‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 286 sur 1261 · COTT · texte numérisé non relu

COTT

cesseur. 11 est l’auteur d’un théorème de géométrie qui porte eneore son nom.

COTES-DU-NORD (dép. des), dép. maritime de lia France, sur la Manche, entre ceux du Finistère à 10., dTlle-et-Vi laine à l’E., du Morbihan au S.; 7,367 kil. carrés; 606.603 hab. Ch.-l., St-Brieuc. Il est formé d’une partie de l’ancienne Bretagne. Montagnes peu hautes, plaines ; fer, plomb, ardoises, serpentine, marbre, etc. Beaucoup de terres à bruyères et de landes ; pâturages; grains, fruits à cidre. Petits chevaux très bons, gros bétail, moutons. Toiles dites de Bretagne, de Quintin , de Languenan , etc., et toiles communes; hauts-fourneaux, tanneries, par eh emineries, papier; cidre et eau-de-vie de cidre. Commerce actif. — Le dép. des Côtes-du-Nord a 6 arr. (St-Brieuc, Dinan, Guingamp, Lannion, Loudéac); 48 cant., 375 communes. 11 appartient à la 16 e division militaire, dépend de la cour impériale de Rennes et fait partie du diocèse de Saint-Brieuc.

COTHB-EDDYN (Mohammed), prince turc, gouverneur du Kharizm sous les sultans seldjoucides, se rendit indépendant et devint le chef de la dynastie des Kharizmiens ou Khovarismiens, qui remplacèrent les Seldjoucides. Il mourut en 1127, et eut pour successeur son fils Atziz. — Le nom de Coilib- Eddyn, qui veut dire pôle de la religion , a été porté par plusieurs au très princes et par plusieurs écrivains.

COT1GNAC, ch.-l. de cant. (Var), à 15 kil. N. E. de Brignoles ; 3,778 hab. Soie organsinée. Commerce de vin, soie, figues, fruits secs et confitures estimées. Aux environs est Notre-Dame-des-Grâces , objet de beaucoup de pèlerinages. Louis XIV, au retour de son entrevue avec Philippe IV, s’y rendit, en 1659.

COTIN (l’abbé), poëte et prédicateur, membre de l’Académie Française, né à Paris en 1604, mort en 1682, fut aumônier du roi, conseiller, et se fit une assez grande réputation par ses sermons, ses poésies et son érudition. Il n’est guère connu aujourd’hui que par les railleries de Boileau et de Molière (qui l’a mis en scène dans les Femmes savantes, sous le nom de Trissotin). On a de lui un Recueil d’énigmes, envers, 1646; des Rondeaux, 1650; des Œuvres galantes, 2 vol., 1663-65; la Ménagerie, satire contre Ménage, 1666, etc.

COTOPAXI, célèbre volcan de l’Amérique du Sud, dans les Andes, par 0° 45’ lat. S. 11 forme un cône régulier et s’élève à une hauteur de 5,904 mètres. Ses éruptions sont fréquentes et terribles.

COTRONE, Crotona, ville du roy.de Naples (Calabre Ultérieure 2e), à 49 kil. N. E. de Catanzaro, et à l’embouchure de l’Esaro dans la mer Ionienne; 15,500 hab. Bon port, citadelle, évêché. Voy. crotone.

COTTA (Aurélius), famille romaine qui a fourni plusieurs consuls, entre autres : M. Aurélius Cotta, consul l’an 74 avant J. -G., et adversaire de Marins; il fut chargé un moment de la guerre contre Milhri- (Jate, prit Héraclée dans le Pont, mais se fit ensuite battre sur terre et sur mer; — C. Aurélius Cotta, orateur distingué, frère du précédent, consul en 75 av.J.-C. Banni par Marins, il fut rappelé par Sylla.

cotta (J.-Frédéric), baron de Cottehdorf, libraire allemand, né à Tubingue en 1764, mort en 1832, d’une famille ancienne et qui prétendait descendre des Cotta de Rome, s’établit libraire à Tubingue en 1787, eut à la fois plusieurs établissements florissants à Tubingue, Munich, Augsbourg, Stuttgard ; forma de grandes entreprises qui eurent un plein uccès, et mérita d’être surnommé le Napoléon de la iibrairie. Il fonda le journal les Heures (avec Gœthe et Schiller); la Gazelle universelle , à laquelle coopérèrent les plus grands écrivains de l'Allemagne; le Journal Polytechnique , pour les sciences et l’ industrie, et fut longtemps le patron des gens de lettres de l’Allemagne. Il fut en outre chargé par le gouvernement de Wurtemberg de plusieurs missions auprès du Directoire et de l’empereur Napoléon.

