‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 273 sur 1261 · CO MI — 406 ~ COMM · texte numérisé non relu

CO MI — 406 ~ COMM

dits, l’un lac de Corne, et l’autre lac de Lecco. Bords charmants ; eaux très poissonneuses, et couvertes d’oiseaux aquatiques, cygnes, pélicans, etc.

COME. Voy. cosme.

COM ENIUS (Jean amos), grammairien, né en 1592

Comna en Moravie, d’où il prit son nom, de la secte des Frères Moraves, s’occupa toute sa vie de perfectionner les méthodes d’instruction. Persécuté pour sa religion et chassé de sa patrie par les guerres qui la désolaient, il fut sans cesse obligé de changer de lieu. Il dirigea avec le plus grand succès des écoles en Moravie, en Bohême, en Pologne, en Transylvanie, et se fit bientôt une telle réputation que d’un bout de l’Europe à l’autre, en Angleterre, en Suède, en Hollande, on l’appelait pour réformer les études. Il finit par se fixer à Amsterdam, et y mourut en 1671. Pendant ses dernières années, il tomba dans l’illuminisme. Coménius est surtout connu par le petit ouvrage intitulé : Janua linguarum reserala ou la Porte des langues ( Lesna, 1631); il y a rassemblé en 1,000 phrases tous les mots usuels, de manière à donner à la fois, en un temps très court, la connaissante des mots et des choses. Cet ouvrage eut un succès prodigieux: ii a été souvent réimprimé et est traduit dans presque toutes les langues. Coménius a complété cet ouvrage en donnant Or bis sensualium picius , Nuremberg, 1658, sorte d’encyclopédie où les mots sont accompagnés d’images qui les expliquent; Grammatica janualis; Lexicon janua le , où tous les radicaux sont réunis et forment des phrases suivies. Il a en outre écrit sur l’histoire, la religion, la philosophie. Quelques-uns de ses ouvrages sont en bohémien. On a réuni ses traités les plus importants pour l'éducation, sous le titre d’ Opéra didactica , Amsterdam, 1657.

COMESTOR (Pierre), en français le Mangeur , ainsi appelé parce qu’il avait lu et, pour ainsi dire, dévoré un grand nombre de livres, naquit à Troyes au xii® siècle, fut doyen de l’église de cette ville, dirigea l’école de théologie de Paris pendant cinq ans, puis se retira à l’abbaye de Saint-Victor, où il mourut en 1178 ou 1185. On a de lui : Historia scholastica , Utrecht, 1473, 2 vol. in-fol., et Paris, 1495. C’est un abrégé des Écritures saintes, avec des gloses tirées des auteurs ecclésiastiques et profanes.

COMICES, assemblée du peuple romain pour l'élection des magistrats. On assemblait les comices, tantôt par curies, tantôt par centuries, tantôt par tribus. Dans les premières, on votait par têtes,- dans les deux autres, l’on prenait les suffrages à la pluralité des centuries ou des tribus. Les comices par curies ne s’assemblaient guère que pour l’élection du grand curion et des flamines les tribus rendaient les plébiscites et nommaient les magistrats secondaires; Les consuls, censeurs, préteurs, un tiers des tribuns militaires, étaient nommés par les centuries. .

COMINES. Voy. COMMIMES.

COM. T AT, du latin comitatus, est le nom dômes aux divisions civiles et administratives de la Hongrie par la cour de Vienne. Les Hongrois les appellent varmegye (de t >ar , château, et megye , territoire). Un comital est régi par un gespan et un vice-gespan ; de lâ le nom allemand des comitats : gespannschaflen. Le titre de gespan est héréditaire dans certains comitats; dans d’autres il est conféré par le roi.

COMITÉ DE SALUT PUBLIC. Ce comité, le plus eélèbre de tous ceux que l’on vit s’élever pendant le règne de la Terreur, fut créé le 6 avril 1793 par un décret de la Convention nationale que proposa le parti montagnard, et eut pendant plus d’uneannée toute 1 autorité en France. Il avait sous ses ordres le tribunal révolutionnaire, chargé d’exécuter juridiquement Içb victimes suspectes au parti jacobin ; les comités révolutionnaires, établis dans toutes les communes de la P rance pour recevoir les dénonciations, et le Comité de sûreté générale, chargé de la police.

