CHAM
Agés de 40 ans et payer 1,000 fr. de contributions ■directes. Depuis 1830, ils furent élus pour cinq ans consécutifs ; il sutlisait d’avoir 30 ans et de payer oOO fr. de contributions. Les députés étaient au nombre de 459. Le roi convoquait chaque année la Chambre ; il pouvait la proroger ou la dissoudre; mais, dans ce dernier cas il devait en convoquer une nouvelle dans l’espace de trois mois.
chambre des lohds (Houseof Lords) ,\ a première des deux chambres du parlement anglais, se compose des pairs, héréditaires ou nommés par le roi. En 1820, le nombre des pairs était de 291 pairs anglais, de 16 pairs écossais et de 32 pairs irlandais; ce qui faisait 339 lords. L’introduction des pairs catholiques en 1 829 en a porté le nombre à 400. La Chambre des Lords admet dans son sein des pairs ecclésiastiques. Voy. parlement.
CHAMBRE DES PAIRS. Voy. PAIRS.
chambre étoilée, haute cour de justice en Angleterre, qui apparut pour la première fois sous Henri Vil (i486). Elle était composée des conseillers du roi, qui se réunissaient dans une salle ornée d’étoiles d’or; d'où lui vint son nom. Ce tribunal jugeait sans le concours d’un jury et sur le témoignage d’un seul témoin : aussi devint-il un instrument terrible entre les mains de Henri VIII et d’Elisabeth. 11 fut aboli par le Long-Parlement.
chambre introuvable, nom donné à la chambre des députés convoquée le 7 octobre 1815. Cette chambre s’est fait remarquer par ses efforts pour établir tfhe réaction royaliste et par son zèle excessif en faveur de l’aristocratie et du clergé. Elle vota l’établissement des cours prévôtales et prononça le bannissement de tous les Conventionnels qui avaient voté la mort de Louis XVI. Louis XVIllse vit obligé de la dissoudre (5 septembre 1816).
CHAMBROIS ou CHAMBRAY , Voy. broglie.
CHAMFORT (Sébastien-Roeh Nicolas, dit), poëte et littérateur distingué, né en 1741 en Auvergne, d’un père inconnu, fit ses études comme boursier au collège des Grassins à Paris, et remporta en rhétorique les premiers prix de l’université. 11 prit en entrant dans le monde le nom de Chamfort , à la place du simple nom de Nicolas qu’il avait porté jusque là, se fit de bonne heure connaître par des prix de poésie remportés à l’Académie, donna au Théâtre- Français quelques comédies qui réussirent, et s’attacha pour vivre à diverses entreprises littéraires. Sa réputation le fit rechercher du prince de Condé, qui le nomma vers 1776 secrétaire de ses commandements; il devint ensuite lecteur de madame Élisabeth, sœur du roi. A la révolution, il embrassa avec ardeur les idées nouvelles, quoiqu’il fût personnellement attaché à la famille royale; il se démît de son emploi , et se lia avec Mirabeau. Roland Je nomma en 1792 conservateur de la Bibliothèque nationale. Ayant osé blâmer les fautes et les violences du parti révolutionnaire, il fut arrêté et jeté en prison ; il essaya inutilement de se tuer. On le relâcha bientôt après, mais il mourut au bout de quelques semaines des suites des blessures qu’il s’était faites (avril 1794). Il avait été reçu à l’Académie en 1781. Ses écrits les plus estimés sont: Éloge de Molière, couronné (1769); Éloge de La Fontaine , 1774; La jeune Indienne , le Marchand de Smyrne, comédies. Mustapha et Zéangir , tragédie. Plusieurs de ses ouvrages se sont perdus, entre autres un Commentaire sur La Fontaine (il n’en a paru qu’une partie dans les Trois Fabulistes, 1796). Ses œuv. ont été rassemblées’ par Ginguené, 1795, 4 vol. in-8, et par M. Auguis, 1824, 5 vol. in-8, et réimpr. eu 1855 par E. Didier.
CHAMILLARD (Michel de), ministre de Louis XIV, fut d’abord conseiller au parlement de Paris. Une grande adresse au billard, jeu qu’aimait Louis XIV, fut. dit-on, la cause principale de son rapide avancement. En 1699. il fut nommé contrôleur-géné¬
ral des finances, et en 1701 il joignit à ce haut emploi le ministère de la guerre. 11 se servit de moyens odieux pour remplir le trésor, et les cris du public l’obligèrent à se démettre de ses deux emploig (1709). Il mourut en 1721, détesté du peuple, et pourtant estimé de ceux qui le connaissaient.
