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DAMA - 457 - DAMA

Irichienne en 1814. — Les doges de Venise prenaient le titre de ducs de Dalmatie. La maison des comtes de Dachau et celle des comtes d’Andechs, son héritière, ont porté ce titre. Napoléon créa duc de Dalmatie le maréchal Soûl t, qui s’était signalé dans ce pays.

DALRYMPLE (John) , comte de Stair. V. stair.

DALRYMPLE (Alex.), géographe écossais, né à Edimbourg en 1737, mort en 1808, voyagea pour la Compagnie des Indes, visita avec soin l’archipel Oriental et en donna des cartes exactes. Ce fut d’après ses plans que le ministère anglais entreprit les voyages de découverte que Cook a exécutés. On lui doit, entre autres ouvrages, une Collection des voyages faits dans l'Océan Pacifique, 1770, traduite par Fréville, 1774, et un Atlas des côtes de Malabar , Coromandel, etc., 1800. — Voy. george-town.

dalrîmple (John), baron de l’échiquier du roi en Écosse, attaché à la cause royaliste, né vers 1726, mort en 1810, a publié des Mémoires sur la Grande- Bretagne depuis la dissolution du dernier parlement de Charles II jusqu’à la bataille de la Hogue , Londres, 1771, trad. par l’abbé Blavet, 1776. Ces mémoires établissent que, sous Charles II, plusieurs membres du parlement, entre autres le oélèbre Algernon Sydney, étaient soudoyés par Louis XIV.

DALTON, ville d’Angleterre (Lancaster), à 35 kil. N. O. de Lancaster; 2,700 hab. Tour d’un vieux château. Aux environs, ruines de l’abbaye de Furness. — Ville du Yorkshire, sur la Colne ; 3,069 hab.

DALZELL (André), philologue écossais, né en 1750, mort en 1806, était professeur de grec à l’université d’Ëdimbourg, bibliothécaire de la ville et membre de l’Académie d’Edimbourg. On lui doit deux recueils importants : Collectanea grœca minora et Colleclanea grœca majora.

DAMANHOUR , Ilermopolis Parva , ville de la B.-Ëgypte, à 80 kil. S. E. d’Alexandrie, est ch.-l. de la prov. de Damanhour ou Bahyreh.

damanhour-chobra, ville de la B.-Ëgypte, sur le Nil, à 9 kil. N. du Caire. Maison de plaisance de Méhémet-Ali.

DAMAR, ville d’Arabie (Yémen), dans l’état de Sanaa, à 1 10 kil. S. de Sanaa; 5,000 maisons. Célèbre université pour la secte des Zeïtes.

DAMAS , Damascus des anciens , Demecho des Turcs, El-Châm des Arabes, ville de Syrie, ch.-l. du pachalik de ce nom, sur le Barady,à 1,250 kil. S. E. de Constantinople; 150,000 hab., dont 25,000 catholiques et 5,000 juifs. Résidence du patriarche grec d’Antioche et d’un mollah de lre classe. Très belle ville. Vieilles murailles et tours, château-fort. Beaucoup de fontaines, maisons avec terrasses, trottoirs; superbe mosquée (diteZékie), séraï ou palais du pacha. Beaux bazars, cafés élégants et renommés. Très grands faubourgs. Damas était jadis célèbre par ses fabriques d’armes blanches et d’acier , mais ses ouvriers ont été transférés par Tamerlan en Boukharie ; admirables ouvrages en nacre, étoffes de soie, de coton, etc. Grand commerce ; caravanes pour La Mecque (50,000 musulmans environ se réunissent tous les ans pour cet effet à Damas) , pour Bagdad , etc. — Damas est une ville très ancienne, elle est mentionnée dans la Genèse. Elle fut parfois soumise aux Juifs, et parfois elle forma un roy. indépendant. Elle appartint ensuite aux rois de Perse, à ceux de Syrie, aux Romains, aux Arabes. Ceux-ci en firent d’abord leur capitale, d’où les califes ommiades se nomment aussi califes de Damas. Selim I, empereur des Turcs conquit Damas avec la Syrie en 1516.