SU composa d’abord de neuf membres , choisis dans le sein de la Convention , et dont les principaux furent Danton, Barrère et Cambon. Le 10 juin 1793 on leur adjoignit trois autres membres, St-Just, Jean-Bon-Saint-André et Couthon. Robespierre et Carnot , Collot-d Herbois et Bi!laud-ikarennes y entrèrent après eux. Ce comité couvrit la France d’échafauds; après s’être défait des ennemis du gouvernement révolutionnaire, il s’attaqua à ses propres membres, et l’on vit successivement tomber les têtes d’Hébert, de Chau mette, de Danton, de Camille Desmoulins , etc. Enfin la scission qui s’opéra entre Robespierre, Saint-Just, Couthon, et les autres membres, l’arrestation et le supplice des trois premiers le 27 juillet 1794 (9 thermidor an n) mirent un terme à la formidable influence du comité. Il ne fut pas aboli, mais désorganisé peu à peu par la Convention. Ainsi privé de ses membres les plus redoutables, il perdit tout son pouvoir; il disparut tout à fait lors de l’établissement du Directoire (1795).

COMMANDERIE. Dans l’ordre de Malte, on appelle ainsi certains domaines bénéficiaires, qui n’étaient qu’une subdivision d’un grand-prieuré. Ils ne portent ce nom que depuis la réforme de l’ordre en 1 267 ; auparavant on les nommait prèceptoreries. Il y avait aussi des commanderies dans les ordres de St-Lazare, de Calatrava, d’Alcantara, de St-Bernard et de St-Antoine. Voy. commandeur.

COMMANDEUR , chevalier de l’ordre de Malte pourvu d’une commanderie. On prenait souvent cette qualité sans titre légal. Les cadets de haute noblesse , les ecclésiastiques agrégés à l’ordre de Malte, les supérieurs des Mathurins et les religieux de la Mercy prenaient le titre de commandeurs. — ■ Grand-commandeur , première dignité de l’ordre de Malte après celle de grand-maître. Il était président du commun trésor et de la chambre des comptes. Il résidait au couvent et ne pouvait en sortir tant qu’il exerçait sa charge. Il était pilier (chef) de la langue de Provence et pouvait posséder le grand-prieuré de Hongrie. — Le titre de commandeur désigne aussi, dans plusieurs ordres civils ou militaires, un grade plus ou moins élevé, mais purement honorifique. Dans l’ordre de la Légiond' Honneur, ce grade est le troisième et vient immédiatement au-dessus de celui d’officier.

COMMELIN (Jérôme), imprimeur, né à Douay, mort en 1597, s’établit à Heidelberg, où il publia un grand nombre d’éditions grecques et latines. Les plus estimées sont celles d'Eunape, d 'Hèliodore et d 'Apollodore (avec notes de lui), 1596, in-8.

commelin (îsaac), né à Amsterdam en 1598, mort en 1676, a écrit : Commencement et progrès de la Compagnie des Indes orientales, Amsterdam, 2 vol. ïn-4. 1646; Vie du stathouder Frédéric-Henri, 1 vol. in-fol., 1651 ; Vies de Guillaume I et de Maurice, 1651, etc.

commelin (Jean), botaniste, probablement de la même famille que le précédent, né à Amsterdam en 1629, mort en 1692, dirigea le jardin botanique de cette ville. On a de lui : Les Hespèrides des Pays- Bas, 1696, in-fol.; Catalogus plantarum indigenarum Hollandiœ, 1683, in— 1 2 ; Horti medici Amslelcdamensis plantarum descriptio et icônes, 1698, in-8.

commelin (Gaspard), neveu du précédent, né en 1667, mort en 1751, docteur en médecine, membre de l’Académie des Curieux, et directeur du jardin botanique d’Amsterdam, a écrit : Horti medici Am stelodamensis plantœ rariores exoticæ, Leyde, 1706, in-fol., et Flora Malabarica, Leyde, 1696, in-fol.

COMMENDATA1RE (abbé), abbé possédant un bénéfice en commende. Ces sortes d’abbés étaient quelquefois des séculiers, qui jouissaient seulement des produits du bénéfice , et qui, dispensés de ta régularité, abandonnaient Je pouvoir sorituel

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