‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 276 sur 1261 · COING · texte numérisé non relu

COING

e; cependant l’empereur Charles-QuitP | Invariable milieu a été publié à part en chinois, avec ! cette confession par la diète, où les dé- j trud. lat. et fr., par Ab. Kémusat, i 8 1 7 , m-i; le Taputés catholiques se trouvaient en majorité, et il s’en-. j hio, par Pauthier (chin., lat. et fr.), 1837, in-8. On

luthéranisme fit proscrire

CONFLANS (du mot confluent ) , bourg de France (Savoie), au confluent de i’Arly et de l’Isère, à 35 k. N. E. de Chambéry, 3000 h. Auj. dans Albertville.

CONFLANs , bourg du dép. de la llaute-Saône, à 22 kil. N. E. de Vesoul , au confluent du Breuchin et de la Semeuse ; 750 lmb. Mine de fer.

CONFLANS, bourg du dép. de la Seine, entre Paris et Charenton, au confluent de la Seine et de la Marne. Traité de 1466, qui mit tin à la G. du Bien public, j

CONFLANS-SAINTE-HONORINE , village du dép. de

Seine-et-Oise, â 22 kil. N. de Versailles; 2,000 hab. Aux env., grotte où l’on voit de belles congélations. CONFLUENTES. Voy. coblentz et CONFOLENS.

CONFOLENS, Confluentes, ch. -1. d’arr. (Charente), sur la Vienne et la Coire, k 57 kil. K. E. d’Angoulôme; 2,7G6 h. Tribunal, collège, bibliotlièq. Société

de Confucius a été écrite par le P. Amiot (dans les Mémoires sur les Chinois, t. XII). On a publié la Morale de Confucius, Amsterdam, 1688, 1 vol. in-8.

confucius / religion de ), religion observée en Chine. Voy. chine.

CONGLETON, ville d’Angleterre (Chester) , à 16 Kil. de Newcaslle-under-Line ; 6,400 hab. Soieries, tanneries, rubans, tissus de coton.

CONGO, région de l’Afrique , bornée à l’O. par l’Océan Atlantique, au N. par le Loango, au S. par l’Angola ; ses limites à l’E. sont inconnues. C’est l'assemblage d’une foule d’états indépendants, parmi lesquels on distingue, outre celui de Congo proprement dit, ceux de Bamba, Sandi, Pango, Butta, Pemba, Sogno , et la farouche tribu montagnarde des Giagas. Capitale , Banza-Congo (San-Sald’agricult. Comm. de bois, merrain, bœufs gras, etc. j vador des Portugais). Ceux-ci regardent le Congo Mines de zinc et de plomb. — L’arr. de Corifolens î comme pays vassal, mais c’est fort gratuitement

a 6 cant. ( Chabanais , Champagne - Mouton , Montambœuf , Saint-Claud , plus Confolens qui compte pour 2) , 70 communes et 68,583 hab

Jadis leurs missionnaires avaient fait quelques progrès dans le pays. Le sol est très fertile; il produit du sucre, du poivre, delà cassave, etc. Le climat est

CONFUCIUS, dont le vrai nom est Kong-fou-tseu brûlant sur les côtes et dans les plaines ; à l’E. se Kong-tsée, célèbre philosophe chinois, né \ers 1 an j lèvent des montagnes d’où sortent beaucoup de riv 551 av. J.-C., dans une ville de la principauté de j dont la principale est le Congo ou Zaïre L’agricul- Lou, dont son père était gouverneur, descendait, ture, la civilisation y sont presque nulles. — Le Con^c dit-on, de Boang-ti, législateur de la Chine, il rem- a été découvert par le Portugais üiégo Cam en 1487