CHAM1LLY (Noël bouton, marquis de), maréchal de France, né à Ghamilly en Bourgogne, en 1636t mort en 1715, se signala en 1675 par la défense de Grave, qui dura 93 jours, et coûta 16,000 hommes au prince d’Orange, et reçutle bâton de maréchal en t703. Il avait servi sous Scliomberg en Portugal , en 1663 : il séduisit dans ce pays une jeune religieuse, et reçut d’elle des lettres passionnées, qu’il ne craignit pasdelivrer lui-même àla publicité : cesont lescélèb. Lettres portugaises. Du reste, il paraît que, sur les 12 lettres dont le recueil se coin pose, 7 sont supposées.
GHAMLY ou CHANALY, ville de l’Inde anglaise (Calcutta), à 26 kil. N. E. de Panipot; 3 kil. de tour. Grand bazar.
CHAMO (désert de), dans l’Asie centrale. Vog.KOBl.
ClIAMOUNI, dit aussi le Prieuré, b. de France (H.- Savoie), à 20 k. E. de Sallanches,dans une belle vallée; l,60ü h. Lavallée, située en vuedu Mont-Blanc, au S. E. de Genève et au S. O. du Valais , est traversée par l’Arve. Immenses glaciers, formés d’eaux qui descendent du Monî-Blanc: on distingue ceux des Bois, des Bossons, et la fameuse Merde glace, qui a près de 8 k.
CHAMOUSSET (Clément-Humbert piarron de), philanthrope, né à Paris en 1717, mort en 1773, était maître des comptes. 11 consacra sa fortune au service des pauvres et des malades, améliora le régime des hôpitaux, fit supprimer l’usage de réunir plusieurs malades dans un seul lit. Il fut nommé intendant-général des hôpitaux sédentaires de l’armée. On lui doit, en outre, plusieurs établissements d’utilité publique, entre autres celuidela petite poste.
CHAMP-AUBERT, village de France (Marne), à 22 kil. S. O. d’Épernay ; 170 hab. Victoire sanglante remportée par Napoléon, sur lo général russe Alsuvief, 10 février 1814.
champ-d’asile , territoire du Texas, à l’E. du Méxique, et à 40 kil. O. de Galveston. Des Français réfugiés voulurent y fonder une colonie sous la conduite du général Lallemand (1817); mais le vice-roi du Mexique, Apodaea, fit détruire cet établissement.
cham p-de— bort ou champs, ch.-i. de cant. (Gantai), à 26 kil. N. E. de Mauriac; 1,725 hab.
CHAMP-DE-CASSOVIE. Voy. CASSOV1E.
champ-deniers, ch.-l. de cant. (Deux-Sèvres), à 17 kil. N. de Niort; 1 ,200 hab. Foires pour les bestiaux.
champ-segré, ville de France (Orne), à 8 kil. N. E. deDomfront; 3,600 hab. Fonderie, forges, fourneaux.
CHAMP-DE-MAI et CHAMP-DE-MARS, nom que l’on a donné aux grandes assemblées des guerriers francs depuis la conquête des Gaules au Ve siècle, parce qu’elles se tinrent soit en mars (sous la Ie race) soit en mai (depuis 755). En latin on les appelait placita (plaids) ; les Francs leur donnaient le nom de mâls. Ces assemblées avaient un double caractère : elles étaient tantôt des revues militaires ou des réunions solennelles dans lesquelles tous les hommes libres venaient rendre hommage au chef suprême des Francs, et lui apporter leurs dons annuels; tantôt des réunions plus actives où le souverain convoquait soit les leuds et les guerriers pour les consulter sur quelque exjiédition militaire, soit Ica évêques pour régler leurs différends avec la roy’auté, ou pour prendre leurs conseils sur la direction des affaires de l’étal. Ces assemblées, tenues irrégulièrement sous les Mérovingiens, devinrent beaucoup plus fréquentes sous les premiers Carlovingiens; mais après Charles-le-Chauve, toute trace de cette institution disparaît.
champ-de-mai, nom donné à une fameuse assemblée tenue pendant les cent-jours au Champ-de-Mars.
