CHIS
mais en 1694 les Turcs rentrèrent en possession de 1 de de Chios, et ils l’ont conservée depuis. Ën 1821, les Chiotes tentèrent, mais en vain, de proclamer leur indépendance; leurs efforts causèrent la ruine de cette île, qui fut horriblement dévastée CH10ZZA. Voy. chioggia.
CH1PPAWAYS, peuplade indigène de l’Amérique septentr., habite dans les États-Unis et la Nouvelle-Bretagne, entre le lac Michigan et le Mississipi et sur les bords du lac Supérieur, du lac des Bois, de l’Ottawa, du Iled-River, et de la riv. de l’Esclave. On porte leur nombre à 20,000 indiv. environ. Ils se divisent en plusieurs tribus; les principales sont: les Ottawas, les Créés, les Folles- Avoines, les Sauteurs, etc.
CH1PPENHAM, ville d’Angleterre (Wilts), à 31 kil. F. de Bristol ; 5,270 hab. Beau pont sur l’Avon. Jolie glise. Fabrique de draps fins.
CHIPP1NG-NORTON, ville d’Angleterre (Oxford), à 28 kil. N. O. d’Oxford; 2,300 hab. Belle église gothique. Aux environs, ruines druidiques.
CH1QU1TOS, peuplade indigène de l’Amérique mérid., dans la Bolivie, par 60° 20’ -65° 30’ long. O., 16° -20° lat. S. Ils sont chasseurs et pêcheurs, et fabriquent des tissus de coton. Les missionnaires ont vainement tenté de les convertir.
CHIRAC (Pierre), médecin, né à Conques en Rouergue vers 1650, mort en 1732, obtint en 1687 un chaire à Montpellier; fut nommé en 1692 médecin de l’armée de Catalogne, où il guérit une dyssenterie épidémique qui faisait de grands ravages. Il suivit le duc d Orléans, depuis régent, en Italie et en Espagne (1707), et vint ensuite se fixer à Paris. Il fut nommé en 1 7 1 8 surintendant du Jardin des Plantes, et en 1731 premier médecin du roi Louis XV. On a de lui : une Dissertation sur les plaies; des Consultations renfermées dans le recueil intitulé Dissertations et Consultations médicinales de Chirac et Sylva,* \ 744, 13 vol. in-12.
CHIRAZ, ville d’Iran (Fars), par 50° 17’ long. E., 29° 36’ lat. N. ; 20,000 hab. Résidence d’un prince gouverneur. Murailles en briques, citadelle. Cette ville renfermait jadis de très beaux mausolées, des médressehs ou collèges, des bazars, des caravanséraïs, des bains; mais elle a été presque entièrement détruite par les tremblements de terre de 1813, 1824ett853. Sesenvironsproduisentdes vins délicieux. Les ouvriers de Chiraz passaient pour habiles armuriers et émaillenrs. Patrie des poètes Saadi et Hâfiz. Fondée vers 700 par les Musulmans.
CHIRON, centaure, né de» amours de Saturne métamorphosé en cheval, et de Philyre, excella dans la chasse, l’astronomie et la médecine. 11 habitait le mont Pélion en Thessalie. 11 fut le gouverneur d’Hercule et plus tard d’Achille. Ayant été atteint par accident d’une flèche trempée dans le sang de l’Hydre de Lerne, Jupiter hâta sa mort afin d’abréger ses souffrances, et le plaça dans le ciel où il forma la constellation du Sagittaire.
CHIRVAN, c.-à-d. Marche, gouvernement méridional de la Russie d’Europe, fait partie di: grandgouvernement général de Téflis ; il a pour bornes au N. le Daghestan, au S. l’Erivan et le pays des Talidjs, à l’O. la Géorgie, à l’E. la mer Caspienne; le Kour forme sa limite méridionale; 120,000 hab. On le d^vis'e en 4 prov., dont les ch.-l. sont : Vieille- Chamakie, Bakou, Nouchi, Chouchi. Beau climat, sol varié et riche. Le Chirvan répond à l’ancienne Atropatène ; réuni au Daghestan, il portait jadis le nom d’Albanie. — Le Chirvan fut longtemps une province de la Perse. Au xviii® siècle, Pierre-le- Grand s’en empara; mais il fut depuis rendu à la Perse qui le garda jusqu’en 1813; il appartient à la Russie depuis ce temps.
CHISW1CK , village d’Angleterre (Middlesex) , sur la Tamise, à 16 kil. 0. de Londres; 4,250 hab.
