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an délégué appelé prieur claustral. Ils recevaient les deux tiers des revenus de l'abbaye.

COMMENDON (Jean-François), cardinal, né àVenise en 1524, mort en 1584. Dès l’âge de 10 ans, il improvisait des vers latins, et il dut à ce talent la protection de Jules 111. Envoyé auprès de la reine Marie à son avènement au trône d'Angleterre (1553), il sut l'engager à se remettre sous l’obéissance de la cour de Rome; il défendit les droits de l'Église au sujet de l’élection de l’empereur Ferdinand qui s’était faite sans l'autorisation du pape, et parcourut l’Allemagne pour exhorter tous les princes de l’Empire à continuer le concile de Trente. Ses efforts ayant été vains, il se rendit en Pologne (1564) en qualité de nonce, et réussit à y faire accepter les décrets du concile : il fut élu cardinal à cette occasion. Pie V Fenvoya comme légat à la diète d’Augsbourg, où il défendit avec menaces à l’empereur Maximilien de s’occuper des affaires de religion. Le reste de la vie de Commendon fut rempli par des ambassades et des négociations importantes auprès des cours de Vienne et de Varsovie. On a imprimé à Paris, 1573, in-4, son Oraiio ad Polonos. Sa Vie, écrite en latin par Gratiani, a été traduite en français par Fléchier, Paris, 1671, in-12.

COMMENTRY, village du dép. de l’Ailier, à 13 cil. S. E. de Montluçon; 600 hab. Riche et excellente mine de houille. Celte mine brûlait lentement depuis 1816, lorsque, en 1840, un incendie général éclata et la consuma en partie.

COMMERCY, ch.-l. d’arr. (Meuse), sur la Meuse, à 32 kil. E. de Bar-le-Duc; 3,716 hab. Beau château, qui sert auj. de quartier de cavalerie; hôtel— de-ville; salle de spectacle. Collège. Tanneries, brasseries, toilesde coton; comm. de bétail, de fer, etc. — Cette v. avait le titre de principauté dans les états de Lorraine. Le cardinal de Retz, après en avoir été longtemps titulaire, la vendit à Charles IV, duc de Lorraine, qui l’acquit pour le prince de Vaudemont, son fils naturel ; mais celui-ci en revendit la propriété au duc Léopold. Elle a suivi le sort de la Lorraine. — L’arr. de Commercy a 7 cantons (Gondrecourt, Saint-Mihiel , Pierreûtte , Vaucouleurs, Vigneul-les-Hatton-Chatel , Void , plus Commercy), 181 communes et 86,013 hab.

COMMERSON (Philib.), né à Châtillon (Ain en 1727, mort à l’île de France en 1773 , fit le tour du monde et recueillit dans ses voyages l’herbiei le plus riche qu’on eût vu jusqu'alors. Il n’a rien publié, mais ses Mss., ses dessins et son herbier ont été rapportés en France. On lui doit la belle fleur appelée hortensia; elle est originaire de la Chine.

COMMINESou comines, v. du d. du Nord, à 13 k. N. de Lille, sur la Lys qui la coupe en 2 parties: celle qui est sur la rive gauche appartient à la Belgique; la rive droite appartient à la France depuis 1667 ; cette dernière a 5,418 hab. Rubans de fil , toile à matelas, mouchoirs; commerce de passementerie, chapellerie, etc. On y voyait jadis le château de la famille noble des Commines, où naquit l’historien Philippe de Commines.

COMMINES (Philippe de) , politique et historien , né en 1445 au château de Commines près de Lille en Flandres, mort en 1511, servit d’abord le duc de Bourgogne , Charles-le-Téméraire ; il quitta ce seigneur en 1472 pour s’attacher à Louis XI ; ce prince le combla de richesses et d’honneurs, et fit de lui le confident et le ministre de ses desseins. Après la mort de Louis XI , ayant pris parti pour le duc d’Orléans contre la dame de Beaujeu, régente, il fut disgracié et resta même enfermé quelque temps à Loches dans une de ces cages de fer qu’avait inventées Louis XI ; mais il rentra en grâce et accompagna en Italie Charles VIII qui le chargea de plusieurs négociations. Il ne fut pas employé sous Louis XII. Il consacra le temps de sa retraite à ré¬

diger ses Mémoires. Cet ouvrage est le monument le lus précieux que nous ayons pour les règnes do ouisXl et Charles VIII ; on regrette seulement que l’auteur, en racontant les actes les plus iniques, ne trouve pas un mot pour les flétrir; il ne juge des événements que par le résultat. Les Mémoires dû Commines parurent pour la première fois en 1523 L’édition- la plus complète était celle de Lenglet-Dufresnoy, 1747, avant celle de Mlle Dupont, 1840-47.

