DAUN
I les Andes, à 90 kil. S. O. de Quito, coule du N. au S. et se jette dans le Guayaquil près de la ville de ce nom, après un cours de 200 kil. environ.
DAUL1S, d’abord Anacris , auj. Davlia v. de Phocide, au S. E. de Delphes, et à 10. de Chéronée. C’est là que la fable place les aventures de Philomèle et de Procné.
DAUM ESN! L (Pierre), général français, surnommé la Jambe de bois , né à Périgueux en 1777, mort en 1832, servit d’abord comme simple soldat dans les guerres d’Italie et d’Égypte. A la suite d'une foule d'actions d’éclat, il fut nommé major de la garde en 1809; il eut une jambe emportée par un boulet de canon à Wagram. En 1812, il fut élevé au grade de général de brigade, et reçut de l'empereur pour retraite le gouvernement du château de Vincennes. En avril 1814, il défendit ce poste avec le plus grand courage contre les troupes alliées; aux sommations qui lui furent faites, il répondit plaisamment : Je vous rendrai la place lorsque vous m’aurez rendu ma jambe. 1! fut mis à la retraite par Louis XV111. On s'empressa en 1830 de le rétablir dans son gouvernement. A cette époque, il s’opposa avec énergie aux exigences du peuple de Paris , qui s’était porté en foule à Vincennes et qui demandait à grands cris la tête des ministres de Charles X.
DAUN (Léopold-Marie, comte de), feld-maréchal d’Autriche, né à Vienne en 1705, mort en 1766, fut généralissime des troupes impériales pendant la
guerre de Sepl-Ans, et eut à combattre Frédéric-lerand. Fin 1757, il gagna sur ce prince à Kollinune victoire complète et fui proclamé le sauveur de lapa trie. Mais il fut ensuite défart à Leuthen avec le prince Charles de Lorraine. Il reprit ses avantages l’année suivante, en remportant sur Frédéric à Hoehkirch une victoire plus brillante que la première. En 1759 U prit Dresde ; mais il se laissa battre en 1760, malgré la supériorité du nombre et les avantages d’une excellente position.
DAUNIE, Daunia , à peu près la Capilanale, région de l’Italie mérid., dans l'Apulie, dont elle formait la partie septent. ; les Grecs étendaient même le nom de Daunie à toute l’Apulie. Villes principales : Arvi ou Aryyrippa, fondée par Diomède; Cannes, cétèbre par la défaite des Romains; Venusias patrie d'Horace. La Daunie doit son nom à Daunus, son premier roi, qui était beau-père de Diomède.
DAUNOU (P. -Claude-François), pair de France, membre de l’Institut, et secrétaire perpétuel de l’À*îadémie des Inscriptions et Bell es- Lettres, naquit en 1761 à Boulogne. 11 entra d'abord chez lesOratorienset enseigna les belles-lettres, la philosophie et la théologie dans plus, de leui* collèges; mais, à la Révolution, il abandonna son état. 11 fut nommé en 1792. député à la Convention nationale, oüilse distingua par la modération de ses opinions; pu.s au Conseil de? cinq-cents, dont il fut le premier président et un des membres les plus actifs; fit un instant partie du tribunat, devint garde de la bibliothèque du Panthéon en 1801, et en 1804 archiviste de l’empire, charge qu’il perdit sous la Restauration, mais qu’il reprit en 1830. H fut nommé en 18)9 professeur d histoire au collège d« France, et fut élu la même année membre de la Chambre des députés, où. il siégea toujours parmi les défenseurs des libertés nationales. U venait d’être élevé à la dignité de pair de France, lorsqu’il mourut en 1840. Parmi les nombreuses et utiles publications de Daunou, nous citerons : De l’injluence de Boileau sur la littérature française, Paris, 1787, in-8 ; Mémoire sur l'étendue et les limites de la puissance paternelle, Berlin, 1788, in-4 ; Analyse des opinions sur l'origine de l’imprimerie, 1802, in-8 ; la continuation de Y Histoire de Pologne de Ruhllère, 1807, in-8; un Essai hislon que sur la puissance temporelle des papes , 1810, in-8 j Ja continuation de la collection des Historiens de
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France et de l’ Histoire littéraire de la France , ouvrages commencés par les Bénédictins ; l'Essai sur Us garanties individuelles, 1819; enfin de nombreuses éditions avec notices de divers auteurs, tels que Boileau, 1809; Chénier, 1811 ; La Harpe, 1826. Il a laissé un excellent Cours d'ètuaes historiques , publié après sa mort par MM. Didot, 20 v. in-S, 1842-46. Ce savant laborieuxet modeste fut également remarquable par ses vertus privées et publiques. M. Mignet a lu son Éloqt à l’Acad. des sc. morales, en 1843.