3t l’imitation des anciens c’hamps-de-mai , et dans la-
Îuelle l’empereur Napoléon proclama, en présence es députations de tous les collèges électoraux et des corps de l’armée, l'Acte additionnel aux constitutions de l'Empire. Elle eut lieu le 1er juin 1 8 1 5.
champ-du-drap-d’or ou camp-du-drap-d’or. On a donné ce nom au lieu où se passa une entrevue célèbre entre François 1, roi de France, et Henri Vil I, roi d' Angleterre (1520). Il était situé en Flandre, entre les châteaux d’Ardres et de Guines, dont le
f>remier appartenait à la France, et le second à 'Angleterre. Ce nom lui fut donné à cause du faste
?ue les deux cours rivales y déployèrent à l’envi.
rançois I, dont le but était de gagner le roi d’Angleterre et de déjouer les intrigues de Charles-Quint, obtint par un traité la confirmation du mariage du dauphin de France avec Marie d’Angleterre; mais le card. Wolsey, ministre du roi d'Angleterre, acheté par Charles-Quint, prévint les effets de cette entrevue. CHAMP-DU-MENSONGE. Voy. OCHSFELD.
CHAMPAGNAG-DE-BEL-AIR, ch.-l. de canton (Dordogne), à 13 kil. N. E. de Bourdeille; 800 hab.
CHAMPAGNE, Campania en latin moderne, ancienne province de France, était bornée au N. par la Flandre française, les Pays-Bas autrichiens et la principauté de Sedan; à l’E., par la Lorraine; au S. E., par la Franche-Comté; au S., par la Bourgogne et le Nivernais, et à l’O. par l’île de France et la Picardie. Superficie, 280 kil. de long sur 200 de large. Chef-lieu, Troyes. Elle se divisait en 8 parties: Champagne propre, Châlonnais, Rémois, Rethelois, Vallage, Bassigny, Sénonais, Argonne. La Champagne propre se subdivisait en Haute- Champagne (villes principales: Châtillon-sur-Marne, Epernav, Aï, Vertus, Dormans), et Basse-Champagne (villes principales: Troyes, Arcis-sur-Aube , Méry-sur-Seine, Ramerupt). La partie orientale de la Basse-Champagne et le sud du Châlonnais, c.-à-d. le pays compris entre Vitry et Sézanne, porte vulgairement le nom de Champagne Pouilleuse , à cause de l’infertilité du sol et de la misère de ses habitants. La Champagne forme auj. les départ, de la Marne, de la H. -Marne, de l’Aube, des Ardennes, et en partie ceux de l’Yonne , de l’Aisne , de Seine-et-Marne et de la Meuse. Cette vaste contrée est toute en plaines (campi), sauf quelques hauteurs au N. et à l’E. (Voy. argonne.) La Seine , l’Aube, la Marne, l’Yonne, l’Aisne et leurs affluents arrosent la Champagne. On y trouve en abondance l’ardoise, la craie, la marne, etc. Le sol produit beaucoup de grains , de fruits , de légumes ; mais la Champagne est surtout oélèbre par ses vins blancs et rouges, et par ses vins mousseux, dits vins de Champagne. — La Champagne faisait sou3 l’empire romain partie des Lyonnaises lre et 4e et de la Belgique 2e. Les peuples qui l’habitaient étaient les Lingones, les Senones, les Tricasses, les Catalauni et les ftcmi . Après l’invasion des Barbares, elle fut partagée entre le roy. des Burgundes et celui des Francs, puis entre les deux roy. d’Orléans (Bourgogne francique) et de Metz (Austrasie). Au Xe siècle, elle échut à des comtes issus de la maison de Vcrmandois ; puis, quand cette dynastie s’éteignit, en 1020, elle fut le partage d’Eudes 11 ou Odon, petitfils de Thibaut-le-Tricheur (comte de Blois, Chartres, Tours, Beauvais et Meaux, et mort en 978), neveu du dernier comte de la maison de Vermandois. Deux fils du comte Eudes 11, Étienne et Thibaut III, donnèrent naissance à deux branches de la maison de Champagne : l’aînée posséda d’abord la Champagne et s’éteignit en 1125; la cadette, qui fut celle des comtes de Blois, Chartres et Brie, hérita en 1125 du comté de Champagne. Se divisant à son tour en il 52, cette branche produisit deux lignes: la 2e ligne de Blois et la ligne champenoise, qui eut la Champagne et la Brie. Henri 1 commença cette dernière
ligne ; Henri II, son fils aîné, devint roi de Chypre, puis de Jérusalem, et mourut en 1 197, laissant sou comté à Thibaut V, son frère; Thibaut VI le posthume régna après lui et devint roi de Navarre eu 1234. 11 eut pour successeurs, tant en Champagne qu’en Navarre, Thibaut VU ( Il en Navarre), Henri III (I), Jeanne 1. Celle-ci apporta la Champagne et la Navarre en dot à son époux Philippe-le-Bel, en 1284. Depuis ce temps la Champagne ne fut plus séparée de la couronne de France. Cependant la réunion officielle ne fut prononcée qu’en 1361.