COMMINGES , ancienne contrée de la France méridionale. dans la Haute-Gascogne, est représentée auj. par une partie dos dép. de la Haute-Garonne, de l’Ariege et du Gers. Elle se divisait : 1° en Corn rninyes Gascon, au S., entre le Bigorre et le Couserans ; ch.-l., Saint-Bertrand-de-Comrninges; autres villes: Saint-Mar tory, Montespan, Muret, Lombez, Aurignac, l’IsIe-Dodon; 2° en Comming es Languedocien ou Pçtit-Comminges , au N. E., entre le Conuninges Gascon, le Conserans, le comté de Foii et le Haut-Languedoc; villes, Saint-Béat et Valentine. — Ce pays était occupé jadis par les Convenu, peuple de l’Aquitaine orientale; il est quelquefois compris dans la Province romaine. 11 avait pour ch.-l. Lugdunum Convenarum (Saint- Bertrand) , appelée aussi Communica (et par corruption Comminica , d’où Comminges ), parce qu’elle servait de rendez-vous général pour les assemblées ou communes des petits peuples voisins des Pyrénées. Les comtes de Comminges, qui étaient vassaux des ducs d’Aquitaine, s’éteignirent en 1548 , et le Comminges fut réuni à la couronne.

COMMINGES ( SAINT-BERTRAND DE ), ville du dép. de

la Haute-Garonne. Voy. saint-bertrand.

COMMIRE (J.), jésuite, né à Amboise en 1625, mort à Paris en 1702, a cultivé avec succès la poésie latine, tout en professant la théologie et en remplissant les devoirs de son état. Ses poésies se composent d’odes, de fables , d’épigrammes, d’imitations des psaumes et des prophéties. Le recueil le plus complet a été publié en 1715, et reproduit par Barbou en 1753.

COMMODE, Marcus ou Lucius Commodus Ælius Aurelius Anloninus, empereur romain, fils de Marc- Aurèle, lui succéda l’an 180, à l’âge de 20 ans. Il prit pour ministres les hommes les plus corrompus , tels que Pérennis , Cléandre , affranchi phrygien ; commit toutes sortes de cruautés et de folies , et se livra à la débauche la plus effrénée. Il se forma contre lui plusieurs conspirations qui lui fournirent l’occasion de se plonger dans le sang; il mit à mort entre autres victimes Lucilla, une de ses sœurs ; Crispina, sa femme, et un grand nombre de sénateurs. Il périt l’an 192, empoisonné par Marcia, sa maîtresse, qui avait vu son nom sur une liste de proscriplion. Commode était d’une taille et d’une força extraordinaires ; aussi se faisait-il appeler Hercule. Il se livrait en public à tous les exercices des gladiateurs et descendit plus de 700 fois dans l’arène.

COMMODORE, titre que l’on donne en Angleterre, en Hollande et en Amérique à un capitaine de vaisseau chargé du commandement de plusieurs bâtiments réunis.

COMMUNE de paris (la). On entend communément sous ce titre un comité révolutionnaire, né de l’insurrection du 14 juillet 1789, et qui se substitua au conseil de ville q,ue présidaient le prévôt des marchands et les échevins. Elle fut d’abord dirigée par le maire Péthion, et prit l’Hôtel-de-Ville pour lieu de ses séances. Elle ne fut définitivement constituée que le 21 mai 1791. A cette époque, elle se divisa en 48 sections, nomma un maire et 16 administrateurs, créa un conseil municipal composé de 32 membres, et un conseil général de 96 notables, que présidaient un procureur de la Commune et deux substituts. Longtemps conduite par les démagogues les plus fougueux, par le procureur Chaumette et son sub-

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