DAUPHIN, nom que portaient d’abord les seigneurs du Dauphiné de Vienne (par allusion au dauphin, dont plusieurs membres de cette maison avaient coutume d’orner leur casque), et qui fut ensuite donné à l’héritier présomptif du trône de France, lorsque le Dauphiné eut été cédé à la couronne (Voy. dauphiné). Ce titre n’impliquait point d’ailleurs, chez le prince héréditaire de France, la souveraineté réelle du Dauphiné. On connaît dans l’histoire sous le nom spécial de Grand daiephin le fils aîné de Louis XIV, Louis de France, né en 1661, et mort avant son père en 1711; et sous celui de Second dauphin, Louis, fils du grand dauphin, né en 1682 et mort en 1712, aussi avant Louis XIV. (Voy. louis.) C’est pour le premier que fut faite la collection des classiques latins dite ad usum delphini . — Le titre de dauphit fut pareillement porté par les seigneurs de la branche aînée de la maison d'Auvergne du xn* au xv* siècle.
DAUPHIN (fort-), établissement français sur la côte S. E. de l’île de Madagascar, au N. E. du cap Sainte- Marie, par 25° 6’ lat. S., 44° 62’ long. E. Il a été longtemps délaissé, mais le gouvernement en a repris possession en 1827.
dauphin (port), port sur la côte orient, de l’île de Cap-Breton, dans l’Amérique septentr., à l’entrée du golfe de Saint-Laurent.
DAUPHINÉ, Delphinatus en latin moderne, ancien gouvernement de la France, avait pour bornes au N. la Bresse et le Bugey, à l’E. la Savoie et le Piémont, au S. la Provence, à 10. le Lyonnais, le Forez, leVivarais, au S. O. le comtat Venaissin, On le divisait en Haut-Dauphiné et Bas-Dauphiné. Dans le premier, on distinguait le Grésivaudan, le Royancz, Champsaur, le Briançonnais, l’Embrunais, le Gapençais, les Baronies. Dans le B.-Dauphiné étaient compris le Viennais, le Valentinois, le Diois, le Tricastinois, la principauté d’Orange. Grenoble était le ch.-l. et du Grésivaudan ei de toute la prov. Ce pays forme aujourd’hui les départements de l’Isère, des H.-Alpes, et une petite partie de celui de la Drôme. Il est très accidenté, très pittoresque, et offre de nombreuses curiosités naturelles, qu’on a nommées .les merveilles du Dauphiné. — Le Dauphiné était oecupé jadis par les Allobroges , les Segalauni, les Vocontii et les Tricastini ; il fit partie d’abord de la Viennaise et de la Narbonnaise 2e, puis du roy. des Burgundes, de la Bourgogne Cisjurane, du roy. d’Arles, et lorsque ce dernier sa divisa en fiefs nombreux, le Dauphiné se forma de la réunion de beaucoup de ces fiefs au comté de Vienne ou d’Albon dans le diocèse de Vienne, comté dont les titulaires se qualifiaient dauphins. Il y a eu 3 maisons de dauphins de Vienne : la lr* issue de Guigues 1 (1063-1212); la 2e, dite dynastie de Bourgogne, commençant à Guigues VI, avant 1228, etqui finit en 1281 ; la 3e, dite maison de La Tourdu-Pin (1281-1349). En 1343 , Humbert II , héritier de cette maison, céda le Dauphiné à Jean, fils de Philippe de Valois, à condition que toujours le fils gîoé du roi de France prendrait le nom de dauphin.
Dauphiné d’auvergne , nom donné du xii* au XV* siècle à une seigneurie appartenant à la branche aînée des comtes d’Auvergne, et qui se composait d’une partie de la Limagne et de la moitié de la ville de Clermont. Voy. Auvergne. — On donne encore le nom de Dauphiné d’Auvergne à un cant. du
dép. du Puy-de-Dôme, qui a pour ch.-l. Vaudables.
