‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 24 sur 1261 · A1BE — 34 — ALBI · texte numérisé non relu

A1BE — 34 — ALBI

Après une résistance inutile, Albert se vit obligé d'accorder aux habitants de Magdebourg le libre exercice de leur culte. Albert mourut en 1645.11 avait fondé en 1506 l’université de Francfort-sur-l’Oder.

Albert de mecklembourg, roi de Suède, élu en 1363 , fut détrôné en 1389 , par Marguerite de Waldemar, reine de Danernarck, soutenue par la noblesse suédoise, qu’il avait exaspérée par sa conduite. Après avoir été retenu prisonnier pendant 5 ans, il rut renvoyé à Mecklembourg, où il mourut en 1412.

Albert d’aix, chanoine e* gardien de l’église d’Aix en Provence, ou plus probablement d’Aix-la-Chapelle, mort vers 1120. Il a écrit une relation de la première croisade (1095-1120), rédigée d’après les récits de témoins oculaires, et qui fut publiée pour la première fois en 1584, à Helmstaedt, par Reiner- Reineck, in-4, sous le titre de Chronicon Hierosolymiianum. Elle se trouve, traduite en français, dans la collection des Mémoires relatifs à l’histoire de France de M. Guizot, 1824.

albert-le-grand, philos. et théolog. scolastique, surnommé le Grand à cause de l’étendue de ses connaissances, était issu de la familledes comtes de Pollstaedt. 11 naquis, ù Lavingen en Souabe l’an 1193 ou 1205, étudia à Padoue, entra en 1221 dans l’ordre de St-Dominique,dontil devint par la suite provincial, et enseigna la philosophie avec un grand succès d abord à Paris, puis à Cologne. 11 fut nommé en 1260 évêque de Ratisbonne ; mais il se démit au bout de trois ans de son évêché pour se retirer à Cologne, et s’y livra tout entier à l’étude. Il mourut dans cette ville en 1280. Albert-Ie-Grand posséda toutes les sciences cultivées de son temps ; sa réputation de savoir était si grande qu’il passait pour magicien, quoique cette opinion n’eût aucun fondement. Son principal mérite est d’avoir fait connaître et commenté les ouvrages d’Aristote, dont la plupart étaient restés inconnus depuis des siècles ; il les étudia dans des traductions faites sur l’arabe. Ses oeuvres ont été recueillies par Jammy, Lyon, 1651, 21 vol. in-iol. Albert eut des disciples fort distingués, entre autres le célèbre saint Thomas d’Aquin.

Albert, anti-pape. Voy. pascal ii.

ALBERT DE LUYNES. Voy. LUYNES.

Albert durer, peintre. Voy. durer.

ALBERTI, nom d’une des plus anciennes familles de Florence, qui disputa longtemps le pouvoir aux Médicis et aux Albizzi, et se fit remarquer par son zèle pour l’égalité républicaine. Le plus célèbre personnage de cette famille est Benoît Alberti , qui en 1378 renversa la faction des Albizzi. Renversé à son tour, en 1382, par les Albizzi, il mourut en exil.

alberti ( Léon-Baptiste ) , célèbre architecte de Florence, issu de l’antique famille des Alberti, 1398-1484 , se distingua aussi dans la peinture, ia sculpture, la littérature et les sciences. Il a laissé sur l’architecture des ouvrages qui lui ont mérité le titre de Vitruve moderne. 11 a composé en outre des traités de morale, des poèmes et des fables. Plusieurs de ses écrits sont en latin. Son principal ouvrage est le traité De re œdificatoriâ , publié pour la première fois à Florence, 1485, in-fol., traduit en italien par Gopino Bartoli, 1560, et en français par Jean Martin, 1553, in-fol.

