CHAPITRE. Voy. chanoines
CHAPMAN, baie de l’Océan Atlantique, sur la côte O. de la colonie du cap de Bonne-Espérance, à 20 kil. S. O. de la ville du Cap. On la nomme aussi Hout-Baay ou baie des Bois. C’est un port sûr et commode.
CHAPMAN (George), poëte anglais , né en 1557, mort en 1634, était savant dans les langues latine et grecque. Il traduisit en anglais Y Iliade (1600) et Y Odyssée (1614). On prétend que Pope a fait de cette traduction un plus grand usage qu’il ne l’a avoué. On a aussi de lui 17 pièces dramatiques qui ne sont pas très estimées. Il fut lié avec Shakespeare et Ben-Johnson.
CHAPOUR, Shapour , ville de l’Inde anglaise (Bengale), sur le Rhair, par 23° 38’ lat. N., 81° 5’ long. E. — Ville d’Iran. Voy. chahpour.
CHAPPE D’AUTEROCHE (Jean), de l’Académie des Sciences, né à Mauriac en Auvergne en 1722, prit l’état ecclésiastique et se consacra à l’astronomie. Il fut envoyé en Sibérie pour observer le passage de Vénus ûxé au 6 juin 1761 ; il donna la Relation de son voyage, Paris, 1768, 2 vol. in-4, avec un atlas grand in-fol. 11 se rendit ensuite en Californie pour y observer un nouveau passage de \ énus annoncé pour le 3 juin 1769, et mour. dans le pays le 1“ août suivant. Ses observations furent publiées par Cassini, Paris, 1772, in-4, sous le titre de Voyage de Californie.
Chappe (Claude), neveu du précédent, né à Brûlon, dansle Maine, en 1763, mortenl806, inventaen 1790 le télégraphe que l’on emploie aujourd’hui pour les communications officielles et fut nommé administrateur du nouvel établissement. On lui a contesté le mérite de l’invention {Voy. amontons) ; il eut du moins celui de l’exécution.
CHAPTAL (Jean-Antoine), comte de Chanteloup, né en 1756 à Nogaret (Lozère), mort en 1832, se fit recevoir docteur en médecine à Montpellier; fut appelé en 1781 à une chaire de chimie qui venait d’être fondée dans cette ville, et éleva une fabrique de produits chimiques qui se fit bientôt connaître dans toute l'Europe. En 1793, il fut appelé à Paris pour diriger la fabrique de poudre de guerre de Grenelle, et déploya dans ces fonctions une incroyable activité. 11 professa quelque temps la chimie végétale à T École Polytechnique, fut admis à i’Institut lors de sa fondation (1798), devint en 1800 ministre de l’intérieur, et signala son administration par un grand nombre de mesures utiles aux progrès de l’agriculture et de l’industrie ; il fut
en sortant de charge (1805) nommé sénateur, et devint pair de France sous la restauration (1819). Chaptal n’a fait aucune découverte du premier ordre, mais il a propagé l’étude de la chimie par ses leçons et ses écrits, et il a fait les plus heureuses applications de la science à l’industrie. Ses principaux ouvrages sont -. Éléments de Chimie , 1790, 3 vol. in-8., souvent réimprimés; Chimie appliquée aux arts, 1806, 4 vol. in-8. ; Chimie appliquée à l' agriculture, 1823, 2 vol. in-8.
CHARAN. Voy. carrhes.
GHARAX, promontoire de la Chersonèse Taurique, au N. E. du promontoire Criu-Metopon. On l’appelle auj. Caracaja.
charax pasini, auj. Karem , ville de la Susiane, sur le Chopratèe, près du golfe Persique, aux environs du confluent du Tigre et de l'Euphrate. On l’appelait aussi Alexandrin. — H y avait plusieurs autres villes du nom de Charax chez les anciens : 1° dans l’Afrique Carthaginoise, sur les côtes de la Grande-Syrte ; 2° dans la Petite-Arménie, prè6 des Portes Gaspienn.; 3° en Bithynie, près deNicomédie.
CHARBONNIERS. Voy . carbonari.
CMARCAS, ville de la Bolivie. Voy. CHüQUiSACA.
