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CENT

dans les États sardes, à 50 kil. E. de St-Jean de Maurienne, à 17 kil. N. O. de Suse, forme le nœud des Alpes Cottiennes et des Alpes Grecques. Ses cimes les plus hautes atteignent 3,500 mètres. Le mont Cenis est un des passages des Alpes les plus fréquentés. Ce passage jusqu’en 1802 ne s’effectuait qu’à dos de mulet. Napoléon y a fait construire une superbe route qui mène de Lans-le-Bourg à Suse. 11 a aussi considérablement augmenté l’hospice du mont Cenis, fondé jadis par Louis-le-Débonnaire. — La tradition rapporte qu’anciennement d’immenses forêts couronnaient cette montagne, et qu’ayant été incendiées toutes à la fois, une énorme quantité de cendre couvrit les flancs du mont Cenis . d’où son nom Cinereus mons (mont de cendres).

CÉNOBITE (de cœnos , commun, et bios , vie). On nommait ainsi certains religieux qui vivaient ec communauté, par opposition aux anachorètes, qui vivaient séparés les uns des autres. Voy. moines.

CÉNOMANS, Cenornani, peuple de la Gaule Transalpine, dans la Troisième Lyonnaise, faisait partie de la confédération des Aulerques et occupait le pays qui forma plus tard le Maine oriental. Il avait pour capitale Suindinum ou Cenornani (auj. Le Mans). — Vers le iv« siècle avant J.-C., la plus grande partie des Cénomans fit une invasion en Italie, où ils déplacèrent les Euganei , et s’établirent au N du Pô, entre l’Adige et l’Adda. Le territoire qu’ils occupèrent correspond à peu près aux légations de Mantoue et de Brescia.

CENSEURS. On appelait ainsi à Rome certaine magistrats dont les fonctions ne consistèrent d’abord qu’à faire le cens ou le dénombrement des citoyens , et à évaluer leur fortune ; mais dans la suite leur pouvoir acquit une plus grande importance : ils furent chargés de surveiller les mœurs et d’infliger des notes de flétrissure aux chevaliers et aux sénateurs, et même d’exclure ces derniers des assemblées du sénat. Les premiers censeurs furent créés l’an 442 avant J.-C.; il y en avait deux, et leurs fonctions devaient durer 5 ans ; mais bientôt , dans la crainte qu’ils n’abusassent de leur autorité, on en limita la durée à un an et demi. Cette magistrature fut d’abord réservée aux patriciens, elle devint accessible aux plébéiens l’an 352 av. J.-C. La censure fut abolie sous Auguste ; toutefois les empereurs en exercèrent eux-mêmes les fonctions jusqu’à Vespasien; mais après la mort de ce prince on voit disparaître toute trace de cette magistrature. L’empereur Dèce voulut la rétablir, mais cette tentative n’eut paa de résultat.

CENSORINUS, grammairien latin du m« siècle, vivait sous Alexandre-Sévère et ses successeurs. De ses divers ouvrages, il ne nous reste qu’un traité De die natali , qu’il composa à l’occasion de l’anniversaire de la naissance d’un de ses amis. Ce livre traite de la naissance et de la vie de l’homme, des jours, Ides mois, des années, des rites religieux, et est fort précieux pour les usages de l’antiquité. Les meilleures éditions sont celles d’Havercamp, Leyde, 1743, avec d’amples commentaires, et de Gruber, Nuremberg, 1805. 11 a été trad. par J. Mangeart. 1843.

censorinus (App. Claud.), prit la pourpre sous Claude II en 269, et fut tué sept jours après par ses propres soldats à cause de sa rigueur extrême.

CENT ANS (guerre de). On donne ce nom à cette longue et sanglante rivalité qui divisa la France et l’Angleterre pendant lesxiv* et xv* siècles, de 1337 à 1453, sous les règnes dePhilippeVI deValois,de J eanll» de Charles V, de Charles VI et de Charles VII en France; d’Édouard III, de Richard II, de Henri IV, de Henri V et de Henri VI en Angleterre. Voy. France ( partie historique) , et galles (prince de) , BEDFORD, DUNOIS, JEANNE D’ARCjCRÉCY, etc.

CENTAURES , monstres demi-hommes et demichevaux , nés , suivant l’opinion commune, dlxion

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