alberti (Léandre), provincial des Dominicains, né A Bologne en 1479, mort en 1652, a laissé, entre autres écrits, une histoire de son ordre, De viris illustribus orditiis Prœdicatorurn, Bologne, 1517 ; une Histoire de Boloqne, en italien, dont une partie seulement a été publiée, Bologne, 1541 ; et une Description de l'Italie , en italien, Bologne, 1560.

albkrti de villanova (François d’), auteur d'un Dictionnaire Italien- Français très estimé, né à Nice en 1737, mort à Lucques en 1800, a donné luimême 4 éditions de son Dicnorw.;ladernièreest de 1796, Marseille, 2 vol. in-4. 11 a publié en outre

Dizionario universale critico enciclopedico délia lingna italiana , Lucques, 1797 ; réimprimé en 1805, ibid , 6 vol. in-4.

ALBERT1NE (ligne), branche cadette de la maison de Wettin, règne depuis trois siècles sur la Saxe. Elle tire son nom d’Albert, qui était fils de l’électeur de Saxe, Frédéric II, et qui hérita d’une partie des états de ce prince en 1485.

ALBERTVILLE. Voy. I’hospi.tal.

ALBI et Al.BIGA. Voy. alby.

ALBIGEOIS (T), partie du grand gouvernement de Languedoc, à 10. des Cévennes, entre cette chaîne, le Rouergue, le Quercy, l’Armagnac et le H. -Languedoc. Alby en était le ch.-l. Il forme l’arr. d’Alby et partie de celui de Gaillac (Tarn).

ALBIGEOIS (les). On réunit sous ce nom, au xir siècle, tous les hérétiques du midi de la France, qui étaient la plupart imbus des erreurs des Manichéens; ils étaient répandus en Languedoc et en Provence, et occupaient principalement les villes d’Alby (d’où ils prirent leur nom), de Béziers, Carcassonne, Toulouse. Rlontauban, Avignon. Ils étaient soutenus par Raymond, comte de Toulouse, et Roger, vicomte de Béziers. Le pape Alexandre III les excommunia ai? 3e concile de Latran, 1179; Innocent III prêcha contre eux une croisade à la tête de laquelle il plaça Pierre de Castelnau. 1204, puis les légats Milon et Arnaud Amalric, ainsi que Simon de Muntfort; les croisés s’emparèrent en 1209 de Béziers et y massacrèrent 60,000 h., parmi lesquels se trouvaient des catholiq.; Carcassonne ne tarda pas à tomber aussi entre leurs mains. En 1215, le comte de Toulouse fut dépouillé de ses états qui furent donnés à Simon de Montfort. En 1219 commença une nouvelle croisade qui fut commandée par Louis, fils de Philippe-Auguste (Louis VI 11) : ce prince s’empara d’Avignon en 1226. Les Albigeois furent presque entièrement exterminés dans ces guerres; ce qui en restase confondit av. lesVaudois. — On les nomme aussi Cathares (purs).

ALB1NGAUNUM. Voy. albenga.

ALBI NO, ville du roy. Lombards-Vénitien , à 9 kil. N. E. de Bergame ; 2,200 hab. Aux environs, bel al-

t pp marhrp noîr

ALBINOVANUS "(C. Pedo), poëte latin du siècle d’Auguste, ami d’Ovide. 11 reste de lui deux Élégies, la lre sur la mort de Drusus, la 2e sur celle de Mécène, et quelques fragments d’un Voyage de Germaniens dans l’Océan septentrional. Les fragments d’Albinovanus ont été publiés par Th. Gora«îe (J. Leclerc), cum notis varior., Amsterdam, 1703, in-12.

ALBINTEMELIUM. Voy. vintimille.