CHARDIN (J.), célèbre voyageur, né à Paris en 1643, mort près de Londres en 1713, était fils d’un bijoutier protestant. 11 fut envoyé jeune en Perse pour y faire le commerce des diamants, en revint en 1670, et y retourna en 1671. 11 plut au roi de Perse qui le nomma son marchand, et profita de son séjour dans ce pays peu connu pour l’étudier avec soin et le faire connaître à ses compatriotes. Voyant à son retour que les Protestants étaient persécutés en France, il se rendit en Angleterre et y fut fort bien accueilli par Charles II qui le nomma son plénipotentiaire en Hollande. Chardin a publié un Voyage en Perse , Londres, 1686 et 1711; eet ouvrage est fort estimé, soit pour l’intérêt des matières, soit pour l’exactitude des faits. On lui doit aussi quelques autres écrits. M. Langlès en a donné une édition complète, Paris, 1811, 10 vol. in-8, qui est bien préférable à toutes les précédentes. Il paraît que Chardin fut aidé dans la rédaction de son Voyage par Fr. Charpentier, de l’Académie Française.
CHARDON DE LA ROCHETTE (Simon), philologue et bibliographe, né dans le Gévaudan en 1753, m. à Paris en 1814, était un des principaux collaborateurs de la Bibliothèque des romans yrecs.llapublié une Histoire de la vie et des ouvrages de La Fontaine, Paris, 1811. et des Mélanges de critique et de philologie, 1813. Il a donné une édition abrégée des Racines grecques (1808), et plusieurs éditions d’opuscules rares, tels que : Vie de la mnrq. deCourcelles, 1800, in-12; I eSéméfion, hist. dumarq. de Belle- Isle, 1807; Histoire secrète ducard. Richelieu , 1808.
CHARENTE, Carantonus , riv. de France, naît à Cheronnac (H. -Vienne), passe à Ruffec, Angoulême, Jarnac, Cognac, Saintes, Taillebourg, Tonnay-Charente, Roehefort, Soubise ; reçoit la Bonnieure, le Brouage, la Boutonne, et se perd dans l’Ooéan Atlantique. Cours très sinueux, de 340 kil. Elle donne son nom aux deux dép. suivants.
Charente (dép. de la), entre ceux de la Charente- Inférieure à 10., des Deux-Sèvres, de la Vienne, de la H.-Vienne au N., de la Dordogne au S.; 5,882 kil. carr. ; 365,126 hab. Ch.-l., Angoulême.. 11 est formé del’Angoumois et de petites parties de la Saintonge, du Poitou et de la Marche. Peu de hauteurs, sauf vers Angoulême. Fer en roche et en grains, plomb, bonnes pierres de taille, plâtre; pâturages; céréales de toute espèce, colza, chanvre, fruits, marrons, châtaignes, truffes, oranges; vin, etc. Quelques masses de forêts au centre. Chevaux et gros bétail. Brûleries d’eau-de-vie. Belles papeteries; fonderies de fer, de canons, etc. Commerce d’eauxde-vie, vin, papier, huiles, cire, miel, etc. — Ce dép.
rétabli. (Angoulcrne , Ruffec, Cognac, Confolens, Barbezieux); 39 cant., 480 comm. ; il dépend de la quatorzième division militaire, de la cour impériale de Bordeaux et du diocèse d’Angoulême.
Charente-inférieure (dép. de la), dép. maritime, sur l’Océan, entre ceux de la Vendée au N., de la Gironde au S., de la Charente à l’E. ; 6,080 kil. carr. (y compris les îles de Ré, Oléron, etc.) ; 449,649 hab. Ch.-l., La Rochelle. 11 est formé de la Saintonge propre, de l’Aunis et d’une partie du Poitou. Belles pierres de taille, plâtre, marne line, tourbe; nombreux marais salants. Sol plat, sablonneux. Vin, sarrazin, maïs, moutarde, safran, bons légumes, fèves dites de Marennes , etc. Poche d’huîtres vertes , de sardines ; brûleries, distilleries de liqueurs, raffineries de sucre; poterie fine, verreries, mégisserie; grosse draperie, etc. Grand commerce, cabotages, armements pour l’Amérique. — Ce dép. a 6arr. (La Rochelle, Rochefort, Marennes, Saintes, Jonzac, St- Jean-d’Angely) , 39 cantons, 480 comm., il dépend de la quatorzième division militaire, de la cour impériale de Poitiers et du diocèse de la Rochelle.
