CLAIRE
CLARK ( Jean ) , critique et moraliste , était maître d’école à Hull dans le Yorkshire, où il mourut en 1734. On a de lui : Essai sur l'éducation des élèves des écoles ; Fondement de la morale, et diverses éditions ou traductions de classiques latins. En morale, il faisait reposer la vertu sur le principe de l’amour de soi.
CLARKE (Samuel), théologien anglais, né à Norwich en 1675, mort en 1729, fut douze ans chapelain de l’évêque de NorWich ; devint en 1706 cha pelain de la reine Anne, et en 1709 recteur de Saint-James. H fut lié avec les savants de son temps, particulièrement avec Newton. Clarke est surtout connu par son Traité de l'existence de Dieu et de la religion naturelle et révélée (1704-6), traduit par Ricotier (Amsterdam, 1721, etc.); cet ouvrage se compose de sermons prononcés pour la fondation de Boylc [Voy. ce nom) ; l’auteur y combat avec force Spinosa et Hobbes: il veut n’employer que des arguments métaphysiques et des démonstrations a priori. 11 publia en 1712 un traité de la Trinité , qui le fit passer pour anti-trinitaire et lui attira quelques difficultés. En 1716, il eut avec Dodwell, Collins et Leibnitz des disputes célèbres sur divers points de métaphysique et de religion, défendant en toute occasion les plus saines doctrines, la spiritualité et l’immortalité de l’âme, le libre arbitre. On a publié en 1717 sa correspondance avec Leibnitz sur le temps, l’espace, la nécessité et la liberté. Clarke cultiva aussi les sciences et la philologie. On lui doit des traductions latines de la Physique de Rohaull (1697), de l'Optique de Newton (1706), et d’excellentes éditions avec commentaires de César (1702), et d’ Homère (1729); celte dernière a été continuée après sa mort par son fils. Ses œuvres ont été réunies en 4 vol. in-fol., Londres, 1742.
clarke (Jean), frère du précédent, se distingua aussi comme théologien; il fut curé à Norwich, chapelain du roi, doyen de Salisbury, et mourut en 1759. 11 a publié avec de nouveaux développements le traité de King, De l'Origine du mal (1720).
clarke /Édouard-Daniel), voyageur anglais, né en 1767, mort en 1821, visita de 1799 à 1802 le [ Danemark, la Norwége, la Suède, la Laponie, la
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Finlande, la Russie, la Crimée, ia Circassie, l’Asie- Mineure, la Grèee et la Turquie. De retour, il donna la relation de ce voyage sous le titre de Travels in Various parts of Europe, Londres, 1810-1819, 5 vol. in-4. Cet ouvrage a obtenu un succès mérité. Clarke était professeur de minéralogie à Cambridge; on lui doit de savants écrits sur cette science.
Clarke (Henri-Jacques-Guillaume), duc de Feltre, maréchal de France et ministre d’état, né en 1765, à Landrecies(Nord), était en 1793 chef d’état-major de î armée du Rhin. 11 fut à cette epoque suspendu de ses fonctions comme suspect ; mais lors de l’élévation de Napoléon au trône, il rentra en faveur, fut admis dans l'intimité de l’empereur, et reçut en 1807 le portefeuille du ministère de la guerre.
Il fit échouer la descente des Anglais à Walcheren; ce qui luivalut U, titre deducde Feltre (1809). 11 se rallia aux Bourbons, fut appelé par Louis XV11I au miuist. de la g. en 1815, géra le pouvoir dans les moments les plus difficiles, dev. maréchal en 1816, se retira en 1817 et m. en 1818. 11 avait eu une grande part aux traités de Léoben, de Campo-Formio et de Lunéville.
CLARY, ch.-l. de canton (Nord), à 16 kil. S. E. de Cambray; 1,300 hab.
CLASS1CUS, général gaulois. Voy. cerealis.
CLAST1D1UM, auj. Casfcggio, ville d’Italie, dans la partie N. Ë. de la Ligurie. Marcellus, général romain, y tua de sa main Viridomare, chef des Gaulois-Gésates (222 av. J.-C.).