ALB1NUS (Dec. Clodius Septimius), général des armées romaines sous les empereurs Marc-Au-^ rèle et Commode. A la mort de Pertinax, l’an 193, il se fit proclamer empereur en même temps que Septime-Sévère. Les deux rivaux parurent d’abord se concilier, et partager l’empire ; mais ils se firent bientôt la guerre. Albinus, après quelques avantages, fut défait complètement auprès de Lyon, l’an 197, et Sévère, devant lequel il fut amené prisonnier, lui fit trancher la tete.

albinus, nom d’une famille allemande qui a fourni plusieurs médecins distingués. Son vrai nom était Weiss, qui veut dire blanc , et qu’on latinisa par celui d 'Albinus. — Le l*r de ce nom, Bernard Albinus, né en 1653, à Dessau principauté d’Anhalt, mort en 1721, enseigna la médecine avec distinction à Francfort-sur-l’Oder et à Leyde. On a de lui, entre autres mémoires, De corpuscules in sanguine contentis; De tarentule mira, etc. — Son fils, Bernard- Sigefroy Albinus, né à Francfort-su r-l’Oder en 1697, mort en 1770, étudia sous Boerhaave et Rau , enseigna pendant 59 ans à Leyde l’anatomie et la chirurgie avec le plus grand succès, et publia plusieurs traités d’anatomie, remarquables par leur exactitude; ce sont : De ossibus corporis huma/ii.

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LugduniBatav., 1726 et 1762, in-8; Historiamusculorum, Lugd. B., 1734, in-4. — Christophe-Bernard Albinus, frère du précédent, professa à Utrecht, et publia De anatome errores detegente in medicina, Utrecht, 1723, in-4 ; Specimen anaiomicum inteslinorum , etc., Lugd. B., 1722, in-4.

ALB1QEC1 eu ALBICI, peuple de la Gaule, faisait partie des Ligures transalpins et habitait chez les Salluvii (dans la 2* Narbonnaise). Au temps de César, on les appelait Reii, et ils devaient avoir pour capitale Albiosc, lieu voisin de Riez (B.-Alpes).

ALBION, était le nom de la Grande-Bretagne, ou plutôt de la côte S. et S. E. de la Grande-Bretagne, dans le langage des indigènes au temps de César. Ce nom s’est conservé longtemps, même après la domination romaine, et il est encore d’usage en poésie.

Albion (nouvelle-), nom donné par Drake à la Californie et à la côte N. O. de l’Amérique N. ou Nouvelle-Californie, etc. ; il est aujourd’hui restreint à la côte qui s’étend entre les 43 et 48° lat. N.

ALBIS, petite chaîne de mont, en Suisse (Zug), le long de la Silil et à l’O. du lac de Zurich.

albis, auj. I’elbe. Voy. elbe.

ALB1US mons , chaîne qui unissait les Alpes Carniques au Scardus (Tchar-dagh) :auj. les monta Dinariques et Glioubotin.

ALB1ZZ1, famille puissante de Florence, qui pendant les xiv* et xve siècles rivalisa avec celles des Médicis et des Alberti. Pierre Albizzi, chef de cette famille, eut la principale part à l’administration de 1372 à 1378, et périt victime de la faction opposée au moment où il se croyait sûr de l’exclure à jamais du pouvoir. Son neveu, Thomas ou Maso Albizzi, ramena sa famille au pouvoir, gouverna avec gloire de 1382 à 1417, et vengea la mort de son oncle. Renaud Albizzi, fils de Maso, parvenu au gouvernement en 1429, entraîna Florence dans de folles entreprises et fut exilé en 1434. Avec lui finit l’importance de cette famille.

albizzi (Barthélemy), Franciscain, né à Rivano en Toscane, mort en 1401, publia en 1399, sous le titre de Conformités de saint François avec Jésas-Clirist, un livre fort singulier, dans lequel il égale le chef de son ordre au fils de Dieu, ei qui excita de grands scandales.

ALBOIN, roi des Lombards, 561-673, régnait d’abord dan3 le Norique et la Pannonie (Autriche et Hongrie) ; en 568, il s’empara du nord de l’Italie et y fonda le royaume lombard. Rosemonde, sa femme, fille de Cunimond, roi des Gépides, qu’Alboin avait vaincu et mis à mo^t, le fit poignarder parce qu’il avait voulu l’obliger a boire dans le crâne de son père.

