et ses successeurs, avait composé , sous le titre de Discours véritable ( Dis cursus verus ), un ouvrage où il attaquait le christianisme naissant par les armes du raisonnement et par celles du ridicule, et qu’Origène crut devoir réiuter. L’ouvrage de Celse était écrit en grec ; il ne nous est pas parvenu, mais on en trouve des morceaux étendus dans la Réfutation de Celse par Origène. Ce philosophe fut lié avec Lucien, qui lui dédia un da ses dialogues, le Faux Prophète.

CELSIUS (Olatis), botaniste, théologien et orientaliste suédois, membre de l’académie de Stockholm, né en 1670, mort eu 1756. Charles XI lui lit fairo plusieurs voyages dans les principaux états de l’Europe, pour constater et déterminer les diverses plantes citées dans la Bible. Ses principaux écrits sont, dix-sept Dissertations, réunies sous le titre : Hierobotanicon, Upsal, 1745 et 1747 ; Amsterdam, 1748, in-8 ; le Catalogue des plantes des environs d’Upsal, 1732 et 1740, et plusieurs Dissertations sur la théologie, l’histoire et les antiquités. Celsius est le fondateur de l’histoire naturelle dans sa patrie ; il fut le premier maître et le protecteur de Linné, qui a donné à un genre de plantes le nom de Celsia.

Celsius (André), professeur d’astronomie à Upsal, né en 1701, mort en 1744, accompagna Maupertuis, Clairaut, Lemonnier dans leur voyage à Tornéo ; il fit élever à ses frais un observatoire à Upsal. On a de lui : Dissertatio de novo methodo dimeliendi dis -tanliam solis a terra, 1730; un Recueil de 316 observations d'aurores boréales, faites de i7l6 h 1732; Observ. pro figura telluris deierminanda in tiallia hah;,n>. Il eut l’idée du thermomètre centigrade.

CELTES, Celtce , grand peuple de la Gaule, issu de la race indo-germanique, qui à une époque fort ancienne semble s’être répandu de l’E. à l’O. dans la partie centrale de l’Europe, et avoir laissé sur si route diverses tribus, entre autres les Cimtnériens dans la Tauride, les Cimbres dans le Jutland, etdiverses peuplades de l’Illyrie ancienne, avant de se fixer en masses plus grandes dans la Gaule. Selon les uns, le nom de Call ou Gael ( Gallus ) est synonyme de Celtes demeurant dans la Gaule ; suivant les autres, il désigne la population indigène primitive avec laquelle les Celtes, qui ne seraient alors autre chose que les Kymris (Voy. ce moi\ partagèrent le pays. De la Gaule, les Gallo-Celtes ou les Celtes et les Galls réunis émigrèrent en Germanie, où ils occupèrent la Bohême, puis la Bavière; en Italie, dont presque toute la partie sept, prit le nom de Gaule Cisalpine, et où ils laissèrent les Lygurs ( Ligurie ) , les Isombra (Insubrie) et les Ombra (Ombrie) ; en Hispanie, où l’on trouve des Gaels purs, telsquelesCallaïques(Ga/tc<?et Portugal ) et les Celtiques, et des Gaels mêlés aux indigènes, les Geltibères ; dans la Grande-Bretagne, h. pava c»np«, la Calédonie et l’Hiberôie.

CELT1BÈRES, Celtiberi, peuple de l’Hispanie(Tanv raconai.se), à l’E. des Carpetani, à 10. des Edetam occupait les sources de l’Anai(Guadiana) et du Tag et tous les lieux environnants. Place principale Bilbilis. Ils étaient, comme l’indique leur nom, da race mixte et composés de Celtes et d’Ibères.

CELTICUM promontorium. Voy. artabrum prom.

CELTIQUE, Celtica. Ce nom, donné d’abord vaguement à toute la Gaule Transalpine, désigna, au temps de César, la Gaule proprement dite, com prise entre le Rhône, la Garonne, l’Océan, la Seine, la Marne et la partie inférieure du Rhin. Au temps d’Auguste, on donna le nom de Gaule Celtique à

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l'ensemble des quatre Lyonnaises. Voy. lyonnaise.

