C. (saint) , diacre, martyr à Rome, est fêté le 16 mars
CYRILLE (saint), père de l’église grecque, né fc Jérusalem en 315, devint patriarche de cette ville en 350. Il fut déposé en 357 par les intrigues d’Acacius , évêque de Césarée, et rappelé au commencement du règne de Julien. Il fut exilé de nouveau par l’empereur Valens, et ne remonta sur son siège qu après la mort de ce prince (378). Il le conserva jusqu'à sa mort, arrivée en 386. Ses Œuvres ont été p. gr.lat.,Par.,172(),in-f.; Munich,! 848, 2 v.io-8 Elles se composent principalement de Catéchèses ou Instructions sur la religion , ouvr. que l’on regarde comme le plus ancien et l’un des meilleurs exposés de la foi chrétienne. Ses Catéchèses ont été trad. enfranç. par Grancolas, 1715. On le fête le 18 mars.
cyrillle (saint) , patriarche d’Alexandrie en 412, déploya un grand zèle contre l’hérésie, fermâtes égl. des Novatiens et chassa les Juifs d’Alexandrie ; ces mesures énergiques l’engagèrent dans de vifs démêlés av.Orcste, préfet d’Égypte, et furent l’occas. de scènes sahglantes ( V . hypatie). S. Cyrille combattit égalem. Nestorius et contribua à le fa ire condam ner par le conc. d’Éphèse, 431.11m. en 144, méritant le titrede Défenseur de l’Eglise, que lui déc.S.Célestin. llaéc.contre Manès, Photin, Apollinaire, et contre Julien-l’Apostat. La meilleure édition de ses Œuvres est celle de J. Aubert. Paris, 7 vol in-fol.. 1638, grec-latin. On estime son traité intit . le Trésor. On l’hon.les78 janir.et9 juifl.
Cyrille (saint), dit l’Apôtre des Slaves, fut appelé d’abord Constantin, et surnommé le Philosophe il naquit au ix* siècle à Thessalonique d’une famille sénatoriale. Envoyé par St. Ignace vers les Khazars il convertit leur khan, et baptisa toute la nation’ En 860 il alla prêcher la foi chez les Bulgares dans la Moravie et la Bohême. Il établit à Bude une académie et inventa l’alphabet slavon . appelé de son
CYSS
nom ctjrillien.W mourut à Rome en 882. On lui attribue plusieurs ouvrages sur la langue slavone, et des Apologues moraux publiés par le P. Cordier, Vienne, 1630, in-12. La lre édition est intitulée: Spéculum sapientiæ beati Cyrilli , Mie , vers 1480. Les Grecs fêtent ce saint le 14 février.
Cyrille lucar, patriarche grec, né en 1572 clans l’ile de Candie, occupait depuis plusieurs années le ïiége d’Alexandrie, lorsqu’il fut élevé sur celui de Constantinople, 1621. S’étant montré disposé à un rapprochement entre l’église grecque et l’église réformée, il fut soupçonné par les Grecs de partialité pour la réforme , puis accusé de trahison par des fanatiques auprès du sultan , qui le mit à mort, 1638.
CYRNOS, ancien nom de la corse.
CYROPOL1S ou CYRESCHATA, ville de Sogdiane, sur Plaxarte; grande et forte. Fondée par Cyrus, prise et ruinée par Alexandre.
CYRRHESTIQUE, Cyrrhestica , auj. partie des pachalicks de Damas et de Maraeh ; province de la Syrie septentrionale, à l’O, de la Comagène, et à l’E. des monts Amanes, avait pour ch.-l. Cyr ( Cyrrhus ), située sur un affluent de l’Oronte, et qui donnait son nom au pays, ancien évêché, occupé par Théodoret.