ALBON, Caslrum Albonis, vill. de France (Drôme), à 8 kil. N. ‘E. de Saint- Vallier. Jadis ch.-l. d’un vicomté dont les titulaires finirent par devenir les seigneurs du Dauphiné.

albon, maréchal de Saint-André. Voy. saint-andré.

ALBORDJ ou ELBOURZ, ch. de mont, de l’Iran, est parallèle à la côte sud de la mer Caspienne : pics très hauts, dont le principal, l’Abordj proprement dit, a 6,400 mètres. L’Albordj était la mont, sainte des Persans : ce fut, suivant les traditions, la retraite de Zoroastre, et elle joue un grand rôle dans les my thologies locales. Il semble que la position de l’ Al— bordj varia avec le pays occupé par ces peuples et qu’il y eut plusieurs montagnes saintes. Tout semble annoncer qu’il faut chercher l’Albordj primitif sur les sommets de l’Himalaya. Dans la marche des peuples iraniens vers l’Occident, l’Albordj, comme toutes les dénominations locales de leur première patrie, marche pour ainsi dire avec eux.

ALBORG , ville du Danemarck. Voy. aalborg.

ALBORNOS (Gilles-Alvarez Carillo), archevêque de Tolède, né à Cuença vers 1300, fut à la fois homme d’état et homme de guerre, et jouit d’un grand crédit à la cour d’Alphonse XI , roi de Castille, auquel il

avait sauvé la vie à la bataille de Tarifa. Ayrnt été disgracié par Pierre-le-Cruel, successeur d'Alphonse, il se réfugia auprès du pape Clément VI, qui régnait à Avignon ; ce pape le fit cardinal. Innocent VI, son successeur, le chargeade faire rentrer sous son obéissance Rome et tout le patrimoine de saint Pierre. Albornos réussit parfaitement dans cette difficile entreprise, et ramena dans Rome Urbain V, suce, d'innocent. Il m. en 1367, à Viterbe, où il s’était retiré.

ALBREDA, comptoir du Sénégal, sur la Gambie, prcsdesonemb.Cédéen 1857 auxÂngl. par laFrance.

ALBRET ou LEBRET, Leporeium , petite ville de France (Landes), à 24 kil. N. de Mont-de- Marsan ; 1 .018 hab. Jadis ch.-l. du vicomté d’Albret.

albret (vicomté d’), en Gascogne, un des 4 vicomtés des Landes, le plus au N. de tous, entre le Cabaret, le Marsan , etc. Chef-1., Albret. Terroir sablonneux ; forêts remplies de lièvres , d’où les noms de Leporetum, Lebret , et par corruption Albret.

albret (duché d’ ), érigé par Henri 11, en 1558, pour Antoine de Bourbon; réuni à la couronne par Henri IV, et donné en 1661 par Louis XIV au duo de Bouillon, en échange de Sedan et Raucourt. Il comprenait l’ancien vicomté d’Albret, plus celui de Tartas et quelques terres du Condomois et du Baizadois. Ch.-l., Nérac; autres places: Casteljaloux, Castelmoron, Albret, Tartas.

ALBRET (maison d’), une des plus nobles maisons du midi de la France, dont le chef est Amanjeu, sire d’Albret, qui vivait dans le xi* siècle, et dont les membres les plus connus sont : Arnaud Amanjeu, sire d’Albret, et vicomte de Tartas, qui épousa Maruerite de Bourbon, belle-sœur du roi Charles V ; — harles, fils du précédent, sire d’Albret, comte de Dreux et vicomte de Tartas, cousin de Charles VI par sa mère, qui fut fait connétable de France en 1402, et destitué en 1411 pas la faction des Bourguignons; rétabli dans sa charge trois ans après, il commanda l’armée française à la fatale journée d’Azincourt (14 15) et y perdit la vie ; — Jean d’Albret, qui devint roi de Navarre en 1494, par son mariage avec ’hêritièrede ce royaume(Foy. Jean); — Jeanne d’Albret, fille de Henri II , roi de Navarre , petite-fille de Jean et mère de Ilenri-le-Grand {Voy. Jeanne); — César-Phœbus d’Albret, comte de Miossans, qui fit ses premières armes en Hollande sous Maurice J’Orange, et qui devint ensuite maréchal de France en 1663. Il mourut en 1676, ne laissant qu’une fille; avec lui s’éteignit le nom d’Albret.