CLAURERG (Jean), Claubergius , savant calviniste, né à Solingen en Westphalie l’an 1622, mort en 1665, enseigna la philosophie à Herborn et à Duisbourg et adopta les principes de Descartes. Ses ouvrages ont été recueillis en 2 vol. in-4, Amsterdam, 1691. Le plus estimé est Logica vêtus et nova, que l’auteur de la Logique de Port-Royal a mis à contribution.
CLAUDE, Tiberius Claudius Nero Drusus, surn. Germanicus et Dniannicus , 4* empereur romain, fils de Drusus, né à Lugdunum (Lyon) 10 ans av. J.-C., fut élu par les soldats après la mort de Caligula, 6on neveu, l’an 41 de J.-C. Son règne commença sous d’heureux auspices; mais il se laissa bientôt gouverner par sa femme Messaline et par ses affranchis , qui commirent sous son nom toutes sortes de crimes et de déprédations. Après avoir longtemps toléré les monstrueuses débauches de Messaline, il la fit mettre à mort (48). Peu après il épousa Agrippine, 6a nièce, qui prit sur lui un empire encore plus grand ; elle lui fit adopter Néron, qu’elle avait eu de son premier mari, DornitiusÆnobarbus, et le détermina à désigner ce jeune prince pour son successeur au préjudice de Britannicus, son propre fils. Claude mourut l’an de J.-C. 54 ; on croit qu’il fut empoisonné par Agrippine. Sous çpn règne la Bretagne fut conquise en partie. Il était d’un caractère extrêmement faible, et dans un état voisin de l’imbécillité. 11 laissa pourtant des écrits.
Claude h, Marcus Aurelius Claudius , surnommé le Gothique, à cause de ses victoires sur les Goths, fut v proclamé empereur par l’armée, à la mort de Gallien, î'an 268 ; défit le rébelle Aureolus, abolit plusieurs Impôts, rendit aux particuliers les biens que leur avait ravis son prédécesseur, et vainquit les Goths, les Scythes et les Hérules. Il mourut en Pannonie après un règne de deux ans. Ce prince avait été, à 1 juste titre, nommé le Second Trajan, tant à cause de sa valeur que de sa justice et de l’excellence j de son caractère.
Claude (saint), évêque de Besançon au vu fiècle, appartenait à une des plus anciennes familles de Bourgogne et se distingua par ses vertus et son amour pour les lettres. Il mourut vers 697.
„ Il avait quitté dès 692 son évêché pour s’enfermer au monast. d e Confiât (auj . Si- Claude) .On l’hon .le 6 j u i n . Sa vis a été écrite par Chifilet, et par Boquet, 1608.
Claude de France, fille d’Anne de Bretagne et de Louis XII, roi de France, née en 1499, à Komorantin , morte en 1524, fut fiancée en 1506 au dauphin François de Valois (depuis François I), et l’épousa en 1514. Elle lui apporta en dot le duché de Bretagne, les comtés de Blois, de Coucy , de Montfort, d’Etampes, d’Ast, et des droits sur le duché de Milan. Ses vertus lui méritèrent le surnom de Bonne Reine,
Claude (Jean), ministre protestant, né en 1619, à La Sauvetat près d’Agen, fut pasteur à Nîmes, à Montauban, et enfin, depuis 1666, à Charenton. 11 eut diverses controverses avec Bossuet, Nicole, Arnauld, et devint l’âme de son parti. 11 fut forcé de quitter la France lors de la révocation de l’édit de Nantes (1685), et mourut à La Iiaye en 1687. On a de lui, entre autres ouvrages, une Réponse au traité de la Perpétuité de la Foi d’ Arnauld, et une relation d’une conférence qu’il avait eue avec Bossuet en 1678 devant Mlle de Duras et à la suit:, de laquelle cette demoiselle s’était convertie ; dans cet écrit il conteste la relation donnée par Bossuet.
Claude le lorrain, paysagiste. Voy. lorrain (le).