DAURAT. Voy. dorât.
DAUSQUE (Claude), commentateur, né à Saint- Omer en 1666, mort en 1644, jésuite et chanoine de Tournai, a donné des traductions latines des Homélies de saint Basile, Paris, 1622, in-folio ; des notes sur Quintus Calaber, Coluthus, etc. ; une édition de Silius Italicus, texte et note3, 1615; Antiqui novique ImIü orthographia, Tournai, 1632, in-folio.
DAVENANT (sir William), poète anglais, né à Oxford en 1606, mort en 1668, fut nommé en 1637 poète lauréat. Il s’attacha dans les guerres civiles à Charles I, combattit vaillamment et fut fait chevalier en 1643. Quelque temps avant la mort tragique de ce prince, le poète passa en France, et se fit catholique. Il revint en Angleterre lorsque Charles 11 monta sur le trône. Ses ouvrages ont été publiés en 1673, in-fol. Ce recueil offre des Tragédies, des Tragi-Comédies, des Mascarades, des Comédies et des poésies diverses. — Son fils Charles Davenant (1666-1714) s’est fait un nom par plusieurs ouvrages ae politique, de poésie et d’économie. Ses ouvrages ont été imprimés en 1771, 5 vol. ln-8.
DAVENTRY, ville d’Angleterre (Northampton), à 15 kil. O. de Northampton; 3,600 liab. Aux environs, restes d’un vaste camp romain.
DAVID, roi et prophète, fils d’isaï ou Jessé, né à Bethléem vers 1071 av. J.-C., conduisait les troupeaux de son père, lorsqu’il fut désigné par Samuel > à l’âge de 15 ans, pour succéder à Salll, et reçut l’onction royale. Il tua le géant philistin Goliath, qui avait défié les Juifs, et se couvrit de gloire en plusieurs autres occasions; mais Salll, jaloux de ses succès, voulut le faire périr; ce qui le força à se cacher pendant plusieurs années, et môme à chercher un refuge chez l’étranger. Après la mort de Salil, qui périt à Gelboé, il se fit reconnaître roi à Hébron (1040). Le trône lui fut d’abord disputé par un fils de Salil, Isboseth; mais ce prince ayant été assassiné, David régna seul au bout de 7 ans. Il fit de grandes conquêtes, enleva aux Jébuséens Jérusalem, dont il fit sa capitale, vainquit les rois de Syrie et de Mésopotamie. Mais il ternit la gloire de son règne en cédant à des passions coupables : on lui reproche surtout la mort d’Urie, dont il se défit pour épouser sa femme Bethsabée; cependant ayant fait pénitence, il obtint de Dieu son pardon. Il eût aussi de grands chagrins domestiques : il vit un de ses fils, Amnon, tué par son frère Absalon, et eut à réprimer la révolte de ce dernier. 11 mourut en 1001, laissant le trône à Salomon, le plus jeune de ses fils. On a sous le nom de David 150 psaumes qui sont regardés comme le chef-d’œuvre de la poésie lyrique. Ils ont été traduits ou imités en vers français; les traductions les plus estimées sont celles de Marot, de Malherbe, de Racan et de J. -B. Rousseau.
david, philosophe arménien du Ve ou VI* siècle, était cousin -germain et disciple de Moïse de Khoren. Il fut chaigé par le patriarche lsaac I de visiter Édesse, Alexandrie, Athènes, Constantinople, pour s’y instruire ei recueillir des manuscrits ; il étudia la philosophie à Athènes sous Syrianus, et fut condisciple de Proclus. Il a laissé des commentaires importants sur Aristote, Porphyre, etc., les uns en grec, les autres en arménien ; ils sont restés manuscrits.
david (saint), patron du pays de Galles, né vers 480, mort en 544, était fils d’un prince du Cardigan ; il prêcha le christianisme dans la partie méndde la Grande-Bretagne, fonda 12 monastères, et fut évêque de la ville de Metievia , qui prit de là le nom de Saint-David. On Thon, le 1er mars.