CYRUS, roi de Perse, fils de Camnyse, prince perse, et de Mandane, fille d’Astyage, roi des Mèdes , naquit vers l’ail 599 av. J. -G. Selon Hérodote, Cyrus fut exposé après sa naissance par son grandpère Astyage, à qui un oracle avait prédit qu’il serait détrôné par son petit-üls ; selon Xénophon, il fut élevé avec le plus grand soin à la cour d’Astyage , et commanda les armées du fils de ce prince, Cyaxare II. Il rendit l’indépendance à la Perse qui depuis longtemps était sous la domination des Mèdes, et se fit nommer roi de ce pays vers l’an 560 av. J.-C. 11 agrandit en peu de temps son empire naissant, qui devint bientôt le plus vaste de l’Asie. Il défit d’abord Crésus , roi de Lydie , à la célèbre bataille de Thymbrée (648) ; s’empara de Sardes, sa capitale, et de presque toute l’Asie-Mineure ; puis vint mettre le 6iége devant Babylone , où régnait Labynétus ou Balthasar, et prit cette ville après avoir détourné les eaux de l’Euphrate, l’an 538 av. J.-C. Le roi de Médie, Cyaxare, étant mort peu de temps après sans enfants, Cyrus, son neveu, hérita de ses états par droit de naissance (536), et se trouva ainsi maître de presque toute l’Asie. Son empire comprenait les empires de Babylone, d’Assyrie, des Mèdes et des Perses, avec l'Asie-Mineure. On ignore quelle fut la fin de ce conquérant. Selon Xénophon , il mourut fort âgé et dans les bras de ses enfants: selon Hérodote, ayant tourné ses armes contre les Massagètes, il tomba entre les mains de leur reine, Thomyris, qui le fit mettre à mort et plongea sa tête dans un vase rempli ae sang, en disant: «Monstre, abreuve-toi de ce sang dont tu as toujours été altéré. » On place sa mort en 630.
cyrus, dit le Jeune, fils de Darius Nothus et frère d’Artaxerce Mnémon, roi de Perse, fut nommé gouverneur des provinaes de l’Asie-Mineure lorsque son frère monta sur le trône (l’an 404 av. J.-C.). Dévoré du désir de régner, il s’avança contre son frère avec une armée de 100,000 Barbares et de 13,000 Grecs. Artaxerce marcha au-devant de lui à la tête d’une armée bien supér., et l’ayant rencontré près de Cunaxa, il le vainquit et le tua de sa propre main, l’au 401 av. J.-C. Cyrus avait à son service Qéarque et Xénophon. Ce dernier, après la défaite de Cyrus, sauva les Grecs qui étaient à sa solde, par la fameuse retraite dite des Dix Mille.
CYRUS, fleuve de l’Asie ancienne, auj. le KOUR.
CYS01ING, ch.-l. d8 cant. (Nord), à 13 ldi. de Lille ; 2,400 hab.
CYSSUS, auj. Tchesmè, portde la presqu’île de Claxomènes àrE.del’îledeChios. Les Romains y détruisirent la flotte d’Antiochus-le-Grand. 193 av. J.-C.
CZAS
CYTHÈRE, Cythera auj. Cerigo , île situé près de la côte S. de la Laconie, célèbre par le culte de Vénus. La fable fait naître cette déesse dans la mer environnante. On y fait aussi naître Hélène.
CYTHNOS, auj. Thermia , une des Cyclades, entre Céos au N. et Sériphe au S.
CYZIQUE, Cyzicus , ville de l’Asie-Mineure, dans la Phrygie Heliespo'ntique (et plus tard dans la Mysie) , sur un isthme qui joint la petite presqu’île de Cyzique au continent, et sur la Propontide. Cyzique est célèbre par ses temples, son Prytanée (qui était le second après celui d’Athènes) ; par ses gymnases, ses théâtres, ses stades, son port, ses arsenaux et ses fortifications. Alcibiade battit aux environs de cette ville les troupes lacédémoniennes l’an 4l0 avant J.-C. Mithridate en fit le siège avec 300,000 hommes (74 ans avant J. C.). Lucullus la dégagea par ses savantes manœuvres , et y remporta la victoire dite de Cyzique, en 73. Au iv* siècle, elle devint le ch.-l. de la province dite Hellespont, dans le diocèse d’Asie.
CYZIQUE (antiochus de), Voy. antiocsus ix.