CHOC — 378 — CHOI
Maisons de campagne. C’est là que Fox et Canning sont morts.
CHI-TSOU, empereur mogol. Voy. kublaï-khan.
CHITTAGONG. Voy. tchittagong.
CH1USA, villede Sicile (Païenne), à 15 kil. S. 0. de Corleone,- 6,000 hab. On trouve des agates aux env.
CHIüsa (la), ville des États sardes, à 11 kil. S. E. de Coni ; 6,000 hab. Ruines du château de Mirabella. Filatures de soie; manuf. de cristaux et vitres.
CHIUS'l , Clusium . bourg de Toscane, à 64 kil. S. E. de Sienne; 300 hab. Air malsain. Voy. clusium.
CHIVA (khanat de). Voy. khi va.
CH1VASSO, en français Chivas , ville des États sardes, à 23 kil. N. E. de Turin, sur le Pô ; 5,500 hab. Commerce de grains et de bestiaux.
CH1VERNY (Philippe hurault, comte de), né en 1 528 àLhiverny, dans le Hlésois (Loir-et-Cher), m. en 1599, fut conseiller au parlement de Paris, maître des requêtes (1562), et assista aux batailles de Jarnac et de Moncontour. Henri III le nomma garde des sceaux en 1578, lieutenant-général de l’Orléanais et du pays Chartrain en 1582. Après la journée des Barricades, il fut disgracié, et s’éloigna de la cour. Henri IV le rappela et lui rendit les sceaux. 11 montra une grande habileté pour les affaires. On a publié les Mémoires (Testât de messire Philippe Hurault , comte de Chiverny , etc., avec la généalogie de la maison des Huraults , Paris, 1636, in-4 ; ces mémoires s’étendent de 1567 à 1599.
CHLADNI ( Eniest-Florent-Frédéric ), physicien, né en 1756 à Wittemberg, mort en 1827 à Breslau, voyagea toute sa vie. 11 s’occupa beaucoup d’acoustique, fit plusieurs découvertes intéressantes et inventa un nouvel instrument de musique, composé de cylindres en verre ; il l’appela euphone , et plus tard clavicylindre, lorsqu’il y eut apporté de nouveaux perfectionnements. En 1802, il publia son Traité d’acoustique, traduit de l’allemand en français, 1809, in-8. On lui doit aussi un grand nombre de Dissertations sur les météores et les aérolithes.
CHMIELNICKI (Bogdan), hetman des Cosaques au xvii® siècle, avait d’abord servi avec distinction dans l’armée polonaise, et était devenu le confident du roi Wladislas VII. En 1632 il demanda au nom des Cosaques de l’Ukraine le droit de siéger à la diète d’élection polonaise. Cette demande ayant été rejetée par la diète avec mépris, les Cosaques se révoltèrent (1637) ; mais ils furent battus à Boworwica. Dix ans après, 1647, Chmielnicki organisa une révolte générale, défit et prit à Korsoum le vainqueur de Boworwica, Nicolas Potocki, et, profitant de la mort du roi Wladislas, envahit la Pologne et contraignit la diète à élire roi Jean-Casimir (1648). Ce prince reconnut Chmielnicki comme hetman des Cosaques ; toutefois il se déclara bientôt contre lui : mais il fut défait à Zborow et forcé de recevoir les conditions que lui dicta le vainqueur. Malgré ces victoires Chmielnicki, craignant de ne pouvoir continuer la lutte avec avantage, signa avec les Russes, en 1654, un traité par lequel les Cosaques de l’Ukraine reconnurent la souveraineté de la Russie. 11 mourut trois ans après (1657). — Son fils Georges Chmielnicki, élu hetman après sa mort, ne conserva ce titre que pendant 6 ans. Il abdiqua en 1 663 et se retira dans un couvent.
CHOA , pays d’Abyssinie. Voy. ankober.
GHOASPE ou EULEE, Choaspes ou Eulœus, auj. Kara-Sou et Abzal, riv. formée de 2 branches, venant, l’une du pays des Uxii (du N. au S.), l’autre de la Parétacène (de l’O. à l’E.), baignaii la Susiane et se joignait à une des bouches de l’Euphrate. Eaux limpides. — Fl. de l’Inde, affluent du Cophès
C1IOCO, riche prov. de la N. -Grenade, traversée par le fl. Atrato, dit aussi Choco, apourch.-l. Novita.
CHOCZIM ou KHÜT1N, ville de la Russie d’Europe (Bessarabie), sur le Dniestr, à 60 kil. N. E. de Czernowitz. Bonne citadelle ; position importante.