CLAUD1ÊN, Claudius Claudianus, poète latin, né vers l’an 365 à Alexandrie en Égypte, vint de bonne heure en Italie ; s’attacha à Stilicon, premier ministre d’Honorius, et fut disgracié avec lui (408). Il jouit auprès de ses contemporains d’une telle réputation qu’ilsl’égalèrent à Homère et à Virgile. Ce qui nous reste de lui ne justifie pas ces éloges outrés ; on y admire une versification harmonieuse, facile, mais monotone ; de grandes imagos, mais peu d’invention et de génie. Ses poésies se rapportent presque toutes aux événements de l’époque : ce sont des Éloges de Stilicon, des Invectives contre Rufin et Eutrope , le Consulat d' Honorius ; on a aussi de lui un poërne épique, l'Enlèvement de Proserpine; c’est le plus estimé de ses ouvrages. Parmi les éditions de Claudien, on remarque celles de Barthius, Francfort, 1650: de J.-M. Gesner, Leipsick, 1759. Il a été traduit par Delalour, Paris, 1798, 2 vol. in-8, et plus récemment par MM. Héguin-Deguerle et Trognon, dans la collection de Panckoucke, 1830, 2 vol. in-8.
CLAUDIEN-MAMERT. Voy. MAMERT.
CLAUDIOPOLIS ou B1THYNIUM, ville del’Asie- Mineure, auj. BastG7i; — de Dacie, auj. Kolosvar.
CLAUDIUS (Appius), décemvir, issu d’une fa mille illustre du pays des Sabins, se rendit odieux par son orgueil et sa tyrannie. Nommé décemvir l’an 451 av. J.-C. pour rédiger un code de lois, il conserva le pouvoir sans l’autorisation du peuple, commit toutes sortes d’injustices, fit assassiner le brave Sicinius Dentatus, et voulut enlever la jeune Virginie, que son père se vit contraint de poignarder pour la soustraire à ses violences. Après ce dernier coup, l’armée et le peuple se soulevèrent, abolirent le décemvirat, et Appius Claudius fut jeté en prison. Il s’y donna la mort (449 av. J.-C.).
claudius cæcus (Appius), censeur l’an 311 av. J.-C., fit construire la voie Appienne , dont on admire encore aujourd’hui les restes ; Rome lui dut aussi un aqueduc. Dans sa vieillesse il devint aveugle, d’où son surnom de Cæcus. Quand Pyrrhus envoya Cinéas à Rome pour traiter de la paix, Appius Claudius Cæcus se fit porter au sénat, et par un ! discours éloquent il fit rejeter les propositions du roi d'Épire.
claudius pulcher (Publius), consul l’an 249 ax. J.-C., perdit une bataille navale en Sicile contre les Carthaginois, devant le port de Drépane. Adherbal qui commandait la flotte ennemie, coula à tond plusieurs vaisseaux des Romains, en prit 93, et poursuivit les autres jusqu’auprès de Lilybée. On attribua les défaites de Claudius au mépris qu’il avait montré pour les augures; comme on lui annonçait, au moment de l’action , que les poulets sacrés ne man-
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geaient pas : « Qu'on les jette à la mer, dit-il, afin qu’ils boivent, s’ils ne veulent pas manger. »
CLAUDiüs (Mathias), poète allemand, né à Rheinfeld, près de Lubeck, en 1743, mort à Hambourg en 1815, a publié sous le nom d’Asmus, messager de Tl andsbeck , un grand nombre de poésies et de chansons devenues populaires en Allemagne. Claudius est l’auteur du fameux chant du Vin du Rhin {Rheinweinlied) que l’on chante dans toutes les fêtes bachiques de l’Allemagne.
CLAUSENBOURG, ville de Transylvanie. Voy.
KOLOSVAR.
GLAVENNA, auj. chiavennà.