DAUAS (eyalet ou pachalik de), une des 4 grandes divisions ae la Syrie, entre le pachalik d’Alep et l’Arabie; 530 kil. sur 450 ; 1,250,000 hab., de races très diverses. Il est séparé de la mer par les pachaliks de Tripoli et d’ Acre. Ch.-l., Damas. Il se divise en 6 livahs (Damas, Iïama, Tadmour, Soliman ou Jérusalem, Gaza, Naplouse) ; l’ancienne Palestine en fait

partie. Pays chaud, fertile; commerce médiocre; un peu d’industrie dans les villes.

DAMAS (famille de) , ancienne et noble maison de France, eonnue depuis le xiii* siècle, a fourni plusieurs guerriers distingués. Nous citerons : Charles de Damas, né en 1738, mort en 1829, premier gentilhomme de la chambre du roi Louis XVI, puis colonel pendant la guerre d’Amérique. Il fut arrêté avec Louis XVI à Varennes ; mais rendu à la liberté par l’amnistie du 13 novembre 1791, il émigra en 1792 et ne rentra en France qu’en 1814 ; il suivit Louis XV III à Gand, et à son retour fut nommé pair; en 1827 , il fut élevé au titre de duc. — Roger, comte de Damas, né en 1769, mort en 1823. Il entra fort jeune comme officier dans le régiment du roi, passa en Russie et se distingua dans la guerre contre les Turcs fl 787). Lors des guerres de la révolution, il fut acux ans aide-de-camp du comte d’Artois, puis entra comme commandant de la légion Mirabeau dans l’armée de Condé (1794-98); servit ensuite le roi de Naples contre les troupes républicaines, et montra une bravoure remarquable ; sa retraite en Calabre fut admirée par les Français qu’il combattait. En 1814, il rentra en France avec les Bourbons, et fut nommé lieutenant-général.

11 fut élu député en 1 8 1 5. — François-Etienne de Damas, né à Paris en 1764, mort en 1828. 11 fut d’abord sous-lieutenant au régiment de Royal-Auvergne ; pendant la Révolution , il parvint au grade de chef d’état-major de Kléber, et le suivit en Egypte (1799). Disgracié par Bonaparte , il quitta le service , fut * compromis dans le procès de Moreau, et rendu à la liberté par l’intercession de Murat. Celui-ci, devenu grand-duc de Berg, employa Damas comme secrétaire d’état et commandant militaire (1806). Il fit la campagne de Russie, se distingua au passage de la Bérézina, puis revint dans le duché de Berg, où il resta jusqu’en 1813. Il rentra en France en 1815.

DAMASCÈNE, petite subdivision de la Célésyrie, au S. E., dans la Phénicie du Liban, avait Damas pour chef-lieu.

DAMASCÈNE (saint jean) , né vers 676 à Damas, d’où le surnom sous lequel il est connu, mort vers 754. Quoique chrétien, il fut élevé au gouvernement de Damas par les califes qui possédaient alors cette ville; mais bientôt dégoûté du monde, il se retira dans la solitude de Saint-Sabas, près de Jérusalem, et se fit ordonner prêtre. Il s’occupa dans sa cellule à combattre les Iconoclastes et écrivit sur la théologie et la philosophie. On le regarde comme le saint Thomas de l’Orient. Il est en effet le premier qui ait appliqué la logique d’Aristote à l’enseignement théologique. Ses œuvres ont été publiées par Lequien, grec-latin, Paris, 1712, 2 vol. in-fol., et réimprimées à Vérone, 1748. On y remarque une Dialectique, des traités des Hérésies, des Huit Vices capitaux , etc.

DAMASCÈNE (NICOLAS). Voy. NICOLAS DE DAMAS.

DAMASCIUS, philosophe éclectique, né à Damas, enseignait à Athènes lorsque Justinien fit fermer les écoles païennes (529); il se réfugia auprès de Chosroës, roi de Perse ; ce prince obtint son retour dans sa patrie en 533. Il avait écrit une Histoire des principaux éclectiques , dont Photius a conservé des fragments, et un traité Des Principes, publié par Joseph Kopp, Francf., 1826, in-8 (incomplètem* nt).

DAMASE I (saint), pape, né en Portugal, fut élu en 366. 11 travailla à la conservation des mœurs et de la discipline ecclésiastique, tint plusieurs conciles contre les Ariens, anathématisa Ursace, Valens, Auxence, i Apollinaire, Vital et Timothée, tous hérétiaues ou schismatiques, et mourut en 384. Il a laissé quelques poésies chrétiennes et des écrits théologiq., réunis â Paris, avec sa Vie, 1672, in-8. On le fête le 11 décemb.

damase il, élu en 1048, était évêque de Brixen (Tyrol). Il ne survécut que vingt-trois jours à sou élection, et mourut à Palestrine.