ALBUCASIS. Voy. aboiil-cacem.

ALBUERA ou ALBUHERA, vill. d’Espagne (Estramadure), à 22 kil. S. E. de Badajoz. Victoire remportée en 1811 par le maréchal Soull sur le général Beresford , commandant les Anglo-Espagnols.

ALBUFEIRA, ville de Portugal (Algarve), à 35 kil. O. de Faro ; 3,000 hab. Port où entrent les plui grands navires; citadelle, batteries.

ALBUFÉRA , lac d’Espagne , au S. de Valer.c», et tout près de la Méditerranée , avec laquelle ij communique. Il a 44 kil. de tour. 11 est très poissonneux. Suchet a reçu le titre de duc d’Albuféra pour avoir battu près de ce lac et sous les murs de Valence le général Rlake, qui capitula le 9 janv. 1812.

ALBUFERA ( le duc d’ ). Voy. suchet.

ALBULA, nom primitif du Tibre ( Vuy. tibre), est commun du reste à beaucoup d’autres riv. delà région des Alpes et des Apennins.

albula (mont), en Suisse ( Grisons ), fait partie des Alpes rnétiennes, et donne naissance à la riv. d’Albula, qui se jette dans le Rhin à Tusis.

ALBULÆ ou ALBUNEÆ aquæ , auj. Bains de Tivoli , à 4 kil. de Tibur (Tivoli).

ALBUQUERQUE (Alph. d’), surnommé le ifars portugais , vice-roi des Indes orient., ne â Lisbonno en 1452, d’une famille qui tirait son origine dos

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rois de Portugal. C’est lui qui créa la domination des J 13,000 hab. Aux environs, ruines de Ségest*. Portugais dans l’Inde. Son premier exploit fut la ALCANTARA, c.-à-d. en arabe le pont, Norba conquête de Goa (1510), place très importante, dont Cœsarea des anciens, ville d'Espagne, à 116 kil. il fit le centre de la puissance et du commerce des N. O. deMérida, par39°44’ lat. N., sur la rive gauche Portugais en Orient. Bientôt après il soumit le reste du Tage ; 3,000 hab. Beau pont en pierres (construit lu Malabar, Ceylan, les îles de la Sonde et la près- sous Trajan). Draps communs; commerce ae laines, qu’île de Malaca; en 1614 , il s’empara d’Ormuz, Alphonse lX, roi de Castille, la prit sur les Maures à l’entrée du golfe Persique. Il devint si puissant en 1 2 1 4 . Ch.-l. de l’ordre militaire d’Alcantara que les peuples et les monarques de l’Orient lui alcantara (ordre d’), ordre militaire institué en faisaient demander l'alliance et la protection du 1214 par Alphonse IX, roi de Castille , en mémoire Portugal. Albuquerque était actif, prévoyant, sage, de la pr^se d Alcantara sur les Maures. Les memhumain , juste et désintéressé ; ses contemporains bres de cet ordre sont soumis à la règle de Saintlui ont donné le glorieux surnom de Grand. Il mou- Benoît, et portent un poirier sur leur écusson, parrut à Goa en 1616, au moment où il allait revenir ceque les premierschevaliers choisis par Alphonse IX en Europe. 11 fut calomnié près de son souverain, faisaient partie de Y ordre du Poirier, institué en 1176 et eut la douleur de se voir remplacé dans la vice- par Fernand Gomez. La grande-maîtrise de cet orroyauté des Indes par Lopès-Soarez , son ennemi dre a été réunie à la couronne sous Ferdinand et personnel. Son fils Blaise-Alphonse d’Albuquerque Isabelle. 11 avait pour ch.-l. Alcantara. a publié les Mémoires de ce grand homme, Lisb., ALCAZAR. Voy. alcaçar.

