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On i’hon. le 4 déc. Sa sainteté est contestée; il ne ; t>gure pas dans le martyrologe romain.
clément i (saint), pape, succéda, selon le3 uns à S Lin en 67, selon les autres à S. Anaclet, vers 91 , e m. vers 100. Il était disciple de S. Pierre. Or. croit qu'il subit ie martyre. On a de lui une Epîlre aux Corinthien ■ (dans les Episioioc Pulrum de Frey, Bâle, 1742), et 20 homélies. On le fête le 23 novembre.
clément ii, Suidger, Saxon, évêque de Bamberg, fut élu au concile de Sutri, convoqué sous Heuri-le- Noir en 1046, tint un concile à Rome, et m. en 1047.
clément iii, Paulin Scolaro, Romain, évêque de Préneste, élu pape après Grégoire VIII en 1187, mourut en 1191, après avoir publié une croisade contre les Sarrasins.
clément m, antipape. Voy. guibert.
clément iv, Guido Fulcodi ou de Foulques, né û Saint-Gilles sur le Rhône, avait été d’abord militaire, ensuite jurisconsulte, puis secrétaire de saint Louis. Après la mort de sa femme, il embrassa l’état ecclésiastique, fut archevêque de Narbonne, cardinal-évêque de Sabine et légat en Angleterre ; enfin on l’élut pape à Pérouse (1265). Il mourut à Viterbe en 1268. Le trône pontifical ne changea point ses mœurs : il était modeste, doux et désintéressé. Il signa avec saint Louis la Pragmatique Sanction, qui mit un terme aux différends qui régnaient entre Rome et la France.
clément v, Bertrand deGoth,né à Yillandraud, archevêque de Bordeaux en 1300, fut élu pape à Pérouse en 1305, et mourut en 1314. Il transporta la résidence des papes de Rome à Avignon (1309), fut très favorable à Philippe-le-Bel qui avait beaucoup scntribué à son élection , modifia en faveur de ce . prince les bulles lancées contre lui par Boniface \ 111,
. et tint un concile général à Vienne en 1310 pour le i Jugement des Templiers. On a de Clément V des o nstitutions, dites Clémentines, Mayence, 1 460, qui font partie du droit canonique. Ce pape a été accusé, mais à tort, de mœurs licencieuses et de cupidité.
CLEMENT vi, Pierre Roger, natif du Limousin, docteur de Paris, élu pape en 1342, mort en 1352, ïvnh été bénédictin, puis archevêque de Rouen, enfin cardinal. Il eut de vifs débatsavec Edouard Ji, roi d’Angleterre y au sujet des investitures. i! réduisit le retour périodique du jubilé de 100 ans à 50. 11 était savant et avait une mémoire prodigieuse. Ce pape résida à Avignon: il se refusa aux sollicitations des habitants de Rome qui, ayant Rienzi à leur tête, vinrent le prier de revenir à Rome.
clément vu, Jules de Médicis, cousin de Léon X, fut élu pape après la mort d’Adrien VI, en 1523, et mourut en 1534. 11 se ligua avec François î, les princes d’Italie et le roi d’Angleterre, contre l’empereur Charlcs-Quint. Cetle ligue, appelée Sainte, parce que le pape en était le chef, ne lui attira que des infortunes. Il fut assiégé dans Rome par l’armée de ce prince que commandait le connétable de Bourbon (1527), fut détenu 7 mois, et ne put se sauver qu’à la lav eur d’un déguisement. Clément Vil excommunia en 1534 Henri Vlll, roi d’Angleterre! qui avait répudié Catherine d’Aragon, ce qui donna occasion au schisme qui sépara l’Angleterre de i’église romaine.
clément vii, antipape. Voy. robert de Genève, clément vin, Hippolyte Aldobrandini, né à Fano - dans l’Etat ecclésiastique, fut éh> en 1592 et mourut (en 1605 à 69 ans. Il s’appliqua à faire fleurir la piélé et la science dans l’Eglise, condamna les duels, donna l’absolution au roi de France Henri IV lors de sa conversion, ramena un grand nombre d’hérétiques au sein de l’Eglise, et contribua beaucoup à la paix de Venins M 598). Il éleva au cardinalat Baronius, Bcllarmin, Tolet, d'Ossat, Du Perron, et plusieurs au- | très giands hommes. C’est sous son pontificat que î commença la fameuse querelle de la grâce, à propos 1
d’un ouvrage de Molina ; mais il ne voulut rien décider sur les points en litige.