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COTTRUS, ville des Etats prussiens. Voy. kottbus.

COTTEREAU. V. chouans et brabançons.

COTTIENNES (alpes). Voy. alpes et cottius.

COTTIN (madame), née Sophie ristaud, vit le jour en 1773 à Tonneins, près de Bordeaux; se maria dès l’âge de 17 ans à un riche banquier qui la laissa veuve à 20 ans, et vint passer le reste de sa vie à Paris, où elle mourut en 1807, à 34 ans. Elle cultiva les lettres par goût et sans avoir d’abord l’intention de publier ses écrits. On a d’elle des romans pleins de sensibilité, savoir: Claire d'Albe; Mulvina, Amélie de Mansjield ; Mathilde, Élisabeth. ou les Exilés de Sibérie; ils ont été réunis par A. Petitot, en 1817, 6 vol. in-8.

COTTI US, petit prince de la Gaule Cisalpine, vivait au temps d’Auguste ; il avait reçu de son père, Donnus, un petit état indépendant qui se bornait à la vallée de Suze et avait pour villes principales Segusio (Suze) et Brigantio (Briançon). Auguste le reçut dans son alliance et agrandit ses états. Après sa mort, qui arriva sous Néron (56), ses états furent réunis à l’empire et formèrent plus tard la plus rande partie de la province des Alpes maritimes. e prince a donné son nom aux Alpes Cottiennes.

COTTON (Pierre), célèbre jésuite, né en 1664 à Néronde en Forez (Loire), mort à Paris en 1629, fut appelé à la cour de Henri IV par le maréchal de Lesdiguières, dont il avait converti la fille (madame de Créqui) ; le roi le prit en 1604 pour son confesseur. Le P. Cotton gagna toute sa confiance, et lui fit signer le rappel des Jésuites. Après la mort de ce prince, il fut aussi confesseur de Louis Xlll, et conserva ce titre jusqu’en 1617, époque où il alla prêcher en missionnaire dans le midi de la France. Quelques historiens ont prétendu, mais sans preuves, que Cotton partageait la doctrine du régicide.

cotton (sir Robert bruce), antiquaire anglais, né en 1570, mort en 1631, possédait une connaissance particulière des chartes et des droits de la couronne, et publia sur ce sujet de savants mémoires, réunis et publiés en 1652. 11 avait formé une bibliothèque de chartes et de vieux manuscrits qui est connue sous le nom de Bibliothèque Cottonienne.

cotton (Charles), poêle burlesque anglais, né en 1630, mort en 1687, a composé un Virgile travesti qui eut jusqu’à 15 éditions, et a traduit plusieurs ou vr. français, entre autres les Essais de Montaigne.

COTYORA, Buiuk-Kaleh,\ ille du Pont, sur le Pont- Euxin, à 10. de Cérasonte, sur le Coiyorœus sinus .

COTYS, nom de plusieurs rois de Thracc, de Cappadoce et du Bosphore. Le plus connu est Cotys II, roi des Odryses, qui secourut Persée contre les Romains et fut bientôt forcé à demander la paix (167 av. J.-C.).

COTYTTO, déesse de la débauche et de l’impudicité chez les Grecs. Son culte, né en Thrace, passa en Phrygie, et de là en Grèce. Elle avait un temple à Athènes, et des prêtres appelés Baptes.

COUAMA, fleuve d’Afrique, Voy. zambèze,

COUCHES, ch.-l. de cant. (Saône-et-Loire), à 22 kil. S. E. d’Autun; 3,080 hab. Mines de fer.

COUCOURON, ch.-l. de cant. (Ardèche), à 39 kil. N. O. de L’Argentière ; 1,000 hab.

GOUCY, nom de plusieurs bourgs de France; le plus important est Coucy-le-Château , ch.-l. de canton (Aisne), à 22 kil. S. de Laon, près d’une belle forêt. Ruines de l’ancien château-fort des sires de Coucy, construit en 1052 par F.nguerrand de Coucy :

11 en subsiste encore une tour énorme et très éle\ée: ce qui en reste a été acheté en 1829 par le duc d’Orléans (Louis-Philippe).