plit dès sa première jeunesse, et avec le plus grand succès, des fonctions administratives ; mais à l’âge de 24 ans il renonça à tout emploi pour se livrer à la méditation, et forma le projet de réformer les mœurs de son pays. Il parcourut dans ce but plusieurs pro-‘ vinces et se vit bientôt entouré d’un grand nombre de disciples qui l’aidèrent dans sa noble entreprise. Frappé de sa réputation de sagesse, le roi de Lou l’appela à sa cour et le nomma son premier ministre. Pendant son administration , Confucius corrigea les mœurs, réforma la justice et ût prospérer l’agriculture et le commerce ; mais le roi , trop ami des plaisirs, s’étant bientôt fatigué des sages avis du philosophe , Confucius fut forcé de s’éloigner de la cour. Rentré dans la vie privée , il se remit à parcourir les provinces pour prêcher la morale, et écrivit les ouvrages qui l'ont immortalisé. 11 mourut vers 479 av. J.-C. , entouré de ses disciples qui lui rendirent une sorte de culte. Ses descendants subsistent encore à la Chine et y jouissent de plusieurs privilèges. Confucius enseigna une philosophie toute pratique. Il s’occupa surtout de faire revivre les règles de conduite et les usages des anciens. 11 révisa dans ce but les Kings , livres sacrés des Chinois. 11 composa aussi quelques ouvrages ; ceux qu’on lui attribue sont le Chou-king, traité de morale et de politique en exemples , où l’auteur parcourt l’histoire des temps anciens pour en extraire les discours et les règles de conduite qu’avaient laissés les empereurs, les ministres et les sages de l’antiquité ; le Tchun-sieou (le Printemps et l’Automne), histoire du royaume de Lou, de 7 22 à 480 av. J.-C. ; le Hiao-king (dialogue sur la piété filiale) ; le Ta-hio (la gronde Science ), et Tchong-yong (le Juste milieu, l'invariable milieu ), traités dogmatiques de morale et de politique; il y fait consister la sagesse dans la modération. On attribue aussi ces deux derniers à deux de ses disciples. Le Chou-king a été traduit en français par le père Gaubil, Paris, 1770, in-4. Tous les livres moraux ont été traduits en latin et paraphrasés parles PP. lntorcetta, Herdrich , Rougemont et Couplet, sous le titre de Confucius Sinarum *> hilosophus , Paris. 1687 in-fol. ; le Tchong-yonq on

par o o

luckey la visité en 1816 et a donné quelaues notions sur ce pays. M. Üouvillel’a exploré en 1828-30.

Congo, fleuve d’Afrique. Voy. Zaïre.

CONGRÉGATION. On désigne sous ce nom :

1° une association d’ecclésiastiques qui ne sont ni séculiers ni religieux , mais qui tiennent le milieu entre les uns et les autres: telles sont les congrégations de 1 Oratoire , de la Doctrine chrétienne, de St-Lazare, des Eudistes (on étend ce nom auv cour. des Bénédictins qui cependant étaient des religieux) ; 2° une commission de cardinaux chargés par le pape de traiter des matières religieuses et de s’occuper des affaires du gouvernement romain ; 3° enfin certaines réunions de fidèles qui se formaient naguère sous les auspices des Jésuites, pour pratiquer sous leur direction des œuvres de piété ou de charité.

CONGRÉGATIONALISTES , nom donné en Angleterre à la secte des indépendants.

CONGRES, réunions diplomatiques formées, soit de souverains, soitde leursplénipotentiaires,et dansles quelleson s’occupe à concilier les ditférendsquiontpu s’élever entre deux ou plusieurs nations, ou à prévenir les ruptures. Les congrès les plus connus sont ceux de Munster et d’Osnabrück (1646-48) , des Pyrénées (1659), d’Aix-la-Cliapetle (1668, 1748 et 1818), de Nimègue (1676-78). de Ryswick (1697), d’Utrecht (1713), de Rastadt (1797-99), de Châtillon (1814) , de Vienne (1814-15), deCarlsbad et de Troppâu (1820), de Layharh ( 1821), de Vérone (1822), de Paris (1856).

CONGREVE (William), poëte comique, surnommé le Térence anglais , né en 1672, dans le Staffordshire, mort en 1729, fit jouer sa première pièce à 20 ans’ et quitta le théâtre au bout de peu d’années pour remplir des places lucratives et jouir de sa fortune, il ne composa plus depuis que des pièces fugitives. On a de lui : le Vieux Garçon (The old Bachelor), 1693; le Fourbe (The double Dealer), 1694 ; Amour pour Amour (Lçve for Love) , 1695 : c’est son chefd’œuvre , l'Épouse en deuil ( The Mourning Bride), 1695; le Train du monde, 1700. On trouve dans ses pièce? du comique, de l'intrigue et de l’intérêt, mais en même temps une licence excessive ; aussi peutr on à peine en représenter une seule aujourd’hui

CQNR

GONN

Ses œuvres forment 3 vol. in'8, Birmingham, 1761. Ses comédies se trouvent traduites dans les Chefsd’œuvre des théâtres étrangers.