DAtoi

DAMAVEND ou DEMAVEND, ville d’Iran, capit. du Tabaristan, à 45 kil. N. de Téhéran. Aux environs s’élève le pic volcanique de Damavend, qui a connu

3 ,900 mètres de hauteur.

DAMAZAN , ch.-l. de cant. (Lot-et-Garonne) , a 8 kil. N. d’ Aiguillon ; 2.800 hab.

DAMBACH, ville du dép. du B.-Rhin, à 8 kil. IN. de Schelestadt ; 2,600 hab. Mine de fer et de man-

^DAMBRAY (Charles), magistrat, né à Rouen en 1760, mort en 1829 , fut avocat-général à la cour de3 aides de Paris, 1779, et remplaça Séguier dans les mêmes fonctions au parlement. Il allait entrei au ministère lorsque la révolution éclata. Il se reliia en Normandie après le retour du roi de Y avenues.

En 1814, Louis XVII 1 le nomma chancelier, ministre de la justice, et président de la chambre des pairs. Réfugié en Angleterre pendant les Cent-Jours, il reprit la présidence de la chambre à son retour.

DAMER, ville du Dongola, à 310 kil. S. E. de Vieux-Dongola, au confluent du Nil et du Tacazze ;

500 maisons. Le territoire de cette ville forme un petit état indépendant.

DAMERY, bourg du dép. de la Marne, à 7 lui.

N. O. d’Epernay; 1,900 hab. Bons vins rouges.

DAMES (paix des). Yoy. cambray.

DAMGHAN , Hecatompylos , ville d’Iran (Tabaristan), à 240 kil. E. de Téhéran, par 51° 18’ long.

E. , 35° 46’ lat. N. Nadir-Schah remporta sur les Afghans une victoire célèbre aux env. de cette ville.

! DAMIEN (saint). Yoy. cosme (saint).

damien (s. Pierre), illustre docteur de 1 Eglise, né a Ravenne vers l’an 988, mort à Faenza en 1072, avait gardé les pourceaux dans sa jeunesse. Un de ses frères, qui était archidiacre de Ravenne, se chargea de son éducation et lui servit de père. Damien, une fois ses études faites, quitta le monde, entra dans l’ermitage de Font-Avellana (Ombrie) ; il en fut nommé abbé en 1041. 11 rendit de grands services aux papes Grégoire VI, Clément II, Léon IX, Victor II et Étienne IX, et ce dernier le créa cardinal-évêque d’Ostie. Mais l’amour de la solitude le porta, en 1062, à renoncer à une charge qu il n avait acceptée qu’à regret, et il rentra dans son ermitage comme simple religieux. 11 en sortit plusieurs fois pour remplir différentes missions importantes ; mais il vécut toujours, même au milieu des ours, dans une austère pauvreté. On le fôtele23févr.

DAMIENS (Robert-f rançois) , régicide, né dans le diocèse d’Arras en 1715, frappa en 1757 le roi Louis XV d’un coup de couteau au moment où ce prince sortait du château de Versailles pour monter en voiture; mais la blessure ne fut point mortelle.

Saisi après cet attentat, Damiens fut condamné à mort, et écartelé sur la place de Grève à Paris. Selon quelques historiens, cet homme aurait été en proie, au moment de son action, à une espèce de délire; selon d’autres, il avait été poussé à ce crime par le mécontentement général de la nation contre le roi, alors en guerre avec le parlement. Damiens avait été d’abord soldat, puis domestique chez les Jésuites à Paris ; il était depuis quelque temps sans emploi quand il commit son crime.

DAMIETTE, Tamiathis , ville de la B.-Egypte, sur la branche orientale du Nil, à 9 kil. de la mer, à 160 kil. N. E. du Caire, par 29°'29’ long. E. et îl° 25’ lat. N., est le ch.-l. de la préfecture de Damiette; 25,000 hab. dont 4,000 chrétiens. — Damiette était une ville maritime importante au moyen âge : saint Louis la prit en 1249 et la rendit

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DAMILAVILLE, né en 1719, mort en 1768, premier commis au bureau des vingtièmes, est surtout connu comme l’ami et le correspondant de Voltaire, à qui il faisait parvenir ses nombreuses lettres franches déport, en vertu des privilèges de sa place. C’était un homme fort médiocre, mais il eut le mérite aux yeux, des philosophes d’être un grand ennemi de la religion. On lui a attribué le Christianisme dévoilé , qui paraît plutôt être l’ouvrage de d Holbach.