CHARENTON, ch.-l. de cant. (Cher), à 9 kil. E. de St-Amand; 1,100 hab. Forges.
^ CHAREnton-le-pont, ch.-l. de cant. (Seine), à 9 kil. E. de Paris, sur la rive droite de la Marne, visà-vis d’Alfort. Château de Gahrielle d’Estrées, auj. détruit. Fort (1842)*— À 1 kil. S. est Charenton- St-Maiurice oh üp trouve la célèbre maison de santé pour les aliénés, fondée en 1 74 1 par Séb. Leblanc. — Près de Charenton est l’école vétérinaire d’Alfort.
CHARÈS, général athénien, fut chargé de plusieurs expéditions contre les Argiens (367 av. J.-C.), contre Alexandre, tyran de Phères (359); contre Philippe , roi de Macédoine, et s’allia avec Artabaze , révolté contre le roi de Perse. Il montra partout de la bravoure, mais il se ûl détester par sa cupidité.
CHARÈs, statuaire grec, natif de Lindes, éleva vers l’an 300 av. J.-C. le fameux colosse de Rhodes.
CHARETTE DE LA CONTRIE (François- Athanase), chef vendéen, né à Couffé, près d’Ancenis , en Bretagne, en 1763, fut d’abord lieutenant de vaisseau. En 1793, lorsque la Vendée se souleva en faveur de la royauté , il se mit à la tête des paysans du canton de Machecoul dans le Poitou, se joignit à Cathelineau, et prit part aux sièges de Nantes et de Luçon, tous deux fatals à la cause qu’il soutenait. La discorde s’étant mise entre les chefs royalistes, Charette quitta brusquement l’armée avec sa division. Son plus beau fait d’armes, lorsqu’il fut ainsi réduit à combattre seul, est la prise du camp républicain de Saint-Christophe, près de Challans (1794). En 1796,1e général Hoche détruisit entièrement sa faible armée ; il fut lui-même fait prisonnier et fusillé à Nantes, 1796.
CHARI'A, riv. de Palestine. Voy. chéri’a (el).
CHAR1LLUS ou CHARILAUS, roi de Sparte, 898-809 avant J.-C.? était fils d’Eunome et neveu de Lycurgue. Son oncle gouverna pendant sa minorité et donna des lois aux Spartiates. 11 combattit les Argiens et les Técréates et fut pris par ces derniers.
CHAR 1S1 LIS (Flavius Sosipater), grammairien lartin, de l’illustre famille Flavia , vivait au ive siècle, 60us l’empire d’Honorius. Il fut préfet de Rome. Il composa un traité complet de grammaire qui ne nous est pas parvenu en entier, et dont les fragments ont été publiés par Fabricius, dans son Recueil des anciens grammairiens , Leipsick, 1563, in-8, et par D. Godefroy, dans les Auctoreslat. linguœ , 1632, in-4.
CHARITE (la), ch.-l. de cant. (Nièvre), à 23 kil. N. U. de Nevers : 4,947 hab. Ancres, acier, fer-blanc, émaux, etc Place cédée aux Calvinistes en 1570.
QLARITÉ (Frères de la), ordre institué en 1540, pat- saint Jean-de-Di eu, Portugais, se consacrait au soin des malades. Cet ordre utile, établi d’abord à Grenade enEsDnsre, sc répandit bientôt en Italie ainsi,
qu’en France Supprimé en 1792, il est auj.rétabl
charité (Filles ou Sœurs de la), congrégation de religieuses, instituée en 1633 par saint Y ncent de Paul et par madame Legras, se consacre au service def malades. Elle subsiste encore auj., et dessert plusieurt hôpitaux. On les nomme aussi Sœurs grises , parce qu’elles portaient d’abord un vètem. gris. — On étend le nom de Sœurs de Charité à d’autres religieuses.
CHAR1TON, écrivain grec du Bas-Empire, dont l’époque est inconnue, natif d’ Aphrodisée en Carie, eaî auteur du roman grec intitulé : les Amours de Chœreas et de Callirhoé , publié en grec et en latin, ave (i des notes par Jacques-Philippe Dorville, Amsterdam, 1750, in-4 ; traduit en français par Larcher, Paris, 1763, 2 vol. in-12.
CHARLEMAGNE. Voy. Charles i, roi de France.
C1IARLEMONT, ville du dép. des Ardennes. Voy.