COUCY (Maison de). Deux familles ont porté ce nom : la première, qui tire son origine d’un comte de Chartres, en 965, s’est divisée en deux branches, dont la première s éteignit en 1213, et dont la seconde, qui prit le nom de Coucy- Vervius, subsiste

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encore. La 2e famille,issueenl213d’Enguerrandde Guines, neveu du dernier sire de Coucy, s’est éteinte en 1400 dans la personne de Marie de Coucy, femme du comte de Bar. — La famille des Coucy a produit plusieurs vaillants chevaliers au moyen âge. Le plus célèbre est Raoul, châtelain de Coucy, Gis d'Enguerrand, qui partit en 1191 pour la Terre-Sainte, et périt au siège d’Acre. On dit que Raoul, avant de rendre le dernier soupir, chargea son écuyer de porter, après sa mort, son cœur à la dame de Fayel, qu’il aimait. L’écuyer , arrivé en France, se mit en devoir d’exécuter les dernières volontés de son maître; mais il fut surpris par l’époux. Celui-ci prit le cœur et le fit manger à sa femme, qui, instruite trop tard de son malheur, jura de ne plus prendre de nourriture et se laissa mourir de faim. Cette aventure a fourni à de Belloy le sujet d’une tragédie intitulée : Gabrielle de Vercjy , nom que l’historien Froissart donne à cette femme. G.-A. Crapelet a publié Y Histoire de Coucy et de la dame de Fayel , d’après un manuscrit de la Bibliothèque royale, Paris, 1829. On a 24 chansons de R. de Coucy.

COUDRAY-SA1NT-GERMER, ch.-l. de canton (Oise), à 17 kil. O. de Beauvais’; 500 hab. Fabrique de dentelles noires.

COUÉRON, Corbilo ou Payas Namnetum , ville du dép. de la Loire-Inf., à 13 kil. O. de Nantes; 3,971 hab. Petit port. Pêche active. On exploite aux environs du kaolin.

COUESNON, riv. de France (Ille-et-Vilaine), baigne Fougères, Antrain, et joint la Manche aux grèves du mont St-Michel. Cours, 95 kil.

COUHÉ, ch.-l. de cant. (Vienne), à 20 kil. N. de Civray; 1,400 hab.

COUIZA, ch.-l. de canton (Aude), à 35 kil. S. O. de Carcassonne; 650 hab. Filature de laine. Château qui appartint au duc de Joyeuse.

COULANGES-LA-VIN EÜSE , ch.-l. de canton (Yonne), à 1 1 kil. S. d’Auxerre ; 1,700 hab. Bons vins.

coulanges-sur-yonne, ch.-l. de canton (Yonne), à 28 kil. S. d’Auxerre; 1,100 hab. Commerce de bois et de vins.

COULANGES (Philippe-Emmanuel, marquis de), chansonnier, né vers 1631, mort en 1716, était conseiller au parlement et vendit sa charge pour se livrer aux plaisirs. 11 était cousin-germain de madame de Sévigné. On a de lui un recueil de chansons, 2vol. in-1 2, 1698, et des Mémoires, suivis de lettres de madame de Sévigné, publiés par M. de Montmerqué, 1820. — Il ne faut pas le confondre avec l’abbé de Coulanges, oncle de madame de Sévigné, et que celle-ci désignait par le surnom de Bien-bon.

COULIBOEUF, ch.-l. de canton (Calvados), sur la Dive, à 10 kil. N. E. de Falaise; 500 bah.

COULLOU, Colloo , ville de l’Inde anglaise (Bengale), dans l’ancien Orissa; à 16 kil. N. E. de Ramgor. Grand commerce de coton; très grande foire.

COULOMB (Charles-Auguste de), physicien, membre de l’Academie des Sciences, né à Angouléme en 1736, mort en 1806, servit d’abord dans le génie, et fut nommé en 1784 intendant des eaux et forêts.

11 s’est surtout occupé d'électricité et de magnétisme, et a inventé la balance de torsion , avec laquelle il a pu apprécier les attractions et répulsions électriques. On a de lui de savants Mémoires , et des Recherches sur les moyens d'exécuter sous l’eau des travaux hydrauliques , 1779.

COULOMMIERS, Columbaria , ch.-L. d’arr. (S.-etîrl.), sur le Grand-Morin, à 22 kil. S. E. de Meaux; 3,573 hab. Tanneries. Grand commerce de blés et farines pour les marchés de Paris. — L’arr. de Couiummiers a 4 cantons (La Ferté-Gaucher , Rebais, Rozoy , plus Coulommiers) , 60 communes, et 54,104 hab.