CLAVIER (Étienne), savant helléniste, né à Lyon en 1762, mort à Paris en 1817, occupa plusieurs places dans la magistrature, et se fit remarquer par son indépendance dans le procès de Moreau. Il devint ensuite professeur au Collège de France, et entra en 1809 à l’Académie des Inscriptions. On a de lui une édition des Œuvres complètes de Plutarque , traduites par Amyot, avec les notes de MM. Brottier et Vauvilliers, 1802-1806, 25 vol. in-8 ; une aduction de la Bibliothèque d’Apollodore , 1805, 2 vol. in-8 ; une Histoire des premiers temps de la Grèce , Paris, 1809, 2 vol. in-8, réimprimée avec d’importantes corrections en 1822, 3 vol. in-8; Description de la Grèce , traduite de Pausanias, avec le texte grec, 181 4-1 821, 6 vol. in-8, achevée par Coray et Courier.
CLAVIÈRE (Étienne), né à Genève en 1735, fut d’abord banquier. Chassé par les discordes civiles de sa ville natale, il vint à Paris, se lia av Mirabeau, et fut nommé en 1792 ministre des finances. Après le 10 août, il devint membre du conseil exécutif ; mais il fut bientôt après arrêté sur la dénonciation de Robespierre, et décrété d’accusation. Pour se soustraire à l’échafaud, il se donna lui-même la mort (1793). On admirait son intégrité.
CLÀVIGERO (François-Xavier), jésuite, né au Mexique vers l’an 1720, a composé un ouvrage fort curieux sur l’histoire, les coutumes, les arts, les sciences et la langue de cette contrée avant et depuis l’invasion des Espagnols. Lors de la suppression de sa compagnie, il revint en Europe, se retira à Césène (États du PapeJ, et y publia le fruit de ses travaux sous le titre de Storia anlica del Messico , etc ., Césène, 1780, 4 vol. in-8.
CLAYTJO (don Joseph), littérateur espagnol, traducteur de Buffon et journaliste, eut à Madrid une liaison avec une sœur de Beaumarchais, et s’attira par-là avec le frère une affaire d’honneur qui fit beaucoup de bruit. Il mourut en 1806. On a plusieurs fois mis en scène l’aventure de Clavijo.
CLAVIUS (Christophe), jésuite, savant mathématicien, surnommé l'Euclide du xvr siècle, né à Bamberg en 1537, mort à Rome en 1612, fut envoyé à Rome, où Grégoire XI 11 l’employa à la correction du calendrier. Son principal ouvrage est l'Explication du calendrier grégorien, Rome, 1603.
CLAYE, ch.-l. de cant. (Seine-et-Marne), à 14 kil. O. de Meaux, sur le canal de l’Ourcq ; 1,000 hab. Toiles peintes blanchisseries ; fours à chaux.
CLAYETTE (la), ch.-l. de cant. (Saône-et-Loire), a 16 kil. S. de Charolles ; 1 ,000 hab. Étoffes de coton, tanneries. Patrie de Lamétherie, savant naturaliste.
CLAZOMÈNES, Clazomenœ , auj. Vourla, ville de Lydie (Ionie), dans une presqu’île dite Ile de Clazoxnènes, sur la côte, entre Smyrne etTéos. Patrie d’Anaxagore et d’Hermotime.
CLÉANTHE, philosophe stoïcien, né à Assos en Eolie vers l’an 300 av. J.-C., était disciple de Zénon, fondateur du Portique, et lui succéda dans l’enseignement (264 av. J.-C.). Il vivait avec la plus grande sobriété, et travaillait, dit-on, la nuit à tirer de l’eau pour avoir le loisir de suivre pendant le jour les leçons de Zénon. Arrivé à une extrême vieillesse (80 ans *elon les uns, 99 selon les autres), il se laissa mourir
de faim. Il ne reste de lui que quelques fragments et un Hymne à Jupiter , morçeau admirable qui nous a été conservé par Stobée, et qui a été traduit en vers français par L. Racine et par Bougainville.