Souvent prise et reprise par les Polonais, les Turcs et les Russes. Les Turcs y furent battus en 1673 par le Polonais Sobiesky , et en 1739 par les Russes.
CHODORLAHOMOR, roi de l’Elymaïdo du temps d’Abrahain, étendit ses conquêtes jusqu’à la mer Morte, et fit prisonnier Loth qui occupait une partie de la Palestine. Abraham accourut au secours de son neveu, battit Chodorlahomor, et délivra Loth.
CHOISEUL, bourg du dép. de la H.-Marne, à 20 kil. N. E. de Langres ; 400 hab. C’est de là que prend son nom l’illustre maison de Choiseul.
CHOISEUL, famille illustre de Champagne, issue des comtes de Langres, a pour chef Raynard III, comte de Langres et sire de Choiseul, qui épousa en 1182 Alix de Dreux, petite-fille de Louis-le-Gros. Elle a produit plusieurs maréchaux, savoir : Charles de Choiseul, comte du Plessis-Praslin (1563-1626), qui servit sous Henri I V et Louis XIII ; César, duc de Choiseul (1598-1675), qui défit Turenne à Rethel (1650), alors que celui-ci commandait l’armée espagnole ; Claude, comte de Choiseul-Francières (1632- 1711), qui se distingua au combat de Senef contre les Hollundaisetful fait maréchal en 1693; un ministre célèbre , un ambassadeur, etc. V. ci-après choiseul (Et.-Franç.) , choiseul- gouffier. V. aussi piuslin.
choiseul (Etienne-François de), duc de Choiseul et d’Amboise, connu d’abord sous le nom de comte de Stainville , ministre d’état, né en 1719, mort en 1785, quitta la carrière militaire pour s’adonner à la politique; sut se concilier la faveur de madame de Pompadour, et obtint ainsi d’être nommé ambassadeur à Rome, puis à Vienne, et ministre des relations extérieures ( 1758). A peu d’intervalle de là, il fut créé duc et pair ; il eut le portefeuille de la guerre en 1761, en remettant celui des affaires étrangères à son cousin le duc de Praslin; et en 1763, il reçut en outre le ministère de la marine. Après la mort de madame de Pompadour, le dédain qu’il montra pour la nouvelle favorite, la comtesse du Barry, le fit disgracier (1770). Le duc de Choiseul a été mris au rang de nos pkus grands ministres : il réorganisa l’année, créa 1 Ecole militaire, releva la marine française et fit prospérer les colonies; signale Pacte de Famille, qui unissait contre l’An gleterre tous les princes de la maison de Bourbon (1761), réunit la. Corse à la France (1769), et s’opposa de tout son pouvoir aux projets ambitieux de la Russie sur la Pologne. C’est lui qui proposa le bannissemeni des jésuites (17 62). Onapubliésoussonnom des Jf cm., Par., 1790,2 vol. in-8, qui ne sont nullement authentiques.
CHOISEUL-GOUFF1ER (Marie-Gabriel-Auguste-Laurent), né en 1752, mort en 1817, était ambassadeur à Constantinople, lorsqu’éclata la révolution de 1789 , il n’en adopta point les principes, et se retira en Russie où il resta jusqu’en 1802, époque de sa rentrée en France. 11 occupait une place distinguée parmi les savants ; en 1776, il fit un voyage en Grèce et y recueillit des matériaux précieux pour les sciences et les arts. Il les consigna dans un ouvrage intitulé : Voyage pittoresque en Grèce, dont 2 volumes parurent de son vivant, l’un en 1782, l’autre en 1809; et un 3e après sa mort, en 1824. Il fut admis en 1776 à l’Académie des Inscriptions, et en 1784 à l’Académie Française. Choiseul fut le protecteur et l’ami de plusieurs savants, entre autres de l’abbé Barthélemy et de Delille. On distingue dans ses Mémoires lus à l’Académie des Inscriptions : une Dissertation sur Homère , un Mémoire sur T hippodrome d'Olympic, et des Uecherches sur l’origine du Bosphore de Thrace.
CH01SY (l’abbé de), prieur de St-Lô et granddoyen de la cathédrale de Bayeux, membre de l’Académie F rançaise, né à Paris en 1644, mort en 1 724 . Sor. père était chancelier du duc Gaston d’Orléans, et sa mère arrière-petite-fille du chancelier de L’Hospital. Jusqu’à l’âge de 30 ans, bien que pourvu de plu-