champagne, ch.-l. de canton (Ain), à 15 kil. N de Belley ; 450 hab. Ane. capitale du Valromey.
champagne-mouton, ch.-l. de canton (Charente), à 19 kil. O. de Confolens; 900 hab.
CHAMPAGNE (thibaut, comtes de). Voy. Thibaut.
champagne (Philippe), peintre, né à Bruxelles en 1602, vint à Paris en 1621 pour s’y perfectionner sous le Poussin, et s’y fixa tout à fait. Ses talents lui méritèrent la place de l*r peintre de la reine et une pension de 1,200 liv. En 1648, il fut reçu membre de l’Académie de Peinture, puis nonv mé professeur, etenfin directeurdecet établissement. Son assiduité au travail lui avait donné une facilité surprenante, et la décence guida toujours son pinceau. 11 mourut en 1674. Il a laissé une multitude de morceaux estimés qui ornaient les édifices publics , les églises et les maisons particulières. Les plus connus sont: le Vœu de Louis XIII, le Réception des chevaliers du Si-Esprit , une Cène, la Madeleine aux pieds de J.-C. , les Religieuses. — Son neveu, J. -B. Champagne, s’est aussi distingué dans le même art ; il a le plus souv. trav. avec lui.
champagne (J. -Fr. ), né à Semur en 1751, mort à Paris en 1813, professa les belles-lettres à Louis- !e-Grand, et devint en 1791 principal de ce collège. II sut le conserver au milieu des troubles de la révolution et le dirigea jusqu’en 1810. On lui doit une traduction estimée de la Politique d’Aristote, 1797.
CHAMPAGNEY, ch.-l. de canton (H.-Saône), à 40 kil. N. E. de Vesoul ; 2,000 hab. Houille.
CHAMPAGNOLES, ch.-l. de canton (Jura) , à 27 kil. N. E. de Lons-le-Saulnier ; 3,146 hab, Grande tréûlerie, 4 forges.
CHAMPACNY (J.-B. nompère de), duc de Cadore, né à Roanne en 1756, mort en 1834 , était major de vaisseau à 26 ans. 11 fut, en 1789, député de la noblesse aux états-généraux, et se distingua par son éloquence et sa modération. Bonaparte l’appela au conseil d’état en 1800, le nomma en 1801 ambassadeur à Vienne, en 1804 ministre de Éintérieur, en 1807 ministre des relations extérieures; il conclut en cette qualité le traité de Vienne, 1809. Il rentra dans la vie privée à la restauration, et fut nommé pair en 1819. 11 avait été créé duc de Cadore en 1808.
CHAMPAUBERT. Voy. champ-aubert.
CHAMPCENETZ (le chevalier de), connu par son esprit, né en 1759 à Paris, neveu du gouverneurdes Tuileries, était officier aux gardes-françaises. Il attaqua la révolution avec l’arme du ridicule : il travailla avec Rivarol à plusieurs écrits de circonstance et eut la principale part à la rédaction de l’écrit périodique intitulé : les Actes des Apôtres. Il fut arrêté et mis à mort en 1794.
CHAMPEAUX , petit village du dép. de Seine-et- Marne, à 12 kil. N. E. de Melun ; 460 hab. Patrie du célèbre Guillaume de Champeaux, maître, pu» adversaire d’Abélard. Voy. Guillaume.
CHAMPEIX, ch.-l. de canton (Puy-de-Dôme), sur la Couze, à 10 kil. N. O. d’Issoire; 1,900 hab.
CHAMPFORT. Voy. chamfort.
CHAMP1ER (Symphorien), né à St-Symphorienle-Château dans le Lyonnais en 1472, fut 1er mérî.
du duc de Lorraine, et mourut à Lyon, où il avait été consul, en 1539. 11 est auteur d’un grand nombre d’ouvrages historiques, parmi lesquels on remarque les Chroniques de Savoie, 1516; la Vie de Bayard, 1525; La Nef des Dames vertueuses, ouvrage mêlé de prose et de vers, 1503 et 1515; La Nef des princes et des batailles, 1502, aussi mêlé de prose et de vers. On lui attribue le livre De tribus impostoribus .