DAMM, ville des États prussiens (Steltsn), à 7 kil. S. E. de Stettin ; 2,400 hab. Château-fort. Fabriques de drap, de coton, etc.

DAMM (Chr.-Tebie), théologien protestant et helléniste, né àLeipsicken 1699, mort en 1778, fut recteur du gymnase de Berlin. On a de lui : Novurti lexicon grœcum etymoloyieum et reale , etc. Biandebourg, 1765 in- 4 ; Introduction à la mythologie grecque et latine , 1786 , in-8 ; des édit, et traduct. allemandes de Rutilius; des Discours de Cicéron; des Œuvres d'Homère, de Maxime de Tyr et de Pindare.

DAMMARTIN, ch.-l. de cant. (Seine-et-Marne), k 17 kil. N. O. de Meaux ; 2,000 hab., sur une éminence d’ou on a une vue fort étendue. — Ce bourg a donné son nom aux comtes de Dammartin, dont l’existence remonte au xi* siècle. Philippe Ilurepel, fils de Philippe-Auguste, devint comte de Dammartin au commencement du xme siècle par sou mariage avec Mahaut, héritière de cette maison. En 1258, le comté de Dammartin fut porté par mariage dans la maison de Trie; puis, après avoir passé dans diverses familles, il échut, en 1439, encore par mariage, à Antoine deChabannes. La fille de ce dernier le porta dans la maison d’Anjou. Anne, duc de Montmorency, l’acheta en 1554. Il fut confisqué en 1632 3 la mort du maréchal de Montmorency et donné pal Louis XI II à la maison de Bourbon-Condé.

DAMMARTIN (Antoine chabannes, comte de).

Yoy. chabannes.

dammartin (mahaut, comtesse de). Foy. mahaut, DAMNONII , peuple de la Bretagne romaine. Voy. DUMNONII.

DAMOCLÈS, flatteur de Benys-le-Tyran, vantait souvent le bonheur de ce prince. Celui-ci, pour l’en faire juger, l’invita à un festin, et, l’ayant fait habiller et servir en prince, fit suspendre au-dessus de sa tête, pendant le repas, une épée nue attachée au plancher par un crin de cheval. Damoclès comprit alors ce que c’était que le bonheur d’un tyran.

DAMON et PH1NTH1AS ou PYTHIAS, philosophes pythagoriciens, célèbres par leur amitié, vivaient à Syracuse, 400 ans av. J.-C., sous Denysle-Jeune. Damon, condamné à mort, obtint la permission de faire un voyage dans sa patrie pour mettre ordre à ses affaires, et Pythias se rendit caution de son retour. A l’heure marquée on allait conduire Pythias au supplice ; mais Damon revint à temps, et un comb,at de générosité s’éleva entre eux pour savoir qui devait mourir ; Denys fut si touché de leur fidélité, qu’il laissa vivre Damon, et demanda à tous deux d’être reçu en tiers dans leur amitié.

DAMPIER (Guillaume), voyageur anglais, né en 1652 au comté de Somerset, fit trois voyages autour du monde: le premier eut lieu de 1673 à 1691; il commença le second le 14 janvier 1699, revint en Angleterre en 1701, et entreprit en 1704 de nouvelles courses , qui ne furent achevées qu’en 1711. On ne sait pas la date de sa mort. Il donna en 1699, à Londres, en 3 vol. in-8, le Recueil de ses voyages autour du monde depuis 1613 jusqu'en 1691,

ensuite aux Musulmans comme partie de sa rançon traduiten français, Amsterdam, 1701 à 1712, Rouen, La ville actuelle n’est pas la Damiette du moyen 1723, 5 vol. in-12. On lui doit un traité estimé Sur âge; cette dernière fut rasée vers la fin du xm* les Vents, les marées et les courants.

