CHIO
21* dynastie Mings(C/u'n.) 17 règnes, 1363 ap
Taï-tsing ( Mandchoux ),
dynastie auj. régnante. 1644
1er roi
Choun-tchi,
Kang-hi ,
Youn-tching,
Kien-long,
Kia-king,
Tao-kouang,
CHTNG-KING , une des trois prov. de la Mandrhourie, dans l’Empire chinois, bornée àl’O.parlePétchy-li, à l’E. par la Corée, au S. par la mer; 500 kil. sur 300; 680,000 hab. Capitale, Ching-yang ou Moukden. Cette contrée renferme beaucoup de montagnes, entre autres leChan-yen-alin, qui passe pour saint. La plupart des habitants sont pasteurs.
CHINIAC 1)E LA BASTIDE (Pierre), savant, né en 1741 près de Brives, mort vers 1802, occupa diverses places dans la magistrature. Il s’est surtout occupé de recherches sur le droit ecclésiastique et sur les antiquités nationales. On lui doit un Discours sur la religion gauloise, 1769; une savante édition de l'Histoire des Celles de Pelloutier, 1770, — Matthieu, frère du précédent, né en 1739, mort en 1802, entreprit un Abrégé de l'Histoire littéraire de la France (des Bénédictins), 2 vol. in-12, 1772; cet ouvrage n’a pas été achevé.
CHINON, ch.-l. d’arr. (Indre-et-Loire), à 42 kil. S. O. de Tours; 6,91 1 hab. Tribunal de lre instance; collège communal. Fabrique de toiles et de laina-
fes. Commerce en grains, vins, fruits , pruneaux de 'ours. — Cbinon était jadis fortifié, il a soutenu lusieurs sièges. Henri II, roi d’Angleterre, y mour. h. VIII y tint quelques temps sa cour. Patriede Rabelais. — L’arr. de Chinon a 7 cantons (Azay-le-Rideau, Bourgueil, Ile-Bouchard, Langeais, Ste-Maure, Richelieu, plus Chinon), 94 comm. et 90,511 hab.
CII10GG1A ou CH10ZZA, Fessa Claudia, ville du roy. Lombard-Vénitien, à 24 kil. S. de Venise, à l’extrémité E. des lagunes de Venise, par 9° 56’ long. E., 45° 1/’ Lit. N.; 25,000 hab. Evêché. Port, 2 forts. Belle cathédrale. Chioggia fut le théâtre de combats nombreux entre Venise et Gênes (1369-81).
CHION, d’Héraclée, disciple de Platon, délivra sa patrie du tyran Cléarque, mais périt lui-même dans cette entreprise. On a sous son nom un Recueil de Lettres, qui ne sont sans doute que l’ouvrage d’un néoplatonicien du ive siècle; il a été publié à Venise, 1499, à Dresde en 1765.
CHIOS ou CHIO, Chius, auj. Scio, îlede l’Archipel grec, au S. de Lesbos, à 88 kil. de Smyrne, près de la côteoccid. de l’Asie-Mineure, dont elle n’est séparée que par un canal étroit. Celte île fut colonisée primitivement par les Pélasges et les Cariens, puis par des habitants des îles de Crète et d'Eubée. Elle changea plusieurs fois de nom, fut appelée Ophiuse, Pityuse , Æ thaïe, Macris et enfin Chios. Elle est célèbre par ses vins. Elle se vantait d’avoir donné le jour à Homère ; elle est la patrie du poète tragique Ion, de l’historien Théopompe, du philosophe Métrodore et de plusieurs artistes célèbres, Bupale, Anlherme, etc. Chios eut de bonne heure une marine imposante. Du temps des guerres médiques, elle fut contrainte de fournir des contingents au grand roi ; mais après la défaite de Xerxès, elle s’unit à Cimon. Alliée d’Athènes dans la guerre du Péloponnèse, elle subit avec cette cité le joug de Lacédémone, puis des rois de Macédoine. Après la mort d'Alexandre, elle échut aux rois de Pergame ; elle devint l’alliée de Rome en se déclarant contre Philippe, roi de Macédoine; mais ayant plus ard fourni des secours à Mithridate, elle fut réduite en province romaine et perdit dès lors toute sou importance. Chios, au temps des croisades, fut prise et reprise par les Génois, par les empereurs grecs et latins, par les Turcs, par les Vénitiens ;