CHAMP10NNET (Jean-Etienne), général français, né à Valence en 1762, mort en 1800, était fils naturel d’un avocat nommé Legrand. Il entra fort jeune au service et dut à sa valeur un avancement rapide. Nommé colonel après le combat d’Arlon, général de brigade en 1793, il contribua beaucoup à la victoire de Fleurus. Envoyé en 1798 en Italie il chassa de Rome l’armée napolitaine, conquit en peu de jours le roy. de Naples, et y établit la Rép. parthénopéenne ; mais au milieu de ses succès il fut arrêté par ordre du Directoire, à la suite d’un démêlé qu’il avait eu avec un commissaire du gouvernement, et se vit jeté en prison. Rappelé au commandement de l’armée d'Italie après le 30 prairial an vu, il fut d’abord vainqueur ; mais défait à Genola par les Austro - Russes , il ne put supporter cet échec et mourut de chagrin. Sa ville natale vient de lui élever une statue, oeuvre de Sappey; inaugurée en 1848.
CHAMPLA1N (Sam.), né au Brouage v. 1570, fondateur et gouverneur de Québec au Canada , partit en 1603, avec l’assentiment de Henri IV, pour jeter !es bases de cet établissement, et reconnut une partie du Canada. Il établit des relations avec les sauvages, etfondaenl6081av.de QuéLec, qui prit bientôt l’aspect d’une véritable colonie. 11 en fut nommé gouverneur en 1 620 ; mais il fut attaqué en 1 627 par les Anglais et obligé de capituler. En 1629 le Canada ayant été restitué à la France, Champlain reprit son commandement qu’il conserva jusqu’à sa mort, 1635. 11 a laissé son nom à un lac de l’Amérique septentr.
CHAMPLAIN (lac), lac des États-Unis, sur les confins du Canada, entre l’état de New-York et celui de Vermont ; 170 kil. sur 25. Ce lac reçoit le Missisqui, la Moelle et l’Onion , et se décharge dans le Saint- Laurent par le fleuve Richelieu ou Sorelle. Il fut découvert par Champlain, armateur de Dieppe (1608). Mac-Donough y détruisit une flotte anglaise (1814).
CHAM’ÆAÏREUX, village du dép. de Seine-et- Oise, à 4 kil. S. de Luzarches; 130 hab. Château magnifique qui appartient à la maison de Molé.
CHAMPL1TTE, ch.-l. de cant. (Haute-Saône), à 19 kil. N. O. de Gray; 3,083 hab., y compris ceux de Prélot. Domaine d une maison illustre pendant les croisades, qui obtint la principauté d’Achaïe, 1205.
GHAMPMESLÉ (Marie desmares), célèbre actrice, née à Rouen en 1644, morte en 1698 , vint à Paris en 1669, débuta d’abord au théâtre du Marais, puis sur celui de l’Hôtel-de-Bourgogne où elle se fit bientôt remarquer dans les rôles tragiques. Elle a créé ceux de Bérénice, d’Iphigénie, de Phèdre et de Monime. Elle vécut dans une étroite intimité avec Racine, qui la forma lui-même à la déclamation, avec Lal?ontaine,qui luidédia/te//>/te<7or,etavecplusieurs grands personnages, notamment le comte de Clermont-Tonnerre.— Son mari, Charl. Cheville, sieur de Champmeslé , était aussi acteur; il a composé plusieurs comédies assez jolies ; les Grisettes , Crispin chevalier, le Florentin , la Coupe enchantée sont le3 meilleures ; il fit ces deux dernières en société avec La Fontaine. Il mourut en 1701.