clément vin, antipape. Voy. Gilles munoz. clément ix, Jules Rospigliosi, d’une famille de Pistoie en Toscane, né en 1599, élu en 1667, mort en 1669 à 71 ans, gouverna sagement l’Église, et travailla à réunir les princes chrétiens et à procurer des secours aux Vénitiens contre les Turcs, qui assiégeaient Candie; mais il ne put empêcher la perte de cette importante place. 11 termina la fameuse affaire de la signature du Formulaire par un accord qui reçut le nom de paix de l’Église (1668), clément x, Émile Altieri , lut élu en 1670, à l’âge de 80 ans, après une vacance de plusieurs mois occasionnée par les intrigues des cardinaux, et mourut en 1676. Son grand âge l’empêcha de rien faire par lui-même ; le gouvernement fut abandonné au cardinal Antoine Paluzzi.
clément xi, J.-Fr. Albano, né à Pésaro en 1649, élu en 1700, mort eu 1721 , à 72 ans. Pour mettre un terme aux troubles de l’église de France, il confirma la condamnation des cinq fameuses propositions de Jansénius par la bulle Vineam Domini Sabaoth , t donna la célèbre constitution Unigenitus qui condamnait 101 propositions du P. Quesnel.
clément xii, Laurent Corsini, élu en 1730, mort en 1740, à 88 ans, diminua les impôts, punit ceux qui avaient prévariqué dans leurs emplois sous le pontificat précédent, et gouverna l’Église avec sagesse.
clément xiii, Charles Rezzonico, né à Venise en 1693, fut élu pape en 1758 et mourut en 1769. Les Jésuites ayant été expulsés du Portugal, de France, d’Espagne et de Naples, il fit de vains efforts pour les soutenir. 11 perdit en 1768 le comtat d’Avignon et le duché de Bénévent, par suite de démêlés avec le jeune duc de Parme, de la maison de Bourbon.
clément xiv, Laurent Ganganelli, né en 1705, dans le duché d’Urbin , succéda en 1769 à Clément XIII : la France avait appuyé son élection. D’un caractère conciliant, il vécut en bonne harmoî ie avec les cours de l’Europe, leva les difficultés qui s’étaient élevées sous son prédécesseur au sujet du duché de Parme, et recouvra Avignon et Bénévent qui avaient été enlevés à Clément XIII. Pressé par plusieurs princes de décider du sort des Jésuites , il rendit en 1773, après plusieurs années de temporisation, lo fameux bref oui prononça mur suppression. 11 m. peu apres, en 1774: on pretenaitqu il avait été empoisonné. Caraccioli a donné une Vie de Clém. XIV, en franç., Paris, 1775,avecdeprétondues Lettres de ce pape, qui n’ontaucuneauthenticité. Le P. A.Theiner a pub. en 1852 une Hist. estim. du pontificat de Clém. A7F,trad. par P.deGeslin ,3v. in-8.
clément (Jacques), religieux dominicain, assassina Henri III en 1589. Il fut massacré sur-lechamp. Ce fanatique, qui n’avait que 25-an§, était l’instrument des Ligueurs. Quelques insensés le regardèrent comme un martyr, et furent, dit-on. sur le point de demander canonisation clément (dom François), savant bénédictin, né à Bèze près de Dijon en 1714, mort à Paris en 1793, continua l 'Histoire littéraire de la France (11e et 12e vol.), ainsi que le Recueil des historiens de France de dom Bouquet (12e et 13e ?oL); puis s’occupa de réviser et de compléter l’Arr de vérifier les dates après J.-C., qu’avait publié Clémencet en 1750 ; il donna celte nouvelle édition en 1770, 1 seul vol. in-fol. ; mais mécontent de ce travail, il le refondit tout entier et le porta à 3 vol. in - fol. qui parurent en 1783, 84, 87. Cet ouvrage, qui fait autorité en chronologie , est un des piu^ beaux monument* du xvme siècle. Il a été réimprimé par Saint-AIlais, en 18 vol. in-8, 1818, et continué jusqu à nos jours par MM. Julien de Courcelles, Foriia d’Urban, etc., 15 vol. in-8, 1821-33. Dom Clément préparait un travail semblable sur l'An de vérifier les dates avant
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J.-C., lorsqu’il mourut frappé d’apoplexie. Ce second ouvrage a été publié en 1820, 5 vol. in-8. Il est bien moins estimé que le précédent.