Biècle, et de ses débris se forma la nouvelle Damiette. DAMPIERRE, ch.-l. de canton (Jura), à 19 kil . Saint Louis donna aux remparts d’Aigaes-Mortes la N. E. de Dole; 550 hab. Usines et hauts-fourneaux* iorme Qu’avaianf. ceux de la ville égyptienne. i dàmpierre-sur-saolon, ch.-l. de canton (Haute-

DANA — 4i9 — DAND

Saône), à 16 kil. N. E. de Gray ; MCO hab. Forges. |

— B. de Seine-ct-Oise, à 12 k.N. E.deRambouillct. Château des ducs de Luynes construit par Mansard.

dampierre (baie de). Voy. chiens-marins.

DAMPIERRE (Guy de), comte de Flandre et pair de France, mort en 1305, accompagna saint Louis | en Afrique (1270). Ayant marié sa fille à Edouard' d’Angleterre sans l’autorisation de Philippe-le-Bel, celui-ci lui déclara la guerre, délit ses troupes à Fumes et s’empara de ses principales places. Dampierre vint alors à Paris implorer la clémence du roi, mais Philippe le retint prisonnier à Compiègnc où il mourut.

dampierre (Auguste-Henri-Marie picot de) , général français, né à Paris en 175G, servit jeune encore sous le grand Frédéric. En 1789, il se signala comme patriote; il servit en 1791 sous Rochambeau, puis sous Dumouriez , et se distingua dans la malheureuse bataille de Nerwinde. A la défection de Dumouriez, il se prononça hautement en faveur de la république, et obtint le commandement en chef. 11 sut relever le moral de l’armée, reprit l’offensive d’après les ordres des commissaires de la Convention, et se mit lui-même avec dévouement à la tête d’une attaque ; mais il fut tué d’un coup de canon dans le bois de Vigogne sous Valenciennes, 1793. La Convention lui décerna les honneurs du Panthéon.

DAMREMONT (le comte Denis de), pair de France et lieutenant-général, né en 1783, servit successivement à la grande armée, en Dalmatie, en Espagne, en Portugal. Promu en 1821 au grade de maréchal-de-camp, il reçut en 1823 un commandement du côté des Pyrénées, remplit ensuite diverses fonctions administratives ou diplomatiques , fut choisi en 1830 pour commander une brigade de l’armée d’Afrique, fut nommé en 1837 gouverneur des possessions françaises dans le nord de l’Afrique, et chargé en cette qualité de préparer la seconde expédition de Constantine. La place fut prise d'assaut le 13 octobre 1837 ; mais le général Damrémont ne put jouir de son triomphe : comme Turenne, il fut emporté par un boulet de canon en allant reconnaître une batterie.

DAMV1LLE, ch.-l. de canton (Eure), à 17 kil. S. d’Evreux ; 700 hab. Jadis aux Montmorency.

DAMV1LL1EUS, ch.-l. de cant. (Meuse), à 17 k.S. de Montmédy; 1,000 h. Patrie du maréchal Gérard.

DAN, une des douze tribus d’Israël, était bornée à l’E. par les tribus de Benjamin et de Juda ; au S. par celle de Juda, dont elle était séparée par le torr nt de Sorek; au N., par celle d’Ephraïm; et à l’0., par la mer. Elle prenait son nom de Dan, 5* fils de Jacob.

dan ou laïs, ville de la tribu de Neplithali , la plus sept, du pays, colonie de la tribu de Dan.

dan, riv. des Etats-Unis, prend sa source dans la Caroline septentrionale, qu’elle arrose; entre dans la Virginie, et se jette dans le Roanoke après un cours de 180 kil.

DANAÉ, fille d’Acrisius, roi d’Argos , fut enfermée dans une tour d’airain par son père à qui l’oracle avait prédit qu’il serait tué par l’enfant qui naîtrait d’elle. Jupiter pénétra dans cette tour sous U forme d’une pluie d’or, et séduisit Danaé; de cette union naquit Persée, qu’Acrisius voulut faire périr en l’exposant aux flots ainsi que sa mère, mais il fut sauvé et plus tard il devint en effet, par accident. le meurtrier d’Acrisius.

DANAI, nom que portèrent primitivement le* habitants d’Argos; il venait de Danaiïs, fondateur d’Argos. Les poètes étendent ce nom à tous les Grecs.

DANAlDES,nom de cinquante sœurs, toutes filles de Danatis, roi d’Argos. Egyptus, roi d’Egypte, leur oncle, qui avait 50 fils, voulut donner pour épouses à ses fils leurs cousines germaines. Les Danaïdes se refusèrent à un mariage qui leur paraissait impie.