CLE ARQUE, général lacédémonien. Condamné à mort dans sa patrie pour avoir abusé du pouvoir à Byzance, où il avait été envoyé comme allié, il se retira en Perse, auprès du jeune Cyrus, et leva pour lui nn corps auxiliaire de Grecs, avec lequel il remporta plusieurs avantages sur Artaxerce, roi de Perse. Après la bataille de Cunaxa, où Cyrus périt, Tissapherne, général d’Arlaxeree, l’attira par trahison dans son camp et le tua (401 av. J.-C.). Il fut remplacé dans son commandement par Xénophon.
CLÉarque, tyran d’Héraclée dans le Pont, se souilla de toutes sortes de crimes et fut tué, après 12 années de règne, par Chion, philosophe platonicien, l’an 352 av. J.-C.
CLÉGUEREC, ch.-l. de cant. (Morbihan), à 16 kil. N. O. de Pontivy; 3,659 hab.
CLÉLIE, jeune Romaine, ayant été livrée en ôtage à Porsenna, roi des Étrusques, qui assiégeait Rome, se sauva en traversant le Tibre à la nage au milieu d’une grêle de javelots, et rentra dans la ville (507 av. J.-C.). Les Romains crurent devoir la renvoyer à Porsenna; mais ce roi, admirant son courage, lui rendit la liberté et lui fit présent d’un cheval riche-
mpïif norri/ipM^
CLELLES, ch.-l. de canton (Isère), à 48 kil. S. de Grenoble; 700 hab.
CLËMANGES. Voy. clémenges.
CLÉMENCE ISAURE. Voy. isaure.
CLEMENCET (dom Charles), savant bénédictin, né en 1703 à Painblanc, prèsd’Autun, mort à Paris en 1778. On lui doit l'Art de vérifier les dates (Paris, 1750, in -4), ouvrage qui depuis a été étendu et continué par Dom Franç. Clément; une Histoire de Port- Royal, 1755, 10 vol. in-12, etc. 11 a aussi travaillét à la Collection des décrétales des papes et à V Histoire littéraire de France (10e et 11e volumes).
CLÉMENCES (Mat th. - Nicolas de), écrivain du xive siècle, en latin Clemangius , ou de Clemangiis, ainsi nommé du nom d’un village de Clémenges ou Clamenges en Champagne, où il naquit vers i38Ü, embrassa l’état ecclés.,et fut élevé en 1393 au poste de recteur de l'Académie de Paris. Clémenges fut pendant quelque temps secrétaire de l’antipape Benoît XIII ; soupçonné d’avoir rédigé la bulle d’excommunication lancée par ce dernier contre Charles Yi. roi de France, qui avait refusé de reconnaître ce faux pontife, il fut forcé de s’expatrier et passa plusieurs années en Toscane. Cependant il rentra er: France et y recouvra ses bénéfices. Il mourut ver? 1435, après le concile de Bàle. Ses œuvres, publiées parLydius, Leyde, 1613, in-4, renferment différents traités sur des matières ecclésiastiques, entre autres Sur l’état de corruption de l’Église , Sur la simonie, Sur les annotes ; des Lettres adressées à des prélats, à des cardinaux et à Henri Y, roi d’Angleterre.
CLEMENT d'alexandrie, illustre docteur de l’Eglise au IIe siècle, était né dans le paganisme, et fut d’abord philosophe platonicien. Il fut converti par saint Pantène et le remplaça dans les fonctions de catéchiste ou instituteur de l’école chrétienne d'Alexandrie. Il fut forcé en 202 par la persécution de Septime-Sévère d’abandonner son école ; mais il revint quelques années après à Alexandrie pour y reprendre ses fonctions ; il y mourut en 217. Il unissait la philosophie platonicienne à la religion, et faisait servir la première d’introduction à la seconde. 1! reste de lui une Exhortation aux Gentils, un livre i intitulé Stromales (tapisseries), recueil dépensées chrétiennes et philosophiques; le Pédagogue , traité de ! morale. La meilleure éd. de ses OEuvres est celle de j J. Potter, gr.-lat., Oxford, 1715, 2 v.in-8. Elles ont I été trad. en franç. par Getioude, 1837-43, 3 vol. in-8.