COULONGES-LES-ROYAUX , ch.-l. de canton Deux-Sèvres), à 20 kil. N. de Niort; 1,700 hab.

Droguets, molletons, chapeaux, tanneries. Entrepôt de bois de charpente et merrain, laines, vins de Saintonge.

COUM ASSIE, ville de l’Afrique (Nigritie), capit. des Achantis, par 4° 32’ long. O., 6° 34’ lat. N.; 15,000 hab. (100,000 au temps des marchés). Assex bien bâtie. Commerce avec Kaehena et Tombouctou.

COUPANG, ville de l’île de Timor, une des îles de la Sonde, sur la côte S. O. et la baie de Coupang, par 121° 50’ long. E., 10° 10’ lat. S. Commerce d’or, d’opium, de bois de sandal, etc. Un gouverneur hollandais y réside.

COUPÉ (J.-M.-L.), abbé, né à Péronne en 1732, mort à Paris en 1818, professa la rhétorique au collège de Navarre, puis fut nommé censeur royal et conservateur des litres et généalogies à la Bibliothèque du Roi. Il a traduit le Théâtre de Sétièque , 1795, et a publié sous le titre de Soirées littéraires (1795-1801) un recueil en 20 vol. qui contient des traductions d 'Hésiode, de Théognis, de Phocylide, etc.

COUPTRA1N, ch.-l. de canton (Mayenne), à 31 kil. N. E. de Mayenne; 500 hab.

COURANT (grand-). Voy. gulf-stream.

COURANTS (cap des) , promontoire d’Afrique dans la Mozambique, au S. de l’embouchure de l’Inhambane, par 23° 50’ lat. S. et 33° 45’ long. E., est ainsi nommé d’un courant qui, de la côte de Madagascar, se porte vers lui avec impétuosité.

COURBEVOYE, ch.-l. de cant. (Seine), à 7 kil. O. de Paris, près de Ncuilly ; 2,488 hab. Caserne d’infanterie. Toiles peintes, blanc de céruse, lavoirs de laine, eau-de-vie de fécules et de grains.

COURCELLES, ville de Belgique (Hainaut), à 30 kil. E. de Mons ; 2,000 hab.

courcelles-le-comte , village du dép. du Pasde-Calais, à 9 kil. N. O. de Bapaume; 820 hab. Phüippe-le-Bel , roi de France, y fut défait en 1288 par Edouard I, roi d’Angleterre.

COURIER (Paul-Louis), né à Paris en 1772, ser vit d’abord dans l’artillerie, fit plusieurs campagnes en Italie, puis quitta le service pour jouir de son indépendance, et se livrer aux lettres. Il s’est distingué à la fois comme helléniste et comme écrivain politique. Il découvrit dans la Bibliothèque Laurentine à Florence un exemplaire complet du roman de Daplmis et Chloé de Longus, dans lequel il était resté jusque-là une lacune, et en donna une nouvelle édition avec la traduction d’Amyot complétée (1810); on lui doit en outre Y Ane de Lucius de Patras, texte grec et traduction française avec notes, 1818; le traité de Xénophon Sur la Cavalerie, 1813, et quelques autres travaux d’érudition. Comme écrivain politique, il a exeellé dans le pamphlet . il a combattu avec l’arme du ridicule, et dans le style le plus caustique, toutes les mesures de la Restauration. 11 s’est quelquefois caché sous le nom de Paul-Louis , vigneron. Courier mourut en 1825, assassiné par un de ses gardes-chasse. A . Carrel a publtë ses œuvres complètes en 4 vol., 1829-30.

COURLANDE, Curonia en latin moderne, gouvernement de la Russie d Europe, entre ceux de Livonie, Vitebsk, Minsk, Vilna et la mer Baltique; 400 kil. sur 150; 420,000 hab. Ch.-l., Mittau. Sol gras et argileux; lin, blé, etc. F\*r, plâtre, eaux minérales et thermales. Ambre, Côtes très poissonneuses. — La Courlande , très peu connue dans l’histoire jusqu’au xm* siècle, lut conquise par l’Ordre Teutonique à cette époque (1243-47); lors de la sécularisation de la Livonie, elle devint un duché vassal de la Pologne et qui fut héréditaire dans la maison des Ketller (1561-1737. A l’extinction de cette maison, Maurice de Saxe, qui avait été désigné par les états de Courlande pour succéder au dern. duc, fut écarté, et la veuve du duc, Anne de Russie, dev. impératrice, donna le duché à Biren, ion favori ; celui-ci le transmit à son fils Pierre, qui

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