CI1AMP0LL10N (J.-Franç.), né à Figeac (Lot) en 1791 , fut nommé en 1809 professeur d’histoire à Grenoble, et conçut dès lors le projet d’expliquer les hiéroglyphes égyptiens. Il communiqua en 1821 et 1822 à l’Académie des Inscriptions le fruit de ses recherches, qui fut reçu avec un applaudissement universel. Apres avoir visité les musées égyptiens de Turin et de Rome, il fut chargé lui - même en 1826 d’en or¬
ganiser un semblable à Paris , et en fut nommé directeur. En 1828 et 1829 il visita l’Egjpte elle-même et y amassa de précieux trésors d’antiquités ; mais il en rapporta une maladie dont il mourut peu après son retour, en 1831. Il avait été reçu à T Académie en 1830. Son ouv rage le plus important est l’ouvrage intitulé ; L’Éyypie sous les Pharaons , ou Recherches sur la géographie , la religion , la langue , les écritures et l’histoire de l'Égypte avant l’invasion de Cambyse , 2 vol. in-8 , 1814. Champollion a commencé à expliquer les hiéroglyphes, qui étaient restés jusquelà indéchiffrables. 11 a distingué d’abord trois sortes d’écritures : l’écriture hiéroglyphique proprement dite ou écriture sacrée; Y hiératique ou sacerdotale; la démotique ou vulgaire ; il a reconnu en outre que ces divers caractères étaient employés, tantôt comme signes de choses , tantôt comme simples lettres ; il avait commencé à rédiger une Grammaire et un Dictionnaire hiéroglyphiques, quand la m. l’enleva. M.Champollion-Figeac, son frèrp aîné, continue ses travaux.
CHAMPS. V. ÉLYSÉES, ÜUAMP-DE-BORT, etc.
CHAMPSAUR, petit pays du Haut-Dauphiné, au S. du Grésivaudan, fut érigé en duché en 1336. Villes, Saint-Bonnet et Lesdiguières. Il est auj. réparti dans les dép. des Hautes-Alpes et de la Drôme.
CHAMPTERC1ER , village du dép. des Basses- Alpes , à 11 kil. O. de Digne ; 460 hab. Patrie de Gassendi.
CHAMPTOCEAUX , ch.-l. de cant. (Maine-et- Loire), sur la Loire, à 6 kil. S. O. d’Ancenis; 1,150 hab. Jadis ville forte, rasée en 1420.
CHAMPVENT, village de Suisse (Vaud), à 6 kil. d’Iverdun. Patrie de Gabrielle de Vergy.
CHAMUSCA , bourg du Portugal (Estramadure), à 1 7 kil. N. E. de Santarem ; 3,200 hab.
CHANAAN,filsdeCham, futmauditde Dieu ( Voy. cham). 11 vint habiter avec ses 11 fils le pays qui prit son nom et qui plus tard fut nommé Palestine. Les Chananéens, descendants de Chanaan, étaient des peuples souillés de crimes: Dieu ordonna aux Hébreux de les exterminer en entrant dans leur paya.
CHANAAN (terre de). On comprenait jadis sous ce nom la Phénicie, la Judée et une petite partie de la Syrie mérid., pays habités par onze tribus issues des onze fils de Chanaan ; sept occupaient déjà la Judée avant l’arrivée des Hébreux conduits par Josué ; c’étaient les Hélhéens , les Jébuséens , les Amorrhéens, les Gergéséen9 , les Héréens, les Phéréséens et les Chananéens proprement dits ( ces deux dernières avaient remplacé lesSinéens et les Samariens), Les Hebreux entrèrent dans la terre de Chanaan sous ia conduite de Josué, l’an 1605 av. J.-C. C’est cette terre que l’on désigne souvent aussi sous le nom de Terre promise.
CHANAC, ch.-l. de cant. (Lozère), à 13 kil. S. 0. de Mende; 1,900 hab. Serges.
CHANALY, ville de l’Inde. Voy. chàmly.
CHANÇAY , ville du Pérou , à 62 kil. N. O. de Lima, par 79° 20’ long. O. , 4° 30’ lat. S.; ch.-L d’une province de même nom.
CHANCEAUX , bourg du dép. de la Côte-d’Or, à 10 kil. de Saint-Seine , près de la source de la Seine; 600 hab. Confitures d’épine-vinette.
CHANCELIER, en latin cancellarius. A Rome en donnait ce nom aux secrétaires de l'empereur, parce que, lorsque celui-ci rendait la justice, ils se plaçaient dei-rière les barreaux ( cancelli ), dan9 l’enceinte qui séparait l’empereur du public. En France, le titre de chancelier a toujours été commun à plusieurs dignités et offices; mais le plus éminent était le chancelier de France, président du conseil d’état et interprète des volontés du roi près du parlement. A partir de la 2e race il eut la garde des sceaux et contresigna les actes donnés par le roi. Cette charge fut supprimée en 1790. Napoléon créa le titre d ’archi-chancelier eu faveur de Cambacérès, à qui il