congreve (sir Williams), officier d’artillerie anglais, né en 1772, dans le Middlesex, est célèbre par l’invention des fusées qui portent son nom. On les employa pour la première lois en 1808 contre 1s flotte de Boulogne ; elles furent d’un grand effet à la bataille de Leipsick, à Waterloo et dans le bombardement d’Alger par lord Exmoutlr ( 1816). Sir Congreve était entré jeune au service : il le quitta en 1820 avec le grade de lieutenant-colonel. Outre les fusées à la Congreve, on lui doit plusieurs invent, •nécaniq. et des écrits sur*1Vtill. (tr. en 1838). Il se ruina dans une entreprise de mânes et vint finir ses iours en France. 11 mourut à Toulouse en 1828.

CONI, Cuneo en italien, ville des États sardes, sur la Stura, à 75 kil. S. de Turin ; ch.-l. d’une intendance générale ; 16,000 hab. Evêché. Jadis cette ville éiait fortifiée. Filatures de soie: fabriques de draps; grains. Prise par les Franç. en 1744 et 179G.

CON1EH, ville de la Turquie d’Asie. Voy. konieh.

CONIL, ville d’Espagne, à 32 kil. S. E. de Cadix; 3,000 hab. Pêche de thons et d’anchois.

CON1MBRIGA, ville de Lusitanie, auj. coïmbre.

CÜNLIE-LA-CHAPELLE, ch.-l. de cant. (Sarthe), à 19 Kil. N. O. du Mans; 1,450 hab.

CONLIÊGE, ch.-l. de cant. (Jura) , à 5 kil. S. E. de Lons-le-Saulnier , 1,300 hab.

GONNAUGHT , Connacia en latin moderne , une les 4 grandes divisions anc. de l’Irlande, à 10. Elle forme auj. 5 comtés: Galway, Mayo, Sligo, Leitrim, Roscommon.

CONNECTICUT, riv. des États-Unis, prend sa source au N. du New-Hampshire , traverse les états de Massachussets, de Connecticut , et se jette dans l'Océan Atlantique entre New-Haven et New-London. Elle est remarquable par plusieurs cataractes.

CONnecticüt , un des états de l’Union (Amérique du Nord), par 72° 20-78° 18’ long. O., 40° 53’- 42° 2’ lat. N.;ilestbornéauN.par le Massachussets, à l’E. par le Rhode-Island, à l’O. par le New -York, au S. par le détroit de Long-lsland; 140 kil. sur 93; 371,000 hab. Ch.-l. Hartford et New-Haven. Le Connecticut se divise en 8 comtés (Fairûeld, Hartford, Lichtfield, Middlesex, New-Haven, New- London , Tolland et Windham). Climat tempéré et sain ; sol généralement fertile ; forêts immenses ; riches pâturages. Le Connecticut nourrit une quantité innombrable de pigeons. Mines de fer, de cuivre et de plomb. — Les peuplades indiennes qui habitaient jadis cette contrée portaient le nom de Pequodset de Mohicans. Les Européens s’y établirent en 1635, et leur nombre s’accroissant rapidement, les diverses colonies du Connecticut formèrent une confédération qui en 1662 reçut une charte du roi d’Angleterre Charles II. Le Connecticut prit une part active à la guerre de l’indépendance , et entra dans la confédération générale; toutefois l’ancienne charte y resta en vig. jusqu’en 1818. 11 eut rang d’Eta' dès 1 7 7 6.

Connecticut (nouveau-) , nom donné à la partie N. E. de l’état d’Ohio , comprenant les sept comtés d’Ashlabula, Cuyahoga, Geauga, Huron, Médina, Portage et Trum-Bull , parce qu’ils furent peuplés par des émigrants de l’ancien Connecticut.

CONNÉTABLE, de cornes stabuli , comte-surveillant de la maison. Avant la 3e race , le connétable n’était qu’un officier du palais , présidant tantôt au service des tables , tantôt à celui des meubles. Depuis le règne de Henri I , au xi* siècle, jusqu’au règne de Louis XIII, le connétable fut le premier dignitaire de la monarchie française. En temps de guerre il commandait en chef, et avec un pouvoir absolu, toutes les armées; le roi lui-même, lorsqu’il se trouvait au milieu des troupes, ne pouvait arrêter aucune mesure importante sans

avoir pris l’avis du connétable. En ternes de paix, le connétable était aussi le premier conseiller du roi pour toutes ies matières de guerre; il avait droit à la table du roi , st était juge suprême de tous les démêlés qui s'élevaient entre les gens de sa maison. Les plus célèbres connétables furent Châtillon, Du Guesclin, Clisson, Bourbon. Montmorency Lesaiguières. Anoneen 1627, cette dignité fut rétablie nominal1 en 1804 par Napoléon pour son frère Louis.