david comnène, dernier empereur de Trébizonde. avait usurpé le trône après la mort de son frère. Il livra ses états à Mahomet II (en 1468) à condition que ce sultan épouserait sa fille Aime, et que luimôme aurait lu vie suuve. Le sultan observa la
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première condition ; mais il fit tuer David avec sept je ses fils, en 1462.
david i, roi d’Écosse (1124-1143). Voy. écosse.
david il ou david bruce, roi d’Écosse. Voy. BRUCE.
david (J.-L.), célébré peintre français, né à Paris en 1748, restaura l’art de la peinture en France, en y faisant revivre le goût des beautés antiques, et prit part en môme temps aux événements de la révolution. Passionné pour les républiques de la Grèce et de Rome, il espérait en transplanter chez nous les institutions. En 1791, il offrit à l’Assemblée constituante son magnifique tableau du Serment du jeu de paume; il exécuta deux ans après le tableau de la Mort de Michel Lepelletier. Nommé membre de la Convention en 1792, il s’y fit remarquer par son ardeur républicaine, figura parmi les Montagnards et fut un moment présid. de l’assemblée : îa Mort de Marat lui fournit le sujet d’un tabl. célèbre (1793). A partir de l’année 1796, il ne s’occupa plusde politique et s’adonna tout entier aux arts. De son atelier sont sortis, entre autres chefs-d’œuvre, Drutus, les 1} or (:.ce s , la Mort de Socrate , Y Enlèvement des Sabines ; le Couronnement de Y Empereur , la Distribution des aigles , Léonidas aux Thermopyles, etc. A la Restauration, David fut exilé. 11 mourut en 1825 à Bruxelles, où un monumentlui a été érigé. On compte parmi ses élèves Gérard, Girodet, Gros, Ingres. M. Delécluze a publié L. David et son temps , 1854,in-12.
david (Emeric), membre de l’Institut, né à Aix en Provence en 1755, mort en 1839. D’abord avocat, puis maire d’Aix en 1791, il fut appelé au Corps législatif en 1809 et nommé député en 1814. Quittant le barreau pour les lettres, il composa une Histoire de la peinture au moyen âge,uneHisl. de la sculpture , YÉloge de P. Puyet et celui du Poussin. Nommé membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, il donna une Introduction à l’étude de la Mythologie , et fit paraître dans les dernières années de sa vie de savantes recherches sur Jupiter, 1833, Vuicain. 1837, IseptuneA839.
DAYIDGORODOK , ville ae la Russie d’Europe (Minsk), à 210 kil. S. O. de Minsk ; 3,000 hab.
DAVlES (Jean), savant critique anglais, né à Londres en 1679, mort en 1732, fut ministre à Fen-Ditton près de Cambridge, puis chanoine d’Ely, et devint en 17 17 chef du collège de la Reine à Cambridge. On a de lui des éditions estimées de César et de Maxime de Tyr , 1706 ; mais il est surtout connu par ses travaux sur les ouvrages philosophiques de Cicéron. On lui doit les Tusculanes, Cambridge, 1709; DeFinibus, 1715; De natura Deorum, 1 7 1 8 ; les Académiques, 1725; De Legibus, 1727, avec d’excellents commentaires. On lui reproche d’être trop hardi dans ses corrections.
DAVILA (Henri-Catherin), historien, né en 1576 près de Padoue, d’une famille originaire d'Avila en Espagne , et qui avait fourni plusieurs connétables au royaume de Chypre, fut amené de bonne heure en France, où son père jouissait de la faveur de Henri III et de Catherine de Médicis (en reconnaissance de quoi on lui donna les noms de Henri et Catherin); fut d'abord page, puis prit du service sous Henri IV pendant la guerre civile, et se distingua a lîonfleur et devant Amiens (1597). A la paix, il retourna à Padoue, puis alla se fixer à Venise, où il reprit les armes et rendit de grands services à la république. Il péril assassiné près de Vérone en 1631. Depuis son retour de France, Davila n’avait cessé de travailler à une Histoire des guerres civiles de France depuis la mort de Henri II (1559) jusqu’à la paix de Yervins (1598) ; il la publia à Venise, 1630, in-4 , en italien (il en a paru des éditions bien préférables, à Paris, 1 644, et à Venise, 1733). Cet ouvrage est universellement estimé pour l’exactitude des faits et pour ie mérite du style. On reproche cependant à l’auteur quelque partialité pour Catherine de Médicis.