1676, in-f. — Il y a eu quelques personnages moins ALCEE, Alcæus , père d'Amphitryon , l’époux célèbres de la même famille. Nous citerons don d’Alcmène, était fils de Persée et fut grand-père Juan-Alphonse d’Albuquerque, qui fut d’abord le d’Hcrcule, qui prit de lui le nom d 'Alcide. Il réministre et le favori de Pierre-le-Cruel , roi de gnait à Tirynthe, vers le xiv* siècle av. J.-C. Castille (1360), et qui fut ensuite disgracié et prit alcée, fils d’Hercuie, que ce héros eut en Lydie de les armes contre son souverain; — Mathias d’AIbu- la reine Omphale, ou, selon d’autres, deMalis ou de querque, général portugais qui fut envoyé au Brésil Jarda»ie , suivantes de la reine , fut la tige de la en 1628 pour défendre cette colonie contre les Hoi- 2e race des rois de Lydie (les Héraclides) , et comiandais, et qui, à son retour en Portugal, prit une mença à régner vers 1292 av. J. C. grande part à la révolution qui plaça sur le trône alcée, poète lyrique grec, de Mitylène, dans Pile la maison de Bragance. “ de Lesbos, florissait vers l’an 604 av. J. -G., et était

ALBURNUS mons, en Lucanie, est auj. Monte di contemporain de Sapho pour laquelle il éprouva, dit- Postiglione , dans le roy. de Naples (Principauté on, un amour malheureux, il se rendit redoutable citérieure). par ses vers satiriques et s’attira le courroux du ty-

ALBY , Albiga , ch.-l. du dép. du Tarn, sur le ran de Mitylène, Pittacus, qui l’exila. Il se rangea Tarn, à 698 kil. S. de Paris ; 9,367 hab. Belle dès lors parmi les ennemis de sa patrie, et s’arma cathédrale, hôpital Saint-Jacques, hôtel de la préf. ; contre elle; mais il abandonna lâchement ses armes archev.; collège communal ; industrie et commerce dans le combat et prit la fuite. Alcée composa, outre (surtout en blé et en vin). Aux environs, lamine- ses invectives contre les tyrans, des hymnes, des odes, rie, papeteries, fonderie de boulets, etc. Jadis ch.-l. des épigrammes. Les meilleursjuges, Horace, Quintides Ruteni provinciales (dans l’Aquitaine lre), puis du lien , font le plus grand éloge de ses poésies. Il ne comté d’Alby et enfin de l’Albigeois. Détruite deux nous en reste que quelques fragments épars dans fois , par les Sarrasins et lors de la croisade contre les Athénée et dans Suidas, et recueillis depuis par Albigeois. Il s’y tint un conc. en 1255 pour l’entière H. Etienne à la suite de son Pindure. Ces fragments extirpation de l’hérésie albigeoise. — L’arr. a 8 ont été publiésà Halle en 1810, par Th. Fr. Stange,. cantons (Alban , Monestiers, Pampelonne, Réalmont, in-8. ils ont été traduits en français par Coupé, Valderiès , Valence, Villefranche, plus Alby); 105 dans ses Soirées littéraires.

comm., et 84,929 h — Alby est la pat. de Lapérouse. ALCESTE, fille de Pélias, et femme d’Admète, ALC... ou ALCK.... Voy. alk. (Exemple: alcmaer, roi de Thessalie. Ce prince étant tombé malade, Voy. alkmaer.) Alceste consulta l’oracle , et le dieu répondit qu’il