CONGN, gen. athénien, se laissa bloquer dans Mitylènepar les Lacédémoniens, 406 av.J.-C., fut délivré par la vict. des Arginuses ; réussit, après le désastre d ’Ægos-Potamos (405) , à sauver 8 vaisseaux avec lesq. il se réfugia en Chypre; suscita les Perses contre les Lacédémoniens, fut mis à la têtedeleur (lotte, remporta sur les Lacédémoniens, près de Guide, une vict. décisive, 394, puis rentra dans Athènes dont il releva les murs. Accusé auprès d’Artaxerce d’avoir voulu soulever rîonieet l’Eolie, il fut arrêté ; mais fut relâché bientôt après. Il se retira en Chypre, où il m. de maladie vers 390; sel. d’autres, ilf. tué dans sa prison. Conon eut pour fils Timothée. Corn. Nepos a écrit sa vie.

conon, géomètre et astronome d’Alexandrie, qui vivait de 300 à 260 av. J.-C., découvrit, dit-on, la constellation nommée Chevelure-dc-Bérénice , et lui donna le nom de cette reine par flatterie (Voy. Bérénice),

CONQUES, ch.-l. de cant. (Aude), à 7 kil. N. E. de Carcassonne ; 1,600 hab.

conques, ch.-l. de cant. (Aveyron), à 32 kil. N. O. de Rhodez; 1,300 hab. Vins estimés.

CONQUET (le), ville du dép. du Finistère, sur l’Océan, à 19 kil. O. de Brest; 1,350 hab. Petit port, bonne rade. Entre cette ville et Brest, s’élève sur un roc le fort Berthaume.

CONRAD I, duc de Franconle, fut élu roi de Ger manie en 912; fit la guerre à Henri, fils d’Othon, duc de Saxe, puis au duc de Bavière, et mourut en 918 , d’une blessure qu’il reçut en combattant les Hongrois. 11 désigna pour son successeur Henri, fils de ce même Othon de Saxe qui avait été son ennemi.

Conrad h, dit le Salique , fils de Henri, duc de Franconie, fut élu roi de Germanie en 1024, après la mort de Henri II, eut une longue guerre à soutenir contre les princes de la maison de Saxe, pacifia la Hongrie et la Pologne, acquit le royaume de Bourgogne en vertu de la donation de Rodolphe III , se fit couronner empereur d’Occident à Rome en 1027, défit en 1037 Eudes, comte de Champagne, et mourut à Utrecht en 1039.

Conrad ni, empereur d’Allemagne, fils de Frédéric, duc de Souabe, et d’Agnès, sœur de l’empereur Henri V, né en 1093, fut élu après la mort de l’emp. Lothaire II (1138), et soutint une longue guerre avec Henri-le-Superbe , duc de Saxe et de Bavière, son compétiteur. Il partit ensuite pour la Terre-Sainte avec Louis YII (1147) et assiégea vainement Damas. De retour en Allemagne , il mourut à Bamberg en 1 152.

Conrad iv, empereur d’Allemagne, élu en 1250, était duc de Souabe et fils de l’empereur Frédéric IL Le pape Innocent IV combattit son élection, lui opposa Guillaume de Hollande, et fit prêcher une croisade contre lui. Conrad passa en Italie pour se faire reconnaître roi des Deux-Siciles; prit Naples, Capoue, Aquino, et mourut en 1254, au milieu de ses conquêtes. On accuse, sans doute à tort, son frère naturel Mainfroi de l’avoir fait empoisonner. Cet empereur fut père de l’infortuné Conradin.

CONRAD V, OU CONRADIN. Voy. CONRADIN.

Conrad, roi d’Arles ou de la Bourgogne Transjurane (937-993), fils du roi Rodolphe II, fit le bonheur de ses peuples et fut surnommé le Pacifique. Les Sarrasins et les Hongrois ayant envahi ses états à la fois, il les fit battre les uns contre les autres; puis, se jetant sur eux pendant le combat, il lia extermina. Ce fut la seule guerre qu’il eut à aoutenir pendant son long règne.

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