‘Histoire de Davila a été traduite en français par J.
Baudouin, 1642, et par l’abbé Mallet, 1757, 3 vol. in-4.
DAVIS (J.), navigateur anglais, fit, en 1585 et années suivantes, plusieurs voyages dans le but de chercher un passage aux Indes orientales par le N. O. de l’Europe ; visita les côtes du Groënland , découvrit le détroit qui perte son nom et l’île de Cumberland, mais ne put trouver le passage cherché. 11 fit ensuite plusieurs voyages pour la Compagnie des Indes, et fut tué, en 1605, près de Patani, sur la côte > de Malacca, par des pirates japonais. La relation de ses voyages, écrite par lui-même, se trouve dans le t. III du recueil d’Hackluyt ; celle de ses voyages aux Indes est dans les tomes I et III de Purchas et dans Harris.
DAVIS (détroit, ou mieux canal de), bras de mer dans l’Amérique du N., par lequel la merde Baflin est unie à l’Océan Atlantique, est situé entre le Groënland au N. E. et la terre de Cumberland au S. O., par 52° -68° 20’ long. O., 63° -67» lat. N.
DAVOS, bourg de Suisse (Grisons), à 20 kil. S. E. de Coire ; 560 hab. Il est le ch.-l. de la haute juridiction de Davos, la première de la ligue des Dix Droitures ou juridictions. Voy. grisons.
DAVOUST (L.-Nic.), prince d’Eckmtihl, maréchal de France, né en 1770 à Annoux (Yonne), fut élève à l’école de Brienne en même temps que Napoléon, servit comme chef de bataillon sous Dumouriez è l’armée du Nord, fit, en qualité de général de brigade, les campagnes de 1793, 94 et 95 aux armées de la Moselle et du Rhin, et partout se signala par sa bravoure et son audace. Il fit ensuite partie de l’expédition d’Égypte, et contribua puissamment à la victoire d’Aboukir. Il fut nommé général de division à son retour en France, et en 1804 maréchal de l’empire. 11 prit la part ia pius glorieuse aux vict. d’Ulm, d’Austerlitz (1805), gagna celle d’Auerstædt £1806), contribua puissamment à celle d’Eckmühl 1^1809), reçut en récomp. les titres de duc d’Auerstœdt , de prince d’Eckmülh , battit Bagration à Mohilev (1812), et déf. Hambourg avec un talent et un courage qui mirent le comble à sa gloire (1813). A la Restauration , Davoust se retira dans ses terres il en sortit pendant les Cent-Jours pour prendre le portefeuille du ministère de la guerre , et reçut le commandement général de l’armée sous les murs de Paris après la bataille de Waterloo ; mais il fut forcé designer une capitulation (3 juillet 1815). Il ne parut à la cour de Louis XVIII qu’en 1818, fut nommé pair de France en 1819, et mourut en 1823.
DAVY (sir Humphry), chimiste anglais, né en 1778 * Penzance, dans le comté de Cornouailles, mort à Genève en 1829, fut d’ahord placé chez un pharmacien ; fit de bonne heure quelques découvertes, ce qui le fit attacher à l’institution pneumatique du docteur Beddoes à Bristol; fut bientôt appelé à Londres où il fit avec un grand succès des leçons de chimie
Société royale, et en 1820 président de cette société. On lui doit plusieurs découvertes importantes, entre autres celles du protoxide d’azote ou gaz hilarant, de la vraie nature du chlore qu’on regardait à tort comme un composé, de la formation des acides sans oxigène, de la décomposition des terres par la pile galvanique et de l’existence du potassium, du magnésium, etc.On lui doit aussi des recherches sur l’emploi comme force mécanique des gaz amenés à l’état liquide , sur le doublage des vaisseaux, et enfin l’invention d’uno lampe de sûreté pour les mineurs qui porte son nom (1817). On a de lui des mémoires, des Éléments de philosophie chimique , 1812 (traduit par Van Mans, 1813); Éléments de chimie agricole, 1813 (trad. par Bulos, 1819), et un traité de la pèche a la ligne, intitulé Salmonia. L’Institut de France lui déc. un prix en 1807, pendant la guerre.
1)A\YA1.4GI1;R] Voy. DAOUAI.AGHIRI
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