ALCAÇAR DO SAL, Salacia, ville de Portugal mourrait si quelqu’un ne se dévouait à la mort à sa (Estramadure), à 48 kil. S. E. de Setubal. lmmen- place. Personne ne s’offrant, Alceste se dévoua elleses salines aux environs. Voy. Alphonse ii, roi de même. Hercule, pour reconnaître l’hospitalité qu’il Portugal. avait reçue d’Admète, entreprit de sauver Alceste:

ALCAÇAR-QUIVIR, c.-à-d. Grand-Palais, ville il descendit aux enfers, d'où il l arracha malgré Plude l’empire de Maroc (Fez), à 23 kil. E. de Larache; ton, et la rendit àson époux. Le dévouement d’Alceste par 12° long. O., 36° 6’ latit. N. On y voyait un fait lesujel d'une desplus belles tragédies d’Euripide, beau palais construit par Almanzor, roi de Maroc. ALCHINDIL’S. Voy. al-kendi.

Bataille livrée en 1578 aux Maures par le roi de ALCHIP1CHI, riv. du Pérou. Voy. amagnana. Portugal Sébastien, qui y périt. ALCIAT (îles), ou îles de CLARKE, groupe

ALCADE, nom tiré de l’arabe al cadi, le juge, et d'îles situées vers 64° lat. N., à l’entrée du déque portent en Espagne certains magistrats dont troit de Behring; découv. au xvm« s. par Dan. Clarke, les attributions tiennent à la fois de la police civile ALCIAT (André), célèbre jurisconsulte italien, né et de la police militaire, et répondent en partie à à Milan en 1492, fut nommé professeur de droit à celles de nos maires. Ils portent comme marque de Avignon en 1521, et retourna après quelques années leurs fonctions une longue baguette blanche. d'exercice à Milan. Son talent l'exposa à la jalousie

ALCALA, nom d’une douzaine de villes d’Espa- et aux persécutions des autres professeurs. Pour se gne, parmi lesquelles il faut remarquer: soustraire à leurs aüaques, il se réfugia en France,

alcala de hénakès, Compluium, sur le Héna- où François 1 lui confia la chaire de Bourges avec rès, à 23 kil. N. E. de Madrid : 5,700 hab. Patrie de 600 écus d'appointements; mais sur les instances du Cervantes. Célèbre université fondée en 1499 par duc de Milan, François Sforce , il retourna se fixer Ximénès, et la première après Salamanque ; arche- en Italie. 11 y professa successivement à Pavie, à vêché, cathédrale. Bologne et à rerrare, et mourut en 1550. Alciat fut

alcala la real, à 32 kil. S. O. de Jaen; un des premiers jurisconsultes qui s’occupèrent de 9,000 hab. Riche abbaye. Bataille en 1810 où les concilier l'étude de l’histoire avec celle des lois, et Espagnols furent défaits par les Français. d’éclaircir l'une par l’autre. Ses ouvrages ont été

ALGAMO , ville de Sicile, à 37 kil. E. de Trapani, ( imprimés à Lyon, 1560, 5 vol. in- fol.; à Bâle,

ALCM

1571, 6vol.in-f. ; h Strasbourg, 1616,4 vol. in-f. etc. Ils se composent principalement de traités de jurisprudence ; mais on y trouve aussi des travaux de critique et de philosophie estimés, et des ouv rages purement littéraires. Le plus connu de ce dernier genre est le poème des Emblèmes, Emblemuium libeltus, souvent imprimé à part, et traduit en vers français par J. Lefebvre (l536y; par Aneau (Lyon, 1549;, et par Claude Mignaut (1584).