Egyptus envoya ses fils à Argos à la tête d’une puissante armée, pour les contraindre. Danaüs , trop faible pour résister, consentit au mariage, mais sous la condition secrète que les Danaïdes massacreraient leu 1*8 maris la première nuit de leurs noces. Cet horrible projet s’exécuta; la seule Hypermnestre épargna son mari,Lynoée. Pour punir ces criminelles épouses, Jupiter les précipita dans leTartareet lescon damna à y remplir éternellement un tonneau percé.

DANAPR1S, fleuve de Sariraiie, auj. ie dniepk.

DANASTEH, fleuve de SarmaÜe, auj. le dniestr.

DANAUS, fils de Bélus, originaire de Chemmis, régna d’abord sur la Basse-Égypte, conjointement avec son frère Egyptus; mais ayant attenté aux jours de ce prince, il fut forcé de fuir et vint à Argos (vers 1572 avant J.-C., ou un siècle plus tard selon d’autres). Là, le roi Gélanor l’accueillit avec la plus grande bienveillance; mais Danatis ne le récompensa qu’en usurpant sur lui le trône ; d’autres disent que Gélanor abdiqua en sa faveur. Quoi qu’il en soit, ce fut alors que commença à Argos la dynastie des Iiélides. La fable donne à Danaüs cinquante filles [Voy. danaïdes). Il eut pour successeur Lyncée.

DANBURY, commune des Etats-Unis (Connecticut), dans le comté de Fairfield , à 75 kil. S. O. de Hartford; 4,000 hab. Danbury fut incendiée par les Anglais en 1777.

DANCHET (Antoine), poète dramatique, né eu 1671 à Riom, mort à Paris en 1748, fut d’abord précepteur, puis se livra tout entier au théâtre. Il donna des tragédies qui eurent peu de succès, et des opéras qui réussirent beaucoup mieux : le meilleur est celui d 'Hésione (1700). Danchet fut de l’Académie Française et de celle des Inscriptions. On a publié ses œuvres en 1751, 4 vol. in-12. Elles contiennent, outre ses pièces dramatiques, des odes, des cantates, des épitres, d’une versification faible, mais douce et facile.

DANCOURT ou D’ÂNCOURT (Florent carton), auteur et acteur comique, né à Fontainebleau en 1661, d’une famille noble, mort en 1726, fut d’abord avocat; il quitta celte profession à 24 ans, pour épouser la fille du comédien La Thorillière , et pour entrer avec elle dans la troupe des comédiens du roi. 11 se fit en même temps auteur et donna dans l’espace de 33 ans une soixantaine de pièces. Celles qui eurent le plus de succès sont : le Notaire obligeant , le Chevalier à la mode, les Bourgeoises à la mode, les Vendanges de Suresnes , les Vacances, le Mari retrouvé , les Trois Cousines , le Galant Jardinier. Dancourt excelle dans la fonce et le genre grotesque, et réussit admirablement à mettre en scène les villageois; mais trop souvent il brave la décence. Ses œuvres ont été souvent réimprimées; la meilleure édition est celle de 1760, 12 vol. in-12. Didot adonné ses Œuvres choisies, 1818, 5 vol. in-18.

DANDA, riv. de a* Guinée mérid. , naît par 18* long. E. , 8® lat. S., et tombe dans l’Océan Atlantique, à Danda, après un cours de 660 kil.

DANDELOT ou D’AN DELOT (François de coligny , plus connu sous le nom de ) , frère puîné de l’amiral Coligny, né à Châtillon-sur-Loing en 1521, embrassa de bonne heure la religion protestante, et s’en montra un des plus zélés défenseurs à l’épo* que des guerres civiles. 11 défendit avec son frère , en 1557, la place de Saint-Quentin, se distingua à la bataille de Dreux en 1562, à celle de Jarnac en 1569, et mourut à Saintes deux mois après ce dernier combat.

DANDOLO, nom d’une famille patricienne de Venise qui a donné quelques doges à cette république. Le plus célèbre de ces doges est Henri (Ènrico ou Arrigo) Dandolo , qui fut élu à cette haute dignité en 1192 à l’âge de 84 ans, et fut un deH principaux chefs de la 4® croisade. Après la prise

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