CYR
les dents. Ce héros était frère du poëte Eschyle,
CYNIQUES, secte de philosophes grecs, avait pour chef l’athénien Antislhène. Us furent ainsi nommés du mot grec cyon, cynos , qui veut dire chien, parce que, dépouillant comme le chien toute pudeur, ils bravaient les bienséances sociales. Selon d’autres , leur nom vient de Cynosarges , lieu où ils se réunissaient. Les cyniques soutenaient qu’on ne devait rougir que de ce qui est criminel ; ils affectaient un grand mépris pour la parure, les richesses, les arts et les sciences; ils ne portaient jamais qu’un manteau en lambeaux, un bâton et une besace. Les principaux personnages de cette secte, après Antisthène, sont Cratès, Diogène et Ménippe. Cette secte se fondit dans celle des Stoïciens.
CYNOPOL1S, c.-à-d. ville des chiens, ville de l’Égypte ancienne (Thébaïde), vis-à-vis de Co. On
adorait Anubis à tête de chacal ou de chien.
CYNOSARGES, bourg de l’Attique aux portes d’Athènes. Les Cyniques y tenaient leur école.
CYNOSCÉPIIALES , c.-à-d. têtes de chien, lieu de Thessalie , ainsi nommé de hauteurs qu’on y remarque et qui offrent cette forme, est célèbre par 2 batailles qui s’y livrèrent; dans la lr* (365 av.
Pélopidas, général des Thébains, défit les lhessaliens conduits par Alexandre, tyran de Plièrfts ; mais il trouva la mort en combattant. Dans la 2e (197 av. J.-C.), le général romain Flamininus défit complètement. Philippe V, roi de Macédoine, et par cette victoire mit fin à la seconde guerre de Macédoine. Cynoscéphales était située au S. E. et près dp SeohKsa, à l’E de Pharsale.
C\NTH1US (mont), dans l’ile de Délos, semblait très haut aux anciens et passait pour le lieu où Diane et Apollon étaient venus au monde.
CYNUR1E, Cynuria, petite contrée de l’Argolide, à l’extrémité S. Ch.-l., Thyrée.
CYPAR4SSE, Cyparissus, auj. Àrkadia (et non Castel-Rampano, comme lesupposaitd’Anville),anc. v. de Messénie, sur un golfe de la mer Ionienne, qui en prenait le nom de golfe de Cyparisse.
CYPRIEN (saint), Thascius Cœcilius Cyprianus l'un des principaux pères de l’église latine , né à Carthage au commencement du me siècle, de parents païens , professa d’abord la rhétorique , se convertit ensuite au christianisme, et fut élu évêque de Carthage en 248. Il fut persécuté sous l’empereur Dèce , et forcé de quitter Carthage ; mais il y rentra bientôt et étouffa les hérésies qui s’étaient répandues en son absence. 11 eut une querelle assez vive avec le pape Etienne au sujet du baptême donné par les hérétiques, et soutint contre ce pape que ce baptême n’était pas valide. Sous l’empereur Valérien il fut exilé et peu de temps après souffrit le martyre (258). On fête ce saint le 16 septembre. S. Cyprien a laissé quelques écrits religieux qui ont été imprimés plusieurs fois ; la meilleure édition est celle qui fut commencée par Baluze et terminée pardom Maran , Paris, 1726, in-fol. Une partie de ses Œuvres a été traduite en français par J. Tigeon, Paris, 1574; par Lambert, 1672, et par M. Guillon, Paris, 1838, 2 vol. in- 8. Ces œuvres se composent de traités et de lettres. Les principaux traités sont : Des Tombés (on nommait ainsi ceux qui avaient fléchi pendant la persécution de Dèce), de l’Unité de l’Eglise, de l’ Uraison dominicale. — Un autre S. Cyprien, év. de Toulon en 516, est fêté le 3 oct.
CYPRUS, île de la Méditerranée. Voy. Chypre.
CYPSELUS, tyran de Corinthe, issu de la race des dacchiades , régna avec modération pendant 30 ans fvers 657-627) , laissa le pouvoir à son fils Périandre. et fut ainsi la souche d’une race dite des Cyp - * silides , qui régna 73 ans à Corinthe.
CYR V, CYRRHESTIQUE. — GïHANO. V. BERGERAC.
CYRENAÏQUE , dite aussi PENTAPOLE DE LYDIE auj. roy. de Barcah, vaste contrée de l'Afri¬
que ancienne, à l’O. de l’Egypte, le long de la côte de la Méditerranée depuis la grande Syrte jusqu’au cap Physcus ; ch.-l., Cyrène; autres villes principales : Ptolémaïs, Apollonie, Bérénice, Teuehira ou Arsinoé (en tout cinq villes, d'où le nom de Pentapole). Déserts de sables à l’intérieur ; sol riant, fertile^ mieux arrosé au nord. Commerce actif et très répandu. — La Cyrénaïque fut colonisée par les Grecs Suivant les traditions , le Laconien Battus fut le premier qui vint s’y établir (630 ans av. J.-C.). Il fonda Cyrène. La Cyrénaïque forma d’abord une ligue dans laquelle Cyrène avait le 1er rang, et qui souvent eut des contestations avec Carthage. Jointe à l’Egypte sous Alexandre, elle resta après sa mor* soumise aux Lagides ( 320 ), forma en 264 un éta’ particulier tributaire de l’Egypte et parfois indépendant, jusqu’à ce qu’il fût légué aux Romains par son dernier roi (96). Sa réduction en province romaine eut lieu l’an 65 av. J.-C.
CYRÈNA1QUES, secte de philosophes grecs qui avaient pour chef Aristippe de Cyrène ; ils enseignaient que l’homme ne doit vivre que pour le plaisir. Ils se fondirent avec les Épicuriens.
CYRÈNE, auj. Curin ou Grennah, ville de l’Afrique septentrionale, à 16 kil. de la côte, capitale de la Cyrénaïque, était la ville d’Afrique la plus commerçante après Carthage tant qu' Alexandrie n’exista pas. Elle fut fondée l’an 630 av. J.-C. par Battus, venu de Théra et prit son nom de Cyrène, nymphe qui fut aimée d’Apollon et qui, fuyant la poursuite du dieu , s’était réfugiée dans cette partie de la côte d’Afrique. La philosophie y fleurit avec beaucoup d’éclat. Aristippe y fonda l’école cyrénaïque. Ce n’est plus qu’un misér&Me mais ses ruines sont encore belles.
CYR1AQUE, patriarche de Constantinople après Jean-le-Jeûneur, en 596, prit le titre d’évéque œcuménique; mais l’empereur Phocas défend it par un édit de donner ce titre à d’autres évêques qu'à celui de Rome. Cyriaque en mourut, dit-on, de chagrin, 606.