CELTIQUES, Celtici , peuple de l’Hispanie (Lusitanie), entre l’embouchure du Tagus (Tage) et une partie du cours inférieur de YAnas (Guadiana). Leur pays répond à peu près à l’Alentéjo, plus une portion de l’Estramadure tant portugaise qu’espagnole, et une petite partie de l’Andalousie.

CELY, village du dép. de Seine-et-Marne , à 13 kil. S. O. de Melun; 620 hab. On voit aux environs un château bâti par Jacques Cœur en 1400.

CENCHRËES, Cenchreœ, auj. Kenkri , ville de la Grèce ancienne, sur le golfe Saronique, était un des deux ports de Corinthe.

CENCI, famille romaine célèbre par ses richesses, ses crimes et ses malheurs, se prétendait issue du consul Crescence : un de ses membres, fils d’un préfet de Rome, et préfet lui-même, suscita en 1075 une émeute contre le pape Grégoire VU et le retint captif.

Lepersonn. le plus fameux de cette fam. estFranç. Cenci, qui vivait au xvi® siècle. Ses mœurs étaient fort corrompues; il fut accusé plusieurs fois d’un vice infôme, et acheta ses juges à prix d’or. 11 avait quatre fils et une fille, la célèbre Béatrix Cenci; il les maltraitait cruellement ou les faisait servir à ses plaisire brutaux. On l’accuse même d’avoir fait assassiner les deux aînés. Révoltée de tant d’horreurs, Béatrix, sa fille, de concert avec deux de ses frères et Lucrèce, leur mère, fit assassiner François Cenci. Accusés de parricide, ils périrent tous quatre sur l’échafaud par la sentence de Clément VIII (1606). Ce triste événement fit une impression profonde sur le peuple de Rome, et pendant plusieurs siècles le nom de Béatrix Cenci s’est conservé dans les chants populaires. Le supplice des Cenci a été reproduit dans plusieurs tableaux dont le plus célèbre se voit aujourd’hui dans le palais Colonna,'à Rome, et a longtemps été attribué à Guido Reni. MM. Bouilly et Ant. Béraud ont fait entrer les aventures de Béatrix dans un drame intitulé : Guido Reni ou les Artistes.

CENDRES (mercredi des), premier jour du carême dans l’église latine, et le iendemain du Mardi- Gras. On l’appelait jadis caput jejunii, le commencement du jeûne. Chez les premiers Chrétiens, ce jour était celui où se faisaient les pénitences publiques; les pénitents se présentaient en signe d’affliction la tête couverte de cendres. Aujourd’hui, il n’y a plus de semblables pénitences, mais les fidèles se rendent à 1 église, où le prêtre leur fait une croix sur le front avec de la cendre, en prononçant ce verset de la Genèse (ni, 19) : Memento, homo, quia pulvis es , et in pulverem reverteris. « Homme, souviens-toi que tu es poussière et ouetu retourneras en poussière. » Cette cérémonie fut instituée par Grégoire 1.

CENE (du latin cœna , souper). Ce nom a été donné spécialement au dernier, souper que lit J.-C. avec ses apôtres rassemblés la veille de sa mort , dans lequel il mangea la Pâque avec eux et après lequel il institua l’Eucharistie. L’Eglise en célèbre la mémoire le jeudi saint. Comme, après la Cène, J.-C. lava les pieds aux 12 apôtres, il est d’usage aussi dans chaque éghse de laver les pieds ce jour-là à 12 pauvres. Nos rois anciennement accomplissaient eux-mêmes cette touchante cérémonie. — Léonard de Vinci et le Poussin ont représenté la Cène dans d’admirables tableaux. Ils ont tous deux choisi le moment où Jésus déclare à ses apôtres qu’un d’entre eux le trahira.

CEN EDA , Ceneta ou Cenitense Castrum , ville forte du roy. Lombard-Vénitien, à 68 kil. N. de Venise: 4,600 hab. Évêché.

CÉNEROTH, ville de Judée, dans la tribu de Nephtali, donna son nom au lac de Céneroth ou de Gsnesareih, dit aussi lac de Tibériade.

CENETA, ville de Vénétie, auj. ceneda.

CENIS (mont), mons Cineris ou Cinereus, mont Ci.tUnius } Sibenicum jugum , montagne des Alpes,

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