GZACKI (Thaddee), homme d’Etat, né à Porit: en Volhynie l’an 1765, d’une ancienne famille d* ce pays, mort à Dunno en 1 81 3 , fut dès l'âge de 21 ans nommé commissaire des finances par la diète de Pologne et staroste de Novogrodek. Lors du partage de la Pologne (1791), ses biens furent confisqués, et il fut forcé de solliciter une place de professeur à i’upiversité de Cracovie ; mais à la mort de Catherine II (1796), l’empereur Paul lui rendit ses biens. Nommé conseiller privé sous Alexandre , il consacra toute son influence à relever le commerce et à faire fleurir les lettres dans la Pologne: il créa le gymnase de Krzémieniec (1803), et organisa un grand nombre d’écoles dans la Volhynie, la Podolie et le gouvernement de Kief. On lui doit aussi plusieurs ouvrages d’histoire et d’économie politique; le plus important est un Essai historique et philosophique sur les lois de la Lithuanie , Varsovie, 1800, 2 vol. in-4.
CZAR ou TSAR, nom que porte l’empereur de Russie et que l’on fait dériver de César. Le premier qui le porta fut Ivan IV, fils de Wasili IY, qui secoua le joug des Tartares : il le prit en 1547.
CZARN1ECKI (Étienne), le Du Guesclin de la Pologne, général polonais, né en 1599, fit ses premières armes contre Chmielnicki , hetman des Cosaques, et contrôles Russes; fut nommé général en 1643, et eastellan de Kief, 1654; il défendit pendant deux mois, en 1655, la v-ille de Cracovie contre Charles- Gustave, roi de Suède. Lo roi J. -Casimir le récompensa en lui donnant le comté de Tykoczin avec le titre de palatin et celui de libérateur de la Pologne. Il mourut au milieu d’une campagne glorieuse contre les Cosaques, 1664.
CZART0RY1SK1 (les princes) , famille noble de Lithuanie, issue de la maison royale des Jagellonset quia joué un grand rôle dans 1 histoire de la Pologne. Elle a pris son nom de Czartorysk, petite ville de la Volhynie, sur leStyr. Enl413, Ladislas Jagellon donna aux Czartoryiski le litre de princes, comme étant proches parents de la dynastie régnante. En 1669, on les trouve aidant Sigismond-Auguste à réunir la Lithuanie à la Pologne. Au xviii* siècle,’ Constance Czartoryiska épouse le comte Poniatowski et a pour fils Stanislas-Auguste, qui fut roi de Pologne (1764-1795). — Adam-Casimir Czartoryiski, neveu de Constance, né en 1731, mort en 1823, était palatin dé Russie, staroste de Podolie et feld-maréchal d’Autriche. Il prit part aux diverses tentatives que firent les Polonais pour secouer le joug de l’étranger, et depuis 1815 vécut retiré dans ses domaines, cultivant et protégeant les lettres. Ses compatriotes l’ont surnommé le Mécène de la Pologne.
CZASLAU , ville de Bohême , ch.-l. d’un cercle do même nom, à 69 kil. S. E. de Prague 2,550 hab.
CZEK — 451 — CZOil
Très haut clocher. Raffinerie de salpêtre. — Le cercle de Czaslau est situé entre ceux de Kaurzim, Chrudim, Tabor et la Moravie ; il a 75 kil. sur 55 et 226,000 hab.
CZENSTOCHOWA, ville de la Russie d’Europe (Pologne) , dans le gouvernement de Kalisz , à 120 kil. S. E. de Kalisz; 2,000 hab. Elle se divise en deux parties: Nouvelle - Czenstocbowa , au pied du Klarenberg ( on y voit un couvent célèbre, objet de pèlerinages), et Vieille-Czcnstochowa. Cette ville est célèbre par le siège qu’y soutint contre les Russes, en 1771, Casimir Pulawski, chef de la confédération de Rar. Les Français la prirent en 1812 et les Russes rasèrent ses fortifications en 1813.