clément ^J .-Marie-Bernard), critique, connu par son âpreté et surnommé par Voltaire l'Inclêment , né à Dijon en 1742, mort à Paris en 1812, fut d'abord professeur à Dijon, puis se livra tout entier à la polémique littéraire; il attaqua sans ménagement Voltaire, qui en revanche l’accabla d'injures. Ayant écrit contre Saint- Lambert, celui-ci se vengea en le faisant emprisonner. Ses principaux ouvrages sont : Observations sur les Géorgiques de Delille , sur les Saisons de Saint-Lambert , etc., 1 vol. in-8, Genève, 1771 ; Lettres à Voltaire , 1773-76; De la Tragédie; Essai sur la manière de traduire les poètes en vers , 1784 ; Satires , 1786. Il a rédigé le Journal littéraire , 1 796 , et quelques autres écrits périodiques. On lui doit aussi de3 traductions de quelques fragments de Cicéron, 1786; des Amours de Leucippe et Clitophon d’Achilles Tatius, 1800 , et une imitation en vers de la Jérusalem délivrée, 1800.
clément de ris ( Dominique , comte ) , né à Paris en 1750, mort en 1837 , exerça d’abord la profession d'avocat, fut nommé en 1792 membre du directoire du département d’Indre-et-Loire, fit ensuite partie du comité qui réorganisa l’instruction publique en France, et devint sénateur en 1800. A cette époque il fut enlevé dans ses terres par un parti de Chouans, et ne recouvra la liberté qu’après 19 jours de captivité; les motifs de cet enlèvement sont restés inconnus. Il fut nommé pair en 1814.
CLÉMONT ou CLEFMONT, ch.-l. de cant.
(Haute-Marne), à 27 kil. ’E. de Chaumont; 400 hab.
CLENAHT ou KLE1NHARTS (Nie.), linguiste, né en 1495 dans le Brabant, enseigna le grec et l’hébreu à Louvain ; puis passa en Espagne , fut professeur à Salamanque , et mourut à Grenade en 1542. On a de lui, sous le titre d ' Inslitutiones lin guæ grœcœ , Louvain, 1530, une grammaire grecque qui a longtemps été classique avant celle de Furgault. Clénart savait l’arabe et avait été en Afrique exprès pour l’apprendre. On a aussi de lui un Recueil de Lettres, en latin, Anvers, 1566.
CLÊOBIS et BÎTON, frères argiens. Ils traînèrent un jour au temple de Junon le char de leur mère Cydippe, prêtresse de la déesse, parce que le3 bœufs tardaient à venir ; Cydippe , ravie de leur piété , pria la déesse de leur accorder en récompense ce qui leur serait le plus avantageux: quand elle sortit du temple, elle les trouva endormis pour toujours dans les bras l’un de l’autre.
CLÉOBULE, de Lindos, l’un des sept sages de la Grèce, fils d’Ëvagoras, roi de Rhodes, succéda à son père dans le gouvernement de l’île de Rhodes, et mourut à 70 ans, vers l’an 560 av. J.-C. Ses maximes étaient : « De la mesure en tout. Faites du bien à vos amis pour vous les attacher davantage, et à vos ennemis pour en faire des amis, etc.»
CLËOMBROTE. On compte trois rois de Sparte de ce nom : le 1er (480-479) ne régna que comme tuteur de son neveu Plistarque. — Le 2e (380-37 1) fit la guerre aux Thébains et périt à la bataille de Leuctres, gagnée par Épaminondas. — Le 3e (243-239) prit la place de son beau-père, Léonidas II, qu’il avait fait déposer ; il fut bientôt détrôné par ce même Léonidas.
CLËOMÈDE, savant grec que l’on place au Ier siècle av. J.-C., est auteur d’un traité d’astronomie, intitulé : Cyclice lheoria ou Meteora, publié en grec à Paris, 1539, in-4, et avec une traduction latine, par Rob. Balforeus, Bordeaux, 1605. 11 y plaçait le Boleil au centre du monde.