ALCIBIADE, célébré général et homme d’état athénien, üls de Clmias, né l’an 450 av. J.-C., était neveu de Périclès. 11 conçut de bonne heure le projet de succéder à son oncle dans le gouvernement de la république. Pendant la guerre du Péloponèse, il conseilla aux Athéniens d’entreprendre la conquête de la Sicile, et se lit charger en 4i5 de cette expédition, qui fut si funeste à sa patrie. On l’accusa d’impiété pendant son absence ; on confisqua ses biens, et il se vit contraint de s’éloigner de sa patrie. 11 se retira d abord à Sparte, puis en Perse, auprès de Tissapherne , suscitant partout des ennemis aux Athéniens. Rappelé par eux en 407, il leur ût reprendre l’avantage sur les Spartiates; mais ayant de nouveau encouru la disgrâce de ses concitoyens, il se retira auprès de Pharnabaze, satrape persan, qui, à l’instigation de Lysandre, général lacédémonien , le fit périr par trahison, I an 404 av. J.-C. Alcibiade montra alternativement toutes les vertus et tous les vices; il suivit d’abord les r^çons de Socrate, puis il se livra à tous les excès. i.a souplesse de son caractère ne le rendit pas moins célèbre que sa beauté: à Sparte, il vivait en Spartiate; en Perse, il étalait tout le luxe d’un satrape. La vie d'Alcibiade a été écrite par Plutarque et par Cornélius Népos.

ALC1DAMAS, philosophe et rhéteur grec, disciple deGorgias, vivait vers 424 av. J.-C. Il reste de lui deux harangues ; 1 une d’Ulysse contre Palamède ; l’autre contre les rhéteurs du temps. On les trouve dans le recueil de Reiske, t. vin , p. 64. L’abbé Auger enadonné une traduction à la suitedecelle d’isocrate.

ALCI DAM I LIAS , général des Messéniens, qui , après la prise d’Ithome par les Spartiates, conduisit une colonie à Rhégiurn vers l’an 723 av. J.-C.

ALCIDE, nom fréquemment donné à Hercule, parce qu’il était petit-fils d’Alcée, roi de Tirynthe.Ce nom pourrait aussi être dérivé du grec alkê , force.

ALCIML, grand-prêtre des Juifs, 163 av. J.-C., osurpa cette dignité avec le secours d’Antiochus Eupator, roi de Syrie, malgré l’oppos. de Judas Macchabée, et attira les plus grands maux sur la Judée. 11 mourut d’une paralysie, après trois ou quatre ans de pontificat.

ALCiNOUS, roi des Phéaciens, dans l’île de Coreyre, accueillit Ulysse à son retour de Troie. Il avait des jardins magnifiques, qu’ Homère a célébrés dans l’Odyssée. Il avait pour fille la belle Nausicaa.

ÀLCINOUS, philosophe platonicien du IIe siècle, n’est guère connu que par une Introduction à la doctrine de Platon, qui a été traduite en latin par Marsile Ficin, Venise, 1497, et Paris, 1532; et par D. Lambin, Paris, 1507. Combes Dounous en a donné une traduction française, 1800, in- 1 2.

ALCJPHROiN, écrivain grec, qu’on croit du meo'i du IVe siècle après J.-C., a laissé des lettres su pposées écrites par des pêcheurs, des parasites, des courtisanes, etc., où l'on trouve des détails curieux sur les mœurs et les usages de la Grèce. Elles ont été publiées par Bcrgler, grec et latin, avec des notes, Leipsick, 1709 et 17 15, m-8, par J.-A. Wagner, Leips, 1798, 2vol. in-8,etpar Simler, 1 k 53, aveoiudcx. L’abbé Richard a trad. ces Leilrese n français, 1785, 3 vol.in-12.

ALC1RA, Sucro sous les Carthaginois, Sœtuoicula des Romains. Alyézirub des Arabes, ville d’Espagne (Valence), à 35 kil. S. O. de Valence, dans une île du Xucar ; 9,000 hab. Territoire fertile, mûriers.

ALCMAN poele grec, né à Sardos en Lydie, vers

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