CZERN1 GEORGE (c.-à-d. George le Noir, à cause de son teint basané), né près de Belgrade, ou, selon une version récente, à Nancy, montra dès l’enfance une haine violente contre les Turcs. 11 servit d’a- 1 bord dans les troupes autrichiennes; mais ayant tué son capitaine, il fut forcé de s’enfuir; il se mit alors à la tète d’une bande de Grecs, d’Esclavons et de Croates qui harcelaient sans cesse les Turcs sur les frontières ; il établit une discipline sévère parmi ses troupes, remporta plusieurs victoires sur les Turcs, l’empara de Belgrade, se fit proclamer généralissime des Serviens , et força la Porte à le reconnaître prince de Servie, 1806. En 1807, il fut vaincu près de Widdin et forcé de céder une partie de ses possessions; mais peu après, excité par la Russie, il recommença la guerre et la soutint jusqu’en 1813, où il fut obligé d’évacuer la Servie. L’année suivante il obtint encore quelques succès sur laDwina. L’empereur Alexandre l’appela près de lui, le créa prince et général ; mais Czerni-George, s’étant aventuré à rentrer
en Turquie , fut pris et décapité par le pacha de Belgrade, 1817. Czerni-George était tellement absolu et cruel qu’il n’hésita pas à mettre à mort son propre père et son frère pour maintenir son autorité.
CZERN1GOV ville de la Russie d’Europe, ch.-L du gouvernement de même nom, à 373 kil. S. E. de Minsk, sur la Desna; 17,000 hab. Archevêché. — Cette ville eut dès le ix® siècle des seigneurs particuliers , dont la descendance s éteignit au xin® siècle. En 1239, les Tartares s’emparèrent de Czernigov et en massacrèrent les habitants. Elle passa ensuite sous la domination des Lithuaniens. En 1509, Wasili s’en empara et la réunit à la Russie. — • Le gouvernement de Czernigov, situé entre ceux do Mohilcv, de Smolensk, d’Orel, de Koursk, de Pultawa, de Kiev et de Minsk, a 390 kil. sur 140 , et compte 1,500,000 hab.
CZERNOV1CZ, ville des États autrichiens (Galicie), capit. de la Bukowine, h 740 kil. E. de Vienne; 7,000 hab. Industrie variée; commerce. Institut philosophique et théologique.
CZERSKO, ville de la Russie d’Europe (Pologno) dans la Mazovie, à 35 kil. S. O. de Varsovie ; 350 hab. Jadis capitale et résidence des ducs de la Mazovie.
CZIRKN1TZ, village des Etats autrich. (Carniole), k 26 kil. S. O. de Laybach, auprès d’un lac de mémo nom, remarquable par ses intermittences (l’eau disparaît souvent l’été, et le fond du lac est alors cultivé):
CZONGRAD. Voy. csongrad.
CZORTKOW, ville des États autrichiens (Galicïe) , ch.-l. de cercle, à 150 kil. de Lemberg ; 2,000 hah — Le cercle de Czortkcw, situé entre celui de Tar nopol, la Bukovine et la Podolie, a 80 kil. sur 42, et 176,000 hab. Ch.-l., Zaleszcyski.
UNIVERSEL
D’HISTOIRE ET DE GÉOGRAPHIE
DACI
D, dans les abréviations de noms propres, est pour Decius, Dominus, Deus , Divus ; DR. pour Drusus; D. O. M. pour Deo optimo mciximo (au Dieu très bon et très grand).
DABO, Dagsburg , b. de la Meurthe, sur la limite duB.-Rli.,à20k.S. dePhalsbourg;l,507h.Auxenv., ruinesd’un château détruiten 1679 par lesFrançais. — Dabo a été un comté vassal des évêques de Strasbourg, et qui passa dans la maison de Linange vers 1250.
DABOUL ou DABUL, ville de l’Inde anglaise (Bombay), sur la côte du Konkan, par 17° 53’ lat. N. et 71° 4’ long. E. Jadis très commerçante, .auj. peu importante. Les Portugais la pillèrent en 1509.
DACA ou DACCA, ville de l’Inde. Voy. dakka.
DACES. Voy. dacie.
DACH (Simon), poète prussien, né à Memel en 1605, mcrt en 1695, fut professeur de poésie à l’université de Kœnigsberg. Il a composé des Chants d’église, encore en usage dans les églises luthériennes, et des Odes : la Rose, l’Aigle , le Lion, etc., dont le recueil est intitulé : le Sceptre de l’électorat de Brandebourg, Kœnigsberg, Î.696, in-4. On conserve de lui à Breslau 6 vol. manuscrits d’ouvrages poétiques.
DACHAU, bourg de Bavière (Iser), â 22 kil. N. E. de Munich; 1,200 hab. Il est important par ses colonies agricoles, fondées à la tin du dernier siècle. — Dachau avait des comtes issus de ceux de Scheuern et dont la race s’éteignit en 1175. Le comté avait été vendu auparavant à Othon I.