CLËOMÈNE, r. de Sparte, 519-491 , déposa son collègue Démarate; battit les Argiens, et aida les Athéniens à chasser H ippias, puisClisthène. — II, 370-309, eut un règne paisible. — 111, 238-219, opéra une
révolution à Sparte dans le but de rétablir les institutions de Lycurgue. 11 égorgea les épnoresqui s’y opposaient, détruisit le sénat, fit un nouveau paiv tage des terres, abolit les dettes et bannit le luxe. II fit la guerre aux Achéens, et remporta d’abord sur eux de grands avantages ; mais Aratus, leur chef, ayant appelé Antigone à son secours, Çléomène fut vaincu à. Sellasie, 222. 11 alla en Égypte solliciter des secours ; le roi Ptolémée Philopator , qui le craignait, le fit jeter en prison, et il se vit forcé de se donner la mort, l’an 219.
çléomène, habile sculpteur, qui vivait vers l’an 180 av. J.-C., a produit la Vénus dite de Médicis, que l’on admire encore aujourd’hui à Florence.
CLËON, orateur et général athénien, qui avait d’abord été corroyeur, acquit un grand ascendant sur le peuple en le flattant. Il fit la guerre aux Lacédémoniens, prit Torone et remporta quelques autres avantages; mais il fut vaincu par Brasidas et périt devant Amphipolis (422 av. J.-C.). Aristophane l’a mis en scène dans les Chevaliers.
CLÉONES, Cleonœ , ville de l’Argolide, au N., entre Argos et Corinthe. C’est aux environs de cette ville qu’Hercule tua le lion de Némée. — Cléones formait un état particulier.
CLËONYME, fils du roi de Sparte Çléomène II, ayant été exclu du trône, s’empara de Tarente, puis tâcha, avec le secours de Pyrrhus, de s’emparer de Sparte (273 av. J.-C.) , mais il échoua, CLÉOPATRE, sœur d’Alexandre-le-Grand, épousa Alexandre, roi d’Épire. Devenue veuve, elle fut recherchée, après la mort de son frère, par plusieurs généraux macédoniens ; elle allait épouser Ptolémée Lagus, roi d’Égypte, quand Antigone la fit mettre à mort (308 av. J.-C.).
cléopatre , reine de Syrie, fille de Ptolémée Philométor, roi d’Égypte. Elle épousa d’abord l’usurpateur Alexandfe Bala (149 av. J.-C.), puis Démétrius Nicanor, qui la répudia pour épouser Rodogune, fille d’un roi des Parthes. Elle offrit alors sa main et sa couronne à Antiochus, frère de Démétrius, et se défit de ce dernier. Elle fit ensuite poi-
Snarder Séleucu^, l’aîné des fils qu’elle avait eus de •émétrius, parce que ce prince, devenu majeur, voulait monter sur le trône. Ce meurtre ayant soulevé le peuple, Cléopâtre l’apaisa en couronnant Antiochus (VIII), son 2d fils. Bientôt elle chercha aussi à se défaire de celui-ci ; mais ce prince, qui était toujours en garde contre ses artifices, l’obligea de boire le poison qu’elle avait préparé pour lui ( 120 av. J.-C.). C’est cette Cléopâtre qui a fourni à Corneille le sujet de sa tragédie de Rodogune.
cléopatre, reine d’Égypte, célèbre par sa beauté et par ses crimes, était fille de Ptolémée Aulète; elle épousa Ptolémée Denys son frère, et régna d’abord avec lui (52 av. J.-C.). Ayant été chassée du trône peu après, elle se fit rétablir (47) par César, épris de ses charmes. Après la mort du dictateur, Antoine la manda à Tarse pour qu’elle eût à répondre à quelques accusations; mais il en devint éperdument amoureux et répudia pour l’épouser Octavie , sœur d’Octave ; il lui donna même (en 33) quelques-unesdes provinces romaines d’Orient. Cette conduite fit éclater la guerre entre Octave et Antoine. Après la bataille d’Actium, Antoine vaincu ayant été réduit à s’arracher la vie, Cléopâtre, qui avait essayé vainement de séduire le vainqueur, et qui craignait de tomber vivante en son pouvoir, se donna la mort en se faisant piquer au bras par un aspic (30) ; elle avait 39 ans. Avec elle finit la dynastie desLagideset l’indépendance de l’Égypte. Cette princesse ne brillait pas moins par son esprit que par sa beauté. La mort de Cléopâtre a été mise sur la scène par E. Jodelle, Mairet, Benserade, Marmontel, et tout récemment par MmeE. deGirardin (1817). La Calprenède a fait un roman célèbre de Clcopâtre