DACHERY, savant compilateur. Voy. achery.
DACHINABADES, peuple de la côte occidentale de l’Inde ancienne, habitai* le pays compris entre Barygaia (Cambaye) et le royaume de Pandion, et qui est connu auj. sous les noms de Konkan, Kanara, Malabar, c’est-à-dire une partie du Décan actuel. Dachinabad semble même vouloir dire villes (abad) du Décan.
DACIE, Dacia, grande région de l’empire romain, avait pour bornes au S. le Danube, à l’E. le Pont-Euxin, au N. E. les Alpes Bastarnicœ ou monts Krapaths, au N. 0. le Danaster ou Dniestr, et répondait à la Moldavie, à la Yalachie, à la Transylvanie, et au N. E. de la Hongrie. Avant Constantin, on distinguait la Dacie ea Dacie Trajane et Dacie Aurélienne. — La Dacie Trajane ou Dacie ropre, au N. du Danube, avait pour bornes le ont-Euxin, le Danaster, les Alpes Bastarniques et une ligne diagonale entre le Danube et la Theiss. Sa capitale était Zarmigéthuse ou Augiista Dacica. Les Daces, dont le nom, le même que Deutsch, indi-
DACI
que une origine allemande, étaient farouches, braves et incivilisés; ils ne furent soumis que par Trajan, après 10 ans de guerre. Ce prince prit Zarmigéthuse et força Décébale,roi des Daces, à se donner la mort (105 de J.-C.).Lat)acie était une des provinces frontières de l’empire et comme une tète de pont contre les Barbares. Trajan y établit beaucoup de colonies ; ses successeurs la négligèrent, et Aurélien l’abandonna (274). Elle tomba bientôt après sous la domination des Goths, puis sous celle des Huns, des Gépides et des Avares. Les traces de la domination romaine y sont encore visibles : les Yalaques se nomment Rournouni et leur langue est en partie fille du latin. — La Dacie d’ Aurélien , au S. du Danube, fut formée aux dépens de la Mésie, lorsque Aurélien abandonna la vraie Dacie. Cette nouvelle province se trouvait entre la Mésie Supérieure à l’E., la Mésie Inférieure à l’O., et avait pour bornes au S. la Macédoine ; Sardique était sa capitale. — Sous Constantin on donna le nom de Dacie à l’un des deux diocèses de la préfecture d’Orient : il comprenait l’ancienne Mésie Supérieure et la Dacie Aurélienne, plus quelques districts au S. E., et se divisait en 6 provinces, savoir : 1° Dacie Riveraine ( Dacia Riparia ou Ripensis), entre les rives de la Theiss et du Danube, auj. partie de la Hongrie et le Banat; ch.-l., Ratiaria : 2° Dacie Inférieure ou Méditerranée (D. Mediterranea), partie de laTransylvaniq* ch.-l., Sardique; 3° Dacie Transalpine ( Daci j Transalpina ), où l’on arrivait en franchissant le*. Alpes Bastarniques, auj. la Yalachie, la Moldavie et la Bessarabie; 4° Mésie Supérieure (Mœsia Superior), ch.-l., Viminiacum; 5° Dardanie (Dardania) , ch.-l., Scupi; 6° Préialitane; ch.-l., Scodra. — On a confondu les Daces avec les Gètes; ceux-ci habitaient plus à l’E. en descendant le cours de l’Ister.
DACIER, célèbre couple d’érudits. André Dacier, né à Castres en 1651 d’un avocat protestant, mort en 1722, étudia à Saumur sous Tanneguy-Lefebvre, et eut pour compagne de ses études la fille de ce savant; il ne tarda pas à devenir amoureux de son émule et l’épousa en 1683. Tous deux abjurèrent le protestantisme dans lequel ils avaient été élevés. Dacier fut mis par Montausier au nombre des savants chargés de commenter les auteurs anciens pour l’usage du dauphin; il obtint ensuite la place de garde des livres du Cabinet du Roi , fut reçu en 1695 à l’Académie des Inscription?, et peu après à l’Acad. française, dont il devint en 1733 secrétaire perpétuel. 0» a de lui des éditions de Pcmvonius Festus et do